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Sportives
 
   
 
 
 
 
 
 

 
   
 
L’Éducation Physique et Sportive au Liban : actualité et perspectives





     

Sous le patronage et en présence de
S.E.M. Issam FARÈS
Vice-Président du Conseil des Ministres libanais

L’Université Antonine-UPA
L’Institut d’Éducation Physique et Sportive-IEPS
a le plaisir de vous inviter

au premier colloque national
« L’Éducation Physique et Sportive au Liban : actualité et perspectives »

et

à la signature de nouveaux accords de coopération inter universitaire

Date : Mardi 11 mai 2004, à partir de 10h00
Lieu : Site de Hadath-Baabda, Auditorium de la Faculté de Génie


Programme de la séance inaugurale, le 11 mai 2004 à 10h00 :
- Hymne National libanais
- Allocutions d’ouverture
- Allocution du P. Fady FADEL, Secrétaire Général de l’UPA et Directeur de l’IEPS
- Allocution de M. Marc FRANCAUX, Président de l’IEP, Université Catholique de Louvain-Belgique
- Allocution de M. Patrice THIRIET, Directeur de l’UFR-STAPS, Université Claude BERNARD, Lyon 1-France
- Allocution du P. Marwan TABET, Secrétaire Général de l’enseignement scolaire catholique au Liban
- Allocution de M. Frédéric CLAVIER, Conseiller de coopération et d’action culturelle,
  représentant  S.E.M Philippe LECOURTIER, Ambassadeur de France au Liban
Allocution de Mme Françoise GUSTIN Ambassadeur de Belgique
- Allocution du P. Louis ROHBAN, Recteur de l’Université Antonine
Allocution de M. Sebouh HOVNANIAN, le Ministre de la jeunesse et du sport,
  représentant  S.E.M. Issam FARÈS, Vice-Président du Conseil des Ministres libanais
- Signature de nouveaux accords de coopération interuniversitaire



Première séance
le 11 mai 2004 à 11h15 à 12h40

- Thème : La formation universitaire en Éducation Physique et Sportive (EPS)

-
Président de la séance : S.E.M. Robert GHANEM, Ancien Ministre de l’Education nationale
  et rapporteur de la commission parlementaire de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la culture

-
Conférenciers :
  1. P. Fady FADEL, Secrétaire Général de l’UPA et Directeur de l’IEPS
  Le programme universitaire en EPS : éléments constitutifs et fianlité(s)
  2. Dr. Gaby MOUKARZEL, Doyen de la Faculté des Sciences Infirmières-UPA
  L’intérêt des matières scientifiques (biologiques) dans la formation universitaire en EPS
  3. Mlle Rita KATTOUF, Enseignant à l’IEPS
  L’intérêt des matières psychosociales dans la formation universitaire en EPS
  4. Dr. Fawzi FERRI, Professeur associé en éducation physique à l’Université de Balamand
  Les Sciences et Techniques des activités physiques et sportives (STAPS) comme objet d’étude
  5. M. Fouad FARES, Enseignant à l’IEPS, Président de la Fédération libanaise du Judo
  Les nouvelles technologies au service de l’EPS

Deuxième séance
le 11 mai 2004 à 13h50 à 15h30

- Thème : L’évolution du métier d’Éducateur physique et sportif

-
Président de la séance : S.E.M. Sabouh HOVNANIAN, Ministre de la jeunesse et du sport

-
Conférenciers:
  1. M. Patrice THIRIET, Directeur de l’UFR-STAPS, Université Claude BERNARD, Lyon-France
  Le métier d’Éducateur physique en France : évolution et perspectives
  2. Dr. Nizar Zein, Chef du département de l’éducation physique et sportive au Ministère libanais de l’Éducation nationale
  Les textes officiels et l’organisation de l’enseignement de l’EPS dans les établissements scolaires libanais
  3. Dr. Nasser BATLOUNY, Professeur associé à l’Université Libanaise
  L’EPS et l’impact d’un curriculum caché
  4. M. Guy MILLE, Conseiller du Ministre de la jeunesse et du sport
  EPS et sport : différences et convergences
  5. M. Jihad SALAMÉ, Coordinateur scolaire d’EPS
  Les principales contraintes rencontrées et les principales compétences attendues d’un éducateur physique au Liban
  6. M. Georges KFOURY, Ancien coordinateur scolaire d’EPS
  L’évolution de l’EPS au Liban de 1950 à nos jours : Formation, recrutement, autoévaluation critique

Troisième séance
le 11 mai 2004 à 16h00 à 17h15

- Thème : Les perspectives académiques et professionnelles de l’Éducation Physique et Sportive

-
Président de la séance : S.E.M. Ahmad JAMMAL, Directeur Général de l’Enseignement Supérieur

-
Conférenciers :
  1. P. Elie ABDEL MASSIH, Directeur Général des établissements scolaires antonins
  Etablissement scolaire libanais et EPS : L’E.P.S est un enseignement
  2. M. Marc FRANCAUX, Président de l’Institut d’Éducation Physique,
  Université Catholique de Louvain-Belgique Comment justifier la formation à la recherche et à la pratique réflexive en éducation physique ?
  3. M. Nizar GHARIB, Chef du bureau de la formation continue, Centre de recherche et de développement pédagogique
  La formation continue des enseignants d’EPS
  4. Dr. Camille NAKOUZI, Coordinateur du département d’EPS, Faculté de Pédagogie, Université Libanaise
  Le marché de l’emploi pour le titulaire d’une licence d’enseignement en EPS
  5. Dr. Elie CHEDID, enseignant d’éducation physique, département des sciences de l’éducation, Notre Dame University
  L’impact de l’EPS dans le cursus scolaire anglophone

Séance de clôture
le 11 mai 2004 à 17h15 à 17h40

- Conclusions et recommandations
  Dr. Jacques RUSTOM, Coordinateur de l’IEPS à l’Université Antonine



 
La séance inaugurale

     



Allocution d’ouverture du P. Fady FADEL
Secrétaire Général de l’UPA et Directeur de l’IEPS


Excellence,

Au nom de l’Université Antonine, permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue au premier Congrès National sur l’Éducation Physique et Sportive.

C’est l’exigence de qualité et la nécessité de résultat qui nous ont poussés, responsables académiques et administrateurs, à entreprendre une restructuration massive et un réaménagement des programmes au sein de l’Institut d’Éducation Physique et Sportive, il y a maintenant un peu plus de deux ans.

Mais, ce colloque représente avant tout pour l’Université une prise de conscience visant à créer un dynamisme autour de l’enseignement de l’éducation physique et sportive. Il espère aussi contribuer à une connaissance scientifique et plus fine de cette discipline, afin de satisfaire les besoins nationaux et d’identifier les publics étudiants et leurs attentes. Enfin, nous serons fiers et honorés, de participer à la mise en œuvre d’une politique nationale pour harmoniser les programmes universitaires ; promouvoir les échanges coopératifs nationaux et internationaux, ceci en vue d’une amélioration permanente de l’efficacité, de la pertinence et de la qualité du système de formation. Nous parlons de qualité, car nous considérons avec force que l’EPS relève également du domaine de la santé publique, dans la mesure où nos étudiants seront un jour responsables de la santé des personnes qui leur seront confiées. Et toute lacune dans leur formation peut mettre en danger la santé des personnes en question.

Notre ambition – force est de le remarquer – est largement récompensée aujourd’hui.

La mobilisation importante, et la présence chaleureuse d’universités sœurs : Université Libanaise, Université de Balamand, Notre Dame de Louaizé ; témoignent de la solidarité et du dialogue entre les responsables académiques. Nous apprécions également la présence de nombreux établissements scolaires, puisqu’une bonne orientation suppose une collaboration étroite et suivie entre l’école et l’Université.

Mesdames et Messieurs,

Si la formation est la mission traditionnelle de l’Université, inséparable de la recherche et de l’orientation, l’un des plus importants domaines d’analyse demeure la préparation à l’insertion professionnelle.

Les universités développent des formations professionnalisées. Elles aident dorénavant les étudiants à définir leur projet professionnel et à le réaliser en favorisant les stages. En créant des ateliers de préparation à la prospection d’emploi. Toutefois, comme nous avons pu le lire dans plusieurs rapports des comités nationaux d’évaluation des missions de l’enseignement supérieur, en Europe ou en Amérique du Nord, il serait parfaitement illusoire de rechercher une parfaite adaptation des formations à ce que l’on nomme « les besoins de l’économie ».

L’adéquation à l’emploi est un compromis entre les missions de l’Université et l’intérêt des employeurs (entreprises privées, entreprises publiques ou administrations). (« Les difficultés d’emploi actuelles ne sont pas dues, sauf rares exceptions, à une inadaptation qualitative entre offre et demande. Si la qualité de la formation et l’élévation au niveau des connaissances améliorent statistiquement les probabilités individuelles d’embauche, l’appareil de formation est impuissant à modifier le volume même de l’offre d’emploi »).

Par ailleurs, le marché de l’emploi, connaît une restructuration organisationnelle et des bouleversements démographiques dans un contexte de compétition globale et de grandes mutations technologiques. Il appelle d’urgence toutes les universités à adapter un système de formation continue diplômante organisée sous forme de crédits et caractérisée par des points d’entrée et de sortie de cours flexibles.

L’Université Antonine, en fait l’expérience depuis bientôt deux ans avec succès.

Et aujourd’hui même, nous appelons de cette tribune tous les enseignants d’EPS dans les établissements scolaires non-diplômés, d’intégrer la voie de la formation continue diplômante en EPS, et nous vous promettons de prendre en considération votre acquis professionnel et le facteur de temps qui vous est important.

Enfin, pour clore, nous souhaitons vous annoncer la signature d’accords-cadres entre notre Université et les universités : Claude Bernard, Lyon 1 et l’Université Catholique de Louvain. La coopération entre nos établissements portera sur la reconnaissance des programmes et permettra à nos étudiants d’y poursuivre dans les meilleures conditions leur troisième cycle et leur doctorat.

Quant à l’accord de coopération avec la Mission Culturelle Française et l’Agence Universitaire de la Francophonie, il vise à accréditer nos cours de mise à niveau de langue française et à appuyer les efforts et l’engagement de notre Université en francophonie. L’étudiant antonin obtient un diplôme approfondi de langue française quelque soit son domaine de spécialité.

Mesdames et Messieurs,
Nous vous remercions chaleureusement de votre présence et de votre précieuse écoute et nous vous souhaitons une journée bien fructueuse.

Merci.

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Allocution d’ouverture de M. Marc FRANCAUX
Président de l’Institut d’Éducation Physique,
Université Catholique de Louvain - Belgique

Excellences,
Monsieur le Recteur,
Mesdames, Messieurs,

Le mouvement est la signature de la vie ! Et l’immobilisme c’est la mort, aimait à dire un de mes prédécesseurs, le professeur André Storm.
Dès notre vie intra-utérine nous sommes capables de mouvements. Aux cours de notre petite enfance, nous développons notre motricité de façon extraordinaire en maîtrisant successivement la marche, puis la course, puis des mouvements de plus en plus fins indispensables au développement de notre aptitude à communiquer et donc à notre socialisation, et par là même à notre capacité d’expression artistique.
Adolescent, adulte, la pratique régulière d’activités physiques et sportives nous permet notamment d’acquérir et de maintenir une bonne condition physique, gage d’une bonne santé, d’un bon équilibre psychologique favorisant notre épanouissement personnel.
Le vieillissement de la population et ses habitudes de plus en plus sédentaires poseront à la société de demain d’importants et de passionnants défis en matière de santé publique et d’équilibre social. A l’Institut d’éducation physique et de Réadaptation de l’Université catholique de Louvain, un enseignement intégré en sciences et en techniques de la motricité a la prétention de préparer idéalement ses étudiants à relever ces défis qui comme vous l’avez compris couvrent toutes les périodes de la vie de la naissance à la sénescence.
L’Université catholique de Louvain a été fondée en 1425 par une bulle papale signée de la main de Martin V. Elle comptait alors trois facultés: droit, médecine et arts. La Faculté de théologie s'adjoindra en 1432.
Le théologien et humaniste Érasme, le géographe Mercator, l'anatomiste Vésale la fréquenteront Université au XVIe siècle. Lemaître, initiateur de la théorie du Big-Bang et De Duve prix Nobel de médecine y seront professeur au XXe siècle.
L'université connaît les heurs et malheurs de l'Histoire: fermée sous la domination française (1797), rouverte par les évêques en 1834, elle est bombardée au cours des deux guerres mondiales (toute sa bibliothèque est perdue dans l'incendie de 1914).
Elle voit aussi les conséquences de la démocratisation des études universitaires. Au cours des années soixante, les effectifs de l'Université passeront de 4 610 à 13 772 étudiants !
Mais c'est tout près de nous, au vingtième siècle, qu'il faut chercher un nouvel événement majeur de son histoire. En 1971, suite aux pressions du monde politique flamand, hostile au maintien d'une université francophone sur le sol de la Flandre, l'Université catholique de Louvain est purement et simplement dédoublée en deux universités distinctes, l'une flamande qui reste à Louvain (en néerlandais Leuven) et l'autre francophone qui émigre dans la région du Brabant wallon, sur une terre qui prend le nom symbolique de Louvain-la-Neuve où est implanté notre Institut d’Education physique.
L’université compte maintenant dix facultés, une cinquantaine de départements et environ 200 unités de recherche. Elle accueille plus de 20,000 étudiants et n’est pas peu fier de pouvoir compter parmi membres, quasi un étudiant étranger pour quatre étudiants belges, preuve s’il en est de son rayonnement international dans le domaine de l’éducation, des sciences et de la culture, mais aussi preuve de son ouverture au Monde et son soucis à voir partager les compétences acquises à travers les siècles de son Histoire. On estime qu’actuellement plus de 150,000 personnes vivant à travers le monde ont reçu leur formation à l’UCL. Trente-trois étudiants libanais y sont pour l’instant inscrits dont quatre ont d’ores et déjà été admis au sein de notre département.
L’Institut d’Education physique et de Réadaptation est un département de la faculté de Médecine. Il compte 629 étudiants. On y dispense des formations basées sur les sciences de la motricité. Il nous plaît à dire que les études que nous proposons sont des études en mouvement ! Ce dénominateur commun se décline en une formation en éducation physique et une autre en kinésithérapie et réadaptation. Le programme est un subtil mélange entre des sciences exactes, des sciences biomédicales et des sciences humaines amenant les éducateurs physiques à optimaliser les potentialités motrices humaines alors que les kinésithérapeutes ont plutôt mission de les restaurer.
L’activité de recherche est le fondement indispensable à un enseignement de haut niveau. Elle permet d’aborder les concepts et les connaissances les plus nouvelles. La très grande majorité de nos professeurs sont également des chercheurs reconnus dans les matières qu’ils enseignent. Nous sommes soucieux de rapidement confronter les jeunes étudiants à la démarche scientifique rigoureuse et à l’esprit critique propre à la formation universitaire.
Concrètement, l'activité d’une de nos unités de recherche est centrée sur l'optimalisation de l'intervention en motricité humaine. Elle tente de répondre à une série de questions qui se posent journellement aux acteurs de terrains :
• Comment les professeurs enseignent-ils l’éducation physique ?
• Quelles interactions établissent-ils avec leurs élèves ?
• Comment intègrent-ils leurs cours dans le curriculum scolaire ?
• Comment prennent-ils en compte les représentations sociales de l’éducation physique ?
• Comment les enfants apprennent-ils en situation libre ?

Une autre unité de recherche, celle à laquelle j’appartiens, s’intéresse à la physiologie et à la biologie de l’exercice. Nous essayons de comprendre les mécanismes fondamentaux qui président à l’adaptation du muscle à l’entraînement, mais également à ceux qui sous-tendent la fonte musculaire dans des états pathologiques comme les myopathies ou durant la sénescence, par exemple.

Un troisième groupe s’intéresse à la marche pathologique chez l’enfant et aux moyens d’y remédier. Le même groupe étudie également les phénomènes neurophysiologiques qui expliquent l’apparition de la douleur et à ceux qui contrôlent les mouvements de préhension avec des applications assez spectaculaires comme celles en microgravité.

Notre équipe de biomécaniciens s’intéresse à la locomotion terrestre à la fois chez l’homme et les grands mammifères. Ils participent également aux campagnes de vol paraboliques organisés par l’Agence spatiale européenne (ESA) afin d’étudier la forme que prendrait la marche sur la planète Mars si l’Homme venait à y mettre le pied.

Toutes ces équipes de recherche accueillent bien sûr des étudiants en DEA et en doctorat, belges et étrangers. Aussi, est-ce avec plaisir que j’ai entendu la volonté de l’Institut d’Education Physique et Sportive de l’Université Antonine de voir ses meilleurs étudiants venir se former à l’Université catholique de Louvain à un niveau de DEA, voire de doctorat. Lors d’une de ses visites en Belgique, le père Fadi Fadel m’avait informé de ce souhait et nous avions rapidement conclu à la nécessité de sceller un accord de collaboration dont je suis heureux aujourd’hui d’être porteur. Sans la moindre hésitation notre Recteur, le professeur Marcel Crochet, a donné caution à ce projet. C’est pour moi un très grand honneur d’être reçu parmi vous (et je vous en remercie sincèrement) pour signez cet accord, mais aussi et surtout dirais-je pour partager au cours du colloque qui nous attend nos conceptions de la pédagogie universitaire moderne.

Soyez assuré Monsieur le Secrétaire général que les étudiants que vous nous enverrez seront les bienvenus dans un pays et dans une université empreints de tolérance et de multi-culturalité. Nous nous efforcerons de contribuer à l’excellence de leur formation et je suis sûr qu’ils pourront par la suite concourir au développement des activités physiques et sportives au sein de leur pays d’origine et contribuer ainsi au bien-être et à la santé de la population libanaise.
Je formule le vœu que notre collaboration soit des plus fructueuses au profit des étudiants dont nous avons la charge et au profit de la population de nos pays respectifs.

Je vous remercie pour votre attention.

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Allocution d’ouverture de M. Patrice THIRIET
Directeur de l’UFR-STAPS,
Université Claude Bernard, Lyon 1 - France

Excellence,
Mesdames,
Messieurs,

C’est avec un immense plaisir que je m’apprête à signer cette convention entre l’université Antonine et l’université Lyon.

Cette convention concerne à la fois l’enseignement et la recherche. C’est une convention cadre qui définit notre cap.
Mais une convention, c’est aussi un contrat qui engage l’avenir. A compter de cette signature, il nous reviendra de la faire vivre. Pour faire vivre cette convention, nous devrons vivre ensemble et je vous propose de faire connaissance avec votre nouveau partenaire lyonnais.
Quelques mots tout d’abord sur Lyon.
Un million d’habitants peuplent Lyon et l’agglomération lyonnaise et 100 000 étudiants sont inscrits dans les instituts, écoles et dans les 3 universités Lyonnaises.
L’université Lyon 1 est l’une des trois universités lyonnaises : elle porte également le nom d’université Claude Bernard Lyon 1.
28 000 étudiants y sont inscrits.
Elle regroupe 22 unités ou facultés rassemblées en deux grands secteurs : le secteur santé et le secteur sciences.
Le secteur santé rassemble les facultés de médecine, pharmacie, odontologie, un Institut des Techniques de réadaptation.
Le secteur sciences rassemble dix unités de sciences dites « dures » : mathématiques, physique, mécanique, biologie, informatique, chimie-biochimie etc, et l’unité STAPS.
L’UFRSTAPS est l’equivalent de l’Institut d’Education Physique et Sportive de l’universite Antonine.

2504 étudiants y sont inscrits.

En France, 55 000 étudiants sont inscrits en STAPS dans 45 UFRSTAPS ou départements STAPS.
Au niveau des effectifs étudiants, nous sommes donc une des plus importantes UFRSTAPS en France comme nous nous sommes une des plus importantes unités de l’université Lyon 1.
Le mot « UFRSTAPS » signifie unité de formation et de recherche en sciences et techniques des activités physiques et sportives.
En effet, comme les autres UFR du campus, l’UFRSTAPS a une double mission : la formation et la recherche. C’est pourquoi ses enseignants sont appelés des enseignants chercheurs.
La formation a l’UFRSTAPS est assurée par 62 enseignants titulaires : 32 enseignants-chercheurs et 30 enseignants du secondaire, c'est-à-dire des enseignants de lycée plutôt spécialisés dans l’enseignement des pratiques physiques.
Ces 62 enseignants sont insuffisants pour assurer 33 000 heures de cours et nous recrutons chaque année environ 300 vacataires.

