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Sous le haut patronage de
S.E. M. Tarek Mitri
Ministre de la Culture
l’Université Antonine(UPA)
l’Institut Supérieur de Musique
en collaboration avec
l’Université Paris Sorbonne (Paris IV)
l'UFR de musique et de Musicologie
a le plaisir de vous inviter au colloque musicoloqique international sur le thème
« Traditions musicales au carrefour du systématique et de l’historique :
Prolégomènes à une musicologie générale des traditions »
Date : Lundi et Mardi, 19 et 20 juin 2006
Lieu : Université Antonine, salle Louis ROHBAN, Hadath-Baabda
Séance inaugurale, lundi 19 juin 2006 à 10h00
- Hymne national libanais : Ensemble de Musique Classique Arabe de l’UPA (EMCAUPA)
- Présentation de la coopération entre l’Université Paris Sorbonne (Paris IV) et l’Université Antonine :
P. Fady FADEL, Secrétaire général de l’UPA
- Séquence de musique syro-maronite : EMCAUPA,
direction : P. Youssef CHEDID, soliste : M. Mustafa SAID (Egypte)
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Allocution de l’Université Antonine :
Père Recteur Antoine RAJEH
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Séquence de musique médiévale européenne: EMCAUPA,
MM. Mustafa SAID et Michael HORANI
- Allocution de l’Université Paris Sorbonne (Paris IV) :
Professeur Nicolas MEEUS, Directeur adjoint de l’École doctorale, responsable de la formation doctorale en musicologie.
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Séquence de musique médiévale arabe : EMCAUPA,
direction : Dr Nidaa ABOU MRAD, soliste : M. Mustafa SAID
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Allocution du Dr Victor SAHAB,
Vice-président du Conseil International de la Musique
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Séquence de musique du Liban et du Levant du XIXe siècle (Mîkhâ’îl Mashâqa) :
MM. Nidaa ABOU MRAD et Mustafa SAID
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Allocution du Dr Kifah FAKHOURI,
Secrétaire général de l’Académie Arabe de Musique
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Présentation du colloque :
Dr Nidaa ABOU MRAD, Directeur de l’ISM-UPA
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Séquence de musique d’art ottomane au kémentché :
M. Fikret KARAKAYA, directeur de l’Ensemble BEZMARA – Turquie
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Allocution du Ministre de la Culture :
S.E. M. Tarek MITRI
Signature de la convention de coopération
avec l’Université Paris Sorbonne (Paris IV)
Le lundi 19 juin 2006
Séance inaugurale, lundi 19 juin 2006 à 10h00 (voir invitation)
Première séance, lundi 19 juin 2006 à 11h30
- Président de la séance : Mgr Simon Attallah, Archevêque maronite de Baalbek et Deir al-Ahmar (Liban).
- Mgr Georges Khodr, Métropolite grec orthodoxe du Mont Liban (Liban) : « Approches ecclésiales des notions de tradition et d’art liturgique ».
- Cheikh Chafic Jaradi, Institut des Connaissances sapientielles (Liban) : « Approches islamiques des notions de tradition et d’art religieux ».
Deuxième séance, lundi 19 juin 2006 à 14h30
- Président de la séance : Dr Victor Sahab, Conseil International de la Musique.
- P. Pr. Louis Hage, Université Saint-Esprit de Kaslik (Liban) : « Approches musicologiques de la tradition musicale syro maronite ».
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Pr. Nicolas Meeùs, Paris Sorbonne (Paris IV) (France) : « Fonctions systémiques et fonctions modales ».
- P. Pr. Youhanna Ellaty, Université de Damas (Syrie), « Approches théologiques, liturgiques et musicologiques de la tradition musicale ecclésiale orthodoxe d’Antioche ».
- Dr Amine Beyhom, Université Paris Sorbonne (Paris IV) (France) et Université Antonine (Liban) : « Musiques savantes de l’Orient ou le temps de la reconnaissance ».
