Formation, Recherche et métiers
des Technologies de l’Information et de la Communication
 

 

Le jeudi 4 mai 2006 : Journée stratégique

Séance inaugurale, le jeudi 4 mai 2006, à 9h30 :

  • Hymne National libanais

 








 

 

Présentation du P. Fady FADEL
Secrétaire Général de l’UPA

Dans un discours d’Inauguration de l’Institut Pasteur le 14 novembre 1888, Louis PASTEUR a dit : « La science n’a pas de patrie. C’est une patrie ».
Fidèle aux rendez-vous annuels des manifestations scientifiques internationales, l’Université Antonine, à travers la Faculté d’Ingénieurs en Informatique, Télécommunications et Multimédia, et en collaboration avec l’Ambassade de France, vous souhaite la bienvenue chez vous, à la Maison des Sciences et inaugure dès à présent le 5ème colloque international sur le thème « Formation, Recherche et métiers des Technologies de l’Information et de la Communication ».
À côté de cette manifestation, juste à côté, une exposition des fournisseurs de TIC a lieu, afin d’impliquer la branche professionnelle dans l’échange et le partage scientifique et pour garder un œil sur l’adéquation entre la formation-recherche d’un côté et le marché d’emploi et le monde professionnel de l’autre.
Donc, nous avons affaire à deux acteurs majeurs durant ces trois journées : l’Université pour la formation et la Recherche et l’entreprise, pépinière d’emploi et société professionnelle.
Au sein de ces deux acteurs, l’Université et l’entreprise qui constituent un monde ouvert, où tout se mesure en terme d’information et d’échange, les TIC n’ont jamais en autant d’impact sur leurs activités.
La cinquième édition du colloque sur la Formation, la Recherche et les métiers des TIC a pour ambition d’interroger les discours par les pratiques d’une part et faire évoluer les métiers grâce à la formation et à la recherche d’autre part.
Le colloque étant scindé en trois journées, nous nous interrogerons en première journée sur les visées stratégiques de nos partenariats avec les Universités consœurs et les étapes de réalisation de nos projets.
Quels sont les acquis empochés et les défis rencontrés !
Nous nous interrogerons également sur la dynamique évolution du métier d’Ingénieur. Il y a deux ans, nous avons clôturé la 3ème édition de cette manifestation par la promotion du métier d’Ingénieur intégrateur.
Or comme le souligne l’OCDE, dans un monde où le rôle de la technologie est de plus en plus prépondérant, l’épanouissement personnel, l’emploi et la participation active à la vie de la société passent de plus en plus par une culture mathématique, scientifique et technologique.
D’où nous considérons que l’enjeu n’est plus seulement de former des Ingénieurs scientifiques intégrateurs de haut niveau, mais de démocratiser la culture scientifique d’Ingénieur, partie intégrante de la culture générale.
Une seconde journée sera consacrée aux thématiques technologiques et scientifiques pures. Trois ateliers symbolisant les trois spécialisations au sein de la Faculté d’Ingénieurs, débattront :

  1. du Multimédia et du système d’information ;
  2. du traitement du signal et de l’image, des télécommunications et des réseaux ;
  3. des systèmes d’information spécifiques.

Il s’agit d’aborder la problématique scientifique du Multimédia, de l’Informatique et des Télécommunications en vue de trouver, à travers les différentes interventions scientifiques, des solutions d’avenir fédératrices contribuant au rayonnement et au développement du métier d’universitaire et de professionnel des TIC.
Nous clôturons notre manifestation à la seconde section de la Faculté d’Ingénieurs à Zahlé, dans la Békaa, en contextualisant l’évolution du métier d’Ingénieur par rapport aux données de cette région et surtout en consacrant une table ronde sur les travaux de recherche des doctorants et des stagiaires en recherche de l’Université Antonine.
Nous vous souhaitons un agréable séjour scientifique à l’UPA et au Liban riche d’approches et fertile dans ses recommandations.
Merci de votre attention.