Notre mission de formation en STAPS s’exerce au niveau de cinq principaux départements : le département « licence » qui assure la formation licence en 3 ans (c’est le L dans le nouveau système LMD), le département « éducation physique et sportive » qui ne forme que les candidats au concours au professorat d’EPS, le département « entraînement sportif », le département « management du sport », le département « activités physiques adaptées » qui concerne différents handicaps.

Au niveau de la recherche, notre deuxième mission, l’UFRSTAPS dispose d’un laboratoire pluridisciplinaire : le CRIS.
CRIS signifie centre de recherche et d’innovation sur le sport.
Le CRIS regroupe 32 enseignants-chercheurs titulaires. Avec les doctorants et les professeurs associés, notre laboratoire regroupe une centaine de personnes.

Cette centaine de chercheurs s’intéressent, d’une manière très générale, à l’amélioration de la performance sous l’angle de toutes les disciplines.
Nos compétences se sont concentrées sur certains points forts et en particulier :
- la sociologie des organisations sportives,
- l’histoire du sport,
- certains aspects du handicap,
- des thèmes précis en physiologie,
- la didactique en EPS.

Le développement de la recherche ne peut se concevoir sans des relations avec d’autres établissements étrangers et le développement des relations internationales fait partie de nos priorités.
« Peu mais bien » est notre politique en matière de relations internationales.
Nos moyens humains et financiers sont limités. Nous avons donc décidé de concentrer nos actions de coopération sur un nombre limité de projets. Il faut aussi que nous puissions apporter une réponse de qualité et que, par conséquent, ce soit nos pôles d’excellence qui soient sollicités.
D’autre part, les chercheurs ont souvent tendance à se tourner vers les Etats-Unis, ou vers certains pays européens et l’anglais est devenu leur langue. Crédits et subventions pour la recherche prennent également souvent cette direction. L’inscription d’un projet au sein de la francophonie constitue également un argument de poids dans le choix de nos partenaires.

Lorsque le Père Fady Fadel m’a présenté ainsi qu’à mes collaborateurs l’Université Antonine et son projet, nous avons été immédiatement convaincus.
En effet, les programmes - contenus et horaires - de l’université Antonine répondent aux besoins d’une formation sérieuse et de qualité, sont parfaitement compatibles avec les nôtres. De plus, l’université Antonine prépare ses étudiants à la recherche de telle sorte que leur inscription à Lyon en troisième cycle ne posera aucun problème.
Un point important est à signaler : notre convention prévoit qu’aucun étudiant ne sera inscrit à Lyon sans l’avis favorable de l’université Antonine.
Le conseil de l’UFRSTAPS et le conseil d’administration de l’Université Lyon 1 ont voté cette convention alors que, je dois le préciser, nous n’étions jamais venus au Liban et que nous ne connaissions l’université Antonine que par son site internet. C’est dire la confiance qui s’est immédiatement établie entre nous.
Il est vrai également que, pour avoir vécu la moitié de ma vie en Afrique, j’ai eu des amis libanais. J’ai pu constater le dynamisme de cette communauté, son art de vivre, son sens de l’hospitalité, son ouverture vers le monde et le souci qu’elle apporte à l’éducation de ses enfants.
Après la visite de l’université Antonine, la découverte du nouveau visage de Beyrouth, les premiers contacts avec nos collègues et étudiants libanais, je suis convaincu que cette convention est promise à un bel avenir, qu’il s’agira d’une véritable co-opération, c’est-à-dire d’une action menée ensemble, dans les deux sens, une action qui valorise les deux partenaires.
Je vous remercie.


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Allocution d’ouverture du P. Marwan TABET
Secrétaire Général de l’enseignement scolaire catholique au Liban


Les activités physiques sont un élément fondamental de l’éducation, de la culture et de la vie sociale. Elles constituent un facteur important d’équilibre, de santé et d’épanouissement.

En effet, l’éducation physique et sportive s’adresse à l’enfant en tant que personne complète, car le jeune élève est à la fois, un individu physique, un être doté de sentiments et d’intelligence, et un sujet appartenant à un groupe, à une société, à une culture. Et l’éducation physique et sportive l’«EPS» agit sur ces trois composantes de la personnalité de l’enfant.

I. Les objectifs généraux de L’ EPS dans l’Enseignement Catholique
Trois composantes essentielles sont à prendre en considération
Le savoir (domaine des connaissances intellectuelles).
Le savoir-faire (domaine des qualités physiques et techniques).
Le savoir-être (domaine du comportement spirituel, affectif et social).

1. Savoir
Cet objectif s’adresse aux capacités intellectuelles de l’enfant. A la fin de la scolarisation l’enfant sera capable de :
• connaître succinctement son corps d’un point de vue anatomique et physiologique ;
• avoir des notions sur les règlements des activités pratiquées ;
• acquérir des connaissances sur la pratique des activités physiques.

2. Savoir-faire
Cet objectif est le plus connu. Il doit permettre à l’enfant de développer ses qualités physiques en lui faisant pratiquer la plus grande variété possible d’activités sportives.
Les activités de l’éducation physique et sportive posent à l’enfant des problèmes pour lesquels il doit donner la réponse motrice la mieux adaptée.
A la fin de sa scolarité l’enfant devra être en bonne santé et avoir une croissance harmonieuse.
Il sera capable de :
• développer ses grandes fonctions (cardiaque et pulmonaire) ;
• appliquer des principes de vie hygiénique ;
• exprimer des qualités de force, de vitesse et d’endurance ;
• avoir des comportements d’habileté, d’adresse, de coordination neuro-musculaire ;
• réagir rapidement et avec efficacité à un problème technique ou tactique rencontré sur le terrain ;
• s’exprimer avec son corps en le maîtrisant dans l’espace et dans le temps (danse et gymnastique) ;
• acquérir des capacités d’action diversifiées (surtout athlétisme, sports collectifs et sport de combat).

3. Savoir-être
Cet objectif, aussi important que les précédents, s’adresse à la personnalité morale de l’enfant.
L’éducation physique et sportive agit ici, sur une autre dimension de l’enfant : c’est l’enfant dans son équipe, dans sa classe, dans son école, dans son groupe, dans sa société et dans sa culture.
L’enfant sera capable de :
• prendre des responsabilités ;
• coopérer avec ses partenaires ;
• respecter ses adversaires ;
• organiser les activités sportives de sa classe.
De plus, son comportement affectif lui permettra de :
• exprimer de la joie dans la pratique des activités physiques et sportives comme dans la vie ;
• manifester le désir de se perfectionner ;
• avoir le goût de l’effort, le désir de réussite ;
• être bien armé pour affronter la vie de citoyen productif à laquelle il se prépare ;
• acquérir des habitudes permettant d’accéder à l’autonomie et à l’intégration sociale.

Pour chacun de ces niveaux, il faut insister au sein de nos établissements sur l’importance de l’organisation rigoureuse de la méthode utilisée qui s’articule autour de:
1. La démarche pédagogique
2. Le temps
3. L’espace
4. La classe
5. Les activités
6. Le matériel

II. Les initiatives du SGEC-L pour la valorisation de l’EPS :
La SGEC-L convaincue de sa grande responsabilité dans ce projet a pris l’initiative d’adopter une approche intégrale de l’éducation physique dans ses écoles en exigeant un projet d’établissement pour l’EPS basé sur ces valeurs.
Pour cela la SGEC-L a invité M. J.P. CABASSOL pour diriger un stage extensif pour 60 professeurs menant à une formation de haut niveau à propos de l’EPS.
Des formations relatives à l’EPS feront aussi partie du plan de formation 2004-2005. Nous insisterons particulièrement sur la formation tant initiale que continue que nos professeurs devraient avoir. C’est ainsi que nous encourageons les universités à ouvrir des filiales de formation universitaire pour délivrer des diplômes dans des formations portant sur la didactique et la pédagogie de l’EPS.
Le SGEC-L pourrait aussi entreprendre des initiatives d’organisation de rencontres sportives inter établissements.


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Allocution d’ouverture de M. Frédéric CLAVIER
Conseiller de coopération et d’action culturelle


Monsieur le Ministre,
M. le Vice-Président du Conseil des Ministres,
M. le Recteur, M. le Secrétaire Général de l’Enseignement catholique,
M. le Secrétaire Général de l’Université Antonine et Directeur de l’institut d’Education Physique et Sportive,
M. le Président de l’Institut d’Éducation Physique de l’Université Catholique de Louvain,
M. le Directeur de l’UFR-STAPS de l’Université Claude Bernard à Lyon.
Mesdames, Messieurs

Je me réjouis d'assister à un tel séminaire sur l'actualité et les perspectives de l'Education Physique et Sportive au Liban. Je remercie l'Université Antonine, dont je me plais à souligner les qualités académiques et la haute appréciation de la coopération menée avec la France. Le sport est devenu, de nos jours, un phénomène social majeur. Il est facteur de cohésion et d'intégration sociale, d'identification des groupes et même des nations. L'organisation de ce séminaire montre votre préoccupation et votre volonté de garantir à tous les jeunes, dès leur plus jeune âge et tout au long de la scolarité, une éducation complète, non seulement intellectuelle mais aussi physique qui intègre pleinement les activités sportives.

L'éducation physique et sportive, en favorisant le développement des aptitudes de l'enfant, constitue la base même de l'éducation, une véritable école de la vie sociale. Tacite, au 1 °' siècle de notre ère, dans son livre « Les Annales » rappelle qu'un peuple empreint de morale est un peuple éduqué au sens spirituel, intellectuel et physique. La virtu latine est une force de l'esprit charpentée par les qualités du corps. La tradition humaniste européenne de Calvin à Montaigne insistait sur ces qualités éminentes pour former un homme d'abord, un citoyen ensuite.

Le rôle et l'importance du sport à l'école sont souvent évoques en les plaçant généralement dans la perspective d'une éducation permanente. L'activité physique et sportive n'est pourtant pas une fin en soi. Elle doit être pratiquée et utilisée â la fois comme moyen d'épanouissement de l'élève, un instrument d'éducation, apprendre à vouloir gagner, à savoir perdre, un moyen d'émancipation, une méthode de socialisation et d'intégration.

Pour valoriser la pratique du sport, l'EPS doit être une discipline d'enseignement obligatoire avec des évaluations qui comptent dans les examens terminaux, comme le brevet ou le baccalauréat.

Il faut également, et dans toute la mesure du possible, accorder aux professeurs d'éducation physique et sportive un statut comparable à celui reconnu aux enseignants des autres disciplines souvent considérés comme investis d'une mission plus noble. En ce sens, le sport ne peut être appréhendé comme le supplément d'âme du système éducatif, la matière négligée, à pratiquer après toutes les autres.

Les disciplines sportives interviennent en effet efficacement dans la lutte contre l'échec scolaire. Elles peuvent aider à l'insertion sociale (je rappelle que l'année 2004 a été déclarée « Année européenne de l'éducation par le sport ») et professionnelle des jeunes. Elles peuvent contribuer de façon déterminante à leur épanouissement.

Le sport a une valeur éducative parce qu'il constitue un champ dans lequel les jeunes peuvent s'exprimer physiquement, moralement, et socialement.

L'enseignement de l'EPS ne pourrait exister réellement et prendre son essor qu'avec la volonté de mettre en place dans chaque école, officielle et privée, des infrastructures qui puissent permettre l'enseignement de cette discipline.

Il nous faut donc encourager le désir de sport, l'envie, faire que le temps de la scolarité devienne celui de la pratique sportive multiforme, variée et diversifiée.

Au niveau de l'école, il ne pourra y avoir une réelle motivation pour cette discipline que par la mise en place de compétitions 'scolaires qui permettront aux élèves de découvrir et développer leurs capacités physiques, de leur donner le goût de l'effort, de voir les effets bénéfiques de l'entraînement, d'acquérir un esprit de compétition.

Il s'agit de favoriser la pratique de l'Éducation Physique et Sportive tant à l'intérieur de l'école, comme discipline de l'enseignement, mais aussi à l'extérieur, dans le cadre du sport scolaire ou au sein des fédérations sportives.

Le Liban, je le sais, a la volonté de développer la pratique du sport. Votre pays projette d'ailleurs d'accueillir des compétitions internationales de grande envergure comme la coupe d'Asie de football en 2000, les jeux de la Francophonie en 2009, les jeux asiatiques d'hiver en 2009.

Accueillir ces compétitions n'est qu'un maillon de la chaîne, le Liban doit se doter de réels moyens humains pour avoir un sport de haut niveau.

Cela ne pourra se faire que par l'organisation du sport scolaire, peut être par la création d'une fédération du sport scolaire, en tous les cas par la qualité de la formation des professeurs d'EPS non seulement pour enseigner le sport sur le temps scolaire, mais également pour encadrer les activités sportives extrascolaires au sein des associations sportives scolaires, par un module de formation en EPS qui permettrait aux instituteurs, dès le primaire, de dispenser cette discipline, pour les fédérations sportives par la mise en place de Brevet d'éducateurs sportifs pour garantir le niveau des entraîneurs, permettre aux étudiants de pouvoir poursuivre la pratique du sport à l'université.

La France a le souhait de soutenir le Liban dans cette entreprise, tant pour la formation universitaire des enseignante d'EPS comme le montre cet accord de coopération entre universités françaises et libanaises, que pour la formation des entraîneurs des fédérations sportives par l'intermédiaire du protocole franco-libanais dans le domaine de la jeunesse et des sports. Par ce protocole, nous étudions avec le Ministère libanais de la jeunesse et des sports la possibilité de mettre en place des Brevets d'éducateurs sportifs.

Nous sommes à vos côtés pour un épanouissement plein et entier de vos enfants et de vos sportifs, convaincus qu'ils sont les vecteurs de la paix et du dialogue entre les peuples et les cultures. Je vous remercie.

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Allocution d’ouverture de Mme Françoise GUSTIN
Ambassadeur de Belgique


Monsieur le Ministre,
Monsieur le Député,
Révérends Pères,
Mesdames,
Messieurs,

L’Université Antonine entretient depuis déjà un certain temps des relations avec la Belgique en général et en particulier avec l’Université Catholique de Louvain. Nous n’ignorons pas que l’établissement de tels contacts se fit en grande partie grâce au Père Luc qui a toujours œuvré pour développer les échanges entre nos universités. Je ne peux que me réjouir de la poursuite de tous ces efforts et féliciter l’Université Antonine, en particulier le Père Fadel, et l’Université Catholique de Louvain, M. Marc Francaux à l’occasion de l’accord signé aujourd’hui.

Il y a deux ans, un autre accord était signé. Il portait sur les sciences infirmières et fut conclu avec la Haute Ecole Léonard de Vinci, liées à l’UCL.
Je suis convaincue que d’autres domaines de collaboration pourront être trouvés, l’Université étant l’opposé du repli sur soi et devant être par définition un monde d’ouverture.

C’est dans cet esprit d’ouverture aussi qu’un accord cadre de coopération a été signé par le Liban et les autorités communautaires et régionales francophones belges. Cet accord prévoit notamment la coopération universitaire et pourrait donner un soutien utile aux accords conclu et à conclure avec l’Université Antonine. Ce cadre n’est évidemment pas indispensable en tant que tel, et j’en veux pour preuve la signature à laquelle on assiste aujourd’hui, mais pourrait de même offrir des possibilités additionnelles. Je ne peux donc qu’inviter nos partenaires officiels libanais à procéder à la réunion de la commission mixte, laquelle devra identifier plus précisément les domaines de coopération.

Ce qui pouvait être interprété comme un malheureux repli sur soi a depuis été largement compensé par les relations que l’université a développé dans le monde. L’UCL fut ainsi particulièrement active dans le cadre des programmes d’échanges européens Erasme (devenu Socrate) et Tempus ainsi que dans nombre d’autres réseaux plus spécialisés.

Mais revenons en au sujet qui vous occupera aujourd’hui.La discipline de l’éducation physique et sportive a, semble-t-il, enfin récupéré la place qui lui revient dans l’enseignement supérieur. Je dis « récupéré » parce qu’en effet on se souviendra de l’importance que les Grecs et les Romains accordaient déjà à cette matière résumée par la nécessité du « mens sane in corpore sano ».Ce n’est que depuis quelques années que l’on semble réaliser que l’éducation physique est indispensable dans le parcours scolaire. L’éducation physique n’est plus simplement considérée comme un divertissement en milieu scolaire mais comme un élément à part entière de la formation générale.Certes, il y a encore un chemin à parcourir pour convaincre tout le monde de l’importance d’une éducation sportive, encore trop souvent vue comme le parent pauvre des matières dites intellectuelles. On peut cependant supposer qu’à une époque où nos sociétés sont devenues plus attentives au bien-être sous toutes ses formes, l’on réalise que ce type de discipline est une nécessité de plus en plus évidente vu la sédentarité qui caractérise nos modes de vie.

Je vous remercie pour votre attention et vous souhaite tout le succès dans vos travaux de même qu’aux futurs bénéficiaires des échanges inter universitaires.

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Allocution d’ouverture du P. Louis ROHBAN
Recteur de l’Université Antonine


C’est à bras ouverts et avec grande joie que l’Université Antonine accueille le vieil ami des Antonins, M. le Vice-Président Issam Farès. En Son Excellence nous saluons en particulier le grand promoteur de la culture et de l’éducation ; Issam Farès a toujours contribué, généreusement et spontanément, à la formation des jeunes. Souvent, son aide bénévole arrivait sans être sollicitée. Nous sommes ici réunis dans le pavillon universitaire qui, avec gratitude, porte votre nom, Monsieur le Vice-Président ; il est le témoin de votre générosité et de votre bienveillance.

Avec votre Excellence je salue nos illustres hôtes, les ministres, les députés, les dignitaires, les responsables de tout niveau. Je salue en particulier leurs excellences les Ambassadeurs des Nations amies, M. Philippe Lecourtier, digne représentant de la France, Mme Françoise Gustin Ambassadeur de Belgique. L’un et l’autre sont des grands amis de cette Université.

Un hommage chaleureux aux académiciens qui contribuent avec nous au succès de ce Premier Colloque national, surtout ceux qui nous arrivent de loin.
Je salue les représentants de nos partenaires, les Universités européennes, M. Marc Francaux, Président de l’Institut d’Éducation Physique à l’Université Catholique de Louvain ; Monsieur le Directeur Patrice Thiriet¸ représentant de l’Université Claude Bernard de Lyon. Un accueil cordial attend également un autre habitué de notre Institution, M. Michel Bennasar Directeur Régional de l’Agence Universitaire de la Francophonie, qui d‘une manière admirable, s’acquitte d’une noble mission culturelle au Liban.

Nous célébrons avec vous, Messieurs, en ce moment la signature d’accords de coopération interuniversitaire.

Il me plaît de mettre cet événement dans le cadre des manifestations que célèbre l’Europe, ces jours-ci, à l’occasion de l’adhésion de nouveaux membres à l’Union Européenne. Ces Pays de l’Est qui, depuis l’expiration de la guerre froide, ont pu découvrir que la paix n’est pas simplement l’absence de conflit ; que la civilisation et la culture ne sont point un butin de guerre. Les larmes de joie versées par l’Europe en cette occasion sont chères et éloquentes ; elles ne sont, au fond, que la réplique de tant d’autres larmes, versées à cause des luttes intestines et cruelles, qui avaient ensanglanté le vieux continent.
Notre Liban n’est pas impliqué en première personne dans cet élargissement de l’Europe. Mais nous nous associons pleinement aux festivités et nous sommes très concernés. Notre histoire nous a fait découvrir en effet, que la diversité n’est pas une menace ; elle est une chance. L’autre, différent de moi, est un enrichissement pour moi ; loin de m’annuler, il constitue pour moi un complément ; un défi mais non un danger.

Les traditions de la Montagne Libanaise nous avaient toujours appris à danser dans les noces des autres, à chanter leur allégresse. C’est pour cela que, en cette occasion, nous entonnons de tout cœur l’hymne à la joie de Beethoven, qui est l’hymne officiel de l’Union Européenne.

Toutefois, au-delà du lyrisme et de l’émotion, il y aurait place, peut-être, pour une réflexion sereine, lucide et franche :

Le fanatisme continue à sévir partout dans le monde. Les fanatismes de tout bord ne sont, en réalité, que des confluents qui viennent grossir un même torrent, celui de la grande haine.

D’autre part, à l’Europe, soucieuse de développer ses branches luxuriantes, ne serait-il pas utile de rappeler, avec le Pape, qu’elle ne devrait pas le faire au détriment du tronc et des racines? Ce tronc et ces racines de l’Europe sont justement ici, dans le Proche-Orient. Depuis les Phéniciens, depuis les temps bibliques, depuis Athènes et Rome, l’Europe continue à puiser chez nous l’inspiration pour ses créations intellectuelles et artistiques ; depuis l’École de Droit de l’Ancienne Beryth, qui est la génitrice du Jus Gentium, les Droits de l’homme. À partir de là, à partir de nos Livres Sacrés, l’Europe a forgé sa culture humaniste dans ce qu’elle a de meilleur, ainsi qu’une civilisation qui a promu la dignité de la personne humaine. L’inspiration de l’Orient, autant que le savoir-faire des artistes occidentaux ont engendré l’Europe des cathédrales.