Troisième séance, lundi 19 juin 2006 à 17h00
- Président de la séance : Pr. François Picard.
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Table ronde « Une musicologie générale des traditions ? » avec tous les intervenants du colloque.
Concert « Traditions musicales en dialogue », lundi 19 juin 2006 à 20h00 (Chapelle Notre-Dame du Printemps – Campus UPA de Baabda)
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Séquences musicales traditionnelles chinoises à la flûte par François Picard (France).
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Séquences musicales ottomanes anciennes au kémentché par Fikret Karakaya, Directeur de l’Ensemble Bezmara (Turquie).
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Séquences musicales arabes du Moyen Âge au XIXe siècle, séquences musicales ecclésiales médiévales et traditionnelles d’Orient et d’Occident par l’Ensemble de Musique Classique Arabe de l’UPA (EMCAUPA), avec : Nidaa Abou Mrad : transcription, direction musicale et cordes frottées (vièle à archet médiévale française, kemãnšêh persan, violon arabe), Mustafa Said (Egypte) : chant et ‘ûd, P. Youssef Chédid : chant ecclésial maronite, Michael Horani, chants ecclésiaux byzantin et latin, Hayaf Yassine : chant et santûr, Ghassan Sahhab : qãnûn, Ali Wehbé : riqq.
Le mardi 20 juin 2006
En marge du colloque :
Soutenance des mémoires des étudiants en Master Recherche à l’ISM - de 9h00 à 13h30
Quatrième séance, mardi 20 juin 2006 à 14h30
- Président de la séance : Pr. Nicolas Meeùs.
- Pr. François Picard, Université Paris Sorbonne (Paris IV) (France) : « le système modal de l’époque Tang vu par les Song (XIe-XIIIe siècles) ; l’interprétation des partitions de musique confucéenne ».
- Dr Nidaa Abou Mrad, Université Antonine (Liban) : « Transcription et performance des mélodies notées au Liban au début de la renaissance arabe par Mîhã’îl Maššãqa (1800-1888) ».
- P. Pr. Elie Kesrouani, Notre Dame University (Liban) : « Approches musicologiques de la tradition musicale syriaque orthodoxe ».
- Dr Marcel Akiki, Université Antonine (Liban) : « Formules d’onomatopées du chant populaire traditionnel libanais et modèles rythmiques de la tradition musicale savante orientale arabe ».
- M. Fikret Karakaya (Turquie) : « A propos de l’expérience de l’Ensemble Bezmara et de la revivification de la musique ottomane ».
Cinquième séance, mardi 20 juin 2006 à 18h00
- Président de la séance : Dr Amine Beyhom, Université Paris Sorbonne (Paris IV) (France) et Université Antonine (Liban).
- Table ronde « La musicologie au service de la revivification des traditions ? » avec tous les intervenants du colloque.
Séance de clôture :
Conclusions, mardi 20 juin 2006 à 19h30
- Président de la séance et Directeur du Colloque : Dr Nidaa Abou Mrad, Université Antonine (Liban).
- Rapporteur du Colloque : Dr Amine Beyhom, Université Paris Sorbonne (Paris IV) (France) et Université Antonine (Liban).
Comité Scientifique : Pr. Frédéric Billiet (Paris Sorbonne), Pr. Nicolas Meeùs (Paris Sorbonne), Pr. François Picard (Paris Sorbonne), Dr Frédéric Lagrange (Paris Sorbonne), Dr Nidaa Abou Mrad (UPA), Dr Amine Beyhom (Paris Sorbonne et UPA).
- Ce Comité a notamment pour responsabilité la supervision de l’édition des textes appelés à constituer le premier numéro de la Revue des Traditions Musicales des Mondes Arabe et Méditerranéen (RTMMAM), qui paraîtra fin 2006 aux Publications de l’Université Antonine et qui sera axé sur la thématique du colloque.
Lieux :
Toutes les séances du colloque se tiennent à la salle Louis ROHBAN, le concert se tenant à la chapelle Notre-Dame du Printemps – Campus UPA de Hadath-Baabda.