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Allocution du P. Antoine RAJEH
Recteur de l’Université Antonine

Excellences,
Mesdames et Messieurs,

            Si elle n’accepte qu’à contrecœur de se cantonner dans le rôle de couveuse de la main d’œuvre tel que le préconisent les théoriciens du nouvel ordre mondial, l’université postmoderne reste sans doute un lieu de formation professionnelle. Mais cette formation peut, voire doit, être conçue comme un laboratoire où l’on tente de produire et de méditer des faits polémiques, c'est-à-dire des imperfections et des exceptions qui rappellent la théorie à sa vulnérabilité d’hypothèse réfutable, et font mouvoir, par conséquent, la roue de l’invention. Autrement dit, il n’est pas de contradiction nécessaire, s’agissant des fonctions et rôles de l’université, entre la professionnalisation et la production du savoir. L’utile et le vrai relèvent, il est exact, de deux référents axiologiques distincts mais ne sont pas pour autant irréconciliables.
 
            Or la difficulté d’une pareille option n’est que trop évidente, c’est pourquoi, constate Jean François Lyotard, « la solution vers laquelle s’orientent de fait les institutions du savoir partout dans le monde consiste à dissocier ces deux aspects de la didactique, celui de la reproduction simple et celui de la reproduction élargie, en distinguant des entités de toute nature, que ce soit des institutions, des niveaux ou des cycles dans les institutions…dont les uns sont voués à la sélection et à la reproduction des compétences professionnelles, les autres à la promotion et à l’emballement des esprits imaginatifs». Telle n’est pas notre philosophie, tout au contraire, nous nous efforçons de faire de la recherche une partie intégrante de la  formation professionnelle  en milieu universitaire, en vue d’une pratique professionnelle mue par les critères de perfectibilité et de créativité. Telle est la raison d’être du thème général du présent colloque, 5ème de son genre, et de la deuxième exposition.
 
Faisant nôtre l’affirmation Lyotardienne que les ingénieurs, surtout dans les domaines touchant à la formation télématique, sont les véritables enseignants de notre époque vu que c’est à eux qu’incombent actuellement les tâches jadis assumées par les professeurs, à savoir, l’organisation et la gestion des bases de données et de la circulation des informations, nous assurons que le chantier de réflexion aujourd’hui inauguré par la faculté d’ingénieurs n’ira pas sans s’associer avec de nouvelles voies dans toutes les autres facultés.

Outre le défi de la relation entre formation et recherche, ce colloque s’attaque à un  défi non moins important, celui de l’emploi. Dans le souci de promouvoir et de maintenir la correspondance de notre formation aux besoins du marché, nous tenons à collaborer étroitement avec les entreprises au Liban,  avec les honorables Universités, aussi bien à l’échelon  national qu’international, afin d’élargir notre champ d’action et d’assurer à nos étudiants tout ce qui les forme et les prépare à être un véritable outil d’émancipation et de production.  

Mesdames et Messieurs,

Au nom de l’Université Antonine je souhaite la bienvenue à nos hôtes les représentants des honorables universités libanaises, françaises et canadienne, et particulièrement aux représentants des universités françaises avec lesquelles nous allons signer des accords de coopération et de partenariat, Mme Sylvie MERVIEL Vice présidente de l’Université de Valenciennes et du Hainaut Cambrésis, et M. Jacques FAYOLLE, Directeur adjoint de l’École d’ingénieurs à l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne. D’ailleurs, je n’oublie pas de saluer notre ami, l’attaché de coopération à l’Ambassade de France, M. Jean-Noël BALÉO et à travers lui tous les illustres responsables à l’Ambassade.