Pour le monde entier ce serait un désastre si l’Occident venait à perdre sa mémoire ou altérer son identité. C’est-à-dire à nous oublier, à oublier l’Orient.

Madame Gustin, M. Lecourtier, j’aurais un message à transmettre humblement à vos nobles Nations :
Michelangelo avait trouvé un jour, dans une carrière un bloc, brut et amorphe ; les constructeurs l’avaient écarté car défectueux et inutilisable. Michel Ange le considère d’un regard perspicace et déclare : «Moi, dans cette pierre j’aperçois un Prophète enchaîné. Je vais le libérer. » Il s’est mis à l’œuvre et ce fut le Moïse de San Pietro in Vincoli.

Excellences, le Liban attendrait, peut-être, un artiste génial et prophétique qui en dévoilerait les valeurs latentes ? Aux Pays du Proche-Orient, donnons la chance de contribuer à la régénération de la nouvelle Europe et partant à l’éclosion d’un monde nouveau.

Vive l’Union Européenne ! Vive le Liban !

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Allocution d’ouverture de M. le Ministre Sebouh HOVNANIAN
Ministère de la jeunesse et du sport


Monsieur l’Ambassadeur,
Mes Révérends Pères,
Mesdames et Messieurs,

Chacune de mes visites, à l’Université Antonine, me fait découvrir de nouvelles richesses culturelles et scientifiques offertes, par cette université, à notre jeunesse libanaise.

Depuis plus de trois ans, date de la création du nouveau ministère de la Jeunesse et des Sports et de ma prise en charge de ce ministère, dépourvu de fonctionnaires j’ai présenté un projet de loi pour un organigramme qui répondait aux besoins et aux responsabilités de ce ministère. Malheureusement ce projet de loi continue de traîner de commission en commission et actuellement, il est à la commission parlementaire de la justice et de l’administration.

Parallèlement à ce projet et grâce à la coopération de volontaires d’associations de jeunesse et de scoutisme nous avons réussi à instaurer au Liban une nouvelle politique de jeunesse.

Actuellement, et toujours avec l’aide de volontaires d’associations sportives nous nous attelons à doter le Liban d’une politique sportive qui répondrait aux aspirations de nos sportifs et qui leur permettrait d’accéder au sport de haut niveau.
Dès maintenant, après avoir considéré les thèmes qui seront débattus lors de ce premier colloque sur l’éducation physique et sportive au Liban, et vu la qualité et la compétence des conférenciers, je puis vous assurer que ses conclusions et recommandations seront retenues parmi les fondements principaux sur lesquelles nous nous baserons pour instaurer la nouvelle politique sportive du Liban.

Le second point de notre rencontre d’aujourd’hui est la signature de nouveaux accords de coopération universitaire. Ceci est d’une très grande importance non seulement pour l’Université Antonine mais pour tout le Liban et pour son entité culturelle.

Ces accords signés avec des universités européennes sont la preuve irréfutable que le Liban malgré toutes les années difficiles qui l’ont marqué est resté et restera un phare de la culture et de la science dans la région du Moyen-Orient.

Avant de terminer, je tiens à féliciter chaleureusement une fois de plus, les responsables et les professeurs de l’Université Antonine qui ne ménagent aucun effort et aucun sacrifice afin de permettre à notre jeunesse libanaise d’accéder aux plus hauts échelons du savoir et de la culture.

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Première séance


Allocution du Député Robert GHANEM

Mesdames et Messieurs,

L'Université Antonine, Joyau de ce complexe national des Pères Antonins, nous a habitué depuis fort longtemps aux différentes activités culturelles, éducatives, sociales, religieuses et sportives qu'elle entreprend avec beaucoup d'énergie, de doigté et d'efficacité.

C'est avec une joie profonde que je participe aujourd'hui à ce colloque, en présidant la première séance consacrée à la formation universitaire en Education Physique et Sportive.
Avant de donner la parole aux professionnels de l'éducation sportive qui participent à cette séance, permettez-moi en quelques lignes d'insister sur les bienfaits du sport reconnu comme un projet de société.

En effet, la Commission Européenne énonce cinq fonctions principales au sport:
1- Une fonction éducative, instrument par excellence pour équilibrer la formation et le développement humain.
2- Une fonction de santé publique qui améliore la vie des citoyens et lutte contre certaines maladies.

3- Une fonction sociale pour promouvoir une société mieux intégrée pour lutter contre l'intolérance et le racisme, la violence et l'abus d'alcool ou l'usage des stupéfiants.

4- Une fonction culturelle qui permet au citoyen de mieux s'enraciner et s'intégrer dans son milieu et protéger son environnement.

5- Une fonction ludique qui représente une composante importante du temps libre et du divertissement utiles.


Bref, l'enjeu est de taille puisqu'il s'agit de mettre les moyens spécifiques des différentes institutions et associations au service d'un objectif commun: Le Développement intellectuel, physique, culturel et social des enfants. L'école, l'université, les parents, les associations et les professionnels du sport sont les partenaires essentiels à réussir cet enjeu.

L'éducation physique et le sport aident donc les enfants à unir leur corps à leur esprit, leur apprennent à chercher la victoire, à accepter la défaite et à respecter leur adversaire. Ils facilitent par conséquent l'apprentissage des valeurs sociales et démocratiques: Pas de victoires à n'importe quel prix, des chances égales avec des régies égales pour tous, le travail d'équipe et la volonté de s'améliorer.

Donc, un projet de sport est un projet de société et son utilité sociale apparaît comme un élément substantiel. Car la fonction éducative et sociale du sport s'oriente désormais non plus vers un "mieux être" mais bien au-delà vers un "mieux partager". Ainsi, le sport est porteur de sens et doit être défini par rapport à des valeurs comme la solidarité, la tolérance, l'humanisme et même la démocratie. Il tend à promouvoir les rapprochements entre les peuples comme entre les individus dans le respect de la dignité humaine.

Bref, le sport favorise l'éducation à la citoyenneté et garantit un mieux être pour chacun et un mieux vivre ensemble pour tous.

L'évolution du sport va de pair avec la société et concerne des publics de tous âges de toutes confessions et de toutes origines.

A une époque de perpétuelle évolution qui accentue le clivage, entre les états, les peuples et même à l'intérieur de chaque société, il est tentant de faire jouer au sport une fonction alternative à l'exclusion sociale.

Le sport comme droit fondamental doit être accessible à tous. Et je termine en posant certaines questions:

Le sport au Liban et surtout dans nos universités répond-il à ces
fonctions?

Quel est le sort actuel de l'éducation physique et sportive dans les régions et villages au Liban?

Avons-nous élaboré une charte universitaire du sport?

Pouvons-nous prétendre que le sport au Liban favorise, comme il se doit, le vivre en commun et l'harmonie de notre société?

Quelles sont les perspectives et les objectifs recherchés dans une société multi-confessionnelle devenue un laboratoire et un specimen de vie en commun pour presque toutes les sociétés du monde?

Et enfin, Pouvons-nous espérer, que l'esprit sportif avec tout ce qu'il comporte comme valeur ethique et morale peut-il régner un jour non seulement sur notre environnement sportif mais aussi sur notre environnement politique?

Voilà, ce à quoi, ce colloque national en dehors des problèmes techniques et des enjeux actuels, doit répondre.

Et je ne doute pas, compte tenu des éminents organisateurs et participants à ce colloque qu'il adoptera les solutions qui s'imposent.

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Allocution du P. Fady FADEL
Secrétaire Général de l’UPA et Directeur de l’IEPS


En tant que Directeur de l’IEPS, il me semblait urgent et indispensable, de redonner à notre cursus universitaire, un élan de renouveau académique. Car je suis intimement convaincu que le métier d’enseignant d’éducation physique et sportive (EPS) est un métier noble, qui mérite, à sa juste valeur, une formation pédagogique, didactique et technique rigoureusement axée sur les sciences, qu’elles soient biologiques sociales ou humaines, et dont la maîtrise d’une pratique pluridisciplinaire doit constituer la clé de voûte de cette profession qu’il est grand temps de reconsidérer.

En effet, de nos jours, il n’est pas rare encore de constater au Liban un amalgame de l’opinion publique entre le professeur d’EPS et l’entraîneur ou animateur sportif.

L’enseignement de l’EPS est un métier à part entière, qui nécessite l’acquisition de compétences professionnelles diverses au niveau de l’inter-relation professeur-élève ou professeur-contenu-élève, mais aussi des compétences relatives à la maîtrise des différents fondamentaux techniques d’un nombre considérable d’Activités Physiques et Sportives (APS), qui constituent le support principal de l’enseignement de l’EPS.

Ainsi, dans le souci de former des professeurs et non pas seulement des entraîneurs, l’UPA s’est donnée le devoir de proposer à ses étudiants, une formation basée sur un système privilégiant la connaissance scientifique, la réflexion didactique, la maîtrise de méthodes pédagogiques, mais aussi la dialectique entre la théorie et la pratique, sans pour autant négliger l’entraînement personnel, et le perfectionnement de la pratique.

Pour cela, nous avons opté pour le système francophone, et ce pour deux raisons :

• La 1ère raison est que nous sommes convaincus de l’avantage à privilégier la formation générale de base, à celle dispensée par options.
• La 2ème raison d’un tel choix réside au niveau de la compétence des universités francophones à dispenser des matières directement liées à la professionnalisation telles que celles qui sont centrées sur la pédagogie ou la didactique.

Ainsi, notre cursus actuellement en vigueur, (qui a fait l’objet d’une convention avec les responsables de l’Université Claude Bernard et de l’Université Catholique de Louvainque je salue au passage), est réparti sur 4 années suivant un fil conducteur bien précis, qui se définirait de la façon suivante :

Tout d’abord les deux premières années du cursus visant à proposer à l’étudiant une formation théorique de base axée en particulier sur des généralités scientifiques garantissant l’acquisition de connaissances stables. Côté pratique, il est question de faire découvrir à notre population estudiantine, une variété conséquente d’APS, les plus couramment pratiquées dans les écoles libanaises. Découverte basée, sur le plan pratique, sur la maîtrise des principes fondamentaux et les principaux règlements des APS, et sur le plan théorique, sur l’historique, de l’analyse de leur logique interne et de leurs principes d’action dans leur propre contexte socio-culturel.

La 3ème année consiste en une étude approfondie de chaque matière théorique – où les généralités des deux premières années laissent place à la spécificité, laquelle spécificité joue un rôle prépondérant au niveau de l’éclairage professionnel et du perfectionnement de l’étudiant dans son parcours initiatique.

Approfondissement également des APS aussi bien sur le plan pratique que théorique – ce qui se traduit concrètement :

- sur le plan de la pratique par une maîtrise de l’activité proche de celle du confirmé, et
- sur le plan théorique, par un traitement didactique adapté au milieu scolaire.

Enfin, dans le but de ne pas perdre le fil de leur formation, les étudiants bénéficient d’une journée de stage hebdomadaire qui constitue un moment privilégié pour observer un professeur titulaire en train de dispenser des cours d’EPS dans son établissement scolaire. Ce moment doit permettre aussi de mettre à profit les connaissances de l’étudiant au niveau de l’analyse de l’enseignement.

Pour conclure ce cursus, la 4ème année qui jouit d’une double fonction :

- La 1ère étant diplomante, car elle permet d’aboutir, en cas de réussite, à l’obtention d’une licence d’enseignement. Pour cela, deux conditions prévalent : d’une part, valider les quelques matières théoriques et pratiques restantes, et d’autre part, soutenir un dossier de stage au cours duquel l’étudiant aura été acteur de son enseignement à raison de deux journées hébdomadaires.
- La 2ème étant sommative au sens général car elle assure également la validation de la première partie d’un master.

Dans le but d’agrémenter mes précédents propos, je vous propose une présentation sommaire du programme de l’IEPS.

Conclusion

Ce nouveau programme fait apparaître, de façon explicite, la ferme volonté de l’UPA à revaloriser la profession selon ses propres convictions, et tout en respectant les normes de l’enseignement supérieur français et belge qui garantit, à notre institution, l’acquisition d’un label d’exception, et qui plus est, ouvre de nouveaux horizons à nos étudiants libanais, en leur offrant la possibilité de poursuivre un 3ème cycle à l’UFR STAPS Claude Bernard à Lyon-France, ou à l’Institut d’Éducation Physique et Réadaptation de l’Université Catholique de Louvain.

Ainsi, les diverses interventions qui vont suivre, auront pour but une tentative d’éclairage sur le rôle des « fondamentaux » dans la formation du métier d’enseignant d’EPS au Liban, ainsi que leurs différentes finalités.

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Allocution du Dr. Gaby MOUKARZEL
Doyen de la Faculté des Sciences Infirmières - UPA
Pour télécharger la Présentation cliquer ici

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Allocution de Mlle Rita KATTOUF
Enseignante à l’I.E.P.S - UPA

Pour télécharger la Présentation cliquer ici

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Allocution du Dr. Fawzi FERRI
Professeur associé en Éducation Physique à l’Université de Balamand


Je voudrais remercier les organisateurs de cette rencontre ; de m'avoir invité à aborder ce thème innovateur au Liban. Je voudrais les remercier pour le perceptif de coopération qui nous offre, et qui pourra aider au développement et à l'expansion du mouvement sportif libanais, dans tous ses compartiments.

Je ne suis peut-être pas la personne la plus compétente, capable de définir l'anthropologie et l'histoire de l'EPS et du sport au Liban ; mais peut-être par l'occasion qui m'est offerte, d'être le fondateur du 1er département des STAPS au Liban, je pourrai essayer de transmettre l'expertise que j'ai pu acquérir dans la compréhension de la relation qui existe entre le mouvement sportif et les principes fondateurs des STAPS.

Le sport est devenu un phénomène social accessible à l'ensemble de la population de toutes catégories. C'est donc un phénomène qui s'adresse à tous. Il est devenu un choix, motivé par les goûts et les aptitudes liés à des spécialités Sportives. L'ensemble de principes et de règles du sport issus de valeurs sociales en font un véritable phénomène culturel. Le sport à l'origine est un jeu qui est devenu depuis longtemps un élément de la vie, une économie à part entière, une science qui a ses préoccupations et ses états d'âme.

La machine humaine est tellement complexe pour être étudiée sous un seul et unique angle. C'est une machine qui traite l'information, qui produit de l'énergie et qui la transfert, qui s'adapte à toutes
modifications socioculturelle, psychique et environnementale.

La discipline STAPS a pour finalités de mettre en ouvres des corrélations qui lient l'expertise du terrain et les connaissances théoriques qui enveloppent la pratique des activités physiques et sportives. Ceci, dans un but d'éclaircissement, d'explication, de compréhension et d'exploitation en terme de transfert d'idées et d'expériences observables dans un cas particulier pour être normalisées. La normalisation des idées exigent la coopération des tous : chercheurs, éducateurs, enseignants, entraîneurs, dirigeants, médias qui se croisent et qui sont pour certain le savoir et pour d'autres de le rendement, le spectacle, l'argent et le pouvoir.

Or, la compréhension du fonctionnement du corps humain, dans un cas spécifique « la pratique sportive » exige l'exploration de l'ensemble d'éléments qui influencent son rendement et sa performance. Les STAPS s'intéressent à l'ensemble des phénomènes qui constituent le fondement du corps humain dans son perfectionnement et dans ses défaillances. Il est évident de voir que la pratique des activités physiques et sportives offre un champ prodige d'exploration à l'ensemble des sciences humaines et de la vie, car les STAPS impliquent l'ensemble des sciences liées à la compréhension du fonctionnement et de la performance de l'être humain dans tous ses états, il est donc clair qu'on peut considère que les STAPS sont tout simplement les sciences de la vie et de l'homme.

Les domaines qui constituent les sciences et techniques des activités physiques et sportives s'étendent à toutes les sciences, par la pluridisciplinarité que le sport offre. Il est tout a fait normale de voir se côtoyer ; un historien, un sociologue, un psychologue, un physiologiste ou bien un biomécanicien et un médecin. Autour d'une table ronde pour discuter d'un même sujet sous différente forme et selon des points de vue différents. Or, la coopération entre l'ensemble des éléments qui constituent le mouvement sportif libanais est nécessaire et obligatoire. Car nous tous
un intérêt commun quelconque qui nous réuni.


L'intérêt de l'état est d'aider à concevoir un citoyen capable de répondre aux besoins du siècle : un citoyen cultivé responsable, capable de coopérer et de se prendre en charge et d'assumer ses
responsabilités envers soi et son pays. Un citoyen formé et informé. Donc la responsabilité primordiale de l'état est de s'occuper de l'être humain, de sa formation et de ses formateurs. Les fédérations nationales pluridisciplinaires ont un intérêt direct lié au développement des STAPS pour ce qu'elles sont capables d'apporter comme retombées sur la performance et le rendement. Nous chercheurs, entraîneurs et éducateurs, nous avons un intérêt unique c'est l'extension de notre savoir et notre savoir faire. Il est donc nécessaire de comprendre que les STAPS présentent un intérêt national majeur et qu'elle devrait reprendre une place importance en terme de reconnaissance ; perdue pour l'instant. Les STAPS ne représentent plus le facteur loisir mais plutôt une discipline à part entière qui prouve le besoin d'orientation, d'encadrement et des financements pour que son rendement soi utile, répondant au besoin du développement et de l'évolution de notre société.

Il est donc impossible pour moi de parler des STAPS en 10 min. Je veux essayer de parler plutôt de ce que je sais et non pas ce que je souhaite savoir. Je veux donc parler de notre expérience et nos
difficultés en matière des STAPS dans notre département à l'université de Balamand.

merci.

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Allocution de M. Fouad FARÉS
Enseignant à l’I.E.P.S – UPA
Président de la Fédération Libanaise du Judo

لم يكن خزن المعلومات عملية سهلة قبل استحداث الثورة الصناعية الثالثة التي أفرزت المعلوماتية وقواعدها الراسخة: الكومبيوتر وشبكة الدوت كوم. كما لم يكن البحث عما تزخر به خزّانات المعلومات تلك أمراً يسيراً يستوجب البحث في مبطفات الأرشيف وصولاً الى العناوين  الكبيرة، ومن ثم غربلة مضامين تلك العناوين بين ما هو مفيد أو غير مفيد لعملية البحث وللباحث معاً.

 

وسهّلت أسس المعلوماتية التوسع في إنشاء خزّانات المعلومات من جهة وسبل البحث عنها من جهة ثانية وأتاحت للباحث أو المستكشف الاضطلاع، ليس فقط على المعلومات المحلية، بل وعلى ما يحيط بالحث وهوامشه عالمياً وبأية لغة من اللغات العالمية الأساسية.

 

واتساع خزّانات المعلومات صار فضاءً لاحتواء جملة المعلومات المتوافرة عن المواضيع كافة، بدءاً من مفردات اللغات وبلوغاً الى ما يكشف ستر الفضاء الخارجي أو عمق المحيطات أو يسير بواطن الأرض وفي ميادين الأدب والفن والعلوم الطبيعية والكيماوية والبيولوجية وفي ميادين النشاطات الإنسانية المختلفة ومنها الرياضة.

 

وربط موضوع الرياضة بخزّانات المعلومات وباتباع سبل المعلوماتية الحديثة، تبرز أهمية وقبل كل شيء، في أنه دخل إطار العولمة وبات واحداً من الموضوعات التي تشغل اهتمام العالم. وفي ربط الرياضة المحلية بشبكة الدوت كوم أي الإنترنت، إنما يجعلها في مستوى ما تطمح إليه الدول المتقدمة في توفير المعلومات عن رياضاتها المتنوعة ضمن خزان يتيح للباحث المستكشف أن يضطلع عليها. وهنا يستوعب خزّانات المعلومات، بدءاً تاريخ أنواع الرياضة وانبثاقها عالمياً، ومن ثم المباشرة بها محلياً وتطورها أفقياً على صعيد عدد المنخرطين بها وماسحة مساهمات في تطويرها، وعمودياً لناحية اتقانها والسمو بها، ولا يغفل خزان المعلومات مواقع المسؤولين منها، والمسؤولين عنها، والهيكل الإداري لها وتعدّد نواديها. إضافة الى البطولات، والأبطال وتاريخ الدورات الرياضية المتعلّقة بها، ومستوى التمارين والتهيئة والتدريب، وأخيراً صلات الربط خارجياً، ويتم الاطلاع على هذه المعلومات في زمن يسير كما أن الموقع يشكّل دعاية ترويجية للرياضة المختارة وإعلاء شأنها إعلامياً.

