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Premier colloque national sur « la formation en santé communautaire »




 

 

L’Université Antonine
Faculté des Sciences Infirmières

en collaboration avec

l’Agence Universitaire de la Francophonie

a le plaisir de vous inviter au

 

Premier colloque national sur « la formation en santé communautaire »

 

 Date : Jeudi 26 mai 2005, à partir de 10h00
Lieu : Université Antonine, Auditorium de la Faculté d’Ingénieurs, Hadath-Baabda



**********************************************

Programme du colloque

9h00-10h00 Accueil

10h00-11h00 Séance inaugurale :

 

11h00-12h30 1ère séance :

 

12h30-14h00 Déjeuner


14h00-15h30
2ème séance :

15h45-17h15 3ème séance :

 
17h30-18h00 Conclusions et recommandations :



- Communiqué de presse relatif au colloque
- Communiqué de presse relatif aux recommandations du colloque
- Résumé du colloque

 

     

 

 

Allocution de Mlle Antoinette ZOUEIN
Directrice de la Faculté des Sciences Infirmières

 

Révérendissime Père Abbé Simon Atallah,
Révérend Père Recteur Louis Rohban,
Honorables invités
Mesdames et Messieurs,
Chers Collègues,

Permettez-moi au nom de la Faculté des Sciences Infirmières de l’Université Antonine de vous remercier pour votre présence à ce séminaire sur la santé communautaire.

Je salue particulièrement la fidélité de nos collègues canadiens, Belges et Sénégalais qui ont entrepris ce voyage pour un séminaire d’un jour. Mais le Liban demeure grâce à Dieu une très belle destination touristique.

Enfin mes remerciements vont au dynamique Père Fady Fadel, notre Secrétaire Général qui devient plus infirmier que les infirmiers dans le sens de leur développement académique et social.

Ce séminaire a pour but de débattre d’une problématique nationale sur la nécessité de la formation et de la prévention en santé communautaire dans un système qui ploie sous un carcan curatif et qui a un besoin imminent de réforme radicale.

D’abord un bref état des lieux :

Les systèmes de santé dans les pays arabes dont le Liban, ont tendance à se focaliser sur les soins physiques, au détriment de la santé mentale et sociale, et par conséquent à négliger la dimension et les attributs holistiques de la santé à savoir le bien être, le confort, etc...

Les structures de soins se concentrent sur la médecine curative plutôt que sur la médecine préventive. Il en résulte un accroissement des dépenses et le recours à la technologie médicale de pointe ; ce qui laisse une large partie de la population en marge de ces services.

Le défi lancé aux systèmes de santé dans beaucoup de pays arabes réside non seulement dans leurs capacités à relever les standards de soins d’ensemble, mais aussi à réduire les écarts et à assurer une plus grande équité.

Par ailleurs au Liban en 2004, d’après l’Administration centrale des statistiques et le ministère des finances, les dépenses publiques de santé atteignent 11% du produit intérieur brut et 7,8% des dépenses gouvernementales globales. Seulement 0,3% constitue la part dévolue à la santé primaire et à la prévention. 40% de la population libanaise ne bénéficient d’aucun plan de couverture de santé, publique ou privé.

Enfin la majeure partie du budget du ministère de la santé publique est destinée à payer les frais d’hospitalisation pour les non assurés souffrant de maladies aigues ou chroniques tels que :

Accident vasculaire cérébral, diabète, chirurgie cardiaque, dialyse rénale, cancers etc…

A cela s’ajoute l’excès de médecins spécialisés et le manque de professionnels de la santé et une mauvaise distribution des services hospitaliers dans les régions rurales en comparaison avec les régions urbaines. Il va sans dire que les services de santé primaire font défaut dans ces deux régions.

Le Liban connaît une grave crise des finances publiques et un service de dettes relativement important, et nous savons que le financement des programmes sociaux dont la santé peut difficilement être isolé de cette problématique.

Les experts des différentes commissions de la santé préconisent le virage ambulatoire. Prendre le virage ambulatoire se traduit par la réduction de la durée du séjour hospitalier tout en favorisant l’utilisation de structures plus légères telles que le centre local de services communautaires, les cabinets privés, les organismes caritatifs, les soins à domicile et l’intervention familiale.

Le système de santé est recentré sur la personne et la replace au centre du réseau. Les principes sous–jacents au virage ambulatoire favorisent le déplacement des soins infirmiers de l’hôpital vers la communauté, et par là même nécessitent de nouvelles compétences et des connaissances pertinentes sur les différents déterminants de la santé et du bien être.

Sur le plan académique, la responsabilité est grande parce que l’Université est un acteur social majeur.

A l’Université Antonine la Faculté des Sciences Infirmières dans le cadre des accords de coopération avec Laval a entrepris un remaniement des programmes d’études visant à l’introduction des cours sur la santé familiale et communautaire, la discipline infirmière, les nouveaux concepts en soins infirmiers et les étapes du processus de la recherche favorisant la mise en place d’une pratique professionnelle basée sur des résultats probants.

Cet élan est précurseur dans le sens d’une affirmation de la portée sociale des soins infirmiers et d’une préparation à un rôle de spécialiste en éducation pour la santé.

Nous espérons vivement que les initiatives de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Liban, feront état de la nécessité de recourir aux services médico-sociaux en amont et en aval de l’hospitalisation.

Dans le contexte libanais actuel de l’après guerre où les maux sociaux entre autre chômage, pauvreté, stress et insécurité familiale sont tout aussi importants que les maladies physiques graves. Le questionnement sur l’accessibilité des soins infirmiers va de pair avec la responsabilité sociale envers les populations les plus vulnérables.

L’infirmière libanaise est appelée à développer une place stratégique en matière de santé physique devant la marginalisation de plus en plus croissante d’une grande tranche de citoyens.

Mesdames et Messieurs,

Je souhaite conclure ce mot bref en recommandant vivement l’établissement d’un diplôme universitaire en santé communautaire et en éducation à la santé compte-tenu de tous les facteurs économiques, sociaux et culturels que j’ai détaillés plus haut.

La réforme nécessite la participation d’une équipe multidisciplinaire au sein de laquelle l’infirmière ne dispense pas uniquement des soins techniques mais informe, éduque, accompagne dans le but de prévenir les maladies physiques et mentales et de participer au bien être de la population. Merci

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Allocution du P. Louis ROHBAN
Recteur de l’Université Antonine

Mesdames, Messieurs,

Permettez-moi de vous dire toute la joie de l’Université Antonine de vous accueillir. Elle va servir de plateforme à ce Premier Colloque National sur la « formation en santé communautaire ». Nous contribuons ainsi à votre salutaire activité dans le domaine de la recherche académique et scientifique.

M. Michel BENNASAR s’associe à moi pour vous accueillir au nom de l’Agence Universitaire de la Francophonie qui collabore avec notre Université dans la réalisation de ce colloque.

Ensemble nous saluons tous les présents ; nous saluons en particulier S.E.M Stéphan DE LOECKER, Ambassadeur de Belgique et S.E.M Michel DUVAL, Ambassadeur du Canada.

D’une façon spéciale, je salue avec vous les illustres intervenants dans ce colloque, surtout parmi eux ceux qui, pour participer au débat et l’enrichir, arrivent de loin, de bien loin, d’outre mer ou même d’outre océan. A travers eux je salue nos partenaires et Consœurs, l’Université Laval du Québec, la Haute Ecole Léonard de Vinci et l’Université Catholique de Louvain en Belgique.

Le thème du colloque est pertinent ; il est d’avant garde : la santé communautaire. Il est intéressant à plus d’un égard : Dans une telle thématique en effet plusieurs chapitres se retrouvent : il y a la dimension scientifique, la dimension professionnelle, la dimension académique, la dimension éthique et surtout la dimension humanitaire.

Celles et ceux qui optent pour s’engager dans la carrière des études en sciences infirmières sont très difficilement mus, par des ambitions d’ordre pécuniaire. Ceux qui désirent faire de gros sous doivent s’orienter ailleurs. Plutôt que d’un métier, il s’agit là en effet d’une mission, la plus noble des missions : accourir et se dédier au secours du souffrant.

Depuis toujours, à mes yeux ce qui symbolise le plus et incarne la solidarité humaine, c’est la robe candide de l’infirmière et la sirène de l’ambulance. L’une comme l’autre affirme une seule et même chose : un frère est dans le besoin, il faut accourir à son secours ; lui donner la priorité absolue ; tout devrait s’immobiliser pour lui céder le passage ; tout devrait se mobiliser pour lui venir en aide.

Lorsque, dans le corps humain, un (organe) membre souffre, c’est l’homme tout entier qui s’en ressent et tombe malade. Il en est de même pour une société humaine déterminée : quand une personne de cette société est atteinte d’une maladie, le groupe tout entier devrait se sentir mal à l’aise ; il devrait faire tout le possible pour soulager le frère éprouvé dans sa chair. Dans le corps social, comme dans le corps biologique, une solidarité devrait mobiliser l’ensemble au service de la partie. Autrement de tels groupements ne seraient pas groupements humains.

Le malheur de l’homme d’aujourd’hui lui vient du fait qu’il se trouve voué à une solitude implacable. Il est donc impérieux que, dans l’affrontement de la maladie au moins, il se sente entouré et soutenu par la sollicitude des autres. Plût au ciel qu’auprès des malades, dans les hôpitaux, ces temples de la souffrance, les soignants dévoués ne viennent jamais à manquer ! Les soignants sont les anges dont la Providence divine se sert pour témoigner à l’égard du frère éprouvé, de la charité de tous, de la pitié et de la compassion de la société civile.

Madame Antoinette Zouein est l’un des anges de cette cohorte Providentielle. Antoinette Zouein, la Directrice de notre Faculté des Sciences Infirmières ; que dis-je Directrice? Elle en est plutôt la promotrice et la protagoniste ; elle en est l’âme et le cerveau. Depuis plus d’un demi-siècle, Antoinette Zouein est au chevet des malades. C’est un record ! Dans les hôpitaux, dans les dispensaires, les cliniques, (en avion) à domicile, à la Croix-Rouge, dans les institutions qui forment les infirmières. Cinquante ans de dévouement, d’amour, d’abnégation et de générosité.

C’est pour cela que, en concomitance avec ce Congrès, le Conseil de Direction de notre Université a décidé de fêter un cinquantenaire où l’on dit à Antoinette : Merci et ad multos annos ! un merci chaleureux, sincère, fraternel et joyeux. Au nom de mes Confrères, du staff de l’Université et de tes É tudiants, ¸je tiens à te rendre hommage. Il est juste de te rendre un témoignage quelque peu solennel. Laborieuse, calme, disponible, consciencieuse, discrète, inébranlable, tu as le charisme de ne travailler qu’en esprit d’équipe. Avec tes collaboratrices (assistantes) tu as transformé la direction de la Faculté en une entreprise familiale où l’on se soutient mutuellement, où l’on s’encourage, où l’on s’entraide.

Au nom de l’Université et en votre nom, je souhaite à Antoinette longue et heureuse vie, et à notre colloque beaucoup de fruit et plein succès.

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Allocution de Mme Anne-Marie CHAMPAGNE
Directrice de la catégorie paramédicale,
Haute École Léonard de Vinci associée à l’Université Catholique de Louvain, Belgique


D’emblée, je voudrais vous remercier de m’associer à cette journée scientifique importante pour l’Université Antonine et pour sa Faculté des Sciences Infirmières.

En 2001, un accord cadre a été signé entre nos 2 institutions.

Il a scellé une collaboration qui chaque année se concrétise par l'envoi d'étudiants libanais dans nos années de spécialisation en soins infirmiers et d'étudiants belges pour des stages optionnels de courte durée dans votre université.

Grâce au Père Fady et à Mme Zouein, les contacts réguliers entre nos 2 instituts se développent et nos liens de partenariat sont de plus en plus fréquents et solides.

C’est ainsi que, dernièrement, sous l'impulsion du Père Fady, Mme Zouein participait à notre journée de réflexion à Bruxelles ayant pour thème « Les nouvelles fonctions de l'infirmière ».

Au niveau des échanges d’étudiants, nous observons qu’à ce jour, 6 infirmières libanaises se sont rendues chez nous pour se spécialiser en soins intensifs et aide médicale urgente ou en pédiatrie et que 4 étudiants de l’ISEI sont venues chercher à Beyrouth dans votre université Antonine des stages lors de leur dernière année de formation.

Cette expérience les a amenés à écrire un travail relatif à votre pays : son organisation politique, son système de santé et de formation et leur vécu de stages ici à Beyrouth.

Au vu de ces échanges, nous constatons que nos systèmes de formation bien qu’adaptés chacun à leur environnement autorisent ces échanges d’étudiants et sont source d’un enrichissement mutuel.

Merci, chère Antoinette, d’avoir œuvré à la collaboration de nos deux institutions et au nom de la Haute Ecole Léonard de Vinci et de toutes les infirmières belges que vous connaissez, je voudrais vous féliciter pour le médaillon d’honneur tellement mérité qui vous honore aujourd’hui.