Et je réitère nos remerciements pour tous ceux qui ont contribué à l’organisation de ce colloque et exposition,  ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent, tant dans les instances publiques que dans le secteur privé, à optimiser les potentiels de l’enseignement supérieur, et particulièrement Son Excellence le ministre de l’éducation et de l’enseignement supérieur, Dr Khaled KABBANI ; Lui dont la franchise n’a d’égales que la fiabilité, et l’équité. Il n’a pas hésité à s’engager sur la voie du dialogue et du discernement et lorsqu’il est parvenu à un degré heureux de certitude morale, il a présenté au Conseil des ministres des propositions qui étaient des réponses adéquates aux exigences et aux besoins des Universités. Cette opiniâtreté, garante de sa respectabilité, n’est pas chez lui exception à la règle : chacun de nous sait bien qu’il passera toujours sa vie à maintenir les plateaux de la balance justiciaire en équilibre. Nous sommes fiers de vous, Monsieur le Ministre, et comme symbole de cette estime sans borne, au nom du Conseil de l’Université,  j’ai l’honneur de vous remettre cette plaque commémorative.

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Allocution de M. Jacques Fayolles
l’Université Jean Monnet, Saint-Étienne – France

 

Monsieur le Ministre,
Monsieur le Recteur,
Messieurs les Révérends,
Monsieur le Doyen,
Monsieur l’attaché de l’Ambassade de France,
Toutes les personnes présentes,

 

Je tiens tout d’abord à vous remercier pour votre accueil et pour cet accord de collaboration que nous allons signer dans quelques minutes ensemble, accord de collaboration qui, à notre sens, a des potentialités extrêmement fortes. Il existe des synergies nombreuses entre l’École d’Ingénieurs que je représente, Institut Supérieur des Techniques Avancées de Saint-Étienne et l’Université Antonine. Je pense que nous avons beaucoup à vous apporter, mais, surtout, vous avez beaucoup à nous apporter ; et de ces synergies je ne doute pas que naîtront des projets très ambitieux.

Quelques mots sur l’ISTASE  et au-delà de l’ISTASE, l’Université de Saint-Étienne et la ville même de Saint-Étienne pour essayer de mettre un petit peu de cœur dans cette réunion. Saint-Étienne est une agglomération d’environ 300 mille habitants, l’une des plus hautes d’Europe, la deuxième probablement après Madrid. C’est une ville qui est historiquement minière et ouvrière et qui a gardé de son passé un attachement à ses valeurs minières et ouvrières et on essaye de valoriser cet état d’esprit aujourd’hui au travers de nos actions.
Aujourd’hui, la ville de Saint-Étienne est en reconversion autour de trois pôles scientifiques majeurs qui sont : la mécanique, l’optique, et les techniques du numérique et donc, derrière les technologies du numérique évidemment les télécommunications et les sciences et technologies de l’Information et de la Télécommunication.

L’Université de Saint-Étienne est une université quasi-complètement pluridisciplinaire. Toutes les disciplines sont représentées à l’exception de la pharmacie. L’Université compte à peu près 13 mille étudiants et au sein de cette université une École d’Ingénieurs. Je dresserai dans l’après-midi un petit panel des Écoles d’Ingénieurs françaises. Vous verrez qu’un certain nombre d’Écoles d’Ingénieurs sont internes aux universités. L’ISTASE fait partie de cette rubrique-là. Donc, l’École d’Ingénieurs interne à l’Université, ça permet d’avoir des synergies intéressantes, en particulier au niveau de la recherche, et on verra que l’adéquation formation - recherche permet de construire des choses tout à fait intéressantes tel que ce diplôme national de master, diplôme national de master est très mal nommé puisqu’il s’adresse aux étudiants internationaux autour de micro-ondes et des technologies de télécommunications ardes.
L’ISTASE forme à peu près 150 ingénieurs par an dans quatre spécialités. Une spécialité autour de télécommunications et réseaux. La troisième spécialité par ordre d’importance est l’imagerie numérique et vision et nous avons aussi une dernière option qui est optique et vision industrielles, qui est une filière en apprentissage, c’est-à-dire avec un système d’alternance où les étudiants sont pour partie en formation au sein de l’École et pour partie en formation au sein d’une entreprise.