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Deuxième séance

 

Allocution de M. Patrice THIRIET
Directeur de de l’UFR-STAPS
Université Claude BERNARD, Lyon-France


Je commencerai mon intervention sur l’emploi sportif en France par un état des lieux assez décevant : il n’existe aucune analyse complète sur l’emploi sportif en France.
En effet, l’emploi sportif constitue un ensemble très fragmenté, comportant un grand nombre de composantes très spécifiques, disposant chacune d’une forte identité. Ce serait donc la difficulté de décrire et d’analyser le fonctionnement de cette nébuleuse qui serait à l’origine de la pauvreté des informations dont on dispose.
C’est pourquoi les travaux sur l’emploi sportif ont longtemps souffert d’un manque de consensus sur sa définition et de cohérence sur le plan méthodologique.
Une bonne partie des métiers du sport sont en cours de « professionnalisation » et l’identification de véritables « corps de métiers » reste incomplète : parler de professions du sport consiste à mettre en évidence la partie organisée des forces de travail utilisée pour mettre en œuvre l’activité sportive. En effet, le travail humain nécessaire aux activités sportives est inégalement reconnu en termes de compétences spécifiques, de fonctions particulières, aboutissant à l’identification de véritables « corps de métiers ». C’est une des raisons pour lesquelles, en France, aucune catégorie spécifique aux professions en relation avec le sport n’est prévue dans les nomenclatures officielles. C’est, enfin, pourquoi on doit distinguer dans les différentes filières les professions du sport, les professions en relation avec le sport et les autres professions.
Pour caractériser les professions, le critère principal utilisé dans les nomenclatures (et qui sera utilisé par l’Union Européenne) est le niveau de formation. En France on distingue 6 niveaux : absence de qualification professionnelle, un niveau inférieur au bac (CAP par ex), niveau bac, bac + 2, bac + 3, bac + 4 ou 5. Les partenaires sociaux s’appuient sur cette grille pour déterminer les salaires.

Depuis quelques années, des investigations de qualité sont menées, y compris au niveau de l’Europe.
Les informations que je vais vous transmettre ne concernent que les personnes qui exercent une activité sportive contre rémunération.

Ces informations sont extraites des travaux de Mlle Nathalie Leroux et de Jean Camy qui, en France, font autorité dans leur domaine.

Permettez moi de vous présenter ces deux collègues qui ont contribué à la professionnalisation des études Staps.
L’emploi sportif est une question que les instituts de formation libanais devront aborder s’ils envisagent de diversifier leur offre de formation et s’adapter aux demandes des professionnels. Une collaboration avec ces collègues pourrait être engagée en cette occasion.

Le professeur Jean Camy est professeur de sociologie des organisations sportives. Il est affecté à l’UFRSTAPS de Lyon. Il fut nommé conseiller technique en 2002 du ministre de l’éducation nationale, Jack Lang, en raison de ses compétences dans ce domaine.
Durant une dizaine d’années, il attira régulièrement l’attention des directeurs d’UFRSTAPS sur la nécessité de professionnaliser nos formations universitaires et sur les conditions nécessaires pour réussir dans cette entreprise. Il rédigea, à la demande du ministre, un rapport intitulé « la professionnalisation des études en Staps ». Cette étude est disponible sur Internet et j’en tiens un exemplaire à la disposition des autorités de l’Université Antonine.
En tant que directeur de l’UFRSTAPS de Lyon, j’ai donc suivi les recommandations de Jean Camy dans les limites des contraintes d’un environnement universitaire et un environnement Staps parfois très réticents devant l’ouverture.
Une de ses étudiantes, Nathalie Leroux, devenue maître de conférence à l’UFRSTAPS de Dijon, prolonge ses travaux. Sous sa direction, elle coordonne en 2002 une étude pour le ministère de l’éducation nationale. Cette étude est intitulée « l’emploi sportif en France : situation et tendances d’évolution ».
Elle approfondit cette étude par un ouvrage publié en février 2004. Cet ouvrage s’intitule « l’emploi sportif : état de la connaissance, attente des partenaires sociaux et méthode d’analyse ».
Les travaux de Jean Camy et de Nathalie Leroux s’appuient, bien entendu sur d’autres enquêtes, notamment celles du ministère de la Jeunesse et des Sports.

Je vais donc vous présenter les principales conclusions des travaux cités.
Je ne rentrerai pas dans les détails. De même, j’éviterai de noyer l’assistance sous des chiffres qui restent encore souvent imprécis. Je citerai des chiffres arrondis.

En fin d’intervention, je pourrai vous ferai part de mon expérience de directeur, non pas sous forme de discours mais, si cela est possible, sous la forme d’un débat, même bref, qui pourrait s’engager entre vous et moi.
En effet, l’UFRSTAPS de Lyon, en raison notamment de la présence de ces collègues et de l’équipe qu’ils ont su constituer autour d’eux, est à la pointe de la professionnalisation en Staps. Notre expérience, même si elle reste modeste et même si de grandes incertitudes pèsent sur l’évolution de la situation en France, pourrait – je crois – être utile aux autorités libanaises qui sont sans doute confrontées à la question du développement des activités physiques et sportives au sein de la population et à la question de la professionnalisation des études, la préparation au professorat d’éducation physique ne pouvant rester indéfiniment dans ce contexte le seul objectif d’une institution.
Je tiens à la disposition des autorités quelques exemplaires des ouvrages cités qui fourniront les détails et les arguments des conclusions que je vais vous livrer à présent.

LE SPORT EN TANT QU’ACTIVITE SOCIO-ECONOMIQUE : LA FILIERE SPORT ET LA BRANCHE SPORT

Lors de sa naissance, le sport moderne était porteur de deux orientations principales : l’une éducative, en particulier au niveau des élites, l’autre récréative.
Il a depuis intégré d’autres dimensions : loisir, moyen de se maintenir en forme, sa vocation éducative s’est institutionnalisée en devenant obligatoire à l’école, en jouant un rôle auprès des personnes en difficulté : handicapés, personnes en difficulté sociale), personnes âgées.
Aujourd’hui son poids économique est considérable : plus de 20 milliards d’euros et 300000 personnes environ employées à temps plein.

On distingue deux domaines principaux : la branche sport et la filière sport.

La branche sport :
Les activités sportives appelées aussi secteur ou « branche sport » par les statisticiens.
Une « branche » pour les statisticiens renvoie à une codification par produits pour lesquels les unités de production peuvent relever de différents secteurs d’activité.
Les activités sportives ou la branche sport ou le secteur sport regroupent les sous-secteurs suivants :
- le sport professionnel : en plein développement,
- le sport de compétition : 170 000 clubs réunis en associations,
- les loisirs sportifs : pratiqués dans des associations ou bien de manière libre, spontanée, non encadrée : il constitue le principal bassin d’emplois.
- le sport adapté : il concerne des populations présentant des difficultés spécifiques (personnes âgées, handicapés, exclus).
Remarque : le terme de « branche » n’a pas la même signification pour les partenaires sociaux, càd les syndicats d’employeurs et d’employés.

La « filière sport »
Elle regroupe les activités économiques en relation avec le sport : industries, commerce, éducation, transports, etc
Les entreprises concernées sont :
- les entreprises spécialisées dans la construction d’installations sportives
- les fabricants d’articles de sports et les entreprises de distribution associées
- les médias spécialisés
- l’encadrement et gestion de la pratique sportive : c’est le « noyau dur » : tous les secteurs de l’éducation et de la formation : établissements où se pratique l’EPS, lieux de formation des professionnels (universités mais aussi instituts privés),
- le secteur de la santé au sens large : kinésithérapeutes, cliniques spécialisées, centres de rééducation, secteur social,
- les autres : activités de transport, d’hébergement, alimentation pour sportifs, etc

D’autres branches se recoupent avec la filière sport : tourisme, activités récréatives, animation socio-culturelle, loisir sportif par exemple. Exemple : les parcs d’attraction sportifs et/ou culturels.

ETAT DE L EMPLOI EN FRANCE DANS LA BRANCHE ET LA FILIERE SPORT

On estime que 10 millions de personnes pratiquent en club compétition et loisirs et que 26 millions pratiquent spontanément (cf le site stat info du ministère des sports).
Le sport et les emploi en relation avec le sport représentent 300 000 emplois

1/ La branche sport en France : Commentaire du transparent N. Leroux, 2002, p. 415.

Ses principales caractéristiques sont :
- 100 000 emplois en tant qu’activité principale, ce qui correspond à un flux de 10 000 emplois/an ;
- sur ces 100 000 personnes, 66000 exercent une des professions sport (éducateurs et moniteurs sportifs),
- on note une croissance importante de l’emploi au cours de vingt dernières années (30 000 emplois en 1982). Cette croissance correspond à celle des autres pays d’Europe,
- les TPE (très petites entreprises) constituent l’immense majorité des employeurs. 95 % des établissements comptent moins de 20 salariés (donnée constante depuis 1980). De plus la part des indépendants diminue :
. 80% des emplois sont exercés dans des associations
. 11% dans des sociétés commerciales
. 8% sont artisans ou professions libérales
. 4% dans des communes ou collectivités territoriales
- le travail à temps partiel n’est plus majoritaire : il passe de 75% à 25% environ de 1990 à 99,
- une féminisation des emplois qui se développe mais des inégalités hommes / femmes restent importantes,
- les employés sont jeunes mais cette tendance s’affaiblit,
- les conditions d’emploi se stabilisent : on peut parler d’une manière très générale d’une amélioration globale des conditions de travail mais la moitié seulement des contrats sont à durée indeterminée (donc la moitié des employés sont en situation de précarité),
- le niveau de formation augmente :
En 20 ans :
- pour les employés sans qualification, on passe de 50% à 28% ;
- 51% des personnels ont un diplôme supérieur ou égal au bac
- le taux de diplômés bac +3 passe de 7 à 12%.
Le niveau d’entrée :
Pour la majorité des emplois, il correspond au niveau bac. Il pourrait évoluer vers le niveau bac + 2 pour une partie d’entre eux.
Pour ceux qui entrent sur le marché du travail à bac + 2 : le nombre d’emplois est non négligeable, le pourcentage est variable suivant les secteurs, mais il est établi que les candidats doivent avoir subi une formation en alternance et/ou effectué des stages longs. En effet, les TPE recrutent des jeunes immédiatement « opérationnels » et déjà connus d’elles.
A bac + 4 ou 5 : le nombre est faible : très inférieur à 1000
- la structure professionnelle du secteur stagne : meilleures conditions de travail, statuts plus favorables, niveau de formation en hausse constituent des progrès mais la répartition managers/techniciens/employés-ouvriers reste identique.
- les salaires restent faibles et inégaux.
Le salariat augmente et est devenu récemment majoritaire
20% des salaires dépassent 1500 euros. La majorité des employés ont un salaire de 900 à 1200 euros, ce qui est peu.
Les salaires des femmes restent inférieurs à ceux des hommes à qualification égale.
- « surqualification » trop fréquente à l’entrée, notamment pour les étudiants issus des Staps ; de plus grandes difficultés à évoluer professionnellement en raison du nombre peu élevé de cadres supérieurs,
- Les conditions d’emploi restent donc précaires même si le temps partiel diminue (1990 : 75,5% ; 1999: 27,4% - dont 43,7% à moins d ’un mi-temps -),

2/ La filière sport en France : Commentaire du transparent N. Leroux, 2002, p. 416.
Elle regroupe les industries et distribution des articles de sport, métiers de l’éducation dans le secteur de l’EPS, administration, santé et action sociale, information et communication.
Ses principales caractéristiques sont :
- environ 200 000 emplois permanents, chiffre variable selon les secteurs associés pris en compte : exemple : le tourisme ou l’animation socio-culturelle ou les parcs de loisirs et d’attraction où l’activité sportive peut être présente.
A noter :
- les industries ont tendance à délocaliser tout ce qui est production,
- dans l’industrie, les emplois sont des emplois qualifiés (chef de produit, responsables marketing)
- dans la distribution, les emplois sont majoritairement moins qualifiés (vendeur) avec peu de poste de responsable,
- niveau d’entrée : la majorité à niveau bac, susceptible d’évoluer vers bac + 2 ans,
- « surqualification » trop fréquente à l’entrée, notamment pour les étudiants issus des Staps,
- au niveau de l’administration (ministère des sports) : une majorité de cadres (3500 professeurs de sport dont 2000 mis à disposition des fédérations + 500 inspecteurs des sports),
- l’administration publique territoriale : elle constitue un bassin d’emploi croissant et important depuis 1993, date de la création de la filière sportive territoriale avec des concours. Mais cette administration offre peu d’emplois de cadres et de cadres supérieurs ( 50 000 emplois actuellement dont 15000 éducateurs et 1000 cadres, le reste étant par exemple des agents d’entretien),
- éducation nationale : 40 000 enseignants publics et privés (8000 dans le privé ; 2000 dans les filières Staps des universités)
- une multitude de « niches » dans les branches voisines qui représentent chacune quelques dizaines d’emplois (ex : journaliste sportif, spécialiste de l’assurance des risques sportifs) mais impossibles à chiffrer.

PRESENTATION DES EMPLOIS TYPES ET QUALIFICATIONS ENVISAGEABLES DANS LE SECTEUR ET LA FILIERE SPORT

Commentaire du transparent N. Leroux, 2002, p. 417 (secteur sport) et 418 (filière sport)
Ces niveaux de qualifications seront repris dans la prochaine convention collective signée par les partenaires sociaux (syndicats employeurs et employés) et correspondront à un niveau de rémunération.

L’ADEQUATION EMPLOI-FORMATION NOTAMMENT EN STAPS
Les faits intéressants sont les suivants :
- une mise en place progressive de formations professionnelles s’est engagée au cours de ces cinq dernières années pour répondre aux besoins des employeurs,
- ces formations sont plus ou moins coordonnées au niveau national (ex : pôles universitaires de la forme),
- ces formations sont majoritairement à bac + 2 et bac + 3 : Deust ou licences professionnelles,
- l’alternance se développe,
- le système Licence-Master-Doctorat - et d’une manière générale les formations universitaires - pourraient perturber ce dispositif et le rendre moins lisible aux yeux des professionnels,
- la « concurrence » entre deux systèmes publics de formation (Ministère de l’Education Nationale et Ministère des Sports) perturbe également la lisibilité des diplômes et des certifications ; le MJS s’oriente vers une offre plus globale de formation ; il était jusqu’à présent spécialisé par ses brevets d’état sur les niveaux bac (Brevet d’Etat 1er degré) et bac + 3 (Brevet d’Etat 2ème degré) ; il pourrait créer des diplômes d’expertise, de conseil et de gestion à niveau bac + 4 ou 5,
- la nécessité pour les candidats à un emploi d’être pluri-compétents en raison de la petite taille de la majeure partie des structures dans le secteur sport,
- en Staps : une relative inadéquation en terme de flux de diplômés et de compétences par rapport aux attentes du secteur professionnel et à l’ évolution du marché de l’emploi,

Les principales caractéristiques des diplômés STAPS :
- une insertion dominante dans des fonctions d’enseignant ou d’animateur-éducateur sportif (55 à 70%) dans la branche sport,
- une insertion dominante dans les fonctions d’enseignant d’EPS et de vendeur-chef de projet dans la distribution dans la filière sport,
- une insertion professionnelle très fréquente dans des « niches »,
- une professionnalisation qui exige un passage par l ’animation et l’entraînement (qui « légitimise ») en début de carrière,
- une évolution de carrière qui exige l’acquisition de compétences en gestion-développement de structure.

Voici les grandes lignes de l’état des connaissances sur l’emploi sportif en France.
Je vous remercie de votre attention et vous propose de continuer, si nous avons le temps, par un débat qui ferait suite aux questions que vous pourriez me poser.


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Allocution du Dr. Nizar ZEIN
Chef du département de l’éducation physique et sportive
au Ministère libanais de l’Éducation nationale

واقع التربية الرياضية في المدارس الرسيمة

 

        تحتل التربية الرياضية في المجتمعات الحديثة مكاناً بارزاً في المناهج المدرسية. لأنها الجزء المتكامل في التربية العامة والتي تنفذ بواسطة الأنشطة الرياضيّة ويستخدم في أدائها الجسد. 

ولكن التربية الرياضيّة ليست نشاطاً بدنياً أو ترفيهياً، إنّما هي مجموعة من التقنيات والمهارات والمعلومات التي يجب تعليمها للطلاب وفق أساليب علمية متطورة وقابلة للمراجعة حسب التقدم العلمي والتقني نظراً لأنها تؤثر على النواحي العقلية والإجتماعية والنفسية والوجدانية وتساعد على بناء الشخصية القوية للمشاركة في معارك الحياة. 

فإذا كان هذا القول يساعد فعلاً على إستكمال شخصية الفرد وتقويتها فماذا فعلنا هنا في لبنان بهذا الشأن؟

منذ بداية الإستقلال وحتى تستطيع الدولة اللبنانية الناشئة حديثاً مجاراة العصر الحديث في تربية شبابها أدرجت من ضمن تطلعاتها للمستقبل فقرة أساسية في بيانها الوزاري الأول هذا نصه:

" تتجه أنظار الحكومة نحو التبعات الجسام التي يفرضها عهد الإستقلال في شتى ميادين التربية الوطنية، وسنعنى عناية خاصة بالتربية الرياضية بالمدارس وفي أوساط الشباب، وسنخص الشباب على إختلاف فئاتهم بالعناية فنعمل على تقويته روحاً وجسداً حتى نكفل للوطن أجيالاً قوية معنوياً ومادياً ". 

        هل نفذنا وفعلنا هذا الكلام؟ نعم... فقد وضعت المراسيم والقرارات المنظمة التي تكفل تطبيق هذا القول حيث صدرت القرارات التالية:

العام 1946 صدر القرار رقم 30 حيث تم تعيين أول دفعة من معلمي التربية الرياضية وعددهم أربعة، وصدر أيضاً المرسموم رقم 7003 والذي بموجبه أدخلت مادة التربية الرياضية في المناهج التعليمية وكذلك المرسوم رقم 4788 الذي نص على إقامة دورات رياضية مدرسية بين معاهد التعليم في مراحله الثلاث وعلى أنواع المسابقات الرياضية الخاصة بكل مرحلة. 

وفي العام 1948 صدر القرار الوزاري رقم 975 والذي نص على إنشاء جمعيات وأندية رياضية في المدارس الرسمية وكيفية تمويلها. 

وكذلك فقد أدخلت مادة التربية الرياضية ضمن المواد التعليمية الأساسية في إمتحانات الشهادة التعليمية إبتداءً من العام 1953، وفي العام 1955 أحدث الصندوق المستقل للأبنية المدرسية والملاعب الرياضية.

وفي العام 1966 صدر المرسوم رقم 3539 الذي حدد مواصفات البناء المدرسي بحيث تقيم كل مدرسة ملعباً شتوياً مسقوفاً، وملعباً للرياضة البدنية. 

وفي العام 1964 صدر المرسوم رقم 17472 والقاضي بإنشاء مديرية عامة للشباب والرياضة ضمن مديريات وزارة التربية والفنون الجميلة مهمتها الإهتمام بالرياضة المدرسية والأهلية وتجهيز المدارس بالملاعب والتجهيزات الرياضية. 

وفي العام 1970 صدر المرسوم رقم 14057 الذي أعاد مادة التربية الرياضية كمادة تعليمية في مناهج التعليم الثانوي بسنواته الثلاث. 

وفي العام 1997 صدر المرسوم رقم 10227 المتعلق بمناهج التعليم العام ما قبل الجامعي وفيه تفاصيل محتوى مادة التربية الرياضية. 

وفي العام 2000 صدر القرار رقم 213 والذي بموجبه يتم إنشاء أندية رياضية في المدرسة وحدد مواصفاتها وطرق إداراتها. 

وفي العام 2000 صدر القانون رقم 247 الذي أعاد إلى وزارة التربية والتعليم العالي صلاحية الإهتمام بشؤون التربية الرياضية في المدارس والثانويات الرسمية.