Votre ténacité, votre courage, vos compétences et connaissances, votre recherche d’une qualité de formation au plus près possible du concret de la profession et votre volonté d‘évoluer « d’aller toujours plus loin », tout cela accompagné de beaucoup d’humilité et de respect de chaque personne rencontrée ne sont que quelques-unes de vos qualités de cœur et de vos qualités intellectuelles.

Pour nous toutes, vous êtes un modèle ! Bravo et merci.

Avant de terminer, je voudrais encore exprimer aussi toutes mes félicitations au Père Fady pour cet élogieux prix Rafarin qui lui est attribué aujourd’hui et pour son ouverture sur le monde et les autres cultures, sa sensibilité toute orientale et son inaltérable dynamisme.

Je vous remercie de votre attention.

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Allocution de Mme Ginette LAZURE
Infirmière PhD Responsable facultaire pour les projets à l’international, Université Laval - Canada

Excellences, messieurs les ambassadeurs
Révérend Père Recteur
Distingués invités, très chers collègues et futurs collègues

 La Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval, de Québec, est fière d’être associée à la réalisation du colloque d’aujourd’hui portant sur la formation en santé communautaire. Sa direction et ses professeurs remercient la direction de l’Université Antonine et celle de sa Faculté des sciences infirmières pour leur invitation.

Madame Lepage, doyenne de notre faculté, regrette de ne pouvoir être parmi nous. Hier soir, elle me faisait parvenir le message qui suit :

L’événement auquel nous avons été conviés revêt un caractère particulier pour notre Faculté, et ce, à plusieurs égards. D’abord, il permet de franchir un pas de plus dans la collaboration entre l’Université Antonine et la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval collaboration, initiée dès 2001 par l’entremise du Père Fadel qui participait à Québec, à une rencontre des Secrétaires Généraux des universités de la francophonie, rencontre sous l’égide de l’AUF, alors présidée par notre regretté Recteur, monsieur François Tavenas.

Les liens alors établis et la ténacité du Père Fadel à notre endroit ont conduit nos universités à signer un accord cadre de collaboration académique, le 4 janvier 2002. Cet accord cadre ouvrait la voie à des échanges au niveau de professeurs et d’étudiantes et étudiants ainsi que l’Établissement de collaboration en recherche.

À la suite d’échanges soutenus entre les directions de nos institutions respectives, le 1 février 2003 était signé un protocole de collaboration entre nos facultés de sciences infirmières, à l’occasion d’une première visite effectuée par madame Edith Côté, vice doyenne aux études et Ginette Lazure. Certes elles ont été charmées par votre beau pays, votre accueil chaleureux et votre hospitalité exemplaire mais surtout elles ont été fortement impressionnées par l’engagement de l’Université Antonine dans la formation en sciences infirmières. Un engagement dont elles ont été témoins et qui se traduisait dans la solide formation déjà offerte dans votre programme de Licence en sciences infirmières, dans votre désir d’assurer une reconnaissance internationale à ce programme, dans votre intention de développer un programme de mastère et éventuellement de doctorat disciplinaires et dans votre conviction du nécessaire réhaussement de la qualification du corps professoral dédié à ces programmes d’études supérieures.

Dans la suite de la signature de ce protocole de collaboration , à l’été 2004, la vice doyenne et la directrice de notre programme , en relation très étroite avec vos professeurs en sciences infirmières , ont procédé à une validation en profondeur du corpus de connaissances de votre programme de licence visant une préparation optimale de vos étudiantes et étudiants à la poursuite d’études supérieures dans la discipline , à l’exercice d’un leadership professionnel et leur permettant d’avoir accès à un programme de mobilité étudiante reconnu par les instances de nos deux institutions sous le vocable Profil International. En effet, dès l’automne 2004, l’une de vos enseignantes s’est prévalue de ce programme de mobilité qui permet à nos étudiantes et étudiants, inscrits dans leur université d’attache et ayant assumé le paiement des frais en vigueur dans cette université, de compléter l’équivalent d’une session ou d’un semestre de leur formation dans l’université hôte, soit au Québec, soit au Liban selon le cas, et de se voir reconnu entièrement cette partie de leur formation dans leur université d’attache. À l’hiver 2006, un premier étudiant de l’université Laval jouira des mêmes conditions.

Cela m’amène à partager avec vous une autre raison pour laquelle nous percevons l’événement d’aujourd’hui comme très particulier. En effet, non seulement, il nous permet de renforcer notre collaboration avec l’Université Antonine mais également avec la Haute École Léonard de Vinci de Belgique avec qui l’Université Laval a signé une entente cadre en 2003, ce qui, jusqu’à maintenant, a donné lieu à des collaborations sous forme de visites professorales. Qui plus est, la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval a signé, en 2001, son premier protocole de profil international avec l’Institut Parnasse Deux Alices, institut associée à la Haute École Léonard de Vinci. Depuis janvier 2002, 6 étudiantes belges ont complété une session à l’Université Laval et 6 de nos étudiantes en Belgique.

Par ailleurs, la Haute École Léonard de Vinci est associée à l’Université Catholique de Louvain dont certains membres entretiennent des liens étroits avec le Québec via les activités du Secrétariat International des Infirmières et Infirmiers de l’Espace Francophone, le SIDIIEF, un organisme international non gouvernemental et sans but lucratif , voué au partage et à la diffusion en langue française des savoirs liés à la pratique clinique, la gestion, la formation et la recherche infirmières ainsi qu’au développement de la profession. La Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval comme membre promoteur du SIDIIEF, assure avec l’Ordre des Infirmières et infirmiers du Québec l’Organisation du 3 ieme congrès mondial des infirmières francophones qui aura lieu dans notre belle ville de Québec, du 14 au 18 mai 2006. Notons aussi que le SIDIIEF a toujours bénéficié du soutien de l’AUF, laquelle entre autres, accorde des bourses à nos partenaires du Sud afin de leur permettre d’assister au congrès international triennal qu’il organise.

Dans un autre ordre d’idées, j’aimerais rappeler que la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval en raison de la qualité de ses activités de formation et de l’importance de ses travaux de recherche tant en promotion de la santé qu’au niveau de la pratique infirmière et de l’Organisation des soins et des services de santé, s’est taillée une place de choix sur la scène internationale, en sciences infirmières et en santé communautaire. D’ailleurs la formation en santé publique, puis en santé communautaire, a toujours occupé une place importante dans les programmes de formation de 1 er, 2 et 3 ième cycles de la Faculté des sciences infirmières. Ces deux domaines d’activités contribuent à l’émergence, à la production, à la diffusion et au transfert des connaissances, en santé et en sciences infirmières, dans une pratique infirmière professionnelle au cœur d’une pratique interdisciplinaire dans le monde de la santé.

Comme vous pouvez le constater, la Faculté des sciences infirmières a vraiment plusieurs raisons de se réjouir de sa collaboration à la réalisation de l’activité d’envergure d’aujourd’hui, laquelle regroupe une majorité de ses partenaires internationaux et vise à élaborer les orientations et les stratégies qui conduiront à l’intégration de la santé communautaire dans les programmes de formation en sciences infirmières.

Bonne réflexion, et au grand plaisir de vous rencontrer bientôt.

Linda Lepage doyenne

Je me permets de prendre quelques minutes supplémentaires pour rendre hommage à madame Zouein.

Très chère Antoinette Zouein, je devrais plutôt dire «très précieuse» Antoinette, pour bien indiquer, dès mes premiers mots, à quel point je suis touchée dans ma fibre infirmière par cet hommage que vous recevez aujourd’hui.

Aujourd’hui vous recevez parce que vous avez beaucoup donné. Vous avez donné 51 ans de votre vie, toute votre sensibilité et tout votre talent à notre profession. Chère Antoinette, sans vous connaître beaucoup, par la seule connaissance de votre œuvre, je sais que vous êtes une infirmière engagée, au sens le plus élevé et le plus noble du terme. Et entre la femme et l’infirmière, au vu de votre œuvre et de vos engagements sans faille, il ne peut y avoir aucune division. Chacune à leur tour, l'une prolonge l'autre. L'une nourrit l'autre. Et ce tandem, femme et infirmière, est d'une grande force et d'une grande persistance

Cette reconnaissance souligne l'importance et la notoriété que vous avez acquise dans la communauté infirmière libanaise . Vous avez donné matière à réflexion, questions à répondre, conscience à mieux soigner. Vous avez donné une présence forte aux infirmières et futures infirmières.

Ce médaillon rend donc hommage à une femme qui se distingue par un ensemble de qualités - vision, dévouement, engagement et je terminerais en ajoutant que l’audace était au rendez vous …Von Goeth disait que l’audace contient une part de génie, de puissance mais surtout de magie….

Félicitations à une magicienne extraordinaire !

Bon colloque à tous .

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Allocution de M. Michel BENNASAR
Directeur du bureau régional au Moyen-Orient de l’AUF

Messieurs les Directeurs Généraux représentant le Président de la République et le 1 er Ministre
Messieurs les Ambassadeurs du Canada et de Belgique
Monsieur le Recteur de l’UPA,
Monsieur le Secrétaire Général de l’UPA, responsable de l’organisation du colloque,
Mesdames et messieurs les doyens de Faculté
Mesdames et messieurs les intervenants et participants au colloque,
Chers invités,

C’est un honneur, un plaisir et une grande satisfaction pour moi d’être amené à tout juste 20 jours d’intervalle d’intervenir une deuxième fois à cette tribune pour l’ouverture officielle d’un colloque organisé par l’Université des Pères Antonins. Après le colloque sur la « didactique des langues » en début du mois, c’est donc le colloque « Santé publique, épidémiologie, pathologies courantes. Formation : les enjeux de santé publique dans la politique de santé » qui se tient aujourd’hui et auquel l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) a tenu à s’associer et à apporter son soutien financier à travers son programme d’appui aux manifestations scientifiques. Je rappelle, comme j’ai eu l’occasion de le dire précédemment, mais le public n’était pas le même, que ce programme qui a été mis en place il y a seulement deux ans a pour ambition de satisfaire les besoins exprimés par nos partenaires universitaires francophones et pour finalité de promouvoir la science en français et d’apporter son appui aux réseaux scientifiques qui démultiplient la coopération universitaire francophone, contribuent à son rayonnement international et renforcent la solidarité et le partage des savoirs entre les établissements universitaires.

Les premières années, pour des raisons restant jusqu’à présent inexpliquées, ce programme a surtout bénéficié aux autres pays de la région couverte par le Bureau du Moyen Orient (BMO) et en particulier à l’Égypte où six colloques ont été financés entre 2003 et 2004. Mais en 2005, nous avons été enfin rassurés quand au dynamisme traditionnel du Liban dans le domaine universitaire et tout particulièrement des colloques, puisque en quelques mois seulement, ce sont déjà sept manifestations qui ont été appuyées par l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) dont deux pour la seule université des Pères Antonins, ce qui démontre, si cela s’avérait nécessaire, l’activité de votre établissement dans ce domaine, comme dans d’autres d’ailleurs, que nous sommes toujours prêts à soutenir dans la mesure de nos moyens.

Les priorités thématiques de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) sont toujours définies à partir des besoins exprimés par nos partenaires universitaires du Sud en relation avec le développement de leur pays.

A ce titre, vous l’avez bien compris, la santé en général et la santé communautaire en particulier ne peuvent qu’être l’une des priorités parmi les priorités. Dans nos sociétés, en effet, la santé est devenue l’un des principaux facteurs et l’un des critères essentiels du développement. La déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 précise dans son article 25 que : « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires».

Force est de constater qu’en ce domaine, comme dans beaucoup d’autres d’ailleurs, les objectifs sont loin d’être atteints et beaucoup d’efforts restent sans doute à accomplir en particulier dans les pays du Sud.

L’ Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) dans son secteur d’activité et avec ses modestes moyens s’y emploie du mieux qu’elle peut et je citerai simplement pour mémoire et parmi les programmes les plus marquants :

- Les conférences internationales des doyens francophones des facultés de médecine, de pharmacie ou de chirurgie dentaires, dont l’objectif est de partager les expériences et savoirs, d’améliorer la formation universitaire et d’alimenter la communauté universitaire en information spécialisée.

- Les réseaux de chercheurs en particulier dans le secteur des maladies parasitaires et vectorielles qui sévissent tout particulièrement dans les pays du Sud. Ce réseau a pour objectifs de susciter des recherches sur la production d’outils de prévision, d’évaluation diagnostique, d’intervention préventive et de mesure d’impacts au niveau des individus et des populations qui sont certainement proches des préoccupations de votre réunion.

- Un institut de la Francophonie pour la Médecine tropicale au Laos qui vise à former des praticiens et des experts à la recherche et à l’enseignement et à l’intervention dans le domaine de la médecine tropicale spécialisée dans le traitement, la prévention et le contrôle des pathologies des régions chaudes.

- Les Prix scientifiques de la Francophonie décernés chaque année en particulier dans le domaine de la médecine pour récompenser un chercheur ayant acquis une reconnaissance scientifique internationale francophone, dont l’un des derniers lauréats en 2002 était d’ailleurs un médecin universitaire libanais pour ses travaux sur les maladies héréditaires au Proche Orient.