Les points forts de l’ISTASE et ceux sur lesquels je souhaite que nous nouions des collaborations avec l’Université Antonine sont d’une part, les Technologies d’enseignement à distance. Nous avons été l’un des précurseurs au niveau français d’un campus numérique au sein des technologies de l’Information et de communication, campus numérique qui s’appelle Eden III. Nous avons une conception de l’enseignement à distance  qui est peut-être un petit peu différente de ce qui est communément admis et nous paraît important de privilégier beaucoup plus la relation humaine au sein d’un enseignement à distance plutôt que les technologies.

Alors, c’est peut-être un peu bizarre pour une École d’Ingénieurs technologique, mais, un support de formation ne permettra  jamais, aussi bon soit-il, de combler toutes les questions que peuvent se poser les étudiants et donc, nous privilégions fortement la qualité du tutorat associée au système d’enseignement à distance par rapport à la qualité même si je ne doute pas qu’elle est bonne, de nos supports de formation. Nous proposons donc un international, un diplôme national de master autour des technologies micro-ondes, et nous valorisons ce secteur des télécommunications aussi au travers d’une activité de recherche et de développement sur les usages de l’Internet, dont j’aurais l’occasion de vous parler ce matin autour du pilotage distant d’instruments de haute technologie.  Les technologies utilisées sont des serveurs d’application Java principalement. Voilà très rapidement dressé un petit résumé de notre activité à l’ISTASE. Je tiens une nouvelle fois à remercier l’Université Antonine pour son invitation et je souhaite bon vin à nos accords de collaboration. Merci.

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Professeur Sylvie LELEU-MERVIEL
vice-présidente relations internationales, actions de promotion et communication

Monsieur le Ministre,
Monsieur le Recteur,
Monsieur le Directeur,
Monsieur l’attaché à l’Ambassade,
Monsieur le secrétaire général,
Mesdames et messieurs les professeurs et chers collègues,
Chers amis,

Me voici de retour à l’université Antonine moins d’un an après mon tout premier voyage au Liban. Je vous remercie très vivement de m’avoir renouvelé cet accueil, si amical et si chaleureux, qui m’avait tant touché la fois précédente.

Mais je reviens cette fois dans un contexte qui a évolué. Notre partenariat a pris forme à l’initiative du Président Pascal Level que vous aviez reçu ici  même en 2004. Pascal ayant terminé son mandat (qui est non renouvelable dans les universités françaises), c’est désormais le Professeur Marie-Pierre Mairesse qui préside aux destinées de notre établissement. Et si Pascal Level m’avait déléguée de façon ponctuelle pour cette mission libanaise en 2005, c’est aujourd’hui tout à fait officiellement que je représente Marie-Pierre Mairesse, puisque depuis octobre dernier, je fais partie de l’équipe de vice-présidents qui l’épaule dans la gouvernance de notre université, et qu’en outre elle m’a confié plus particulièrement les missions de relations internationales et de communication.

En second lieu, le contexte est différent puisque nous atteignons un deuxième stade de notre coopération : celui de sa ratification dans le cadre d’une convention elle aussi tout à fait officielle. Celle-ci a reçu l’agrément de notre conseil d’administration en novembre 2005. Vous le savez, notre présidente avait prévu d’être parmi nous aujourd’hui pour vous exprimer la joie que nous avons de cette collaboration naissante et pour procéder à la signature définitive. Elle a malheureusement été retenue par les multiples décisions et dossiers qui incombent à un président en début de mandat. Elle s’en excuse auprès de vous et m’a chargée de vous transmettre ses vœux pour ce colloque et pour la poursuite de nos travaux.