 

إذاً المراسيم والقوانين متوفرة وحديثة، ولكن ماذا نجد على الأرض؟

o       عدم وجود فلسفة واضحة لمفهوم التربية الرياضية وأهدافها في الإدارة الرسمية والخاصة.

o       عدم وجود الملعب المناسب في بعض المدارس.

o       عدم وجود مدرّس للتربية الرياضية في بعض المدارس.

o       عدم توفر التجهيزات الرياضية.

o       عدم إدراج مادة التربية الرياضية في المنهاج الدراسي.

o       عدم وجود التوازن ما بين عدد المدارس الموجودة وعدد أساتذة ومدرسي التربية الرياضية الملحقين بها.

o       لا تنال مادة التربية الرياضية الإهتمام من قبل التلاميذ لكونها مادة غير أساسية.

o       لا تنال التربية الرياضية الاهتمام الكافي من مسؤولي المدرسة.

o       شيوع المفاهيم الخاطئة عن التربية الرياضية المدرسية بين أولياء أمور الطلاب نتيجة لقلة الثقافة الرياضية.

o       عدم إرتفاع مستوى أداء مدرسي التربية الرياضية.

o       عدم وجود نظام موضوعي لتقويم مستوى أداء الطلاب.

o       عدم وجود الحوافز المعنوية لتشجيع الطلاب على ممارسة الأنشطة الرياضية.

o       عدم وجود وقت لإقامة المباريات الداخلية والخارجية.

o       عدم توفر الإرشاد والتوجيه والمتابعة لمدرسي التربية الرياضية في المدرسة ولأوجه النشاط الرياضي.

o       وأخيراً نظام الفترتين الدراسيتين الصباحية والمسائية يحول دون تنظيم نشاط للطلاب.

 

من هذا نستنتج أن دروس التربية الرياضية في المدرسة لا تنفذ كما يجب ولا تحقق أهدافها للأسباب التي ذكرتها، ولذلك بناءً على الواقع الموجود حالياً ولتصحيح مسار العمل في التربية الرياضية وأنشطتها أقترح ما يلي:

o       تنظيم شؤون مادة التربية الرياضية من خلال إعتبارها مادة أساسية في المنهاج الدراسي.

o       إدخال مادة التربية الرياضية ضمن مواد الإمتحانات الرسمية.

o       توزيع مدرسي ومعلمي التربية الرياضية على المدارس حسب الحاجة الفعلية للمدرسة.

o       توفير الملاعب والتجهيزات الرياضية اللازمة لدرس التربية الرياضية.

o       توفير الوقت اللازم لإقامة الأنشطة الرياضية الداخلية والخارجية.

o       استحداث مراكز تدريب في المدارس التي تتوفر فيها الإمكانيات والملاعب والتجهيزات الرياضية لمختلف الألعاب الرياضية.

o       إقامة دورات صقل وإعادة تأهيل للأجهزة البشرية المنوط بها شؤون مادة التربية الرياضية وأنشطتها. زيادة عدد حصص التربية الرياضية للمرحلة الإبتدائية.       وضع نظام داخلي لمعلمي التربية الرياضية.

o

o       استحداث جهاز إداري في وزارة التربية والتعليم العالي يتولى شؤون تنظيم مادة التربية الرياضية في المدارس والثانويات الرسمية.

o       تعميم الأندية المدرسية.

o       استحداث جهاز تربوي متخصص لمتابعة إرشاد وتوجيه مدرسي التربية الرياضية في المدارس.

o       إعادة فتح دور المعلمين والمعلمات للتربية الرياضية لسد النقص الحاصل في بعض المدارس والثانويات لبث دم جديد في الجهاز التعليمي والتدريسي.

o       توفير الأموال اللازمة لتنفيذ البطولات والدورات الرياضية المدرسية داخلياً وخارجياً.

 

        وأخيراً اقترح تخصيص مدارس متنوعة واحدة على الأقل في كل محافظة تعنى بالتعليم العام والرياضة فيأخذ الموهوب رياضياً في رياضة ما كفايته من العلم وقسطاً وافراً من التدريب الرياضي.

 

        وأختم بالقول أن إمكانات شبابنا كبيرة وأجيالنا الناشئة مليئة بالعطاء والتضحية وهي تستحق منا التخطيط العلمي لمستقبلهم لتزودهم بالعلم والمعرفة فتصبح بمساعدتنا أجيال تستطيع مصارعة الحياة.

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Allocution du Dr. Nasser BATLOUNY
Professeur associé à l’Université Libanaise

تعليم التربية البدنية والرياضية وسطوة المنهج الخفي

        تطرح هذه الورقة إشكالية المنهج الخفي في تعليم مادة التربية البدنيّة والرياضة، وهي تنطلق من ملاحظة واقع قائم يتجلى غالباً بالموقف السلبي من الرياضة، ومن نظرة سائدة على المستويين الإجتماعي والثقافي التي تقل من أهميّة التربية البدنيّة في البناء الإنساني.

           وترّكز الورقة على قراءة تداعيات هذا الموقف في إطار تعليم مادة التربية البدنيّة والرياضية، كما تتطرق إلى موقف التلامذة والإدارة المدرسية والهيئة التعليميّة والأهل في أهميّة هذه المادة وفي تكوين ثقافة التلميذ، وإنعكاس هذا التكوين على مسار حياته المهنيّة وموقعه الإجتماعي، محاولةً الإجابة على بعض الأسئلة المرتبطة بالمنهج الخفي وأثره في التطبيق، عبر قراءة الواقع وتقليل مقاربة موضوعيّة وعقلانية شفافة لهذه القضية. وهي بالتالي تحاول أن تساهم في تخفيف وتعديل هذا الموقف الأيديولوجي اللاواعي من هذا النشاط الإنساني المميّز والتي تشكل تصوراتنا المجتمعية عاملاً أساسياً في تكوينه.

 المنهج التربوي هو مجموع المعارف والخبرات والمهارات التي تقدمها المؤسسة التربوية للطلاب بقصد تحقيق أهداف محددة تخدم الفلسفة التربوية للدولة.

يعتقد كثير من الباحثين أن التربية البدنية جزء أساسي من التربية العامة ولو أنها أدخلت في تاريخ حديث نسبياً إلى المناهج التربوية وبخاصة في لبنان. 

لن نختلف على وضوح الأهداف المرجوة من التربية البدنية والرياضية وتأثيرها على نمو إنسان متوازن على المستوى المعرفي (الادرآي) Cognitif والمستوى الوجداني (الإنفعالي)  Pshycoaffectif والمستوى الحس حركي (المهاراتي) Sensorimoteur وذلك إستناداً إلى بلوم للأهداف التربوية Taxonomie de BLOOM إلا أن شرط ذلك هو توفر المواصفات الضرورية كالواقعية والوضوح والإستمرارية، وأن تراعى حاجات وميول المتعلم بالإنسجام مع الفلسفة التربوية العامة وسياسة الدولة الإجتماعية والإقتصادية.

 نقرأ كل هذا في المرجعية النظرية للمناهج المدرسية والجامعية الرسمية والخاصة.

 ومن المسلم به أن لكل مادة دراسية جانباً نظرياً وجانباً عملياً أو تطبيقياً حتى تتم عملية التعلم بطريقة فعالة.

بالإضافة إلى أن التغيرات التي نشهدها على المستوى المعرفي تنعكس على العلوم التربوية وأهدافها ونظريات التعلم وطرائق ووسائل التدريس. فالتربية البدنية تقع حتمياً تحت تأثير حركة التغيير إذا ما اعتبرناها جزءاً هاماً من التربية العامة. إذن من غير المعقول أن تبقى جامدة وتفقد بالتالي مساهمتها في بناء الإنسان والمجتمع ، وبهذا المعنى يقول جون ديوي John Dewey إن التربية هي الأساس الذي يقوم عليه أي إصلاح إجتماعي.

 كل أنواع النشاط البشري تحتاج إلى التعلم، فهو بذلك جوهر العملية التربوية. إن أي نشاط تربوي هو موقف تعليمي، وإن كل سلوك مكيف لا يخلو من التعليم. فالتعلم إذاّ جانب أساسي في حياة كل كائن إجتماعي وكل فرد تنمو من خلاله أنماط السلوك والإتجاهات المختلفة.

 ولما كان التعليم يعكس إتجاهات المجتمع التي تؤثر في حياة الأفراد وعملهم، جاءت المدرسة بنية فكرية إجتماعية تلبي حاجة المجتمع ومتطلباته في إعداد الناشئة وتكوين الشخصية الفردية عبر التأثير على المواقف والسلوك والأفكار والميول. فلنقارب المكونات الأساسية للمدرسة وللعملية التعليمية فيها وعنيت المعلم، التلميذ والمنهج أي بتعبير آخر الزوايا الثلاث التي تشكل المثلث الديداكتيكي (Le Triangle didactique).

 إن المناهج (Programmes Curricula) تطمح إلى تحقيق الأهداف العليا، أي غايات (Finalité) الفلسفة التربوية للنظام مواكبة تطور الفلسفة التربوية الحديثة التي جعلت المتعلم محور التعليم الرئيسي وأخضعت الطرائق لإهتمامه وحاجاته.

 فمناهج التربية البدنية مثلاً التي كانت تركز على النحو البدني فقط، إتّجهت حديثاً إلى التركيز على النمو المتوازن والمتكامل على النواحي (العقلية، الوجدانية، الحركية).

وإذا أضفنا بعد المدرسة في الماضي عن المجتمع وعن أولياء الأمور وكيف تحولت هذه العلاقة اليوم إلى تواصل مع المجتمع وعلاقة تعاون مع الأهل، و..... أن العملية التربوية قد تغيّرت بنيوياً (Structural). هذه الورقة لا تتناول قضية المنهج الخفي من زاوية تخطيطه وإعداده وتصحيحه، بمعنى آخر لن نناقش اليوم قضية المنهج الخفي في عملية صياغة المناهج والخلفيات التي تتحكم بهذه الصياغة.

 ننطلق من توجه يركز مرحلياً على الطلب من المعلم أن يلتزم بالمنهج على قاعدة أن الخفي في المنهج أقل ضرراً وشراسة من الخفي في الأفكار المجتمعية السائدة التي يحملها المعلم بالضرورة والتلميذ وإن بنسبة أقل.

هذان العنصران (الهيئة التعليمية، الطلاب) يقعان حتماً، أكثر من المنهج وبصورة مستمرة تحت تأثير الايديولوجيات السائدة في الأسرة والمجتمع والتي تؤثر على الإتجاهات والسلوك نحو التربية البدنية والرياضة.

 في قراءة أولية لنتيجة بحث درس إتجاهات الإدارة المدرسية والمعلمين (من غير إختصاص التربية البدنية) نحو مادة التربية البدنية ومدرس التربية البدنية والرياضية، أظهرت النتائج الأولية أن أكثرية الذين إستطلعت أراؤهم أبدوا موقفاً سلبياً تجلى بما يلي: 

إعتبر المدرسون أن اللعب في اوقات الفراغ كاف لتحقيق الأهداف المرجوة من التربية البدينة والرياضة. وقد إرتبط هذا المفهوم بإعتقادهم أن المستوى الحس حركي هو الهدف الوحيد الممكن تحقيقه من النشاط البدني الرياضي.

 أما بالنسبة لموقف الإدارة والهيئة التعليمية من مدرس التربية البدنية، فقد كان شبه إجماع على أن المطلوب من مدرّس الرياضة، مساعدة الناظر في مراقبة التلاميذ أثناء أوقات الفراغ والإستراحة ومعاقبة المشاغبين، وكذلك تنظيم دخول التلامذة إلى الصفوف. 

كذلك إعتبروا أن مواد المناهج غايتها تحضير التلميذ معرفياً لتلقي العلوم العالية التي تخوله في دخول سوق العمل المنتج مادياً، وتحقيق مركز إجتماعي مرموق.

وقد إحتلت مهنة تدريس مادة التربية البدنية المركز الأخير بين مهن المستقبل.

وقد رأت غالبية المدرسين أن ممارسة الرياضة ضرورية لأهداف صحية وجمالية.

أما بالنسبة إلى إتجاهات طلاب قسم التربية البدنية في كليّة التربية – الجامعة اللبنانية، فقد أظهرت الإحصاءات أن 57% فقط راضون عن مهنة المستقبل. وقد إرتبط هذا الواقع بوجود تراث رياضي في العائلة أوالأصدقاء المقربين. أما الباقون فيعتبرون أن عليهم إيجاد عمل آخر.

وقد إنتسبوا إلى قسم التربية البدنية لعدم توفر فرص أخرى، أو لنيل إجازة جامعية، أو لأسباب أخرى لا علاقة لها بالخيار المهني الحر. أما بالنسبة لتلامذة المدارس فلا يتوقعون من حصص التربية البدنية أن تكون مسؤولة عن أي تأثير إيجابي على مستواهم التعليمي. والأخطر من ذلك إعتبارهم تلك الحصص أوقاتاً للمرح والراحة وللتخلص من التعليم الجاف.

 وقد إرتبط مفهوم ممارسة الرياضة عندهم بالنجومية وتحقيق المال السريع والرفاهية.

أما بالنسبة للطالبات فيلاحظ عندهن إرتباط مفهوم ممارسة الرياضة بالجمال والرشاقة.

وقد يعتبر البعض أن الجميع يدركون أن الرياضة مفيدة. لكن هذا الإدراك التلقائي لفوائد النشاط البدني الرياضي غير كاف إن لم يرتبط بإتجاهات إيجابية تنعكس بوضوح في المواقف وفي السلوك اليومي، أي ممارسة القناعات وعدم الإكتفاء بالجهر بها.

 ونحن نشكو جميعاّ من المواقف الكلامية ومن مواجهة الصعوبات بالنسج اللغوي لا أكثر.

 أيّها المنتدون الكرام،

     -       هل تجلّت سطوة المنهج الخفي في ممارستنا للمواقف من التربية البدنية ومن الرياضة؟

-       هل عاد كل منا إلى ذاته محاسباً أو معاتباً على قناعة لم يعلنها أو على تصريح لا يستند إلى قناعة داخلية عميقة؟

-       وهل قرأ كلّ منّا المسافة الفاصلة القاتلة بين القول والفعل؟

 أقول بتواضع أن هذه الأسئلة هي مفتاح السيطرة على ما ينتجه واقعنا من إعادة بناء لمواقف قديمة مسيطرة ولمنظومة قيم لم تعط الرياضة والتربية البدنية حقها ولم تفسح المجال في الإنخراط في العملية التربوية المتكاملة.

 وإذا أدركنا ما نمارسه فعلاً، وهو ما يسمى بالمنهج الفصلي (Curriculum Réel) وهو حصيلة الصراع بين منهج شكلي قائم  (Curriculum Formel) أي المنهج الرسمي ومنهج خفي بسطوته السائدة وقوته في الإستمرار، أدركنا أهمية وعي هذه القضية وأهمية العمل على تجاوزها، عبر إعادة النظر في المسلمات وعبر محاكمة الإتجاهات السائدة، وعبر ربط العملية التربوية يالقرار الذي يتخلص بالوعي والثقافة من الإرث السائد والذي تخطاه الزمن. ألا يشعر كلّ فرد منّا بضرورة أن يكون هذا الوعي فاعلاً وتغييرياً؟

ألا يشعر مدرّس التربية البدنية ومعلم المدرسة الاستاذ الجامعي والرياضي والقيمين على الإتحادات الرياضية والمسؤولين في المؤسسات الرسمية والخاصة ومؤسسات المجتمع المدني بضرورة هذا التغيير في النظرة والموقف والممارسة والتربية؟

 وكم نحن بحاجة أيها السادة في عصر الملوثات إلى أوكسيجين للرئتين والفكر!   

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Allocution de M. Guy MILLE
Conseiller du Ministre de la jeunesse et du sport

Thématique

Les divergences et les convergences de l'éducation physique et sportive et le sport : conflit ou solidarité ?

Un peu d'histoire moderne

Je ne remonte pas aux premiers jeux olympiques de 776 avant notre ère jusqu'en 393 après JC.
Schématiquement, les pratiques physiques modernes ont pris naissance dans le dernier tiers du XIXe siècle sous l'influence :
-Du sport anglo-saxons et de pédagogues comme Thomas Arnold.
-Des pratiques gymniques à finalité d'éducation physique et de préparation militaire initiées par Jahn en Allemagne et Amoros en France.
-Des pratiques hygiéniques de santé développées par Ling en Suède.
Le sport moderne dans le sens actuel qu'on lui donne couramment aujourd'hui a véritablement pris son essor avec la rénovation des jeux olympiques par Pierre de Coubertin.


Définition du mot sport

Mot anglais issu de l'ancien français «desport», amusement.
Ensemble des exercices physiques se présentant sous forme de jeu individuel ou collectif, pouvant donner lieu à des compétitions et pratiqués en observant certaines règles.

On peut aujourd'hui assimiler à ce mot les "activités physiques et sportives" (APS) qui connaissent de nos jours un essor considérable.
Elles font l'objet d'une attention particulière des médias en raison des impacts politiques, sociologiques et économiques qu’elles représentent.
Parallèlement, la littérature ainsi que les ouvrages consacrés à l'environnement institutionnel et juridique des A P S, rares ou marginaux il y a une dizaine d'années, connaissent ce même accroissement.


Le concept d'éducation physique et sportive

L' E.P.S. trouve son origine dans la gymnastique à caractère militaire et nationaliste instaurée par l'allemand Jahn et ses continuateurs.
C'est le français Georges Demeny qui a contribué à la diffusion du terme éducation physique dans son livre l’éducation physique en Suède paru an 1892 et à son officialisation dans un texte du 22 décembre 1904.
Ce concept peut recouvrir deux acceptions:
1- La culture du corps, c'est-à-dire visant à développer la condition physique, la personnalité ainsi qu'a préserver ou améliorer la santé. Cette Education Physique se pratique de façon individuelle et volontaire.
2- Une matière d'enseignement obligatoire.

Les premières divergences

En France plus particulièrement, se développent à la fois un courant d'éducation physique à base de gymnastique et un courant sportif lié à l'apparition du mouvement associatif prenant en compte les traditions françaises et les activités nouvelles, issues de l'Angleterre d'abord, puis de l'Amérique du nord après la première guerre mondiale.

Les premières convergences que l’on retrouve partout

Le sport tend à la fois à intégrer l'éducation physique et à s'en démarquer.
Même si c'est dans le milieu scolaire, associations ou clubs, et universitaire, en relation avec certaines fédérations, F.S.U.L. ou le regroupement des instituts, qu'il s'est développé.

L'Éducation Physique et Sportive est apparue comme un espace disciplinaire de l'école lorsqu'elle s'est autonomisé en France en 1981 seulement, du Ministère de la Jeunesse et des Sports.
Elle dépend donc de l’Education Nationale.

Alors qu’au Liban, le décret 7003 du 1/10/1946 émanant de l’Education Nationale impose deux heures d’ E.P.S. à l’école.

Faisant partie du système de l'Education Générale, et dépendant de ce fait du Ministère de l'Education Nationale, cette situation a pour conséquence la recherche d'une définition d'une Identité disciplinaire de l'E.P.S.

Toutefois, le 7 août 2000, le décret No 247 annonce la création du Ministère de La Jeunesse et Des Sports.
Des projets sont à l’étude. (L’Orient-le Jour du 14 Avril 2004).

Convergences, divergences, ou complémentarité?

Le premier développement majeur:

C'est grâce au mouvement olympique que le mouvement sportif sous la forme associative ou fédérale a pris une telle importance sociale.

C'est grâce aussi à la démocratisation des pratiques sportives développées par certaines fédérations affinitaires, (qui visent prioritairement une pratique omnisports, multi activité, selon des affinités diverses centrées sur l'être humain dans sa globalité) notamment dans le milieu du travail, que le sport a acquis une telle audience.

Tous ces mouvements sportifs et associatifs sont dirigés par le Ministère de la Jeunesse et des Sports.

Le discernement

Pour Pierre Parlebas, activités physiques et sportives correspondent "à des pratiques originales qui permettent de définir un champ spécifique" alors que l'éducation physique est "une application pédagogique des activités physiques et sportives."

Voici donc un discours justifiant et visant à développer des conceptions différentes de l'intervention dans le monde du sport.


Les Enseignants

Dans le but de donner leur juste place aux enseignants en E.P.S. à travers le paradigme (modèle théorique de pensée qui oriente la recherche et la réflexion scientifique) de la normalisation didactique (méthode qui a pour but d'instruire) dans l’enseignement des activités ou disciplines sportives, un champ d'investigation a du être délimité.

Pour l'éducation physique, autour de quelles épistémologies (histoire des méthodes et principes des sciences) les chercheurs se sont-ils rassemblés et ont pu donner naissance au "savoir"ou au "contenu d'enseignement" sinon en prenant compte la ternarité :
- élève
- professeur
- et savoir.

En tant que discipline scolaire il faut noter que l'éducation physique se trouve dans une perspective d'affirmation d'identité et de confrontation.

- Premièrement en interactions avec l'existence d'une pluralité de systèmes didactiques potentiellement disponibles par les didacticiens d’autres disciplines scolaires.

- Deuxièmement par le recours aux savoirs scientifiques comme élément de légitimation à posteriori des pratiques d'interventions.

Ce type de propos mêle des considérations épistémiques (spécificité des finalités des modes d’enseignement) des discours sur les savoirs de l’enseignant d’éducation physique et sportive par rapport à ceux de l'entraîneur sportif et des intérêts sociaux associés.