Sur le plan régional, je me dois de signaler à côté des nombreuses bourses au niveau master, préparation de thèse et post doctorales que nous attribuons chaque année et du projet de coopération scientifique interuniversitaire sur les maladies héréditaires que nous soutenons financièrement, la création en 2004 d’un pôle d’excellence régional dans le domaine de la santé et plus spécialement de la biologie moléculaire et des maladies génétiques qui forment chaque année à Beyrouth une vingtaine de praticiens, chercheurs et techniciens des pays du monde arabe, aux technologies les plus avancées dans ce secteur avec l’appui de spécialistes français.

La réunion de ce jour peut être considérée comme une pierre supplémentaire à l’édifice et parmi les sujets de satisfaction je dois signaler le fait que l’université des Pères Antonins (UPA) ait fait appel pour l’occasion à des experts canadiens et belges, ce qui n’a rien d’étonnant étant donné l’avance connue et reconnue de ces pays dans le secteur de la santé communautaire.

Nous sommes là en effet pleinement dans notre rôle d’agence multilatérale francophone au-delà des liens traditionnels qui lient le Liban à la France et dans notre mission de faire jouer la solidarité des universités du Nord au bénéfice de celles du Sud et nous nous en réjouissons. Nous avons pour notre part décidé d’appuyer la articipation d’intervenants de pays du Sud et en particulier du Sénégal, dont je sais, pour y avoir séjourné plusieurs années, que les besoins en matière de santé communautaire et de formation dans ce secteur sont aussi très importants, mais aussi que des avancées certaines et des projets concrets ont été réalisés, qui peuvent peut-être donner lieu à réflexion aux acteurs libanais.

Nous espérons d’ailleurs, comme les organisateurs du colloque, que sortent de cette journée des propositions conduisant à un remaniement des programmes et à une amélioration et une revalorisation de la formation en santé publique et communautaire au service de la population et du développement du pays.

Mesdames et Messieurs, je vous souhaite un bon colloque et je vous remercie de votre aimable attention.

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Allocution de S.E.M. Stéphan de LOECKER
au colloque de la santé communautaire

Monsieur le représentant du Président de la République
Monsieur le Recteur
Excellence
Mesdames Messieurs

Mesdames, Mlles, Messieurs devrais-je dire que la santé publique est une affaire de femmes ? Il faudrait que plus d’hommes s’y intéressent, parce que c’est un domaine absolument essentiel dans la vie d’une société.

Merci de m’avoir associé à la séance d’ouverture de votre colloque. C’était particulièrement intéressant jusqu’ici d’entendre toutes ces interventions qui m’ont beaucoup appris parce que je ne suis pas un spécialiste de santé communautaire comme vous vous en doutez, et je voudrais bien m’associer à ces mots très profonds qui ont été prononcés à l’égard de Mademoiselle Zouein qui pour tous, est véritablement une lumière au sens humaniste du mot, à laquelle tout le monde se réfère, et ces mots de félicitations et de remerciement lui sont évidemment mérités.

Il n’est pas besoin de souligner l’importance de la santé communautaire, c’est évident, mais permettez-moi quand même de reprendre ou de prolonger l’idée que Mlle Zouein avait d’ailleurs évoquée dans ses propres mots en disant que c’est particulièrement important dans un pays comme celui-ci où réellement en matière de santé publique et de soins primaires il y a tout de même des carences au niveau des financements et des carences pour répondre aux besoins de la population. Alors permettez-moi d’exprimer un simple souhait en tant que représentant d’un pays étranger ici, c’est que le prochain gouvernement ait cela comme une de ses priorités majeures parce que cela est un des besoins majeurs de ce pays et une des aspirations majeures de la population.

Permettez-moi aussi à ce sujet là où un petit peu dans le prolongement un petit peu d’humour ; je trouve assez intéressant en effet d’organiser un colloque de santé communautaire deux jours avant les élections voire au début des élections qui seront une espèce d’exercice pratique en matière de santé communautaire pour le pays entier. Il est évident que j’espère que cet exercice pratique se réalisera positivement bien sûr.

Je voudrais évidemment me féliciter dans le prolongement de ce que disait Monsieur Bennasar de l’excellente coopération qui existe entre l’Université Antonine et l’Université Catholique de Louvain. Comme j’ai appris qu’il y a un accord aussi qui avait été signé en 2003 entre la Haute Ecole Léonard de Vinci et l’Université Laval. Je me félicite aussi de cette coopération entre le Canada que nous aimons tous et la Belgique et je souhaite plein succès à l’avenir de cette coopération.

Alors permettez-moi pour terminer de vous souhaiter plein de succès dans ce colloque, plein de succès aussi dans l’obtention des résultats et que ces résultats se traduisent dans la pratique pour le bien-être de la population dans sa totalité.

Je vous remercie.

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Allocution de S.E.M. M. Michel DUVAL
Ambassadeur du Canada

Monsieur le Recteur de l’Université Antonine, Révérend Père Louis Rohban ;
Monsieur l’Ambassadeur de Belgique et distingué collègue, Stéphane de Loecker ;
Monsieur le Directeur régional de l’Agence universitaire de la Francophonie M. Michel Bennasar ;
Mesdames et Messieurs, Chers amis,

C’est un plaisir renouvelé de retrouver les amis de l’Université Antonine, particulièrement ceux des sciences infirmières que nous avons eu l’occasion de mieux connaître gr â ce à un partenariat de formation entre l’Université Laval de Québec et l’Université Antonine.

Le programme en Sciences infirmières de l’Université Antonine est pour nous un exemple de l’engagement pour le mieux-être de la société libanaise. C’est aussi un exemple du haut niveau d’ éducation que vous souhaitez atteindre avec vos étudiants, par l’intégration à ce programme de la réflexion et de la recherche faites en sciences infirmières par des universités étrangères.

Pour l’Université Laval, je sais qu’il s’agit d’une collaboration exemplaire, tant par la qualité des professeurs que par l’enthousiasme des étudiants que j’ai déjà eu le plaisir de rencontrer à quelques reprises.

Le Séminaire sur la santé communautaire, organisé en collaboration avec l’Agence universitaire de la Francophonie, que je salue, souhaite faire avancer la réflexion en offrant à tous l’occasion de discuter des problèmes et défis actuels, afin mieux prévoir et planifier et, permettre à nos sociétés de répondre aux besoins croissants des populations.

Le Séminaire sera aussi l’occasion de faire le point sur deux domaines particulièrement importants de la santé communautaire qui évoluent rapidement. Je souhaite rendre hommage aux organisateurs du séminaire qui ont su réunir un éventail impressionnant de spécialistes à haut niveau, pour présenter les enjeux de la planification familiale et des soins à domicile.

Nul doute que les interventions des spécialistes comme le Dr. Ginette Lazure, ainsi que des sommités du Liban, du Sénégal et de la Belgique qui participent à ce séminaire, ne manqueront pas de pimenter ce débat et aideront à préciser les nuances entre la santé publique et la santé communautaire.

La contribution de la profession infirmière à la promotion de la santé a, partout dans le monde, été capitale et est reconnue. Chez nous les « infirmières visiteuses » il y a quelques décennies ont joué dans ce domaine un rôle exceptionnel.

Dans ce contexte, il est à propos de rappeler l’expérience et les efforts de Mlle Antoinette ZOUEIN. Quelle chance en effet pour les étudiants de l’Université Antonine d’avoir une directrice qui connaît la profession à fond, pour l’avoir exercée pendant la guerre en médecine d’urgence et dans la paix au service du respect de la dignité humaine, et qui met aujourd’hui savoir et expérience au service de la formation de la relève.

Que ce soit dans les périodes difficiles pour soigner les blessés dans les rues ou dans les circonstances actuelles alors que les réductions de budget rendent l’exercice de la profession plus complexe, je suis convaincu que la profession infirmière saura s’adapter et contribuer à répondre aux besoins des populations.

Merci de votre attention et je vous souhaite bon succès dans vos travaux.

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Allocution du Dr. Amal MANSOUR

Infirmière et Docteur en santé publique et en sociologie – Experte au ministère de la santé au Liban :


Le contexte national et régional
Profil démographique

En 1994 une étude réalisée par le M.S et L’OMS a estimé à 3450 le nombre d’infirmières actif au Liban : 43.62 % de ce nombre (1505) exerçaient sans une éducation légale

34.52% (1191) avaient suivi 3 ans de formation

21,86 % (254) avaient un diplôme universitaire.

Comparant le Liban à d’autres pays dans la région. Nous avons le tableau suivant (1996)

Liban : Une infirmière --> 1540 habitants

Jordanie : Une infirmière --> 351 habitants

Syrie : Une infirmière --> 1521 habitants

Tandis que le ratio médecin est de 1médecin -> 357 habitants (Healths for all data base (1996-WHO)

En 2003-2004, un rapport d’une étude faite par la (Health and environmental society) a donné le nombre de 6436 infirmières actives dont 4880 possèdent un permis d’exercice.

Table 1 . Distribution by region of active nurses in 2003-2004 who hold a title in nursing of a duration at least 3 years and have the requisites enabling them to practice the profession

 

Region

Nurses

Population

Ratio

Lebanon

4.880(100%)

4.005.600

1:821

Mount Lebanon

1.195(24,49%)

1.507.600

1:1.262

Beirut

1.568 (32,13%)

403.300

1:257

North

825 (16,90%)

807.800

1:979

South

642 (13.16%)

747.500

1:1.164

Bekaa 650 (13,32%) 539.400 1:830

En comparant cette data avec celle de 1994 nous signalons le progrès suivant :

  • Une augmentation de 50% du ratio I/H : de 1 infirmière pour 1540 habitants à 1 infirmi ère pour 821 habitants.

Mais cependant des différences remarquables restent quant à la distribution géographique Dans la région de Beyrouth 1 inf/257habitants.

 

Table 2 .Variation in availability of active nurses, either qualified and those practicing without requisites, in the periods 1994 e 2004.

 

1994

2004

%Variation

Total active nurses qualified and Practicing without requisites

 

3.450

(100.00%)

6.436

(100.00%)

+86.55

Active nurses qualified

1.945

(56.38%)

4.880

(75.82%)

+150.90

Active nurses practicing without Requisites

 

1.505

(43.62%)

1.556

(24.18%)

+3.39

Dans ce tableau une comparaison entre infirmière qualifiée et infirmière faisant fonction entre les 2 dates déjà précitées montre une tendance à l’amélioration

Les femmes représentent 83% de la population infirmière avec une moyenne d’âge 32 ans allant de 17 à 64

Une augmentation du sexe masculin est notée de 13% à 17 %.

23% des infirmières qualifiées ne travaillent pas ou du moins ne travaillent pas au Liban (6347 enregistrées → 4880 exercent).

Le profil éducationnel

 Table 3 Variation in the distribution of active nurses in Lebanon for educational levels in 1994 and 2004

1994

2004

%

%

21.9

25.8 Three years of technical formation, 9 years of primary instruction (BT)

21.8

30.9 License in nursery (BSc) and more DESS, Master, PhD

12.6

16.9 3 Years of training in nursing, 12 years of primary instruction (TS)

19.9

16.3 “Brevet” of 1 year of training in nursing & 9 years of primary instruction (BP)

23.7

10.0 No formal education

Nous remarquons une baisse dans le nombre des BP et de celles qui exercent sans formation, tandis que le nombre des BSc a augmenté de 21.8% à 30.9% et celles de BT de 12.6% à 21.9% et les TS de 16.9% à 26.8 %.

Depuis l’an 2000 un progrès considérable a été fort au niveau de la formation continue.

Entre 2000-2004, 2.500 inf. (51.23 % des infirmières qualifiées) ont suivi 30 heures/an de formation continue et les hôpitaux qui ont été certifiés et qui adhèrent au programme de formation continue sont au nombre de 50 avec une vingtaine en potentiel de le devenir

Standards de certification

DFC Département de formation continue

Objectif général  : Assurer l’amélioration du niveau de compétences des infirmiers(ères) et du personnel soignant.

