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Notice historique "Si votre projet concerne la période d'une année, semez du blé. S'il est pour plus d'un an, plantez des arbres. Si c'est plutôt l'avenir du Peuple qui vous préoccupe, instituez des centres de formation" |
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Origine et dynamique
L’Église fut la protagoniste principale de la Nahdat النهضة, la Renaissance de la pensée arabe. Le rôle des institutions ecclésiastiques, en effet, fut déterminant dans le réveil de la Langue et de la Littérature arabes, après la longue torpeur de l’Inhitat عصور الانحطاط. Il est évident qu’à l’origine, l’enseignement au Liban était profondément lié à l’activité apostolique ; il était surtout œuvre d’Église. L’école est annexe à l’église et au monastère, le manuel un texte religieux et l’activité scolaire est au service de la liturgie. L’enseignant, en général un clerc, se préoccupait de communiquer à l’étudiant, en même temps que le savoir, la piété et les bonnes mœurs. L’entreprise didactique était donc partie intégrante de la pastorale. À noter que, dès le début, le souci de l’Église était de favoriser les enfants doués des familles, plutôt pauvres ; Au moment où il était exigé des familles aisées de subvenir aux frais de la formation de leurs propres fils, aux orphelins et aux pauvres, l’Église prodiguait un enseignement gratuit. À de tels enfants, le Synode du Mont-Liban de 1736 prescrivait d’assurer gratuitement, non seulement l'éducation, mais aussi les vêtements et la nourriture. L’Église, à ses propres frais, envoyait les étudiants, qui se signalaient par leur vertu et leur intelligence, à Rome pour poursuivre, au Collège Maronite, des études supérieures. À noter également que, en vertu du principe de subsidiarité, l’Église qui est une Mère, s’est toujours efforcée de suppléer à la carence des pouvoirs civils en créant des écoles, des asiles, des centres hospitaliers, etc.
Genèse de l’enseignement universitaire
C’est ainsi que nous voyons par exemple les monastères de Baabda, de Mar-Chaya, de Ghazir, de Deir-el-Kalaa, de Kattine enseigner à leurs étudiants la grammaire et les langues, aussi bien que la Philosophie, la Théologie, la Musique, le Droit, le Fikh الفقه, etc. En Orient, graduellement et lentement, l’enseignement universitaire s’est dégagé pour se constituer en disciplines autonomes. Il en est de même pour la répartition des diverses matières entre les diverses facultés. La spécialisation, au niveau de l’Institut, comme au niveau de l’enseignant et de l’élève, s’est imposée progressivement. Graduellement aussi, l’État Libanais perfectionnait à son tour, sa propre législation concernant l’Enseignement Supérieur. Son souci était de rester fidèle à l’esprit et à la lettre de la Constitution Libanaise et de la Déclaration des Droits de l’Homme qui garantissent la liberté de l’enseignement. Au cours de ce processus de spécification, l’Ordre Antonin maintenait vif chez lui, le souci de ne jamais consentir à limiter sa mission éducative à un seul secteur de l’enseignement. À cet effet, il ne cesse, et depuis plusieurs décades, de préparer, dans les centres et les universités les plus qualifiés, en Europe et ailleurs, ses propres membres à assumer, avec la compétence requise, les tâches académiques et administratives dans sa propre Université. À cet effet, il ne cesse, et depuis plusieurs décades, de préparer, dans les centres et les universités les plus qualifiés, en Europe et ailleurs, ses propres membres à assumer, avec la compétence requise, les tâches académiques et administratives dans sa propre Université. En attendant, plusieurs étapes d'enseignement universitaire organisé, ou, au moins, d'enseignement supérieur, ont eu lieu chez les Antonins. Tout au long de ces étapes, la préoccupation était toujours de subvenir à des besoins accrus et accentués de la population de classe moyenne et pauvre, et de contribuer au développement et au progrès de la société libanaise. Les antécédants I - Faculté de Droit Civil à Baabda Lors de l'élaboration du Décret 7965 du 24/X/1961, qui organise l'Enseignement Supérieur au Liban, il apparaît du procès-verbal de la séance 12 du Parlement Libanais, (le 20/XII/1961 p. 512), que l'État Libanais prenait acte de la constitution de la part de l'Ordre Antonin d'une Faculté de Droit qui fonctionna effectivement pendant plusieurs années. II - Candidatures universitaires En 1979, en vertu d'accords conclus avec les Universités Belges, des étudiants libanais commençaient leurs études dans l'Institut des Pères Antonins, pour les conclure en Belgique avec l'obtention de diplômes belges officiels. Ces candidatures universitaires concernaient les Sciences Appliquées, la Médecine Générale et la Médecine dentaire. Les futurs ingénieurs faisaient ainsi deux ans à Baabda et ensuite trois ans en Belgique ; les futurs Médecins faisaient trois ans à Baabda et ensuite quatre ans de doctorat en Belgique ; les Dentistes, quatre ans à Baabda et une seule année en Belgique, pour obtenir le diplôme d'Etat belge de Chirurgien-Dentiste. Dès le début, le niveau était remarquable, et les candidats antonins se sont souvent signalés dans les Universités de Liège, l'Université Libre de Bruxelles et l'Université Catholique de Louvain, où ils ont couronné leurs études par l'obtention de diplômes officiels. Actuellement, les spécialistes qui ont fait leurs études universitaires suivant ce régime, exercent légalement dans le