Entraîneur sportif

Dans le merveilleux livre de Nina Jidejian " Beyrouth à travers les âges", l'auteur cite une inscription d'Athènes datée du IIe siècle avant J.C. qui offre quelques informations sur un Berytien vivant en Grèce.
Ce natif de Beyrouth appeler Nikon, fils d'Alexius, était le directeur de la palaestra, qui faisait partie du gymnasion et servait au concours de lutte. Il enseignait la lutte aux éphèbes, jeunes gens de quatorze ans ou plus, qui s'employaient à divers exercices physiques et recevaient vraisemblablement une partie de leur éducation dans le gymnasion d'Athènes. Cette inscription démontre l'importance de sa fonction éminemment respectée en Grèce, et l'estime en laquelle il était tenu.
Cette petite parenthèse prouve que les entraîneurs libanais étaient déjà connus à cette époque.

L'entraîneur sportif est chargé d'amener une équipe ou un athlète à leur meilleur niveau et de les préparer à des compétitions.
Il existe également des entraîneurs exerçant au sein d'organisations non compétitives, c'est-à-dire ne participant pas aux championnats professionnels. Ils ont alors davantage un rôle d'animation et d'éducation sportive.


Brevet d’Etat d’éducateur sportif

Celui-ci se déroule en trois degrés.
Il est spécifique à un sport donné.
Il concerne l’enseignement, l’encadrement et l’animation des A.P.S.
Il est aussi un complément au Bafa, que le Ministère de la Jeunesse et Sport, selon le protocole avec la France, est en train de mettre en place.


Entraîneur de fédération.

D'abord il y a les grands, ceux qui font rêver et puis il y a les autres les anonymes qui participent à la vie du sport au sein des clubs.


Compétences :

La pédagogie semble être le maître mot de l'entraîneur. Sa relation avec les sportifs de haut niveau est particulièrement forte. Dynamique et persuasif, il est capable d'exalter l'énergie des sportifs. Il est donc très psychologue. Techniquement, il maîtrise parfaitement les ficelles de son sport. Bien souvent, il a pratiqué les mêmes, et il en connaît les subtilités. Enfin, l'entraîneur est un excellent observateur.


Difficultés :

L’entraîneur vit littéralement pour son sport. La semaine il assure les entraînements et prépare la rencontre. Dans les petites structures, il est souvent chargé soit de l'administratif, soit de la gestion du matériel. Le week end est consacré aux matchs, tournois, compétitions, ce qui laisse peu de temps pour sa vie personnelle. Dans les grands clubs, les fédérations, les entraîneurs nationaux sont très exposés médiatiquement, et le vent tourne suivants les résultats.

Discours sur les savoirs de l'enseignant d' E.P.S. par rapport à ceux de l'entraîneur sportif.

Divergences et convergences

Il faut différencier ceux qui sont communs à tous les acteurs de l'espace social d’E.P.S comme la quête de reconnaissance disciplinaire, et ceux qui les divisent comme la défense d'une conception de l'E.P.S. bien spécifique. Il existe donc des intérêts disciplinaires et groupaux qui se superposent plus ou moins aux intérêts individuels.

Les discours véhiculés sont donc des produits de la socialisation.

Le savoir de l'enseignant d’ E.P.S. est-il aussi différent de celui de l'entraîneur sportif ?

Habermas (1997) définit le savoir comme un ensemble d’énoncés véhiculant des prétentions à la vérité.

Il s'agira donc d'étudier tous les discours infirmatifs et toutes les assertions sur les questions d'enseignement et d'entraînement.

Il apparaît ainsi que les discours de justification des enseignants d'E.P.S. incluent souvent des modalités critiques envers les entraîneurs sportifs du type "l’E.P.S. se différencie du sport".

De même, le recours au savoir scientifique comme élément de légitimation à posteriori des pratiques d'intervention est largement plus répandue chez les enseignants d'E.P.S.

Il apparaît donc clairement que les débats aux frontières disciplinaires qui ont favorisé l'autonomisation de l'E.P.S. par rapport au Sport se retrouvent dans les discours de justification alors qu'ils sont quasiment absents des discours d'explicitation spécifique des pratiques.

Ces derniers semblent par ailleurs très proches des entraîneurs sportifs lorsque l'on considère des enseignants d’E.P.S. spécialistes de l'activité.

Il existe donc des profils d'enseignants et d’entraîneur en fonction des objectifs assignés à leur intervention.

Plus ces catégories d'acteurs se centrent sur l'amélioration motrice et moins ils se focalisent sur la poursuite d'autres finalités, plus les discours d’explicitation des pratiques sont proches entre entraîneurs et enseignants.

Le discours de justification paraît se charger d'intérêts sociaux en regard du discours d'explicitation.

On pourrait paraphraser Lahire et parler de discours "en champ" est "hors champ"; sachant que ces deux formes discursives peuvent être assimilées comme un méta-savoir par tous récepteurs de tels propos.

Il est également intéressant de noter que les justifications des entraîneurs sont plus pragmatiques. Elles convoquent l'efficacité technique des procédures mises en place au regard des objectifs fixés alors que les enseignants d' E.P.S. tendent davantage à revendiquer une "scientificité"de leur mode de fonctionnement.

Les enjeux sociaux autour de la recherche en E.P.S. et des élèves :

Le contexte national, voir international de l'E.P.S. pose aujourd'hui des questions cruciales, qui, si elles sont principalement du ressort politique, elles sont aussi intéressantes sur le plan scientifique.

Les grands enjeux de l'école en général, de l'E.P.S. en particulier, sont pilotés par la question de la réussite de tous et de la démocratisation.

Les enjeux sociaux autour de l'entraîneur sportif et de l'athlète :

À partir d'expériences vécues comme entraîneur et athlète il faut :
-permettre d'identifier les rôles, les tâches et les responsabilités de celui-ci ainsi que les exigences de la planification de l'entraînement sportif.

-connaître les conditions essentielles au développement de talents sportifs, de concepts contemporains de l’entraînement et les divers éléments constitutifs de la périodisation de l'entraînement.

-et enfin, reconnaître et identifier les attitudes et les comportements d’un entraîneur éthique.

CONCLUSION

La Ternarité

Dans l'enseignement.

Les élèves
C’est selon qu’ils sont obligés ou consentants.

Les enseignants
C’est selon la qualité de l’approche didactique de tous les enseignants pendant toute la scolarité de l’élève dans différents sports.

Les moyens
C’est selon les possibilités de réalisation, le lieu de travail et le matériel.

Au club

L'entraîné
Le sportif est toujours consentant, sa motivation, ses moyens physiques et psychologiques sont très sollicités

L'entraîneur
C’est selon son savoir spécifique et ses connaissances générales.

Les moyens
Techniques, suivi médical financier et médiatique mis à disposition.


Dans les deux cas: celui de l'enseignement ou de l'entraînement, et à compétences égales, la finalité est de faire parvenir l'être humain à son plus total accomplissement.

L’objectif de ces deux ternarités présente des différences et des difficultés évidentes que ni l’enseignant ni l’entraîneur ne doivent négliger.

Leur solidarité ne peut que solliciter le savoir pour l’évolution du citoyen.


Bibliographie

Chantal Amade-Escot : Toulouse III
« L’enseignant d'éducation physique et sportive dans les interactions didactiques. Contribution des recherches didactiques à l'intelligibilité des pratiques d'enseignement. »

Philippe Terral: U.F.R.S.T.A.P.S. Toulouse
Symposium VI : « la construction sociale des savoirs des intervenants sportifs. »

Christian Couturier : Responsable national du SNEP
« E.P.S. culture technique et démocratisation. »

Site web de « l’entraîneur sportif et l'athlète » : Quebec

Revue EPS

Lexique du cadre institutionnel et réglementaire des activités physiques et sportives

L'Education Physique : Raymond Thomas

Nina Jidejian: « Beyrouth à travers les ages »

Remerciements à :

Monsieur Nizar el Zein : Ministère de l’ Education Nationale

Madame Cléopâtre Ferzli : Ministère de la Jeunesse et des sports

Monsieur Mohamad Khomassi : Professeur d’E.P.S. au collège N.D.de Nazareth

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Allocution de M. Jihad SALAMÉ
Coordinateur scolaire d’EPS

Pour télécharger la Présentation cliquer ici

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Allocution de M. Georges KFOURY
Ancien coordinateur scolaire d’EPS


- Précisons, au départ, qu'il s'agit, dans ce propos, de l'E.P.S. scolaire.
1 – Formation :

École normale créée en 1946 et rattachée à l'Education Nationale. Elle formait les enseignants d'E.P.S. pour les écoles publiques. Quand ils avaient les possibilités (terrains, matériel et horaires scolaires, ces "profs" faisaient du bon travail.

Les écoles privées recrutaient surtout d'anciens sportifs (joueurs de foot ou de volley) qui favorisaient, forcément, leur sport au détriment de tout le reste.

A ma connaissance, les deux premiers profs qualifiés et formés à la fameuse école des sokhols en Tchekoslovaquie qui ont travaillé pendant longtemps au Liban sont les regrettés M. et Mme Kovalenko. M. Kovalenko a enseigné au Collège secondaire de l'U.S.J., avant qu'il ne devienne le Collège Notre-Dame de Jamhour ; et Mme Kovalenko au Collège Protestant Français.

A partir des années 50, nous assistons à l'arrivée sur le marché local de personnes formées à l'étranger à différents niveaux : moniteurs, maîtres et profs d'E.P.S. Ces personnes trouvaient facilement des postes dans les écoles privées.

Actuellement, avec l'existence – je dirai même avec la prolifération – des écoles et des facultés de formation, un assez bon pourcentage du personnel enseignant d'E.P.S. est plus ou moins qualifié.

L'idéal serait d'avoir une loi qui définit le statut du prof. d'E.P.S. et interdit aux écoles surtout privées d'engager des personnes n'ayant ni la formation ni les diplômes requis.

2 – Contenu de l'enseignement :

En l'absence d'une formation adéquate, les enseignants se contentaient souvent d'une gymnastique suédoise dont le but, dans la plupart des cas, était la fête de fin d'année. Cette pratique était souvent la solution facile qui compensait le manque d'installations sportives.

A côté de cette gymnastique suédoise, il y avait l'entraînement – je dis bien entraînement et non apprentissage – d'un sport collectif selon le goût du moniteur.

Avec le temps, les écoles donnaient de plus en plus de l'importance à l'E.P.S.. Qu'il ne me soit ici permis et sans aucun chauvinisme de ma part de rendre hommage à la mémoire du Père Henri Charles, jésuite, qui, le premier au Liban, jeta les bases d'une E.P.S. scolaire obligatoire et méthodique. Les deux heures d'éducation physique hebdomadaire, la visite médicale, les mensurations, le carnet de cotation des épreuves d'athlétisme, la prise régulière de performances, les graphiques de la valeur physique de l'élève, les notions de progressivité, d'adaptation et de dosage de la leçon d'éducation physique… toute cette "infrastructure" mise en place par le Père Charles nous éloignait de la vague leçon de "sport" ou de "gymnastique" où l'on se contentait de faire gesticuler les élèves.

Je terminerai ce chapitre en parlant des textes officiels :
Ils sont indispensables pour tracer le cadre général de l'enseignement de l'E.P.S.
Toutefois ils devraient être réalistes : les nouveaux textes établis par le Centre de Recherche Pédagogique (CRDP), fruit d'un travail colossal, sont à mon avis inapplicables dans 90% des écoles libanaises toujours faute d'enseignants qualifiés et d'installations adéquates. Ils devraient aussi être souples et révisés de temps en temps sans changer tous les deux ans.

Tant qu'on n'a pas introduit aux examens officiels de fin de scolarité une épreuve physique et sportive, les écoles ne feront pas l'effort nécessaire pour améliorer cet enseignement. On l'a bien vu ; les écoles qui préparent le bac. Français ont ceci de commun : l'effort porté par les enseignants pour être en règle avec les textes français.

3 – Le Sport :

De 1950 à 1970.
Je peux dire en toute conscience que ce fut l'âge d'or du sport scolaire et cela grâce à l'OSSU (office du sport scolaire et universitaire) et l'UGSEL (union générale sportive des écoles libres).

Là aussi qu'il me soit permis de rendre hommage à la mémoire de Victor Bercin qui, avec l'appui de l'Ambassade de France, a fait beaucoup pour le sport au Liban.

Le fait de citer les activités sportives organisées au niveau d'à peu près 80 établissements scolaires, dans toutes les catégories d'âge, pour garçons et filles nous donne une idée de l'ambiance d'émulation dans laquelle les élèves étaient tenu en haleine durant l'année scolaire :
- Natation. (organisée, certaines années, sous forme de challenge du nombre).
- Cross-Country : challenge du nombre et championnat.
- Football.
- Basket-ball.
- Volley-ball.
- Tennis de table.
- Athlétisme.
- Ski.

Il serait intéressant de faire une étude comparative des performances scolaires actuelles avec celles datant de cette époque là.
Création de la Direction Générale de la Jeunesse et des sports au début des années 70.
1975 – 1990 : Guerre du Liban – arrêt de toute activité sportive.
1991 : Reprise lente et difficile.

Création du Ministère de la Jeunesse et des sports et réintégration des enseignants d'E.P.S. à l'Education Nationale.

Sans vouloir entrer dans la guerre des ministères je dirai en toute âme et conscience que l'éducation physique et sportive devrait relever du ministère de l'Education Nationale ; cela n'exclut pas la collaboration et la coordination avec le ministère de la jeunesse et des sports.

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Troisième séance

Allocution de P. Elie ABDEL MASSIH,
Directeur Général des établissements scolaires antonins

Introduction

L'école, par sa nature et sa vocation est le lieu par excellence de l'éducation. Or l'éducation est inséparable de la société dans laquelle elle se développe. Reflet de la société qui l'inspire, elle est, en même temps, un des éléments moteurs au sein des autres forces qui la déterminent. En effet, les jeunes qui sont aujourd'hui sur les bancs de l'école, seront les citoyens actifs de demain. Or, le monde de demain constitue une grande inconnue et l'éducation doit tout mettre en oeuvre pour développer les mécanismes qui permettent à l'enfant de s'adapter aux changements qui leur seront inévitablement imposés par l'évolution de la science, de la technique et de la société.

Tout en accompagnant dans leur travail de formation, nos élèves doués de toutes les possibilités et qui cherchent à grandir et à s'accomplir jour après jour dans tous les domaines de leur personnalité, la question que nous nous posons toujours est celle de savoir ce que nous proposons à ces jeunes pour qu'ils se retrouvent, question qui nous permet constamment d'adapter notre politique éducative et de pouvoir ainsi l'améliorer de plus en plus.

Problématique

Notre enseignement doit être global et futuriste :
• Enseigner pour demain.
• Des enfants exigeants.
• Dans une école futuriste.

Où enseigner ? (école de demain)
Qui enseigne ? (un personnel enseignant en synergie)
À qui enseigner ? (élèves exigeants)
Quoi enseigner ? (programmes adaptés dans tous les cycles)
Avec quoi enseigner ? (matériel adéquat)

Sommes-nous convaincus que l’EPS est un enseignement : comme les maths., les sciences, l’arabe etc.?

Quand je dis : le sport, matière à enseigner, j’entends par là le recours aux livres, fichiers et autres ressources favorisant l'enseignement; des terrains de jeu où j’applique les leçons et des gymnases équipés pour les jeux spécialisés.

Cette conviction implique 3 actions :

• Planification et programmation en perpétuelle rénovation, entreprises par les responsables et les personnes en charge du sport et de la pédagogie sportive.
• La culture sportive pour tous, et qui commence par la période prénatale lorsque les parents s’apprêtent à bâtir une famille saine.
• La pédagogie sportive qui donne naissance à des champions, à partir de la période postnatale jusqu’à atteindre le niveau professionnel.


« Le sport est une lutte avec soi-même contre la nature des choses »

Le sport, phénomène humain, est l’une des expériences du corps, caractérisée par 5 aspects :

1- Prendre soin de son corps en lui-même, car c’est lui qui apprend et que l’on mate en toute conscience, que l’on bâtit intelligemment et que l’on transforme volontairement.
2- L’action volontaire, complètement étudiée et au but organisé, auquel on donne un sens et un résultat positif.
3- Le sport est toujours appliqué devant un obstacle : lequel est la mesure de l’endurance du corps.
4- Les questions du sportif qui exécute cette expérience physique, devant les difficultés et les obstacles précis, quant à ses capacités physiques, à son courage, à sa persévérance, à la force de son intelligence et à son comportement face aux difficultés.
5- L’apparition des caractéristiques de la concurrence, à travers le sport, d’une façon évidente, de sorte qu’elles se développent et se complètent, afin que le travail collectif et le partage apparaissent dans le progrès et le développement.


Où enseigner ? (École de demain)

A nos yeux, le sport est une expérience personnelle, un art, une valeur et une philosophie.

Devant cette culture et son apprentissage, les gens se classent en 4 catégories : les curieux, ceux qui tentent l’expérience, les fans et les professionnels.

Quant aux exigences du sport, collectif ou individuel soit-il, elles dépendent de :un terrain légal, un entraîneur spécialisé, des équipements d’entraînement, un sportif adapté à chaque jeu, une équipe homogène pour les sports collectifs.
Quand le sportif devient champion olympique à 14 ans, cela veut dire qu’il a commencé à apprendre le sport tout enfant, càd à la Maternelle (à 4 ou 5 ans).

Quand à 17 ans, un élève sort diplômé de son école avec une ceinture noire dans les sports de combat ou un diplôme de champion d’athlétisme, cela veut dire qu’il a pratiqué son sport préféré depuis son enfance tout en étudiant l’histoire, les sciences, les maths et les langues.

Dans notre pays, peu nombreuses sont les écoles qui forment de tels élèves. Ce petit nombre se limite à quelques écoles catholiques qui forment de tels jeunes, qui ont appris les sciences de l’esprit aussi bien que celles du corps.

J’entends par quelques écoles catholiques celles qui ont mis à la disposition de leurs élèves des professeurs spécialisés, qui ont doté leurs terrains et gymnases de tous les moyens et équipements nécessaires pour qu’ils obtiennent un diplôme de fin d’étude ainsi qu’un autre en sport. Ces rares écoles comprennent le noyau des sportifs du Liban qu’ils représentent dans les rencontres internationales.

L'école de demain doit privilégier et réclamer un apprentissage descriptif-analytique et relationnel et s’éloigner de plus en plus du système rigide, linéaire et systématique.

Pour bien apprendre dans le cadre de l'école actuelle, l'élève doit avoir un style rationnel d'apprentissage. Autrement dit, son style d'apprentissage dominant doit correspondre à la logique du contenu enseigné. Il s'agit donc pour l'élève d'apprendre d'une manière linéaire. Il est ainsi question pour l'élève de se mouler dans la logique du contenu prédéterminé par le programme, le manuel ou l'enseignant. De plus, quand l'enseignant fait de l'enseignement collectif sa principale stratégie pédagogique, l'élève doit s'ajuster au rythme exigé par la démarche prescrite.

Qui enseigne ? (un personnel enseignant en synergie)

• Des enseignantes et des enseignants qui sont des communicateurs variant leurs moyens pédagogiques.
• Des enseignantes et des enseignants qui se préoccupent au moins autant des élèves que du programme.

Ces attentes sont une invitation à une remise en question radicale des principales pratiques pédagogiques, notamment en salle de classe et sur le stade. Il faut accepter que la pédagogie actuellement pratiquée dans la majorité des écoles ne soit pas une source de motivation suffisante pour l'élève. La motivation se crée par un environnement stimulant fondé sur l'activité. La passivité n'a jamais engendré la motivation, mais plutôt la dépendance.

Pour résumer ces qualités du professeur de demain , ce professeur doit appliquer une «TRIADE » dans son enseignement :

- Élève/Élève.
- Élève/Enseignant.
- Enseignant/ Élève.


À qui enseigner ?

Les jeunes perçoivent l'instruction comme un moyen pour arriver à se tailler une meilleure place dans le monde du travail et de l'emploi. C'est donc une valeur trouble dans la situation actuelle. Les jeunes ne valorisent pas le contenu de l'instruction, mais bien la valeur du diplôme en soi. Généralement, ils ne trouvent pas d'attrait dans les contenus d'apprentissage imposés par les programmes scolaires. Ils doutent de l'utilité de la majorité des apprentissages exigés par l'école.

Du moins, ils n'en voient pas la portée. Et l'école ne prend guère de temps pour la leur expliquer. Dans tout ce contexte, les jeunes veulent un diplôme et ils sont prêts à «endurer» l'école assez longtemps pour l'acquérir.