La musicologie, ou étude scientifique du phénomène musical, selon des approches diachroniques, propres à la musicologie historique, et synchroniques, propres à la musicologie systématique, a beaucoup évolué au cours des dernières décennies, notamment dans le sens du décloisonnement disciplinaire et de l’intégration de nouveaux outils analytiques, permettant, à terme, la validation du concept de « musicologie générale ».
Les traditions musicales dites sapientielles ou savantes - c’est-à-dire les musiques d’art, à caractère initiatique, dont la systématique, souvent incomplète, est décrite au sein d’une théorie explicite - font partie des bénéficiaires privilégiés de ces nouvelles avancées. Les traditions artistiques orientales étaient, en effet et jusqu’à une date assez récente, les laissées pour compte de l’investigation musicologique analytique. La musicologie occidentale officielle (historique et analytique), centrée sur la musique savante européenne, a longtemps cantonné l’étude des traditions musicales extra-européennes - taxées autrefois de « primitives » - à l’ethnomusicologie, ou étude ethnologique des traditions musicales vivantes. Rejeton de l’ethnologie, l’ethnologie musicale ou « musicologie comparée » a de son côté, et souvent par manque d’outils analytiques spécifiques, longtemps limité son approche des musiques traditionnelles aux seules catégories sociologiques et culturelles, se concentrant sur les traditions populaires. Délaissées par la musicologie systématique et hormis les travaux pionniers de quelques orientalistes férus de musique, souvent lacunaires du point de vue de la musicologie analytique, les traditions musicales artistiques orientales n’eurent pas droit cité dans la réflexion musicologique historique avant le dernier tiers du XXe siècle.
à présent, les mentalités ayant évolué vers plus d’ouverture, les outils d’analyse s’étant abondamment développés et les approches épistémologiques s’étant décloisonnées, l’ethnomusicologie, tout en mettant l’accent sur sa composante musicologique analytique et systématique, n’a plus le monopole de l’étude des traditions musicales (artistiques) extra-européennes. Aussi les nouvelles démarches pluridisciplinaires ont-elles forgé des outils d’investigation musicologique historique et systématique, irréductibles à la seule érudition musicale des orientalistes de la première heure, ou encore à une approche ethnographique privilégiant la description de la dimension anthropologique de la musique. Les nouvelles acquisitions musicologiques consistent notamment en l’application de démarches apparentées à la linguistique, comme la sémiotique musicale, ou relevant de la cognition musicale et surtout de la systématique diachronique, ainsi qu’en l’introduction de protocoles de validation scientifique des hypothèses musicologiques. L’émergence d’une nouvelle génération de chercheurs autochtones, formés en Occident à ces nouvelles approches disciplinaires, et la constitution d’une nouvelle génération d’ethnomusicologues qui pratiquent les musiques d’art des cultures étudiées, n’a pas peu contribué à la cristallisation d’un nouveau projet, celui de l’élaboration d’une musicologie générale appliquée au champ des traditions musicales sapientielles de l’Orient. Les nouvelles connaissances relatives à ces traditions ont bénéficié, en retour, à l’approfondissement de l’étude des musiques médiévales européennes apparentées (avec pour première approche les musiques ecclésiales, issues d’un même vivier originel), et ont permis d’insuffler une vitalité nouvelle dans la performance de ces répertoires, antérieurement lyophilisés dans des paléographies musicales ayant perdu leurs clés herméneutiques.
Ce colloque a pour propos de voir comment ces traditions musicales artistiques extra-européennes, antérieurement prisonnières d’un champ aporétique, sont devenues l’un des sujets de prédilection de la musicologie d’avant-garde, du fait même que l’aporie s’est muée en friche à explorer. Au-delà de ce constat, il s’agit de proposer une réflexion épistémologique à propos de cette musicologie générale en gestation qui s’applique d’ores et déjà aux traditions musicales artistiques vivantes de l’Orient.
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