DFC 1 Architecture et équipement

DFC 1.1 Le département de formation possède un local spécifique adapté pour la formation :

  • Présence d’une salle de conférence équipée (Chaises, tableau, appareil de projection de slide)
  • Présence d’un bureau de travail pour le ou la responsable du département avec un ordinateur, équipement annexe et possibilité de connexion à internet

DFC 1.2 Le personnel soignant a accès à une documentation professionnelle

- Il existe au département une bibliothèque et une vidéothèque accessible au personnel soignant

- Les livres et vidéos disponibles sont adaptés aux besoins de formation

DFC 2 Les responsabilités

 DFC 2.1 Le département figure sur l’organigramme de l’hôpital

DFC 2.2 Le (la) responsable du département est un(e) infirmier(ère) titulaire d’un diplôme d’études supérieures ou équivalent (niveau maîtrise et plus) qui exerce ses fonctions à temps plein au sein du département

DFC 2.3 Les définitions de fonction et les fiches de poste sont écrites pour chaque poste (responsable et groupe de formateur)

DFC 2.4 Un règlement définit :

  • les objectifs globaux du département (objectifs réalisables et en cohérence avec le règlement de l’hôpital)
  • l’ensemble des principes de fonctionnement et des responsabilités

DFC 2.5 Le département a un budget indépendant du budget de la direction de soins infirmiers

DFC 3 Fonctionnement du département

DFC 3.1 Les besoins des personnels en matière de formation continue sont identifiés pour l’année en cours :

- Existence des méthodes appropriées pour identifier les besoins en formation du personnel soignant

- La liste des besoins en formation est établie


DFC 3.2 Un plan de formation annuelle adapté aux besoins identifiés des personnels de l’établissement est mis en place :

- Des objectifs mesurables, réalisables et pertinents de formation sont décrits

- Les thèmes à traiter dans le programme sont précisés

- Les personnes ciblées pour la formation sont identifiées

- Les circuits de diffusion des informations sont définis

- Les méthodes pédagogiques choisies sont appropriées au programme et aux principes éducationnels


DFC 3.3 Une stratégie de mise en oeuvre du programme de formation est élaborée

- Les formateurs responsables des formations sont sélectionnés selon leur domaine de compétence

- Les dates et le lieu des formations sont précisés

- Une évaluation des acquis des formations reçues est prévue

- Il existe des certificats de validation des acquis

DFC 4 Assurance qualité au sein du département de formation continue

 

DFC 4.1 Des évaluations qualitatives des formations sont réalisées pour connaître les besoins et la satisfaction du personnel

DFC 4.2 Les informations recueillies sont exploitées et utilisées pour définir ou adapter le programme de gestion de la qualité dans l’objectif d’une amélioration du service rendu

DFC 4.3 Des évaluations permettent de mesurer l’impact de la formation sur les pratiques professionnelles et d’évaluer la qualité des soins .

 

Le profil profession/travail

La majorité travaille dans les Hôpitaux ; 5 % travaillent dans le secteur primaire.

En 2003 le MS avec l’UL a mis un programme de DESS en santé communautaire et soins à domicile espérant ainsi promouvoir l’engagement des infirmières dans le travail communautaire.

Problèmes à résoudre

Pour continuer le développement de la profession, le Ministère de la Santé Publique devrait faire face dans les prochaines années à 4 aspects clé…..

  • le nombre
  • la qualité
  • la réforme du système de formation
  • la réforme des lois de l’exercice de la profession

A- Le Nombre 

Nous estimons que le nombre dont le pays a besoin, comparé aux pays développés, est de 29.671 infirmières ainsi le ratio serait 1 infirmière /13517 habitants.

Pays

Infirmières

Habitants

Année

France

1

125

1992

Canada

1

135

2001

New Zélande

1

104

2003

 

Si nous considérons le nombre existant en 2005 (6000) le manque en nombre serait ~ 19000 infirmières.

Mais si nous voulons être plus réaliste avec un objectif réalisable à moyen terme, le nombre minimal (comparé avec la Jordanie 1 inf /350) devrait devenir 11 4000.

Soit une augmentions de 6500 infirmières.

B- Réorganisation du système éducatif

Un des problèmes majeurs de la profession, si ce n’est le plus urgent est la réorganisation des niveaux et une réhabilitation du système éducatif.

De cette importante réforme des changements radicaux devraient suivre tel une modernisation des méthodes de soins, le développement des soins à domicile, un nouveau rôle préventif et éducationnel de l’infirmière, la régulation de l’exercice selon les standards de qualité.

Le projet d'avenir

Les Bénéficiaires

Toute la population Libanaise bénéficiera du progrès dans le système de sons infirmières.

La population pourra avoir accès aux soins infirmiers dans le secteur primaire et toutes les régions spécialement dans celles qui sont les plus démunies.

A long terme le projet aura un impact sur la réduction du coût par le développement des mesures préventives et éducationnelles pour rééquilibrer la balance du type existant actuellement "le type médical curatif" en augmentant le nombre et en renforçant leur rôle vital dans la société. Le projet aura un impact positif dans la création de nouvelles opportunités de travail pour la femme libanaise.

Plusieurs entités bénéficieront des effets du projet:

Le Ministère de la santé
Le Ministère de l'éducation
Le secteur privé
Les institutions académiques
L'ordre des infirmières
Les infirmières

Objectif général

Le projet vise à contribuer au développement de la qualité des soins infirmières au Liban avec une spéciale attention de rééquilibrer la distribution géographique des professionnelles infirmières.

Les objectifs spécifiques

1-Développer le système régulateur de l'exercice de la profession en se basant sur la définition des standards de qualité et du rôle de l'infirmière dans les différents secteurs de soin.

2-Réviser le système actuel de la formation au niveau technique et universitaire en établissant des standards et un mécanisme de l'assurance qualité des résultats de l'éducation

3-Développer les soins infirmières de prévention en relation avec la santé primaire et des soins à domicile par l'intégration de cette stratégie dans les curriculums théoriques et pratiques.

Quels sont les résultats attendus de l'objectif 1  ?

  • Rééquilibrer le ratio inf/population
  • Préparer et disséminer les nouveaux standards de qualité de soins pour le secteur hospitalier et le secteur de santé primaire
  • Réviser l'utilisation et la distribution de la workforce/infirmière dans le but de les réorienter vers la santé primaire
  • Elargir le nombre des hôpitaux adhérents au système national de certification de la formation continue.

Quels sont les résultats attendus de l'objectif 2  ?

- Réviser le curriculum BSc dans le but de mettre un minimum unifié de standards pour les institutions académiques.

- Réviser le curriculum du programme technique et mettre au point un minimum de standards de base.

- Développer les standards de l'éducation et de l'enseignement et prendre les mesures nécessaires pour leur application.

- Etablir le système de certification des écoles d'infirmières et trouver le mécanisme pour son application.

- Augmenter le nombre d'infirmière éducatrice en continuant à supporter le programme supérieur de formation.

Quels sont les résultats attendus de l'objectif 3 ?

  • Inclure les soins préventifs et commentaires et les méthodes d'application dans les différents curriculums.
  • Mettre en place un système de soins infirmiers à domicile en définissant ses objectifs, ses stratégies, les standards de qualité et les normes de régulation.
  • Augmenter le nombre d'infirmières communautaires.

es indicateurs pour l'atteinte des différents objectifs spécifiques on été élaborés afin de pouvoir évaluer la progression du projet.

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Allocution de Mme Françoise CEREXHE
Infirmière et Docteur en santé publique, Professeur à l’Université Catholique de Louvain – Belgique

LA FORMATION

                                    EN SANTE PUBLIQUE

SANTE COMMUNAUTAIRE

                                    POUR LES INFIRMIERS BELGES

 

Voyager est un triple plaisir : l’attente, l’éblouissement et le souvenir- Chase’

I. Introduction

Repenser aux sources de l’Histoire qui ont fait des hommes et des femmes infirmiers en Santé Communautaire notamment en Belgique, permet de mieux comprendre la formation qu’ils reçoivent ainsi que leurs actions dans des endroits de travail particuliers.

C’est avant l’ère chrétienne ( - 1650 ac) que déjà des papyrus parlent du développement de la médecine sociale, du travail et de collectivité et c’est donc une période essentielle, en pré-requis à l’infirmière à domicile !

L’Egypte, puis la Grèce et Rome font surveiller les soldats, les ouvriers des pyramides ou des campagnes tout comme les esclaves par des médecins de collectivité. Ceux-ci veillent à l’hygiène corporelle, la propreté des lieux, de l’eau (aqueducs), aux soins de plaies avec les prémices de la chirurgie. Les soins sont prodigués par des esclaves ou des femmes ( Grèce). Les 1ers hôpitaux sont militaires (Rome).

Même si en ce temps-là, la médecine se base essentiellement sur des faits ‘à priori’, la philosophie acquiert des lettres de noblesse et Hippocrate notamment enseigne de lier l’approche du corps avec l’esprit et le milieu dans lequel ce corps est inséré. On assiste bien là, au développement de l’Art de guérir mais non de soigner. Cependant les bases des soins à domicile sont jetées.

 Avec l’ère Chrétienne , le concept de charité génère l’apparition des 1ères diaconesses, futures infirmières sociales à domicile ! La très importante pauvreté des 1ers chrétiens pousse l’apôtre Jacques (35/38 ) à créer l’ordre des Diaconesses (femmes d’un certain âge ou veuves) qui vont visiter les pauvres et les malades avec missions de les laver et les nourrir…Pauvreté et maladies ne cessent de croître. Hélène, mère du 1er empereur chrétien romain fait ériger en 315 à Constantinople, le 1er hôpital ouvert à tous et elle y forme les 1ères femmes surtout issues de la noblesse pour s’occuper de ces malades. L’infirmière hospitalière est née alors que les diaconesses continuent à visiter tous ceux qui ne veulent ou ne peuvent se rendre à l’hôpital.

 Le soin familial est né à charge d’une catégorie professionnelle déterminée tout comme le début de l’institutionnalisation de l’infirmière hospitalière.

Dès le 16e siècle notamment à Ypres, petite ville du nord de la Belgique, les autorités laïques et religieuses de la cité organisent conjointement, les soins aux malades et la distribution de vivres. Mais la pauvreté ne faiblit pas . Et c’est là qu’a lieu une des premières enquêtes voulue par les autorités de la ville et menée par des dames de la bourgeoisie sur l’état de pauvreté et donc de besoins des populations.

Et puis…à côté des progrès incessants de la science médicale ( Paré, Vésale, Pasteur…), le développement de l’Art de Soigner naît en France et en Italie (16e s.). Cependant, Florence Nightingale (20 e s.) est incontestablement sa fondatrice et première à persuader les diverses autorités que les soins infirmiers notamment à domicile, sont un art à élever au rang de profession.

Ainsi se poursuit en Belgique la propagation des soins infirmiers intra et extrahospitaliers !

Surtout pour s’occuper des nombreux enfants orphelins, blessés ou dénutris victimes de la 1ère guerre de mondiale, l’infirmière à domicile prend le nom d’infirmière visiteuse . Puis il y a l’après 2ième guerre mondiale, elle va alors s’appeler infirmière graduée sociale en fonction des multiples réformes de l’enseignement et des soins pour devenir aujourd’hui, comme Me Champagne vient de vous l’exposer l’infirmière bachelière spécialisée en SC.

Il y a donc longtemps que la ‘mentalité de soins globale’ liant corps, esprit et environnement est à la base du soin à l’hôpital comme en dehors. Cette façon de concevoir l’accompagnement des personnes en difficultés n’est autre que la fonction l’infirmière qui très tôt avec les esclaves, les orphelins ou les personnes dénutries a mis en route des mesures minimales de prévention et de soins et a pris ses lettres de noblesse.

2. Quelques définitions

La santé Publique

Ici, les définitions ne manquent pas ; c’est le vaste domaine de la Santé d’une population dans ces aspects autant individuels que collectifs ! Ces 2 aspects sont étroitement liés .

CHACUN sait ce qu’est sa santé, c’est ce qu’il ressent, met au cœur de sa vie en fonction de son entourage notamment relationnel ! Chacun a sa représentation de son bien-être dans un groupe particulier.

Ainsi, l’action de SP ne peut extraire l’individu de son contexte où il vit avec d’autres et par ailleurs, cette même action de SP ne peur nier que dans un groupe, chaque individu est obligatoirement un être singulier dans ce groupe même.

Là, se trouve la difficulté, le défi permanent du soin que l’on soit professionnel de santé en institution ou dans nos quartiers de ville ou nos campagnes. La SP quel que soit le lieu de soin cherche donc à promouvoir et potentialiser la vie de chacun parmi plusieurs tout en se questionnant sur le retentissement de chacun parmi le groupe. C’est une confrontation permanente.

La Santé communautaire

Une communauté est un groupe de personnes rassemblées parce qu’elles partagent de façon NON FORCEE des valeurs communes pour réaliser des actions temporaires ou non, dans un lieu, un endroit de travail, de rencontres…Nous parlons donc de communautés de vie !

La santé communautaire recouvre un concept de responsabilité communautaire de santé. Là, elle se distingue de la SP car elle exige une implication et une participation de la communauté pour sa propre santé.

Elle en est le 1 er acteur, sa représentation de la santé doit être partagée par tous les professionnels ainsi que par les décideurs spécialement au plan financier. Son programme d’actions doit répondre à une réelle demande de soins ( besoins ressentis). Les professionnels doivent dès lors être prêts à partager leurs savoirs, ce qui revient à partager une partie de responsabilités aux différents membres de la communauté. Pas simple dans les faits…

Le concept de SC se défint pour chaque communauté selon ce qu’on appelle des déterminants de santé. Ex. : le noyau familial, le milieu scolaire, de travail, le soutien du groupe, sa considération, l’isolement, les maladies, les assuétudes telles que drogues ou tabac, l’urbanisme, l’évacuation des déchets, l’état des routes, des trottoirs, les moyens de transports, les accès aux systèmes de soins, les types de soins offerts, les professionnels de la santé en place…

Les lieux de travail des professionnels en santé communautaire sont donc extrêmement divers et liés étroitement aux défis divers et aux multiples déterminants de santé. Les formations doivent leur être tout autant parallèles !