Quelles sont les demandes des jeunes à l'égard du quotidien de l'école ? Elles sont peu nombreuses, mais elles manifestent le souhait d'un changement en profondeur fondé sur des attentes et des préoccupations importantes.

Les jeunes exigent de nous une pédagogie différente :

• Une pédagogie qui mise sur l'activité plutôt que sur la passivité.
• Une pédagogie qui utilise des moyens modernes d'apprentissage.
• Une pédagogie qui prend en compte le fait que l'on n'apprend pas tous de la même manière et à la même vitesse.
• Une pédagogie juste pour tous les élèves.
• Une pédagogie qui permet de comprendre pourquoi on doit apprendre certaines choses.

Quoi enseigner ? (programmes)

L’enseignement général est un sport mental. S’il n’est pas accompagné par un enseignement d’un genre différent, il devient non équilibré. Pour cela, nous devons faire du sport une matière à enseigner pour qu’il devienne une pédagogie et un enseignement du corps et de l’esprit. Matés, ces deux derniers apprennent à se plier à la volonté, et ceci grâce à l’entraînement, au travail continu et aux exercices quotidiens et répétés. A ce moment-là, on peut dire : un esprit équilibré dans un corps équilibré.

Nous prenons à tire d'exemple les acquisitions fondamentales dans chaque matière enseignée, à la fin du cycle 3 du primaire, (cycle des apprentissages fondamentaux). Celes-ci doivent être, comme à la fin de chaque cycle de deux sortes : spécifiques et transversales.

Compétences spécifiques :

• Réaliser une performance mesurée (sauter loin, lancer fort, courir vite)
• Adapter ses déplacement à différents types d’environnements (grimper, rouler, glisser…)
• S’opposer individuellement ou collectivement (duels, jeux de raquettes, jeux collectifs…)
• Concevoir et réaliser des actions à visée artistique, esthétique,ou expressive (danse, mime, activités gymniques…)

Compétences transversales :

Parler :
• Utiliser le lexique spécifique de l’EPS dans les différentes situations didactiques mises en jeu.
• Participer à l’élaboration d’un projet d’activité.
• Expliciter les difficultés que l’on rencontre dans une activité.

Lire : lire une règle de jeu, une fiche technique, et les mettre en œuvre.

Ecrire :
• Rédiger une fiche technique permettant de réaliser un jeu.
• Noter les performances réalisées.
• Rendre compte d’un événement sportif auquel la classe a participé.

Exemple : Danse

• Compétences spécifiques en EPS : participer à des activités collectives en y tenant des rôles différents et en respectant les règles.
• Compétences transversales : sensibiliser à la danse, au théâtre, à la musique, à l'expression dramatique


Quoi enseigner ? horaire Liban (écoles officielles 30 semaines)

Cycle1/3classes Cy.2/3clas. Cy.3/3clas. Cy.4/3clas. Cy.5/2+1clas. Total
H/semaine/classe 0 2 2 2 2?1 23
H/année/cycle 0 180 180 180 150 690


Quoi enseigner ? horaire Liban (écoles privées 32 semaines)

Cycle1./3classes Cy.2/3clas. Cy.3/3clas. Cy.4/3clas. Cy.5/2+1clas. Total
H/semaine/classe 20 2 2 2 2?2 30
H/année/cycle 192 192 192 192 192 960


Quoi enseigner ? horaire France (35 semaines)

Cycle1/3classes Cy.2/3clas. Cy.3/3clas. Cy.4/3clas. Cy.5/2+1clas. Total
H/semaine/classe 3 3 3 3 2?1 42
H/année/cycle 315 315 315 315 210 1470


Tableau comparatif des horaires

Écoles officielles Écoles privées Progr. français
H/semaine 23 30 42
H/année 690 960 1470


Avec quoi enseigner ? (infrastructure et matériel)

Les équipements sportifs mis à la disposition des enseignants induisent le choix des pratiques. L’idéal est de pouvoir bénéficier d’espaces couverts et d’autres extérieurs déjà prééquipés (terrain avec traces pour jeux collectifs, zone de prise d’élan plus bac à sable, piste d’athlétisme… salle équipée pour la gymnastique, pour le sport de combat, terrain couvert pour la période hivernale ou les trop grandes chaleurs…)

Selon les lieux existants, les enseignants peuvent proposer certains aménagements en fonction de leur expérience et niveau de pratique sportive. (Par exemple, un mur d’escalade, une salle de danse ou de tennis de table…)

Si l’on veut favoriser réellement le développement du bien-être physique et d’une culture sportive au sein de l’établissement il est indispensable de prévoir un volume horaire minimum (3h00/ semaine) avec des possibilités de prolonger ou d’élargir les activités sportives en dehors du temps scolaire.

Il existe un matériel de plus en plus sophistiqué et spécialisé en fonction des âges de l’enfant. Sécuritaire, robuste il est hélas très onéreux. On peut parfois le remplacer par du matériel de récupération (cartons de différentes tailles, bouteilles plastiques…), on peut aussi le faire fabriquer à moindre coût (petits matelas, lattes…) mais il est souvent nécessaire de recourir aux professionnels si l’on veut garantir la sécurité des enfants (gros matelas pour le saut en hauteur, tatamis de judo…)

Avec la programmation de l’E.P.S. il est possible d’une part d’étaler le budget sur plusieurs années en fonction des priorités et de compléter et enrichir petit à petit ce dont on dispose. (exemple / gym : 2003- achat d’un tremplin ; 2002 – fabrication de plans inclinés et poutre ; 2001- fabrication de petits matelas et achat d’un gros tapis de réception…)


La réalité du sport au Liban :

Dans les années 70, la Direction Générale de la Jeunesse et du Sport a réuni sous son égide des élèves du Liban de tous les départements. Ainsi, elle comprenait un grand nombre de sportifs pour lesquels elle organisait des concours différents.
Actuellement, seuls les clubs réunissent les sportifs et s’occupent d’eux et cela sous la supervision d’associations majoritairement inefficaces et fictives.

Aujourd’hui, nos sportifs sortent des clubs et des institutions privées. Ils ont fourni des efforts et ont atteint un certain niveau : des champions au Liban seulement, et cela grâce à leurs efforts, à leur amour du sport qu’ils pratiquent et à leur propre argent.

Nos sportifs universitaires sont les sportifs des clubs locaux, leurs entraîneurs sont
aussi ceux des clubs. Nous n’avons aucun entraîneur contractuel avec l’Association Libanaise Sportive Universitaire. En outre, aucune université, mise à part l’AUB, ne donne au sport sa place dans l’enseignement, la pratique et le suivi des sportifs.

Il était prévu dans « Le nouveau plan pédagogique au Liban-1994 », dans le 8ème volet « chapitre des activités de la jeunesse et du sport », la formation durant 2 mois du nombre nécessaire de professeurs, de sportifs, de conseillers sociaux et d’inspecteurs dont le nombre est de 120. Si nous prenons la moitié de ces éléments comme sportifs, cette formation coûtera (30 éléments uniquement), 18,000 dollars U.S. Comment donc former des professeurs non spécialisés en 2 mois et avec cette somme ?

De même, le plan a prévu de fonder 120 clubs pluridisciplinaires sur 3 ans pour la somme de 600,000 dollars U.S., càd 5,000 dollars pour chaque club. Comment mettre ceci à exécution ?

LIBAN: écoles; élèves et professeurs. Statistiques 2002/2003

• Écoles : 2,698
• Élèves : 905,000.
• Profs. : 85,000.

LIBAN: universités et professeurs en EPS. Statistiques 2003/2004

• UL 1997, 131 licenciés en enseignement.
• BALAMAND 1994, 26 licenciés en enseignement & 23 lic. universtaires.
• NDU 1997, 6 licenciés en enseignement.
• UPA 1997 26 licenciés en enseignement.

LIBAN : équipements et stades

Stade Piste/m. Pr/Pu. Coul. T.Couv. Maté.
C.Chamoun 400/Tar. Pu. 8 Oui Com.
Tripoli 400/Tar. Pu. 8 Non Inex.
Saida 400/Tar. Pu. 8 Non Inex.
Beyrouth 400/Tar. Pu. 6 Non Com.
Jamhour 400/Tar. Pr. 6 Oui Com.
Jounieh 400/T.b. Pu. 6 Oui Inex.
Baalbeck 400/T.b. Pu. 6 Non Inex.
Baabda 333/T.b. Pr. 4 Oui Com.
Champville 300/T.b. Pr. 4 Oui Com.
Bourj Hammoud 400/T.b. Pu. 6 Non Inex.

Abréviations:Tar/Tartan; Pr./Privé; Pu./Public; T.b./Terre battue; T.Couv./Terrain Couvert; Com./Complet; Inex./Inexistant; Coul./Couloir


En 1949, a été fondé au Liban l’Organisme Sportif Scolaire et Universitaire (OSSU) et qui comprenait dans les années 60, 70 institutions scolaires et universitaires et 1600 sportifs.

Je me demande ici ce que font les responsables du sport au Liban et les responsables de nos écoles :

- Ont-ils préparé nos athlètes pour les prochains Jeux Olympiques en 2004? Ont-ils les terrains, les équipements et les personnes pour former les fans de sport et les surdoués pour la compétition ?
- La Direction Générale de la Jeunesse et du Sport a-t-elle l’intention de reprendre son rôle en organisant le sport scolaire au niveau des départements et de tout le Liban ?
- La loi de l’organisation des associations sportives qu’attendent les sportifs depuis des années demeure prisonnière en attendant d’être libérée. Jusqu’à quand ?
- Les clubs fictifs sont un moyen de pression sur les associations sportives, manipulés par les politiciens, les hommes influents et cela pour leurs propres intérêts. Quand le glas sonnera-t-il pour ces clubs-là ?
- Les responsables travailleront-ils pour mettre au point des programmes d’enseignement sportif tout au long des 16 années d’enseignement scolaire, ou les heures d’enseignement resteront-elles telles quelles dans la plupart des écoles, des heures où l’on perd du temps ?

Pourquoi donc les écoles privées ne commencent-elles pas à donner au sport une importance suffisante pour en faire une matière à enseigner, dotée de livres et de programmes qui lui soient propre ?

Pourquoi ne prévoyons-nous pas diverses écoles : Des écoles d’enseignement et d’art, des écoles d’enseignement et de musique ou des écoles d’enseignement et de sport. Le surdoué dans un certain sport ou art obtiendra un bon bagage d’enseignement dans sa spécialisation, en parallèle avec ses études générales. A ce moment-là, nous aurons des surdoués dans tous les domaines : artistique, sportif ou scientifique….

Conclusion :

Les capacités de nos jeunes sont grandes, nos jeunes générations ont le don de la générosité, du sacrifice et de la patience. Nos jeunes ont soif d’apprendre, de progresser et de briller dans les domaines de la science, de l’esprit et du sport et ceci à une échelle mondiale.

Offrons-leur le bien-être et l’honnêteté dans nos rapports mutuels.

Offrons-leur le positivisme à travers notre expertise car ils ont eu leur lot de peine, de corruption et de politique.

Planifions-leur un avenir souriant, riche en science et savoir.
Préparons-leur des endroits adéquats pour qu’ils y fassent exploser leur potentiel et laissons libre cours à leur lutte « avec eux-mêmes contre la nature des choses », pour qu’ils deviennent grâce à l’aide des professeurs, des entraîneurs et des programmes spécialisés, la fierté d’un peuple qui voit grand.

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Allocution de M. Marc FRANCAUX
Président de l’Institut d’Éducation Physique
Université Catholique de Louvain - Belgique


Excellences,
Monsieur le Recteur,
Mesdames, Messieurs,

Le mouvement est la signature de la vie ! Et l’immobilisme c’est la mort, aimait à dire un de mes prédécesseurs, le professeur André Storm.
Dès notre vie intra-utérine nous sommes capables de mouvements. Aux cours de notre petite enfance, nous développons notre motricité de façon extraordinaire en maîtrisant successivement la marche, puis la course, puis des mouvements de plus en plus fins indispensables au développement de notre aptitude à communiquer et donc à notre socialisation, et par là même à notre capacité d’expression artistique.
Adolescent, adulte, la pratique régulière d’activités physiques et sportives nous permet notamment d’acquérir et de maintenir une bonne condition physique, gage d’une bonne santé, d’un bon équilibre psychologique favorisant notre épanouissement personnel.
Le vieillissement de la population et ses habitudes de plus en plus sédentaires poseront à la société de demain d’importants et de passionnants défis en matière de santé publique et d’équilibre social. A l’Institut d’éducation physique et de Réadaptation de l’Université catholique de Louvain, un enseignement intégré en sciences et en techniques de la motricité a la prétention de préparer idéalement ses étudiants à relever ces défis qui comme vous l’avez compris couvrent toutes les périodes de la vie de la naissance à la sénescence.
L’Université catholique de Louvain a été fondée en 1425 par une bulle papale signée de la main de Martin V. Elle comptait alors trois facultés: droit, médecine et arts. La Faculté de théologie s'adjoindra en 1432.
Le théologien et humaniste Érasme, le géographe Mercator, l'anatomiste Vésale la fréquenteront Université au XVIe siècle. Lemaître, initiateur de la théorie du Big-Bang et De Duve prix Nobel de médecine y seront professeur au XXe siècle.
L'université connaît les heurs et malheurs de l'Histoire: fermée sous la domination française (1797), rouverte par les évêques en 1834, elle est bombardée au cours des deux guerres mondiales (toute sa bibliothèque est perdue dans l'incendie de 1914).
Elle voit aussi les conséquences de la démocratisation des études universitaires. Au cours des années soixante, les effectifs de l'Université passeront de 4 610 à 13 772 étudiants !
Mais c'est tout près de nous, au vingtième siècle, qu'il faut chercher un nouvel événement majeur de son histoire. En 1971, suite aux pressions du monde politique flamand, hostile au maintien d'une université francophone sur le sol de la Flandre, l'Université catholique de Louvain est purement et simplement dédoublée en deux universités distinctes, l'une flamande qui reste à Louvain (en néerlandais Leuven) et l'autre francophone qui émigre dans la région du Brabant wallon, sur une terre qui prend le nom symbolique de Louvain-la-Neuve où est implanté notre Institut d’Education physique.
L’université compte maintenant dix facultés, une cinquantaine de départements et environ 200 unités de recherche. Elle accueille plus de 20,000 étudiants et n’est pas peu fier de pouvoir compter parmi membres, quasi un étudiant étranger pour quatre étudiants belges, preuve s’il en est de son rayonnement international dans le domaine de l’éducation, des sciences et de la culture, mais aussi preuve de son ouverture au Monde et son soucis à voir partager les compétences acquises à travers les siècles de son Histoire. On estime qu’actuellement plus de 150,000 personnes vivant à travers le monde ont reçu leur formation à l’UCL. Trente-trois étudiants libanais y sont pour l’instant inscrits dont quatre ont d’ores et déjà été admis au sein de notre département.
L’Institut d’Education physique et de Réadaptation est un département de la faculté de Médecine. Il compte 629 étudiants. On y dispense des formations basées sur les sciences de la motricité. Il nous plaît à dire que les études que nous proposons sont des études en mouvement ! Ce dénominateur commun se décline en une formation en éducation physique et une autre en kinésithérapie et réadaptation. Le programme est un subtil mélange entre des sciences exactes, des sciences biomédicales et des sciences humaines amenant les éducateurs physiques à optimaliser les potentialités motrices humaines alors que les kinésithérapeutes ont plutôt mission de les restaurer.
L’activité de recherche est le fondement indispensable à un enseignement de haut niveau. Elle permet d’aborder les concepts et les connaissances les plus nouvelles. La très grande majorité de nos professeurs sont également des chercheurs reconnus dans les matières qu’ils enseignent. Nous sommes soucieux de rapidement confronter les jeunes étudiants à la démarche scientifique rigoureuse et à l’esprit critique propre à la formation universitaire.
Concrètement, l'activité d’une de nos unités de recherche est centrée sur l'optimalisation de l'intervention en motricité humaine. Elle tente de répondre à une série de questions qui se posent journellement aux acteurs de terrains :
• Comment les professeurs enseignent-ils l’éducation physique ?
• Quelles interactions établissent-ils avec leurs élèves ?
• Comment intègrent-ils leurs cours dans le curriculum scolaire ?
• Comment prennent-ils en compte les représentations sociales de l’éducation physique ?
• Comment les enfants apprennent-ils en situation libre ?

Une autre unité de recherche, celle à laquelle j’appartiens, s’intéresse à la physiologie et à la biologie de l’exercice. Nous essayons de comprendre les mécanismes fondamentaux qui président à l’adaptation du muscle à l’entraînement, mais également à ceux qui sous-tendent la fonte musculaire dans des états pathologiques comme les myopathies ou durant la sénescence, par exemple.

Un troisième groupe s’intéresse à la marche pathologique chez l’enfant et aux moyens d’y remédier. Le même groupe étudie également les phénomènes neurophysiologiques qui expliquent l’apparition de la douleur et à ceux qui contrôlent les mouvements de préhension avec des applications assez spectaculaires comme celles en microgravité.

Notre équipe de biomécaniciens s’intéresse à la locomotion terrestre à la fois chez l’homme et les grands mammifères. Ils participent également aux campagnes de vol paraboliques organisés par l’Agence spatiale européenne (ESA) afin d’étudier la forme que prendrait la marche sur la planète Mars si l’Homme venait à y mettre le pied.

Toutes ces équipes de recherche accueillent bien sûr des étudiants en DEA et en doctorat, belges et étrangers. Aussi, est-ce avec plaisir que j’ai entendu la volonté de l’Institut d’Education Physique et Sportive de l’Université Antonine de voir ses meilleurs étudiants venir se former à l’Université catholique de Louvain à un niveau de DEA, voire de doctorat. Lors d’une de ses visites en Belgique, le père Fadi Fadel m’avait informé de ce souhait et nous avions rapidement conclu à la nécessité de sceller un accord de collaboration dont je suis heureux aujourd’hui d’être porteur. Sans la moindre hésitation notre Recteur, le professeur Marcel Crochet, a donné caution à ce projet. C’est pour moi un très grand honneur d’être reçu parmi vous (et je vous en remercie sincèrement) pour signez cet accord, mais aussi et surtout dirais-je pour partager au cours du colloque qui nous attend nos conceptions de la pédagogie universitaire moderne.

Soyez assuré Monsieur le Secrétaire général que les étudiants que vous nous enverrez seront les bienvenus dans un pays et dans une université empreints de tolérance et de multi-culturalité. Nous nous efforcerons de contribuer à l’excellence de leur formation et je suis sûr qu’ils pourront par la suite concourir au développement des activités physiques et sportives au sein de leur pays d’origine et contribuer ainsi au bien-être et à la santé de la population libanaise.
Je formule le vœu que notre collaboration soit des plus fructueuses au profit des étudiants dont nous avons la charge et au profit de la population de nos pays respectifs.

Je vous remercie pour votre attention.

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Allocution de M. Nizar GHARIB
Chef du bureau de la formation continue,
Centre de recherche et de développement pédagogique

التدريب المستمر لأساتذة التربية الرياضية 

مقدمـة

       أكّد الميثاق الدولي للتربية والرياضة في باريس عن المنظمة الدولية للتربية والعلوم والثقافة على " ان ممارسة التربية البدنية والرياضة حق أساسي للجميع ينبغي ان يكون مكفولاً في إطار النظام التعليمي وفي المجالات الأخرى للحياة الاجتماعية " ، كما أكّد الميثاق ان التربية البدنية والرياضة يشكلان عنصراً أساسياً من عناصر التربية المستدامة في إطار النظام التعليمي الشامل الذي ينبغي عليه ان يفسح لهما المكان والأهمية اللازمة لتحقيق التوازن ودعم الروابط بين الأنشطة البدنية والعناصر الأخرى للتربية. 

       وفي هذا الإطار حققت وزارة التربية والتعليم العالي ممثلة بالمركز التربوي للبحوث والإنماء خطوة كبيرة نحو إبراز دور التربية البدنية والرياضة في تنشئة الطفل من النواحي البدنية والصحية والحركية الى جانب النواحي النفسية والخلقية والاجتماعية وذلك بإصدار منهج مادة التربية الرياضية في العام 1997 وكذلك بالعمل على تحقيق الأهداف العامة لنظام الأندية المدرسية.

       وحتى نكون منصفين ولتحقيق الأهداف الموضوعة لمهنة التربية الرياضية لا بد لوزارة التربية والتعليم العالي البدء بالتعرف على المشكلات التي تحول دون تطبيق منهج التربية الرياضية والمعوقات التي تقف دون تفعيل الأندية المدرسية ولاسيما الأنشطة الرياضية والشبابية وتحديد مستلزمات تطبيق منهج مادة التربية الرياضية وأدلة المعلم التي أعدها المركز التربوي، وأسباب عزوف عدد كبير من المدارس والتلاميذ عن المشاركة في البطولات المدرسية وعدم مشاركة تلاميذ مراحل التعليم الأساسي أسوة بأقرانهم في المدارس الثانوية، ووضع الحلول الملائمة للمشكلات المطروحة مع الاستنارة بآراء المديرين والمعلمين في المدارس.