Pays une brillante activité professionnelle. En outre, il convient de signaler que, à l'origine de l'entreprise des candidatures universitaires, il y avait, de la part de l'Ordre Antonin, un souci pastoral évident : en effet, surtout à cause des péripéties de la Guerre libanaise, beaucoup de jeunes libanais, des chrétiens en particulier, désertaient le Pays à la recherche d'une formation universitaire à l'étranger. Les résultats et la valeur de cette formation étaient souvent aléatoires et fort discutables. Les milieux d'accueil étaient souvent inadéquats. Beaucoup de nos jeunes-gens s'y perdaient; et d'une façon irrémédiable. Cela constitua une véritable hémorragie humaine et financière, et les jeunes devaient faire face à divers problèmes d'ordre économique, culturel, linguistique, éthique et humain. Plusieurs se sont dirigés vers les Pays de l'Est de l'Europe. Ils en revenaient avec des titres académiques fort discutables, une compétence professionnelle douteuse, et surtout avec une idéologie peu recommandable pour notre société. Les candidatures universitaires ont constitué pour l'Ordre Antonin la charnière historique dans son expérience en domaine d'enseignement universitaire. Des difficultés qui ont surgi par la suite ont rendu ardue la tâche des Antonins. L'État Libanais, dont l'Université Nationale n'avait pas encore une Faculté des Sciences Médicales, a saisi l'opportunité pour la créer en mettant à son profit l'acquis et l'expérience des Antonins. À cet effet, l'État a conclu en 1984, des accords avec les Pères Antonins, en la personne du R. P. Louis Rohban. En vertu de tels accords, le Gouvernement Libanais assume la responsabilité des Étudiants de Baabda ; les Antonins continuent à héberger provisoirement les Facultés, en cédant à l'Université Libanaise les étudiants, les locaux, les programmes, le corps académique et le matériel. Le Décret 1118 du 12/X/1983, au paragraphe 18, assume les Étudiants Antonins. C'est donc grâce à l'assistance, à l'organisation et à l'hospitalité des Antonins que l'UL a fait ses premiers pas dans le domaine des Sciences Médicales. III - École de Musique A la même époque, un Décret présidentiel N° 4410 du 25/VI/1981, autorisait l'Ordre Antonin à instituer une École de Musique. La direction de cette École ainsi que la constitution d'un Conservatoire de musique, furent confiées au Maestro, P. Joseph WAKED. Ce dernier est considéré, à juste titre, comme le fondateur et le promoteur principal de cette Institution. La gloire principale de cette fondation consiste toutefois dans les créations, hautement qualifiées, du Maestro Waked, une sommité, mondialement apprécié, dans la production musicale. IV - Activités physiques et sportives Né le 24/II/1975, le Club Antonin Sportif continue à se développer pour servir de fondement à l'Institut d'Education Physique. Ses performances et ses exploits le qualifient à ranimer le mouvement du sport organisé, à encourager les jeunes à pratiquer le sport, à former des entraîneurs sportifs et des éducateurs qualifiés au service de la société. V - Prothèse dentaire Le 14/XII/1984, le Décret N°1/202 du Ministère de la Santé Publique avait accordé à l'Ordre Antonin l'autorisation de créer et de gérer à Hadath, un hôpital. Cet hôpital devait servir de base et de milieu pour un Institut de Prothèse dentaire et d'une École pour Assistantes Dentaires. En effet, le 7/VIII/1986, un Décret Présidentiel N° 3358 autorisait l'Ordre Antonin à fonder le premier Institut Technique de Prothèse Dentaire existant au Liban. Cet Institut s'est développé considérablement par la suite ; il devient actuellement un Institut Universitaire Technologique (IUT). VI - I S A F O R En 1994 l'Ordre confia Au R. P. Maroun Abi Nader le soin d'organiser et de diriger un Institut Supérieur Antonin de Formation Religieuse, presque unique de son genre dans le Pays. L'ISAFOR se propose de doter son public, plutôt des jeunes laïcs, d'une formation doctrinale adéquate, et d'une initiation au Mystère et à l'engagement chrétien. De tels Étudiants seront capables d'être des témoins dans la société et, éventuellement, d'assumer convenablement la fonction de catéchistes et de promoteurs qualifiés dans les organisations paroissiales et les activités pastorales. Une telle qualification est attestée et garantie par des diplômes appropriés, délivrés par l'Institut. Les programmes et le règlement de l'Institut ont eu l'approbation de l'Autorité compétente. Depuis sa fondation, en 1994, l'ISAFOR ne cesse de faire des progrès considérables en élargissant notamment son auditoire, son champ d'action et ses méthodes et expériences. Création de l'Université Antonine (UPA)
Il convient de signaler tout de même que, le mardi 17/VII/1990 par décision du Gouvernement du Premier Ministre, le Général Michel AOUN, et en vertu du Décret Présidentiel N° 659, émis le 24 juillet 1990, l'État Libanais avait autorisé la création d'une Université Antonine. Les événements successifs ont porté ceux qui, par la suite, se sont installés au pouvoir, à infirmer la validité de tels décrets. À sa naissance, l'Université comprenait les Unités Universitaires suivantes: -
La Faculté des Sciences Bibliques, Œcuméniques et des Religions ;
Par la suite, le 1/XII/1999, en vertu des Décrets Présidentiels 1946 et 1947, de nouveaux Départements furent créés : -
Faculté des Sciences Infirmières ; - Faculté de Gestion des Affaires. - Faculté de publicité
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