Néanmoins, le changement le plus important, c’est que les vœux de Marie-Pierre Mairesse nous font chaud au cœur, mais que nous n’en avons désormais plus besoin, car nous avons déjà commencé à travailler ensemble. Nous n’en sommes donc plus au stade des vœux pieux, mais à celui d’une réalité concrète, d’ores et déjà actualisée. En effet, le laboratoire de sciences de la communication de l’université de Valenciennes encadre des travaux de doctorants de l’université Antonine, et à travers eux, participe activement à la mise en œuvre d’une pédagogie innovante, basée sur les Technologies de l’Information et de la Communication, telle qu’elle est par exemple mise en place au sein du Centre de Langues et de Ressources, le CLER. Les étudiants libanais ont pu dès cette année coopérer à distance avec les étudiants étrangers en mobilité à l’université de Valenciennes pour mener des travaux communs pour la maîtrise du français langue étrangère. Et si vous me le permettez, je voudrais m’attarder un peu sur ce travail. En France comme au Liban, il a été demandé aux étudiants de produire un texte sur le thème de la prison, thème retenu cette année pour le concours annuel de la nouvelle organisé par le Centre National des Œuvres Universitaires (le CNOUS). Mais de part et d’autre, en France comme au Liban, au-delà de la production d’un texte, il s’est agi de vivre l’altérité, de comprendre l’autre, d’intégrer que sa vision d’un même concept n’est pas la même, et finalement d’apprendre à respecter le point de vue et la culture de l’autre à travers l’exercice. Voilà qui me semble tout à fait exemplaire de ce que devraient être les relations internationales et de ce que je souhaite développer au cours de ce mandat que mes collègues m’ont confié. Coopérer en assimilant que la différence de l’autre n’est pas un frein, mais une richesse, voilà qui me semble porteur d’espoir pour l’avenir.

Et pour conclure sur l’avenir, l’université antonine vient d’obtenir l’accréditation pour trois nouveaux domaines parmi lesquels l’audiovisuel, le cinéma, la publicité et la communication, et la gestion et le management, deux pôles de compétence forts de l’UVHC. Outre les STIC et les sciences du sport qui sont déjà en chantier, nous pourrons donc bientôt ajouter ces deux nouvelles dimensions à notre construction commune. C’est avec énergie et enthousiasme que l’ensemble de notre établissement, à travers ma voix, vous renouvelle sa volonté d’échanges et de partage dans les divers secteurs où ils sont possibles, et vous remercie pour votre confiance et votre amitié.

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Allocution de M. Jean-Noël BALÉO
Attaché de coopération
représentant S. E. M. Bernard EMIÉ, Ambassadeur de France

Monsieur le Ministre,
Révérend Père Recteur,
Monsieur le Directeur général,
Monsieur le Secrétaire général,
Mesdames et Messieurs, chers amis,

C’est pour moi un très grand plaisir d’être parmi vous aujourd’hui, et je voudrais saisir cette occasion pour rappeler la vitalité de la relation séculaire de coopération universitaire et scientifique, particulièrement riche et féconde, qu’entretiennent la France et le Liban.

Qu’il me soit également permis de saluer l’action remarquable de l’Université Antonine, organisatrice de cette manifestation, avec laquelle nombre d’institutions universitaires en France coopèrent avec la plus grande satisfaction et désormais, dans la durée.
 
En témoigne aujourd’hui, la signature de deux nouveaux partenariats avec des Universités Françaises - l’Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis et l’Université Jean Monnet à Saint-Etienne - qui démontre la volonté de l’Université Antonine de s’imposer comme un lieu de formation francophone de qualité, ouvert sur son environnement euro-méditerranéen.

La tenue aujourd’hui de ce colloque, que l’Ambassade de France a appuyé en permettant l’invitation de chercheurs français dont je salue au passage la présence, atteste de l’engagement collectif de nos communautés universitaires dans les domaines les plus avancés de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, au service de l’enseignement.

La précédente édition de ce colloque avait donné l’occasion de s’interroger sur l’impact des technologies du multimédia sur les techniques d’apprentissage et d’enseignement. Il était tout naturel que cette réflexion s’élargisse aujourd’hui, lors de cette 5ème édition, aux évolutions des métiers eux-mêmes, ainsi qu’aux conséquences qu’elles appellent en matière d’innovation pédagogique.