       وفي هذا الإطار أصدر مجلس الوزراء قراراً بفتح دور المعلمين والمعلمات للتربية الرياضية (مراكز المحافظات)، حيث قامت هذه الدور، وعبر خطة خمسية، بإعداد وتخريج 650 مدرساً للتربية الرياضية تمّ توزيعهم على جميع مدارس لبنان عبر المديرية العامة للتربية في وزارة التربية والتعليم العالي.

       وما يهمنا في هذا اللقاء هو تسليط الضوء على الجزء الثاني من مشروع التعليم العام (PEG)هو تحسين نوعية التربية والعليم لا سيما الفقرة (ب) حول وضع جهاز دائم للتدريب المستمر للمعلمين. أما المبادئ العامة التي تمّ التركيز عليها هو انه لا يمكن القيام بأي إصلاح تربوي دون المعلمين كما ان الحوافز تشكل عنصراً أساسياً في كل عملية إصلاح ولا يقوم النظام التربوي بوظيفته إلاّ من خلال المعلمين وبالتالي لا يمكن ان يتطور إلاّ بفضلهم وبهم وبتعبير آخر ان أي تجديد أو إصلاح تربويين لا يمكن ان يتحققا إلاّ بتوفر شرطين أولهم أن يدرك كل معلم أهداف التجديد والإصلاح التربويين إدراكاً عميقاً وأن يتبناها ويلتزم بها في عمله اليومي.

       أما السبب الثاني الذي دفع الى التركيز على أهمية التدريب المستمر فيعود الى واقع المعلمين في لبنان وبنوع خاص معلمي القطاع الرسمي حيث أنهم غير مهيئين كفاية لمواجهة التحدي الذي تمثله المناهج الجديدة وهي جديدة بمحتواها وبطرائق تدريسها.

       لذا يهدف هذا المكوّن الفرعي من مشروع التعليم العام (Sous composante du PEG) في الدرجة الأولى الى توفير وسائل التأهيل الذاتي للمعلمين أثناء الخدمة والإفادة من التدريب المستمر عند الضرورة ويستند مبدأ التركيز على اهمية التدريب الى فكرة رئيسة مفادها ان المعلم بعد فترة الإعداد يطور تدريبه بالممارسة وان الكفايات المهنية لا تنتج عبر مجرى تطبيق القواعد والمبادئ النظرية ولكن عن نشاط واعٍ ومستمر يؤدي أيضاً الى تحويل الممارسة الى نظرية أحياناً.

       ان إنشاء جهاز دائم للتدريب المستمر في لبنان بإدارة المركز التربوي للبحوث والإنماء (مكتب الإعداد والتدريب) يعني ذلك ان المقصود هو توفير مناخ يعتمد على جهاز يؤمن لكل معلم الوسائل الآيلة الى تغيير سلوكه وذهنيته لكي يتقبل ثقافة تدريب حقيقية وراسخة وفي الواقع ان المعلم كي يتمكن من متابعة طفل أو مراهق في طور التعلم وإدراك استراتيجيات هذه الحالة لا بد له ان يضع نفسه في حالة تعلم مستمر يضمن هذا المبدأ قيام هذا المعلم بالتفكير في ممارساته ووسائله التعلمية من جهة وبإجراء تحليل صحيح للوضع التطوري لدى المتعلم من جهة أخرى.

       يشكل هذان النشاطان المبدأين الأساسيين للتجربة التربوية الناجحة ومن خلال إنشاء جهاز دائم للتدريب أراد معدّو المشروع ان يضعوا بتصرف المعلمين الإمكانيات البشرية والتقنية والتوثيقية التي تؤدي الى مساعدة المعلم على تكييف نشاطاته المهنية وفق تطور حاجات التلاميذ.

          الجهاز الإداري والفني لجهاز التدريب المستمر : ان جهاز التدريب المستمر للمعلمين المقترح يرتكز بمجمله الى بنية التدريب المستمر الإدارية والفنية الحالية وهي : مكتب الإعداد والتدريب، اللجان الفنية للتدريب التي ترئسها رئيسة المركز التربوي للبحوث والإنماء أما على مستوى المناطق يتم إنشاء مراكز للموارد داخل دور المعلمين والمعلمات ولجان توجيه في المناطق تضم ممثلين عن مختلف المؤسسات التربوية.

       ان غاية اتفاقية التمويل رقم 165/2000 بين حكومة الجمهورية اللبنانية وحكومة الجمهورية الفرنسية لتنفيذ المشروع " المساعدة في إنشاء جهاز دائم للتدريب المستمر للمعلمين" هي تقديم الجمهورية الفرنسية مؤازرة مالية بشكل هبة الى الجمهورية اللبنانية بغية تنفيذ المشروع. تقوم دائرة التعاون والنشاط الثقافي التابعة للسفارة الفرنسية في بيروت والدوائر المختصة في وزارة التربية والتعليم العالي بوضع هذا المشروع موضع التنفيذ، كما تتولى لجنة لبنانية فرنسية متابعة المشروع الذي يتألف من مكونين :

الأول :  تأهيل المدربين المسؤولين عن التدريب المتسمر للمعلمين

الثاني :  وضع المراجع (documentation) في تصرف المعنيين.

وهنا لا بد من تحديد المبادئ الخمسة التي بني على أساسها جهاز التدريب المستمر :

المبدأ الأول     : الاستمرارية La continuité وذلك يعني امتداد التدريب على كامل السنة.

أ -    خارج اوقات الدوام التعليمي – انعدام الحوافز

ب -  إلزامية التدريب – عدم ترك الخيار للمعلم – انعدام الحوافز

لجعل التدريب مستمراً يجب إيجاد الحوافز له، ومنها :

1.التدريب في أثناء الدوام

2.إيجاد آلية لإلحاق المعلمين بالتدريب في أثناء الدوام مع إيجاد بدائل لهم في صفوفهم.

3.خطة للتدريب متماسكة وشفافة دون إثقال روزنامة المعلمين من جهة والإدارة من جهة أخرى.

المبدأ الثاني   : الانتظام في عمل جهاز التدريب La permanence وهذا يعني دوام التدريب واستمراريته مما يستدعي العمل على أمرين اثنين :

1.           العمل على وضع آليات تشغيل لمركز الموارد مشرعنة ومعترف بها وطويلة الأمد.

2.     تعزيز انتظام العمل في جهاز التدريب عن طريق تأمين دورات تأهيل مستدامة للموارد البشرية وتجديدهم بشكل مستمر. فلذلك نبدأ مشوارنا بتدريب الـ 100 مدرب الذين اخترناهم قريباً، في فرنسا مع ارتقاب برنامج تدريبي مستمر يتناول الى جانب النواحي الأكاديمية الكفايات المهنية والتربوية.

المبدأ الثالث : وهو مبدأ يعزز مبدأ الانتظام.

وهو مبدأ التواصل La communication أي مبدأ تعميم الخبرات ونشرها لتطال شرائح المعلمين في مختلف المناطق وعلى كافة المستويات مما يستدعي تجهيز مراكز الموارد بالتقنيات الحديثة أي بشبكة تواصل تربط مراكز التدريب بعضها ببعض (RIDS) شبكة المعلومات والوثائق، ونأمل في المدى البعيد أن ترتبط مراكز التدريب بشبكة مدارس المنطقة مما يعمم إفادة التواصل وتبادل المعرفة والخبرات ويبرر المبدأ الرابع الذي استندنا اليه وهو :

المبدأ الرابع : جعل التدريب مناطقياً Régionalisation du Dispositif

وهذا يعني بناء خطة التدريب المناطقية، على الحاجات المحلية وعلى تكييف التدريب بما يتلاءم مع متطلبات الواقع (واقع المعلمين والمناهج ...) ولهذا كان اختيارنا للمدربين بحسب منطقة السكن.

المبدأ الخامس : انطلاقاً من مبدأ جعل التدريب مناطقياً فإننا نسعى الى توحيد وانسجام Harmonisation  في آليات التشغيل وتوحيد في أدوات المتابعة والتقييم وفي تأطير أعمال التدريب في كل مركز من مراكز الموارد يتفق مع :

-     روحية المناهج وأهدافها

-     دفتر الشروط المناطقي (الذي يلتزم بدفتر الشروط الوطني)

-     نتائج الدورات السابقة التي تساعد المد\رب على تصحيح ممارساته وتعديلها.      

      ومن هنا فإن تشكيل وتجهيز 6 مراكز دور المعلمين والمعلمات في لبنان في المرحلة الأولى تطلّب 60 مدرباً في إطار مشروع التدريب المستمر للمعلمين موزعين على جميع الاختصاصات في البرنامج المدرسي ونصيب مادة التربية الرياضية هو اثنان حالياً حتى يتسنى للمشروع التقدم بخطىً ثابتة ومعززة ومنظمة.

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Allocution du Dr. Camille NAKOUZI
Coordinateur du département d’EPS,
Faculté de Pédagogie, Université Libanaise


EDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE
ETUDES ET METIERS

Article 1: Les programmes d’enseignement facultatif d’EPS sont fixés conformément à: L’annexe du présent arrêté.

Article 2:Le directeur de l’enseignement scolaire est chargé de son exécution et qui sera publié au Journal officiel de la République française.

C’est en juillet 2002 que le ministre français de la Jeunesse et de l’éducation nationale a remis l’EPS en avant, reléguant au second plan toute étude traditionnelle comme la musique, la littérature, le dessin et autre.

Cette discipline, jadis réservée aux silhouettes géantes et musclées, a beaucoup évolué durant les deux dernières décennies pour devenir indispensable, je dirai même vitale grâce aux progrès de la didactique et de la théorie.

Le monde de sport est devenu complexe. La médecine, la psychologie, la gestion, la technologie, appelées à la rescousse, se sont mises à son service. Les méthodes nouvelles d’enseignement, d’entraînement ou de management nécessitent des spécialistes de mieux en mieux formés. Et c’est ce qui constitue une nouvelle occasion pour les étudiants d’affirmer le concours de cette discipline et de clarifier ses particularités.

L’EPS valorise avant tout une formation corporelle générale fondée sur l’acquisition d’une culture physique et sportive, elle permet d’obtenir des citoyens cultivés, lucides et autonomes.

La multitude de ses matières donne accès à plusieurs débouchés, en voici quelques - uns:

1. Le journalisme: où une rubrique rapportant les dernières actualités sportives serait rédigée au jour le jour. Des éléments sur l’activité physique, ses règlements, son évolution, et la diversité de ses formes sociales pourraient aussi être mentionnés.
2. La critique sportive: elle ne se limite pas seulement à relater les péripéties d’un match ou d’une course, mais comprend en plus la maîtrise des techniques et les tactiques spécifiques de l’activité en question, elle éclaircit les règlements propres à chaque jeu et fait connaître les noms des grands sportifs et l’histoire de chacun d’entre eux.
3. L’arbitrage: les connaissances de ce métier correspondront aux enseignements qu’on doit tirer de la pratique pour faire parvenir tout un répertoire d’émotions.
4. Etre un guide sportif, est un choix à ne pas délaisser. Il impose un grand équilibre affectif et du savoir – faire. Dans les clubs spécialisés, pendant les marches et le ski, dans différentes sortes de randonnées, en mer pour la natation ou bien durant les plongées sous marines, un moniteur trouvera sa place, sans oublier d’avoir une attitude qui valorise l’honnêteté et le respect de l’autre.
5. Travailler dans des groupes de renforcement de capacités: ces centres tendent a renforcer physiquement des récupérés de guerre, des jeunes gens à faible constitution et des retardés mentaux. Ils s’occupent aussi de patients souffrant de différentes pathologies médicales telles que les scoliotiques, neurologiques, et traumatiques
6. Fonder et gérer un centre de rééducation: La réadaptation à base communautaire est le fait des spécialistes.
A - Ils mènent des activités de conseil d’information auprès des personnes handicapées et résolvent les situations conflictuelles entre eux et leurs familles.
B - Ils poussent ces dernières à coopérer effectivement dans les prises de conscience des personnes incapables.
C - Ils encouragent les patients à prendre leur destin économique en charge et par suite acquérir une certaine autonomie que facilitera leur insertion dans la société.
D - Enfin, dans le cadre d’une méditation sociale et d’une action de formation, ils peuvent faire des démarches pour sensibiliser les patrons à l’emploi de ces personnes là.
7. Au Liban, comme dans plusieurs autres pays, un diplômé en EPS peut accéder au poste de Ministre de la Jeunesse et des Sports. Sa place est confortée dans le dispositif national en tant que ministre valideur. Pour cela, il se doit d’être en cohérence avec les évolutions de la formation professionnelle et de veiller à une mise en œuvre progressive et sans rupture, en portant une attention particulière à ceux qui auront à développer ce nouveau dispositif.

« Quand faut- il commencer à éduquer un enfant de deux mois ? » demanda – t’on à Napoléon. Il répondit: « Vingt ans et deux mois avant sa naissance». Ainsi, nous nous trouvons face a un grand point d’interrogation quant à la façon de mettre à exécution cette réponse: Un moyen unique s’impose:

L’enseignement: A lui seul, ce mot peut englober tous les domaines déjà cités. Ajoutons à cela:
- Une surveillance médicale comprenant les exercices sportifs adéquats;
- une supervision de l’attitude corporelle;
- une éducation culturelle et pédagogique à fournir;
- l’organisation des activités extrascolaires;
- la formation des groupes pour encourager le travail collectif et la solidarité.

Tout ceci va développer les capacités de chacun pour en faire un être humain épanoui et responsable.

Tous variés soient - ils, les champs de travail gardent une place remarquable pour un diplômé en EPS et c’est à lui et à lui seul à faire de son métier un domaine respectueux et brillant, copiant l’exemple de ses professeurs qui poursuivent avec persévérance leur noble but qu’est l’éducation.

Ces futurs enseignants seront les tuteurs de cette éducation par excellence, où s’y mêlent toutes autres ramifications.

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Allocution du Dr. Elie CHEDID
Enseignant d’éducation physique,
Département des sciences de l’éducation, Notre Dame University


Throughout the 20th century, Anglophone education struggled with the amount and type of physical education and sport that should be available in schools. A main factor in this struggle was the notion of which type of education curriculum should be emphasized in student learning. The two main types of student education, that are debated even to this day are, the whole child/student education curriculum vs. the academic child/student curriculum. Briefly stated, the whole child education curriculum, as you know, looked at the student as a whole. In other words, under whole child education, the student was educated academically, artistically, physically, socially and emotionally. The curriculum was general and inclusive promoting student learning through math, english and science while employing substantial amounts of instruction in the arts, physical education and sports and included counseling and social events such as school dances, class trips and excursions. On the other hand, the academic child curriculum places great emphasis on science, math, technology and english language. Little to no emphasis is given to the arts, physical education and sport.

So throughout the twentieth century, Anglophone education vacillated between whole child vs. academic child education. Each time the pendulum swung and anglophone education employed academic child education; physical education programs were greatly reduced and sometimes eliminated. Each time physical education and sport programs were reduced or eliminated; health concerns of student began to rise. For example, in the mid-1950's the Soviet Union was first to launch a space ship into orbit. Concern about the Soviet Union's advance in technology sent the U.S. education system scrabbling. At that time the academic child form of education took precedence with physical education and sport programs being reduced or cut altogether.

Since the mid-twentieth century to date, several childhood health problems have been steadily increasing and are directly related to the amount of physical activity a child engages in. Childhood obesity and childhood diabetes have been steadily increasing in the U.S., for example, since the mid-twentieth century.

Just last month , in april of 2004 the U.S government health department has determined what many physical education professionals have suspected for along time .The determination was that the U.S with all its medical and scientific expertise and advancements , is the country with the highest rate of obesity in the world . Now the U.S government is again looking to the physical education and sport program in schools to help address and alleviate America's problems with obesity, which, include a high rate of childhood/ student obesity. The U.S, with all its cutting edge health research still has one of the highest incidents of heart disease in the world. Again , one of the measures the U.S government is implementing is an increase in the amount of physical activity students received at all levels of their formal education .The idea here is prevent the problems of heart disease obesity and diabetes.

So convinced are the health professionals world wide that physical education and activity are imperative that they have come to a dramatic finding. The finding is that even if a person gets adequate sleep, rest and follows a healthy diet combined with the right dietary supplements, even with all these beneficial factors combined, that a person will not obtain and maintain optimum health without an adequate engagement in some sort of appropriate physical activity .Just think of how important that is; you can do all the right things for your health but without appropriate exercise you will not achieve optimum health and wellness. We all know or should know the difference that physical education and sport can make in all our lives at all ages.

Proper exercise can prevent and rehabilitate heart problems and cardiovascular disease. Proper exercise increases human bone density which can prevent injury. Human circulation and elimination processes are greatly improved by regular exercise. Exercise has an overall anti-aging effect in humans. Life expectancy is higher among individuals who engage in regular physical activity compare to those who don't. Sleep patterns are improved and stress is reduced with proper exercise. I could go on and on.

Remember, everytime major education systems, such as in the U.S, start to reduce and cut physical education and sport in schools, the health of the students begins to suffer. Each time such programs are reduced or eliminated in schools, student suffer and each time these programs have been reinstated in the schools in full force. This itself demonstrates the importance and need for physical education and sport programs in our schools. This program must not be reduced because history has shown that when they are, there is a direct relationship between the reduction of these programs and the reduction in the well being of the students.

I would like to mention another important aspect of physical education and sport. Remember, we can no longer say to the health conscious population to "play sports to get in shape". What we learned is that the opposite is true especially at the start of a physical activity program. People must "get in shape to play sports" rather than play sports to get in shape. This way many orthopedic injuries and other problems can occur if we simply begin playing a sport without first preparing oneself physically for the sport.

This is a critical point that physical education professionals and qualified coaches are well aware of. Lastly , it is important to realize that physical education is no longer simply a free period at school for students to simply play and recreate .Physical education is also oriented on public health issues and proper physical education and sport goes hand in hand with the students academic, social and emotional well being. Finally, physical education and sport in schools is the main avenue where future athletes are identified and oriented toward success. Without physical education and sport programs in schools, the standout professional athletes of today could have simply gone unnoticed.

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Séance de clôture


Allocution de clôture du Dr. Jacques RUSTOM
Coordinateur de l’IEPS à l’Université Antonine


Le projet d’EPS : Trois nécessités :

1- Pour l’enseignant :
Comment peut-on fonctionner au sein d’une équipe pédagogique si un tel projet n’existe pas ?

2- Pour l’élève :
Si l’on souhaite que celui-ci puisse élaborer son projet personnel, il faut qu’il ait en :
- référence, le projet d’EPS, et,
- connaissance, les modalités d’évaluation qui s’y rattachent.

3- Pour les autorités publiques :
L’existence de tels projets dans chaque établissement permet :
- un contrôle plus rigoureux, et,
- une meilleure gestion de l’enseignement dans notre pays.


L’élève et l’EPS :
* L’EPS est :
- un droit pour TOUS, et,
- une matière à part entière qui accompagne l’élève durant toute sa vie scolaire.

* L’EPS permet de transmettre certaines valeurs de notre société.


L’élève et l’EPS : Éducation à la Citoyenneté
- La socialisation
- La prise d’initiative
- Le fait d’assumer des responsabilités dans un groupe


L’école et l’EPS :
- Le projet d’EPS comme partie intégrante du projet d’établissement.
- Les équipements
- La sécurité


L’école et l’EPS : Budget prévisionnel
- Achat du matériel
- Financement des événements sportifs
- Entretien régulier des infrastructures sportives
- Implication dans les tournois et le Championnat inter-scolaire
- Encadrement des activités extra-scolaires



Le sport scolaire : La politique de performance
- Apprendre et respecter les règles
- Connaître ses droits et ses devoirs
- Fortifier le sentiment d’appartenance
- Entretenir sa santé physique, mentale et sociale
- S’affirmer au niveau de la compétition


Formations académiques :
- La formation des :
- instituteurs : école normale
- enseignants : universités

- Et la formation continue des professeurs d’EPS :
- diplômante, et,
- non-diplômante


Le sport scolaire : Conditions d’harmonisation
* Coordination interministérielle : MEN et MJS
* Choix stratégiques de recrutement du personnel diplômé et qualifié :

- Instituteurs : école normale
- Professeurs : universités

Au lieu de la substituer par des :
- Entraîneurs ayant obtenu un Brevet d’État ou diplômés par les fédérations
- Sportifs de haut niveau

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