3. En quoi maintenant l’Histoire et une réflexion relative aux SP et SC influencent-elles les formations des soignants infirmiers belges en SC ?

Notre monde n’a jamais tourné aussi vite. Le nombre de personnes dépendantes va grandissant. La réponse apportée par les professionnels notamment infirmiers est guidée par des déclarations clés que ce soit au plan mondial ou régional qui viennent en fait prolonger ce que ces mêmes soignants faisaient depuis plus de mille cinq cents ans. Rendre peut-être encore plus maintenant ou différemment, la population plus solidaire dans ses soins s’inscrit, dans une perspective de SP et de professionnalisme.

Des mots ou idées clefs, des réflexions se dégagent qui ont été mises en avant par la déclaration de Munich le 17/06/00 appelée « Les 21 buts de la Santé 21 »: soins de santé primaires ; auto soins, recherches et besoins, communication, responsabilités, financements…et formations

4. La formation des infirmières en Santé Communautaire en Belgique

Deux types de formation s’offrent aux infirmiers :

1° -1 baccalauréat plus 1 an de spécialisation en SC
2° -1 licence en Santé Publique option SC (futur master !)

I. Infirmier bachelier spécialisé en SC

OBJECTIFS

Axe social - sociétal visant à développer les compétences nécessaires pour évaluer l'impact social et sociétal des problèmes de santé, individuels et collectifs, et en conséquence, mettre en oeuvre en partenariat les interventions adéquates

- Analyser les situations dans leur complexité et cela de façon objective et subjective, afin d'évaluer les ressources et vulnérabilités physiques, sociales, psychologiques

- Utiliser les ressources législatives, institutionnelles, associatives, ... pour pouvoir orienter, coordonner, assurer le suivi, évaluer l'action

- Favoriser l'évolution des personnes par une relation d'aide

Axe préventif visant à développer les compétences nécessaires pour participer à la conception et assurer la gestion de politiques et pratiques préventives individuelles, groupales, communautaires

- Promouvoir la santé

- Utiliser les ressources préventives et tenir compte des secteurs majeurs de prévention

- Travailler selon les grandes priorités en matière de prévention, les législations, les programmes existant, ...

- Mettre en pratique les savoirs relatifs à la prévention (pratique interpersonnelle et de groupe)

- Elaborer des programmes locaux de prévention, les réaliser et les évaluer, participer en partenariat à des programmes plus vastes

Axe communautaire visant à développer les compétences nécessaires pour favoriser la participation des personnes et collectivités aux choix et décisions en matière de santé

- Inclure son travail dans les rouages de prise de décisions en matière de politique de santé

- Travailler en réseau

- Concevoir une démarche en Santé communautaire, la mettre en application et évaluer son efficacité

- Identifier les structures, lieux, initiatives favorisant la participation des usagers (ressources)

- Appliquer des techniques suscitant la participation et le partage des savoirs (émergence de besoins, de demandes, collecte de données, avis, gestion, évaluation de programmes, etc...)

 

Et réflexions critiques intensives en termes éthiques et d’interdisciplinarité par rapport aux politiques et interventions de santé, sociales, communautaires et institutionnelles.

II. Licence en SP, orientation promotion de la santé, programmes et services de SC

OBJECTIFS

Cette option a pour objectifs de rendre capables les professionnels de la santé d’acquérir ou de perfectionner des compétences universitaires dans la conception, la planification, la gestion et l’évaluation d’interventions intra et extrahospitalières, basées sur l’interdisciplinarité, la rigueur scientifique et les acquis de la recherche.

C’est-à-dire de résoudre notamment, des problèmes de SC en se basant sur une compréhension globale de la santé des individus et des communautés et de leurs interactions avec l’environnement tant social que physique.

TABLEAU COMPARATIF IBSC ET LICENCE  ( futur master):

items = accès, durée, programme

( = reprendre dia )

I. A. COURS THEORIQUES BAC+1

  •  Sciences professionnelles (185h =14 ECT)
  • Sciences fondamentales et biomédicales (103h = 8 ECT)
  • Sciences humaines et sociales ( 162h = 13 ECT)

c’est -à dire exemples pour

les sciences professionnelles : éthique et déontologie, analyse et gestion des structures de SC et méthodologie d’interventions des politiques préventives et sociales, d’éducation à la santé, des services sociaux ainsi qu’une approche pluridisciplinaire

les sciences fondamentales et biomédicales : statistiques, déterminants de santé, santé et pathologie sociale au travail, en fonction des âges, de la famille, en milieu scolaire

les sciences humaines et sociales

économie, gestion des institutions et des ressources, législations sociales, sociologie, anthropologie, philosophie, psychologie, psychologie des organisations (gestion conflits…)…

Tout étudiant seul ou avec collègues doit certifier aussi sa formation par un projet de démarche en SC qu’il a ‘testé à minima avec une équipe de soutien dans son milieu de stages cliniques.

B. TYPES DE STAGES/ ENSEIGNEMENT CLINIQUE

Les étudiants de SC peuvent aller partout en 540h mais c’est souvent lié à leur projet personnel FUTUR !

C. TYPES D EVALUATION

Les évaluations de cours sont assez classiques = Questions ouvertes et fermées . Cependant de nombreux enseignants réclament des évaluations sous formes de travaux personnels ou de groupes (excellents exemples de démarches à plusieurs en matière de santé d’une micro communauté !) incluant réflexions ou mises en projet de SC au travers de leurs expériences de stages.

Les enseignants se rendent en stages avec les étudiants, c’est à chaque fois une évaluation de type formatif et le dernier suivi est lui certificatif .

2. A. COURS THEORIQUES LICENCE

Les cours en Licence sont semblables à ceux du BAC en SC dans le type mais très différents en approfondissement, celui-ci repose sur des objectifs universitaires .On y trouve donc des cours relatifs à l’analyse et la gestion de structures de SC, de ressources…en fonction aussi des tranches d’âges, des milieux divers tels scolaires, familiaux, carcéral…Cependant un accent particulier est mis sur les méthodologies de recherche, les statistiques, la comptabilité..

B. TYPES DE STAGES/ ENSEIGNEMENT CLINIQUE

Dans ce cursus, il y a donc moins d’heures de stages (280 h à minima pour 540h dans le Bac SC). Les étudiants peuvent y découvrir divers terrains de SC mais ceux-ci sont déterminés souvent par leur projet professionnel personnel mais cette fois par rapport aux 1ers professionnels infirmiers, c’est un projet en général qui rentre dans le travail où ils exercent déjà.

C. TYPES D EVALUATION

Les évaluations de cours sont aussi classiques et certificatives = Q ouvertes et fermées . Cependant des formes de travaux personnels ou de groupes sont demandées. Il y un rapport à remettre par lieu des stages mais la particularité de ce type de formation universitaire est le mémoire à présenter en fin de cursus, relatif à 1 démarche en SC prouvant l’acquis de compétences à un niveau universitaire.

REGARDS VERS L AVENIR = LIEUX DE TRAVAIL

Les étudiants sont partis TRAVAILLER partout mais certains ont été plus aidés ou plus…téméraires comme l’attestent les expériences reprises ici…(dia)

Cependant, au terme de cet exposé, demandons nous ce que nos anciens étudiants sont devenus quand on dit ‘ils sont partout’ et s’ils répondent aux divers besoins de terrains ! De façon trop hâtive mais nous le faisons quand même, épinglons cette recherche qui stipulent le choix qu’on fait 38/80 anciens IBSC en presque 4 ans. Les lieux de travail de ces professionnels en santé communautaire sont extrêmement variés mais plus de 50% même si l’échantillon est petit, sont restés dans le curatif, la santé mentale ( 1/5) et l’aide à l’enfant = médecine scolaire (16%) à laquelle on peut ajouter pour une population d’enfants plus jeunes l’accueil de la petite enfance .( 8%) et la protection maternelle et infantile (5%).

Activités professionnelles

ISC 97 à 01 (ISEI)

 

Type de secteurs mentionnés par les participants

Nombre de participants à l’enquête

 

La protection maternelle et infantile

Le curatif

La coordination de soins à domicile

La santé mentale

La santé scolaire

La santé des personnes âgées

L’accueil de la petite enfance

Les études cliniques

La santé au travail

L’enseignement

 

2 (5%)

>> 8 (21%)

4 (10%)

>> 8 (21%)

>> 6 (16%)

3 (8%)

3 (8%)

2 (5%)

1 (3%)

1 (3%)

TOTAL n = 38/ 80

 

5. En conclusion

Tout est éthique et donc chaque soignant, chaque infirmier fait des choix, prend des décisions en fonction de ses valeurs-guides et de ses multiples réflexions en termes ‘ est-ce que je fais bien ou non, est-ce bon pour ce projet , pour ceux-là que je soutiens… ?’. Toute société existe par les décisions qu’elle prend même si leur compréhension n’est pas toujours évidente !

‘Tout est éthique mais certains contenus de tâches le sont plus…en matière de soins et plus particulièrement de soins infirmiers, la question éthique est bien présente mais ni plus ni moins que dans d’autres domaines d’activités. Elle est par contre plus importante qu’il s’agit , comme pour la médecine, d’une profession qui s’occupe en priorité et avant tout de personnes et non d’objets et qu’elle centre sa responsabilité professionnelle sur la santé, la maladie, la vie et la mort de ces personnes.

Il y a toujours eu des Hommes et des Femmes soignants pour soutenir les plus démunis (bio-psychosocialement) . Depuis plus de 1000 ans, des infirmiers ont fait partie de leur groupe pour faire Vivre cette santé dans des communautés, c’est- à dire dans de petites entités de vie car ils en partageaient leurs valeurs-clés et leurs attentes. Ces soignants infirmiers peuvent maintenant se former de 2 manières en Belgique en parallèle avec des recommandations relatives aux priorités de soins communautaires.

L’une de ces manières met en évidence la particularité et l’irremplaçable richesse des soins infirmiers (cours) avant tout dans une démarche de SC réellement très proche du terrain et impliquant obligatoirement le travail d’équipe et le souci du préventif, dans n’importe quel des nombreux stages possibles.

L’autre prépare toute personne - qui peut aussi être une infirmière-à mieux comprendre encore toute la dynamique de la démarche en SC notamment avec l’acquisition de la rigueur scientifique de niveau universitaire.

6. Perspectives

 Nous n’en citerons que 2 qui semblent à la fois principales et prioritaires notamment en termes de renforcement dans les 2 types de formations

l’auto formation des non soignants car les malades, les familles, les voisins ou les gens du ‘village’ ont et auront ENCORE PLUS besoin de conseils au jour le jour

l’impact et l’influence de ce groupe d’effectifs professionnels infirmiers très important chaque fois que leurs compétences et leurs voix peuvent influencer des décisions plus générales concernant les plus démunis .

Tout comme chez vous, même si c’est différemment, la demande de solidarité et de soutien croît progressivement. C’est pourquoi, en tant que groupe le plus nombreux des professionnels de la santé (> 6 millions d’I dans 51 pays de la région européenne) les infirmiers dont ceux porteurs d’un diplôme en SC, sont des ressources clés, des partenaires, les maillons centraux de la chaîne ‘solidarité humaines’ !

CEREXHE Françoise Liban 26/ 2005

QUELQUES REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Cerexhe F., ‘Méthodologie d’interventions en Santé Publique, Préventions en Santé Publique, Pathologies sociales’, Bruxelles, 2005, Cours d’infirmières bachelières spécialisées en Santé Communautaire, ISEI

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Hesbeen W ., ‘Santé Publique et soins infirmiers – formez-vous’, Paris, 1996, Ed. Lamarre, - 246p

Hesbeen W ., ‘Santé Publique et soins infirmiers – testez-vous’, Paris, 1996, Ed. Lamarre, - 84p

ISEI, ‘Documents préparatoires au référentiel de métier et au référentiel pédagogique pour les infirmiers bacheliers en Santé Communautaire, Bruxelles, 2005

Lothaire T., Mengal Y ., ‘Santé Publique et soins infirmiers en Europe – Stratégies et perspectives’, Bruxelles, Ed. Kluwer, - 290p

Marischal, C ., ‘Au vu de la réforme en cours, des infirmières graduées sociales, leurs employeurs et leurs formateurs, confrontent leurs avis au niveau de la formation et de la profession’, Bruxelles, mémoire de Licence en Sciences Médico-sociales et Hospitalières, UCL, 1/ 1994,- 213p + annexes

OMS, ‘ Rapport sur la Santé dans le monde’- Vaincre la souffrance, enrichir l’humanité, Genève, 1997 , -166p

PINEAU R , DAVELUY C ; ‘ La Planification de la santé- concept, méthodes, stratégies’, Ed. Nouvelles, Montréal, 1995, 480p

PNUD , ‘Rapport mondial sur le développement humain 2001- mettre les nouvelles technologies au service du développement humain’, Bruxelles, Ed., De Boeck université, -264p

Tessier S., Andreys JB, Ribiero MA, ‘Santé Publique’ et Santé Communautaire, Paris, 1996, Ed. Maloine, - 292p

http://www.md.ucl.ac.be/hosp/enseignement/BROCHURE%20HOSP2.pdf

http://www.isei.be/igsc.html

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Allocution de Mme Awa seck
Professeure en santé communautaire, école Nationale de développement sanitaire et social

 
J’ai le grand plaisir de prendre la parole ici au Liban pour parler de la pratique en santé communautaire des infirmiers dans les pays en développement, notamment ceux de l’Afrique francophone, mon continent. Les mutations profondes intervenues ces trente dernières années dans la pratique infirmière en milieu communautaire militent bien en faveur d’un tel sujet même si nous n’avons pas la prétention de le traiter de façon exhaustive.