Relais des grandes transformations technologiques, et par là même au cœur des mécanismes de création de richesses, les ingénieurs sont en prise avec des réalités qui ne cessent d’évoluer. Face au rythme croissant d’obsolescence des techniques, leur mission elle-même se transforme, l’ingénieur se devant aujourd’hui d’être plus intuitif que cognitif, de privilégier le doute à la certitude tirée des connaissances.
Cette nouvelle mission, en phase avec de nouvelles réalités technologiques, sociales et économiques, requiert désormais un ingénieur-ingénieux, selon les termes  de Robert Germinet, Directeur de l’Ecole des Mines de Saint-Etienne. L'ingénieur se doit en effet d’être toujours plus ingénieux et créatif, et surtout, de savoir naviguer dans le savoir des autres : juristes, designers,  économistes, chercheurs…
Dès lors, la simple formation théorique ne peut seule suffire et c’est en jetant les ponts d'un partenariat solide entre les Ecoles et le monde professionnel que l'on peut espérer susciter au mieux les qualités nouvellement exigées du jeune ingénieur.
C’est tout le sens, pour prendre un exemple, du programme ‘Acte d’entreprendre’ développé par Gilbert Frade, ancien Directeur des études de l’Ecole des Mines de Paris. Pour mener à bien ses missions nouvelles, l’ingénieur doit se muer en entrepreneur. C’est pourquoi ce type de programme pionnier  entend donner aux élèves ingénieurs l'occasion de porter un projet personnel innovant et de traverser toutes les phases de ce projet, de l'idée à sa mise en oeuvre concrète.
A la croisée des sciences et de la technologie, de l’économie et de la société, les ingénieurs ont en effet un rôle capital à jouer en tant que porteurs de projets. C’est dans cette perspective qu’ils restent  les moteurs de l’innovation et les vecteurs de transferts de technologie, en lien direct et continu avec la recherche, publique et privée, qu’ils doivent prolonger, pour la concrétiser en valeur ajoutée.

Face à ces exigences nouvelles, il faut constater avec quelle vitalité le système français,  comme le système libanais, ont su collectivement, ces dernières années, se remettre en question pour propulser le développement de formes innovantes d’apprentissage, sous l’effet notamment du  processus de Sorbonne-Bologne et de l’adoption concomitante du système ECTS.

L’importance désormais accordée à la formation continue ainsi qu’aux enseignements à distance a également permis un rapprochement du système éducatif et des forces vives économiques et sociales, en favorisant l’actualisation constante des connaissances, ainsi que le renouvellement des processus d'acquisition des savoirs et des savoir-faire.
                                          
De même, l’ouverture croissante à l’international des Grandes écoles et Facultés de génie est porteuse d’échanges de compétences et d’expériences, techniques et culturelles, indispensables dans le cadre de professions désormais en grandes parties internationalisées.
C’est par le biais de ces méthodes pédagogiques innovantes et de ces cursus d’avant-garde que les écoles et facultés de génie  parviendront à transmettre à leurs étudiants ce goût des défis, qu’ils soient techniques ou humains, qui fait le cœur, mais aussi la saveur, du métier d’ingénieur.

Pour conclure, je voudrais signifier que l’organisation de ce colloque par l’Université Antonine, à laquelle nous portons grande estime, consacre son enracinement, au sein du paysage universitaire libanais, dans le domaine des formations d’ingénieurs aux technologies du multimédia.

Elle démontre également sa volonté d’organiser des débats de qualité, concrets et actuels, afin d’interroger ses pratiques d’enseignement et de toujours innover en matière de contenu pédagogique.

Désormais bien intégrées dans le paysage universitaire libanais, ces Rencontres offrent en effet un lieu privilégié d’échange et de réflexion pour les universitaires, industriels et les autres acteurs du secteur. Il faut vous en féliciter.

Il ne me reste plus, au nom de notre Ambassadeur M. Bernard EMIE, qu’à vous souhaiter des échanges fructueux, dans cet esprit de partenariat et d’amitié, qui est le fondement de la relation franco-libanaise.  

Je vous remercie de votre attention.