Je voudrais remercier l’université Antonine et la faculté des sciences infirmières de l’université Laval qui m’ont offert cette occasion importante.

Ma présentation portera sur une brève historique de la profession infirmière dans les pays d’Afrique francophone pour mieux mettre en contexte mes propos, avant de tenter d’aborder les fondements et le niveau d’intervention de la santé communautaire en Afrique . Le cœur de ma présentation sera axé sur les services offerts par les infirmiers de santé communautaire et les enjeux qui jalonnent cette pratique. Enfin, les solutions que ce document laissera entrevoir constitueront le dernier chapitre de cette présentation.

HISTOIRE DE LA PROFESSION INFIRMIÈRE DANS LES PAYS DE L’AFRIQUE FRANCOPHONE

C’est sous la domination coloniale que naquit la profession infirmière dans la plupart des pays d’Afrique Francophone. Les infirmiers étaient ainsi recrutés pour satisfaire la forte demande en soins dans un contexte où les épidémies comme la peste, la fièvre jaune et la variole décimaient les populations. Formés « sur le tas » par les médecins français, ils étaient indispensables dans le dispositif sanitaire des colonies françaises, mais n’étaient pas préparé pour travailler dans la communauté puisqu’il était plus à l’aise dans un hôpital français que dans un poste de santé de brousse en Afrique (Lô, cité dans Mbaye, 2002),

Vers la fin des années 60 et le début des années 70, la formation jadis trop centrée sur les soins hospitaliers a été revisitée à cause du développement des grandes agglomérations et l’insuffisance des médecins. Ainsi, des notions en santé publique ont été introduites dans les programmes de formation afin de permettre aux infirmiers de répondre aux besoins de santé des populations, souvent éparpillées, pauvres, itinérantes, analphabètes et/ou d’accès difficile.

FONDEMENTS ET NIVEAU D’INTERVENTION DE LA SANTE COMMUNAUTAIRE EN AFRIQUE

Pour aborder les fondements et niveau d’intervention de la santé communautaire en Afrique , il faut remonter en 1977, lors de la trentième assemblée mondiale de la santé un diagnostic fort critique des systèmes de santé a été posé pour presque tous les pays du monde. L’état des lieux reflétait une inégalité de l’accès aux soins et services de santé et une approche verticale des interventions qui, de plus, étaient à la seule charge des États.

Ainsi, pour permettre à toutes les populations de bénéficier de soins de santé scientifiquement valables, universellement accessibles et socialement acceptables, la conférence internationale sur les soins de santé primaires (SSP) a été organisée, en septembre 1978, à Alma Ata en Ex URSS, pendant laquelle l’objectif social « Santé pour tous en l’an 2000 » a été défini avec huit composantes essentielles basées sur  des principes comme l’équité, la multisectorialité, la technologie appropriée, la participation responsable, etc.

Cette importante rencontre a été un tournant décisif dans la programmation de la santé communautaire en Afrique.

Avec l’émergence du concept de la santé communautaire, la presque totalité des pays en développement, notamment les pays d’Afrique ont redéfini leurs politiques en matière de santé afin de mettre en place un système de santé plus performant, orienté vers la communauté et capable de résoudre les problèmes de santé des populations, notamment ceux des communautés les plus démunies et les plus difficilement accessibles. Des reformes en cascades ont abouti à la réorientation des missions dévolues aux systèmes nationaux de santé dont les interventions interpellent la participation des populations.

Pour faciliter le renforcement des activités de santé à assises communautaires, rapprocher les soins et services de santé aux populations et répondre ainsi aux besoins réels des collectivités, un cadre de référence appelé « scénario de développement en trois phases » a été conçu lors du Comité régional de l’OMS à Lusaka en 1985, et à Harare en 1989. Les gouvernements africains ont déterminé, avec ce scénario, trois niveaux spécifiques pour les systèmes de santé qui se présentent désormais sous forme pyramidale:

  • Un niveau central ;
  • un niveau intermédiaire et opérationnel
  • un niveau périphérique ou du « district de santé », véritable zone opérationnelle qui constitue le maillon fondamental de la pyramide sanitaire et qui prend en charge la santé des deux tiers de la population. C’est le niveau qui est chargé de la mise en œuvre des programmes et actions de santé à assises communautaires, avec une première possibilité d’hospitalisation et des infrastructures implantées dans la communauté gérées par des infirmiers qualifiés et dont l’appellation change d’un pays à un autre. Par exemples on parle de:
    • centre de santé au Tchad et au Burundi;
    • centre de santé intégré au Niger ; 
    • poste de santé au Sénégal;
    • centre de santé et de promotion sociale au Burkina Faso;
    • centre de santé de base de niveau 1 à Madagascar.

Ces structures communautaires permettant aux populations d’accéder à des soins continus est le lieu, par excellence, où se réalisent les activités de santé communautaire. C’est la porte d’entrée du système de santé, la structure de développement socio-sanitaire idéale et le premier niveau de contact des populations avec la pyramide sanitaire. Dans chaque pays, ces formations sanitaires périphériques ont la même physionomie organisationnelle, mènent les mêmes types d’activités et doivent produire les mêmes résultats. Il est utile de rappeler que dans les pays d’Afrique.

Tableau 1 : Organisation du système national de santé selon l’esprit de la conférence de Lusaka

 

SERVICES DE SANTÉ COMMUNAUTAIRE OFFERTS PAR LES INFIRMIERS

Une définition de la santé communautaire

Parmi les nombreuses définitions du concept de santé communautaire, celle de Conill et O’Neill (1984) semble mieux s’adapter à la perception de la santé communautaire dans les pays en développement. Pour ces auteurs, la santé communautaire est « une approche à la dispensation de soins de santé ayant pour objectif l’amélioration de l’état de santé de la population par des mesures préventives, curatives et de réadaptation, doublées d’autres mesures à caractère social, économique et politique, dispensées par une équipe multidisciplinaire et faisant appel largement à la participation populaire ; ces services sont dispensés à des populations géographiquement définies à qui l’on fournit des soins de santé primaires, premier niveau d’un système régionalisé établi selon les principes de la planification participante et débouchant, à la limite, sur un service national de santé ».

Avec l’adoption au Mali, de l’initiative de Bamako (IB) comme une stratégie qui vise à accélérer le processus de mise en œuvre des SSP, le champ d’exercice des infirmiers s’est élargi et rejoint parfaitement le contenu de la santé communautaire tel que la défini par O’Neill et Conill . Ainsi, ce que l’on appelle « paquet essentiel d’activités » offert par les infirmiers est composé d’activités dispensées de manière intégrée et continue, dans le domaine des huit composantes des SSP. À titre indicatif, ce sont :

 1. Activités curatives  :

  • Consultations primaires curatives;
  • Soins et services courants (injections, pansements, etc..);
  • Récupération nutritionnelle;
  • Accouchements et soins du post-partum.

2. Activités préventives  :

  • Vaccinations en stratégie fixe ou avancée;
  • Consultation pré et post natale;
  • Surveillance nutritionnelle;
  • Suivi des nourrissons et des enfants sains;
  • Planification familiale.

3. Activités promotionnelles

  • Éducation pour la santé (EPS) (souvent libellée IEC : information, éducation, communication ou plus récemment CCC : communication pour le changement de comportement);
  • Organisation des populations;
  • Visites à domicile;
  • Communication interpersonnelle;
  • Collaboration intersectorielle ;
  • Investissements humains (hygiène et salubrité);
  • Formation du personnel communautaire.

4. Activités gestionnaires  :

  • Gestion des ressources du poste de santé;
  • Planification, coordination et suivi des activités;
  • Supervision du personnel communautaire aussi bien au niveau de la structure que dans les services rattachés.

Pour mener à bien les activités les professionnels infirmiers utilisent les outils et techniques suivantes:

  • Les ordinogrammes qui sont des arbres de décisions qui permettent, à partir d’un signe essentiel ou d’un symptôme de déterminer les signes d’accompagnement afin de poser un diagnostic et une conduite thérapeutique adéquate.
  • Le monitoring des activités : C’est une évaluation semestriellement du processus des activités qui se fait avec l’implication des populations et qui est centrée sur l’analyse des déterminants comme :
    • La disponibilité, l’accessibilité et L’utilisation du service par les populations ;
    • La couverture adéquate (selon le respect des normes administratives de l’offre de services) ;
    • La couverture effective (qui intègre la totalité des normes de qualités du service).
  • La micro planification : C’est un plan de résolution des problèmes identifiés dans la communauté et une répartition détaillée des tâches et actes à mener dans le temps et dans l’espace en déterminant les ressources nécessaires à leur exécution.
  • L’animation de la participation communautaire : avec l’assistance des structures administratives décentralisées, les infirmiers sont responsables de l’organisation des populations dans leur zone de responsabilité professionnelle. ils doivent mettre en place et d’animer les instances formelles de participation des populations à l’effort de santé comme les comités de santé, de salubrité, de mamans, etc.
  • La cogestion des ressources générées par la structure à partir de la contribution financière des usagers qui constitue l’une des activités essentielles de l’infirmier de santé communautaire. Elle se fait avec les représentants de la population, à travers le comité de gestion issu du comité de santé.

 

ENJEUX DE LA PRATIQUE INFIRMIERE EN SANTE COMMUNAUTAIRE

Comme nous venons de le constater, les soins offerts par les infirmiers en milieu communautaire sont assez importants. Cependant, malgré les nombreuses tentatives d’adaptation des systèmes de santé aux besoins des populations, la pratique infirmière en santé communautaire dans les pays en développement notamment ceux d’Afrique a encore des défis et des enjeux de taille à relever afin que l’équité d’accès aux soins de santé soit une réalité pour toutes les communautés : Parmi ceux-ci nous avons relevé :

 

  • L’inadéquation entre la formation et l’exercice en santé communautaire. En effet, les notions de santé communautaire, qui existent dans les programmes de formation de base sont enseignées selon un volume horaire plus théorique que pratique, ne couvrent pas tous les aspects de la question et restent éloignée des préoccupations de la communauté. De plus, le modèle curatif et hospitalier que les pays francophones d’Afrique ont hérité du colonisateur continue d’influencer la formation et la pratique en ce sens que les soins curatifs continuent d’occuper la plus importante place dans le travail des infirmiers; ce qui non conforme avec l’esprit de l’OMS et les déclarations de politiques nationales de santé des pays concernés.

 

  • Par ailleurs, l'offre de soins ne suit ni le rythme de croissance de la population ni les besoins locaux de santé dans un contexte où le personnel infirmier de première ligne constitue la cheville ouvrière de tous les systèmes de santé en Afrique . A titre exemple, les infirmiers ne sont pas formés pour offrir des soins à certains groupes de la société comme les personnes âgées qui, de plus en plus, occupent une place importante dans la consultation des malades. De plus, ils sont insuffisamment armés face à certaines pathologies émergentes et réémergences comme dont ils doivent assurer le suivi après les épisodes d’hospitalisation, etc.

 

  • Le manque de temps et l’insuffisance de ressources disponibles pour financer les activités promotionnelles et certaines activités préventives demeurent un enjeu important dans l’atteinte de l’objectif de la « SPT ». Ainsi, les actions relatives à la prévention sont souvent ponctuelles, très circonscrites et axées sur les IST/ SIDA, la tuberculose et la santé de la reproduction. De plus, en dehors de l’IEC/CCC, les autres activités de promotion de la santé qui sont les garants de la réussite des programmes de santé sont souvent négligées.

 

  • Par ailleurs, il a été unanimement constaté que les infirmiers de santé communautaire ressentent une certaine solitude professionnelle liée à la pénurie de personnel, l’exode et à la charge importante de travail. Ils demeurent le seul personnel de santé qualifié exerçant au niveau de la porte d’entrée du système de santé. et sont le plus souvent assistés dans leur travail quotidien par des agents de santé communautaire (ASC), issus de la population, formés mais rarement recyclés.

 

  • L’intégration des activités encore très partielle et l’exécution verticale des programmes de santé ne fait que renforcer cette situation. Dans certains pays, l’absence ou l’insuffisance de la motivation des agents de santé communautaires qui secondent les infirmiers est à l’origine de la fermeture de plusieurs cases de santé, ce qui renforce l’inaccessibilité des soins et services de santé.

 

  • La collaboration avec des agents d’autres secteurs comme l’éducation, l’agriculture, l’élevage, l’hydraulique demeure très peu présente alors que la résolution des problèmes de santé des populations n’est pas seulement l’affaire des professionnels de la santé. Il se pose aussi un vrai problème à la pérennisation des activités communautaires car le partenariat avec la communauté est souvent limité à la gestion des ressources générées par la contribution des usagers.

 

  • En plus de l’insuffisance du soutien financier, les infirmiers du niveau local des systèmes de santé en Afrique manque de soutien politique et technologique. Les agressions de nature politiques portées sur le système de santé et les conflits armés dans plusieurs pays constituent des facteurs qui rendent peu performant et peu rentable leur travail dans la mesure où leurs conseils et leurs mises en garde sont rarement pris en compte.

 

  • Malgré l’engagement des gouvernements à ne ménager aucun effort pour faire de la santé une ressource accessible, les soins de santé en milieu communautaires continuent d’être très « primaires », difficilement accessibles géographiquement et financièrement ; cette situation pose le problème de la médecine traditionnelle qui demeure très présente en milieu communautaire, non contrôlée et avec laquelle les infirmiers doivent compter pour prendre en charge des clients au moment où l’évolution de la maladie donne peu d’espoir de guérison.

 

PISTES DE SOLUTIONS POUR FACILITER LES INTERVENTIONS INFIRMIERES EN SANTE COMMUNAUTAIRE

 Ces défis et enjeux n'ont rien de fortuit dans la mesure où le développement de la santé communautaire n’a jamais bénéficié de moyens à la hauteur de l’engagement des gouvernements. Toutefois, il est possible d’identifier quelquespistes de solutions capables de contribuer à l’amélioration de la pratique infirmière dans la communauté.

 

  • La première recommandation est relative au renforcement de la formation, notamment en promotion de la santé dont les activités constituent le socle sur lequel doit reposer l’exécution des programmes de santé  Pour aller plus loin, il est primordial de développer des programmes spécifiques de spécialisation en santé communautaire que tout infirmier devrait suivre pour intervenir dans la communauté.

 

  • Le renforcement de la participation communautaire est le principe fondamental de la réussite d’une politique communautaire de santé. Les infirmiers doivent identifier et collaborer avec des groupes populationnels très dynamiques comme les femmes et les jeunes. Ces acteurs travaillent beaucoup sur les questions d’environnement et cela est non négligeable dans la prévention des maladies transmissibles et la résolution des problèmes de santé des individus, des familles et des collectivités.

 

  • Des moyens de renforcement de la collaboration intersectorielle entre départements ministériels doivent aussi être mis en œuvre à l’échelle national d’abord, puis intermédiaire et locale. Il est nécessaire que les secteurs autres que la santé conçoivent leurs actions comme étant des déterminants de la santé des populations mais aussi il faut que les infirmiers soient sensibilisés afin qu’ils comprennent que la résolution des problèmes de santé n’est pas seulement du ressort des professionnels de santé et qu’elle relève d’un travail d’équipe.

 

  • La dimension politique des infirmiers mérite une attention particulière. Les infirmiers sont des leaders dans la communauté qui doivent intervenir bien au delà des soins qu’ils offrent aux malades dans les services de santé. Ce travail mérite qu’on les écoute, qu’on les soutienne dans leurs actions de santé communautaire et que la reconnaissance sociale que le public et les décideurs leur doivent soit constamment rendue visible.

 

  • A coté de l’aide des bailleurs et de la participation financière des populations, les infirmiers doivent susciter et orienter les financements des enfants du pays émigrés pour les amener à investir selon les besoins prioritaires et non, comme c’est souvent le cas, à construire et/ou équiper des formations sanitaires qui ne répondent pas souvent aux normes ou au programme de développement sanitaire et social national.

 

  • La mise en place et/ou le renforcement de partenariats entre les pays africains francophones et anglophones doit être institutionnalisée, à travers les instances régionales comme l’OMS, l’unité Afrique et la CEDEAO. Une collaboration étroite à l’échelle internationale dans le cadre de l’OIF, est également une piste intéressante de résolution du problème. etc. Avec le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTCI), il faut réfléchir sur les voies et moyens de mettre en lien les infirmiers du Nord et ceux du Sud pour faciliter le partage de connaissances à travers les institutions de transfert de connaissances, le mentorat, les forums de discussions en santé communautaire, etc.

 

CONCLUSION

je voudrais rappeler ici que presque trente ans après la déclaration sur les SSP et l’avènement de la santé communautaire dans les pays en développement, un long trajet a été parcouru par les pays africains en ce qui a trait à la pratique infirmière en santé communautaires. Cependant, malgré l’appui de l’OMS et la volonté des gouvernements beaucoup reste encore à faire dans la prise en charge des problèmes de santé communautaires et la réduction des écarts entre riches et pauvres. Dans ce contexte de mondialisation où les changements se font rapidement il est nécessaire que des moyens soient mobilisés pour que de nouvelles formes de pratiques puissent émerger et que les infirmiers de santé communautaire puissent en bénéficier. C’est la seule manière de réaliser l’objectif de la SPT au delà de l’an 2000.

Références bibliographiques

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MOUNOU, Y., Système national de santé au Tchad, Ecole nationale de développement sanitaire et social, Section enseignement/Administration, Janvier 1998

OMS/UNICEF, Les soins de santé primaires : Rapport de la Conférence internationale sur les soins de santé primaires, Alma-Ata, 6-12 septembre 1978, Organisation Mondiale de la Santé, Genève, 1978.

OMS, Ressources humaines pour la santé, Rapport du secrétariat, Conseil exécutif, Cent quatorzième session, Point 4.4 de l’ordre du jour, 29 avril 2004.

REPUBLIQUE FRANÇAISE, la coopération dans le secteur de la santé avec les pays en développement, rapport du haut conseil de la coopération internationale, Premier Ministre, Haut Conseil de la Coopération Internationale, 25 juin 2002

SECK , A., MORIN, D., O’NEILL, M., « L’étude des besoins de formation continue en promotion de la santé pour les infirmières et infirmiers chefs de postes de santé au Sénégal »,   Promotion & Education, International Journal of health promotion and education, Volume X Number 2, 2003, pp 81 - 86.

SECK, E. M., Les soins de santé primaires : L’expérience du Sénégal, Premier congrès international des infirmiers et infirmières de la francophonie, du 23 au 24 Novembre 2000, Québec.

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Recommandations de Mme Francoise Cerexhe

Ma tâche est difficile car plutôt que de prendre encore une fois la parole, j’aurai dû laisser celle-ci à chacun d’entre vous, en cette si belle et intéressante fin de journée.

Mais pensons à notre santé. Quelques messages et mots-clefs à retenir en conclusion : continuer, former toujours plus haut, réclamer reconnaissance humaine et financement.

Car chers amis au Liban, vous avez le souci de l’humain, de la rigueur scientifique et le professionnalisme en soins infirmiers.

Il y a les urgences et priorités ici décodées :

1 e) Quand nous entendons que la moitié des personnes qui exercent dans les soins ne sont pas reconnues ni formées, il vous faut trouver les moyens financiers, les formateurs et « chéris » ou soigner vos leaders : Mlle Zouein, Père Fady, Père Louis Rohban et toute l’équipe d’enseignants ici rencontrée pour

® offrir à ces personnes une formation de base en soins infirmiers notamment y incluant la santé communautaire, le soin aux familles, sans s’éloigner des réalités du terrain.

® puis introduire, *** 1 master, DEA en santé communautaire pour les infirmiers spécialement mais pour d’autres professionnels de la santé ayant le même CV prérequis et ce en insistant fortement pour que ce master travaille davantage le préventif que le curatif.

De par nos discussions, j’ai entendu plus d’une fois que les malades ici arrivaient très tard, trop tard consulter les soignants, les médecins.

Alors que pour les grandes maladies dont ils meurent, il serait possible de faire, de proposer des mesures de prévention primaires, secondaires … pensons au cancer du sein versus mammographie, mortalité infantile très élevée versus augmentation des consultations périnatales, cardiopathies versus cathétérismes cardiaques etc…

Pour tout cela, il vous faut travailler en plus les représentations sociales pouvant être des freins importants en prévention ex. Que signifie alimentations et obésité chez vous tabac et ce fameux « nargilé » qui empoisonne la vie…

Pour tout cela, il vous faut encore travailler l’interdisciplinarité…

Et pour laisser un message, un souhait concret.

2 e) Quand nous apprenons que 12 % du PNB de votre pays va à la santé et seulement 0.5 % pour les soins de santé primaires et la prévention alors vous aurez encore l’énergie et tous vos collègues canadiens, Belges et Sénégalais continueront à vous soutenir pour pouvoir avec doigté, respect mais ténacité, réclamer

® encore que les soins infirmiers notamment en santé communautaire soient mieux reconnus et codifiés (ex.) par l’ordre des infirmiers du Liban ainsi que par votre état. C’est un souffle de vie qui est pour vous collègues infirmiers urgent et indispensable.

® par ailleurs, le Dr. Atef Majdalani aurait pu répondre à ces souhaits et à vos demandes de soutien car l’état, votre état doit offrir une répartition des financements de soins plus juste que la mammographie, le cathétérisme, la consultation périnatale… soit possible pour chacun.

3 e) Il y a le travail quotidien dans le plus petit, dans ce qui va potentialiser les capacités de vie, à titre d’exemple citons la réflexion sémantique telle « elle ne tombe pas enceinte « on devient, on est enceinte ».

Et citons enfin nos réflexions sur ce que chacun, chaque profession a comme « sens du pouvoir ».

Réel merci à tous pour cette si intéressante, dynamique journée qui en promet bien d’autres du même type

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Allocution de Mme Ginette Lazure
à la séance de clôture

Je voudrais remercier les organisateurs de cette journée de nous avoir permis de vivre ces moments de réflexion d’une grande richesse. Je remercie mes collègues pour la qualité exceptionnelle de leurs présentations.

Nous avons tous constaté aujourd’hui que les enjeux de la formation en santé communautaire sont complexes et les défis multiples Le caractère essentiel de l’interdisciplinarité ne fait pas de doute comme plusieurs l’ont souligné plus spécifiquement mon collègue Michel O Neil

Cependant, la pleine réalisation de l’interdisciplinarité demeure un défi pour nous infirmières, en ce sens qu’elle nécessite des méthodes précises qui restent à développer. Des enjeux considérables sont aussi à clarifier, notamment l’équilibre entre les similitudes et les différences des disciplines ainsi que le rôle du pouvoir du point de vue personnel, professionnel et social.

Dans cette perspective, une formation solide en sciences infirmières est essentielle avant d’entrevoir une pratique en interdisciplinarité. Une formation qui est ancrée dans la connaissance des fondements de la discipline infirmière comme champ d’étude unique, la connaissance du domaine des infirmières, des sources de leurs savoirs ainsi que la nature des connaissances auxquelles elles contribuent par leur recherche.

Ainsi seulement l’infirmière peut développer une conception explicite de sa discipline et par la suite contribuer à la réalisation optimale des objectifs de l’équipe interdisciplinaire.

Je souhaite de tout coeur que les efforts investis dans la formation infirmière au Liban puissent contribuer à préciser la place stratégique de l’infirmière dans le domaine de la santé communautaire.


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التأهيل الأكاديمي والتدرّج العلمي في الصحة العامة في الجامعة الأنطونيّة

مداخلات وكلمات شدّدت على تفعيل دور الممرّضة وإكمال دراساتها العليا

نظّمت كليّة العلوم التمريضيّة في الجامعة الأنطونيّة مع الوكالة الجامعيّة الفرنكوفونيّة حفل افتتاح مؤتمرها الدولي الأول عن "التأهيل الأكاديمي والتدرج العلمي في الصحة العامة في أوديتوريوم الجامعة في الحدث. شارك في أعمال المؤتمر وجلساته اختصاصيون من بلدان عدة منها بلجيكا وفرنسا وكندا والسنغال ولبنان.

حضر الافتتاح رئيس مجلس ادارة المعهد الوطني للإدارة الدكتور ايلي عساف ممثلاً الرئيس اميل لحود والملحق التقافي الفرنسي جان نويل باليو ممثلاً السفير الفرنسي برنار ايمييه والأمين العام للجامعة الأنطونيّة الأب فادي فاضل وجمع من الممرضين والممرضات.

النشيد الوطني افتتاحاً فكلمة تمهيديّة عن المؤتمر ألقتها مديرة كليّة العلوم التمريضيّة في الجامعة الأنطونيّة أنطوانيت زوين قالت فيها: "يهدف هذا المؤتمر الدولي إلى معالجة واقع الاشكالية الوطنية التي تطرح حاجة ماسة للتأهيل الأكاديمي والتدرج العلمي في الصحة العامة في أنظمة هشة تتطلب اصلاحاً جذرياً في قطاعها الصحي." كما توقفت زوين عند واقع لبنان معتبرة "أنه في العام 2004 ووفقاً للدائرة المركزية للاحصاءات ووزارة المالية حددت موازنة الصحة العامة بنسبة 11 في المئة من مجمل فضلاً أنها تشكل 7,8 في المئة من الموازنة العامة للحكومة. عليه، لا تتعدى نسبة التطوير في مجال تفعيل الوقاية والمتطلبات الأولية لقطاع الصحة العامة حدود 0،3 في المئة. كما أنه بدا ملفتاً أن 40 في المئة من الشعب اللبناني لا يحظى بأي مشروع يضمن صحته ان في القطاع العام أو الخاص." ختاماً، خلصت زوين الى القول "أن القسم الأكبر من موازنة وزارة الصحة العامة يخصص لدفع الفواتير الاستشفائية للفئة التي لا تملك أي ضمان صحي ولا سيما للحالات التي تعاني من أمراض مزمنة ومستعصية مثل السكري والسرطان وغسل الكلي والذين يحتاجون الى عمليات جراحية في القلب."