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Allocution de Son Excellence Dr. Khaled KABBANI
Le Ministre de l’Education et de L’Enseignement Supérieur

 

         Révérend Père Antoine RAJEH, Recteur de l’Université Antonine,
         Mesdames et Messieurs
 
         Je voudrais d’abord vous remercier, Révérend Père- Recteur, de l'honneur que vous  me faites en me remettant aujourd'hui, au nom du Conseil de l’Université Antonine, cette plaque commémorative que j'espère bien mériter et que je garderai précieusement comme signe de cette confiance mutuelle qui s'est établit entre le Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement Supérieur et l’Université Antonine.

   Je voudrais aussi saisir cette occasion ,pour vous affirmer que votre jeune université, a su ,par la qualité de l'enseignement qu'elle discerne et son engagement dans le domaine de la recherche et de l'éthique , gagner  nom seulement notre confiance, mais aussi celui des partenaires  de l'enseignement supérieur et de la recherche aux niveaux national et international: la présence aujourd'hui d'éminentes personnalités du monde de la formation ,de la recherche et de l'emploi de notre pays et des pays amis ,en est une preuve qui me réjouit profondément en ma qualité de Ministre certes, mais aussi en ma qualité de professeur,fier de l'exercice de ce grand métier  et engagé ,comme vous, dans les actions visant à l'amélioration de sa qualité  et à sa professionnalisation .

Mesdames et Messieurs,
Ma présence aujourd'hui parmi vous, à cette séance d'ouverture  du 5ème colloque international sur les avancées des technologies de l’information et de la communication , organisé en collaboration avec l’Ambassade de France autour du thème « Formation, Recherche et métiers »,revêt pour moi un intérêt particulier.

En effet, ce colloque qui  rassemble industriels, universitaires et différents acteurs du marché de travail et de l'emploi, pour échanges  d'expériences et de réflexions  visant à mieux orienter et accompagner nos jeunes dans leur choix de formation et de planification de leur carrière, s'inscrit bien dans un des axes majeurs de notre  politique éducative qui vise à promouvoir   l’enseignement, la formation et la recherche orientés vers le développement et l’emploi.

 D'un autre côté, les sujets de vos exposés et de vos discussions se rapportant à l'évolution des métiers de l’ingénieur, à l'Impact de la coopération internationale sur la recherche et la  qualité de l'enseignement, et à  l'évolution des métiers du multimédia et de l’audiovisuel des télécommunications et  du Génie Logiciel sont au coeur de nos préoccupations et de celles de nos partenaires techniques et financiers. Nous sommes tous engagés à  placer :  
- la qualité de l'enseignement - formation et de   la recherche adapté(s) aux besoins du pays et aux exigences du marché de l'emploi au coeur  du développement  durable.
- l'amélioration de la qualité et de l’impact des processus d’enseignement et d’apprentissage , grâce à l’utilisation des  nouvelles technologies de l'information et de la communication , au coeur   des  stratégies  de  l'éducation , de l'enseignement supérieur et de la recherche , dans ce contexte de mondialisation , de l'économie du savoir et dans ce monde de compétitivité  où nos jeunes, armés de savoir et de savoir-faire devraient avoir une place et un  rôle de choix  à jouer .
 
    D'autre part, ce colloque, durant lequel  deux accords de partenariat seront signés avec deux universités françaises répond à cette  volonté du Ministère de développer la coopération interuniversitaire,  de promouvoir et d'encourager la mise en réseaux des universités et des chercheurs du Nord et du Sud dans le but de favoriser l’éclosion de pôles d’excellence et d'appuyer les projets de mobilité des jeunes et des chercheurs.

     Je termine en saluant les efforts déployés par les organisateurs de  cette grande et heureuse manifestation scientifique, en souhaitant plein succès à vos travaux, et à nos hôtes et amis, français, canadiens et belges, un séjour aussi utile qu'agréable au Liban, pays des échanges culturels et scientifiques, des rencontres des civilisations et des cultures, pays déterminé, plus que jamais, à investir dans un enseignement de qualité   qui assurera un avenir de paix et de prospérité à nos jeunes, qui ont droit d'y vivre et d'y trouver un emploi leur permettant d'oeuvrer ensemble  pour  son développement humain et économique durable .

 Merci de votre attention
        

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