الرهبان

ثم كانت كلمة لرئيس الجامعة الأنطونية الأب لويس الرهبان قال فيها: "ان موضوع المؤتمر يثير الاهتمام لأنه يطرح مسألة مميزة وخاصة هي الصحة العامة. كما يتفرع في محاور مثيرة من حيث طرح مقاربات عدة للموضوع منها علمية وأخرى مهنية وبعضها الآخر أكاديمية ليصب ايضاً اهتماماً خاصاً للمناقشة مقاربتين أساسيتين هما الواقع الأخلاقي وآخر الانساني منه."

من جهته، قال الرهبان:" عندما يعاني الجسم البشري من ألم في أحد أعضائه يشعر الانسان بوجع في جسمه كله ويرى نفسه مريضاً. هذا ينطبق على اطار بيئة محددة لأنه اذا اصيب فرداً منها بمرض ما يتأثر المحيط بحاله لدرجة أن المحيط يرى نفسه في حال من الانزعاج وعدم الراحة فضلاً أنه يجند طاقته لتخفيف الألم على المريض قدر الأمكان. من المهم أن تتكامل العناية الجسدية مع الدعم الاجتماعي ووحدة الانسان في خدمته المريض أو المعوز. أما اذا خسر المجتمع هذه المعادلة فهذا يعني أن المحيط الانساني يفتقر للعلاقات الانسانية والبشرية بين أبناء البيئة الواحدة."

شامباين

الى كلمة مديرة الأقسام الطبية والتمريضية في الجامعة الكاثوليكية في بلجيكا آن ماري شامباين التي ركزت على اتفاق التعاون الذي تم توقيعه بين جامعتها والجامعة الأنطونية في العام 2001. قالت: "يترجم هذا التعاون من خلال ارسالكم بعض من طلابكم المنتسبين الى سنوات دراسية متخصصة في علم التمريض الى الدراسة في جامعتنا. كما أننا نسهر أيضاً على أن يأتي بعض من طلابنا البلجيكيين الى جامعتكم في لبنان ليشاركوا في بعض الحلقات التدريبية الاختيارية القليلة الأمد. أضافت: "ان حصيلة هذا التعاون أثمر الى اليوم ارسالكم 6 ممرضات لبنانيات من جامعتكم قصدونا للتخصص في قسم العناية الفائقة أو في القسم المتخصص في طب الأطفال أو في الاسعافات الطبية الطارئة على اختلاف أنواعها. أما في ما يختص بجامعتنا فقد قصد أربعة من طلابنا الجامعة الأنطونية للانتساب الى ما توفره هذه الجامعة من أعمال تطبيقية ومرحلة تدريبية في السنوات الدراسية الأخيرة".

لازور

أما المسؤولة عن المشاريع الدولية في جامعة لافال في كندا والحائزة على دكتوراة في التمريض جينات لازور فقد قالت: "بعد تنظيم لقاءات عدة بين ادارتي الجامعة الأنطونية وجامعتنا، تمكننا في شباط 2003 من اقرار بروتوكول بين كليتي العلوم التمرضية بين الجامعتين… قد ترجم هذا الاتفاق عملياً في ما يتضمنه برنامج اجازة العلوم التمريضية التي أراه متماسكاً في المضمون. كما أنني ألمس رغبة الجامعة في أن تتخذ البرامج بعداً دولياً ولا سيما أنكم تملكون نية جدية في اطلاق برنامج ماجستير ودكتوراة في اختصاص التمريض."

بيناسار

بدوره، عرض مدير المكتب الاقليمي للوكالة الجامعية الفرنكوفونية-الشرق الأوسط ميشال بيناسار لأهمية التعاون بين الوكالة والقطاع الجامعي ايماناً منها بأهمية هذا الدور في تطوير الوطن على الصعد كافة. بعد أن اعتبر أن الصحة هي عامل أساسي للتنمية في أي مجتمع، عدد بيناسار منجزات الوكالة ودورها في نشر الدور الأساسي للصحة العامة والذي ترجم عبر تنظيم سلسلة مؤتمرات دولية شارك فيها عمداء فرنكوفونيون من كليات الطب والصيدلة وطب الاسنان وهدفها تبادل الخبرات بين الأطراف المشاركة وتطوير الاداء الجامعي بين الفرقاء بما يزيد من الفائدة على المجتمع. كما أشار بيناسار الى أهمية شبكة الباحثين في اختصاص في أمراض التي تتفشى في البلدان الجنوبية. تأسست هذه الشبكة من أجل تحديد سبل الوقاية من المرض وتحديد انعكاساته على المجتمع باختلاف فئاته وسبل مواجهة المرض."

دو لوكار

أما سفير بلجيكا ستيفان دو لوكار فقد أرتجل كلمة تمنى فيها أن تكون مشاركة اللبنانيين في الانتخابات النيابية في نهاية الأسبوع دليل صحة عامة لهم "متمنياً على الحكومة الجديدة أن ترصد موازنة جديدة لوزارة الصحة العامة لتكون على مستوى تطلعات اللبنانيين."

دوفال

أما سفير كندا ميشال دوفال فقد ركز في كلمته "أن برنامج العلوم التمرضية في الجامعة الأنطونية هو مثال يحتذى به لا سيما في مدى التزامه بما هو أفضل للمجتمع اللبناني. كما انه مثل لمستوى عال ورفيع في التربية التي تتمنوا أن يصل اليه طلابكم من خلال الجمع بين المواد التي تحتاج الى البحث واخرى التي تحتاج الى تفكير معمق وردة فعل عن مهنة التمريض وقضاياها."

 

يذكر أنه في ختام جلسة الافتتاح منحت ادارة الجامعة الأنطونية درعاً تقديرياً لمديرة كلية العلوم التمريضية في الجامعة أنطوانيت زوين لمناسبة مرور 50 عاماً على عملها في مجال التمريض.

 

جلسات المؤتمر

بعد استراحة، ترأست الجلسة الأولى المسؤولة عن المدرسة الوطنية للتربية الصحية في دكار في السنغال آوا ساك. تحدث فيها كل من المسؤولة عن المشاريع الدولية في جامعة لافال في كندا والحائزة على دكتوراة في التمريض جينات لازور عن "الأمومة في أقل مخاطر ممكنة وواقع المرأة وأهمية استمرار الحوار بين سكان الشمال والجنوب." كما تناول الباحث والأستاذ في الجامعة الأميركية في بيروت الدكتور نبيل قرنفل في مداخلته "الرؤيا الجديدة للصحة العامة في القرن 21 وما يطرأ عليها من تطلعات وتحديات". كما عرضت الباحثة في وزارة الصحة العامة والحائزة على دكتوراة في علم الاجتماع والصحة العامة آمال منصور عن "مشروع قانون تنظيم المهنة وارتباطه بالصحة العامة."

بعد الغذاء، ترأس الجلسة الثانية عميد كليّة العلوم التمريضية في الجامعة الأنطونيّة الدكتور كابي مكرزل. تحدثت مديرة الأقسام الطبية والتمريضية في الجامعة الكاثوليكية في لوفان في بلجيكا آن ماري شامباين عن أهية ادراج الصحة العامة في اختصاص التمريض كما ينص عليه اتفاق بولونيا." كما أثارت الممرضة والحائزة على دكتوراة في الصحة العامة فرنسواز سيريكس عن "التأهيل والاعداد في الصحة العامة في بلجيكا". ختاماً، عالج رئيس نقابة ممرضي لبنان ايلي الأعرج واقع الخدمات الطبية والاجتماعية والعناية المنزلية في لبنان". في الجلسة الأخيرة التي ترأستها مديرة الأقسام الطبية والتمريضية في الجامعة الكاثوليكية في لوفان في بلجيكا آن ماري شامباين وتحدث فيها كل من الأستاذة المسؤولة عن المدرسة الوطنية للتربية الصحية في دكار في السنغال آوا ساك عن الحياة العملية للممرضة في حقل الصحة العامة في بعض البلدان التي تشهد زيادة سكانية." كما عرضت الممرضة التي تهتم في اعداد ممرضات في كلية العلوم التمريضية في الجامعة الأنطونية ماري قزي "الأمومة دون أي مخاطر بين حماية الأم والطفل". كما تناول الأستاذ المحاضر في كليّة العلوم التمريضيّة في جامعة لافال في كندا واقع الاعداد في الصحة العامة في كيبيك وما تحمله من خبرة قد تكون نواة لتطلّعات عالميّة في هذا الصدد".

ختاماً، يصدر المشاركون في المؤتمر سلسلة توصيات تعلن غداً.

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توصيات المؤتمر الدولي عن الصحة العامة في الجامعة الأنطونية

اطلاق دبلوم دراسات معمقة بالتعاون مع جامعات أجنبية

شكل اعلان توصيات المؤتمر الدولي عن "التأهيل الأكاديمي والتدرج العلمي في الصحة العامة" التي نظّمته كليّة العلوم التمريضيّة في الجامعة الأنطونيّة والوكالة الجامعّة الفرنسية فرصة لاعلان عن اطلاق السنة المقبلة برنامج جديد في كلية العلوم التمريضيّة في الجامعة الأنطونيّة هو دبلوم دراسات معمّقة في الصحة العامة بالتعاون مع الجامعة الكاثوليكية في لوفان-بلجيكا وجامعة لافال في كندا.

أما التوصيات فقد جاءت على الشكل الآتي:

  • تنظيم مجموعات ضاغطة لحث الحكومة اللبنانية على زيادة موازنة وزارة الصحة العامة بما يخدم المصلحة اللبنانية.
  • اقناع السلطات الرسمية في لبنان اعطاء الأهمية الكبرى لدور الممرضين والممرضات في لبنان نظراً لما يقدمونه لخدمة الانسان عموماً والمريض خصوصاً.
  • مواكبة أي تحرك لنقابة الممريضين والممرضات في لبنان ودعمه لأن تعزيز مهنة التمريض هي بند أساسي لا يجب التغاضي عنه.
  • طلب من اللجنة النيابية الصحية وضع على جدول أعمالها المطالب التي قد تساعد على تحقيق ما يطمح اليه الممريضين والممرضات في لبنان لا سيما تسوية أوضاع الحائزين على الامتياز الفني.
  • وضع روزنامة عمل يومية للتحرك يبنى على ركائز اساسية بعيداً عن اي وصاية سياسية وطائفية أو ما شابه.
  • من الناحية الأكاديمية, أصر المشاركون على أهمية الانفتاح على ما توفره البرامج الدراسية في العلوم التمريضية لأن هذا يساعد على تنمية قدرات الطلاب على الصعد العلمية والتطبيقية.
مواكبة كل جديد في العلوم التمريضية ولا سيما في القسم التطبيقي لأنه يساعد على تطبيق ما درسه الطالب في علم التمريض من نظريات عن علم التمريض. ان زيادة ساعات التمارين التطبيقية هي اساسية لتكون فرصة لتوسيع معرفة الممريضين والممرضات وحثهم على المشاركة في توسيع دائرة الأبحاث على حد سواء.

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Résumé du colloque

 

Un colloque national sur « La formation en santé communautaire » fut organisé à l’Université Antonine, Faculté des Sciences Infirmières le jeudi 26 Mai 2005.

Ce colloque avait pour but de débattre d’une problématique nationale sur la nécessité de la formation et de la prévention en santé communautaire au Liban, car celle-ci a tendance à se focaliser sur la médecine curative plutôt que sur la médecine préventive.

Dans le cadre des accords de coopération avec le Canada et la Belgique, des intervenants, professeurs experts dans ce domaine sont venus débattre plusieurs thèmes ayant trait à la formation en santé communautaire.

En plus, il y a eu l’intervention d’une professeure experte du Sénégal qui a parlé de son expérience sur la pratique en santé communautaire dans les pays en émergence. Plusieurs intervenants libanais, professeurs experts, ont pris la parole pour nous exposer l’état de santé communautaire au Liban et de la nouvelle vision en santé communautaire du XXI ème siècle, les défis et les perspectives.

A la fin du colloque, des recommandations et souhaits ont été pris dans le but d’améliorer la santé au Liban :

- La prévention avant la guérison,

- La nécessité de la formation en santé communautaire,

- L’introduction de la santé communautaire dans le programme de licence,

- Le rôle de l’Etat pour financer les soins de santé primaire et prévenir les risques,

- Le rôle de l’Ordre des infirmiers et infirmières du Liban pour légiférer les actes infirmiers,

- Enfin, l’annonce de l’implantation d’un programme de DEA interdisciplinaire en santé communautaire à l’U.P.A (Faculté des Sciences Infirmières).

 

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