Allocution d’ouverture du P. Fady FADEL
Secrétaire Général de l’UPA et Directeur
de l’IEPS
Excellence,
Au nom de l’Université Antonine, permettez-moi de vous
souhaiter la bienvenue au premier Congrès National sur l’Éducation
Physique et Sportive.
C’est
l’exigence de qualité et la nécessité
de résultat qui nous ont poussés, responsables académiques
et administrateurs, à entreprendre une restructuration massive
et un réaménagement des programmes au sein de l’Institut
d’Éducation Physique et Sportive, il y a maintenant
un peu plus de deux ans.
Mais,
ce colloque représente avant tout pour l’Université
une prise de conscience visant à créer un dynamisme
autour de l’enseignement de l’éducation physique
et sportive. Il espère aussi contribuer à une connaissance
scientifique et plus fine de cette discipline, afin de satisfaire
les besoins nationaux et d’identifier les publics étudiants
et leurs attentes. Enfin, nous serons fiers et honorés, de
participer à la mise en œuvre d’une politique
nationale pour harmoniser les programmes universitaires ; promouvoir
les échanges coopératifs nationaux et internationaux,
ceci en vue d’une amélioration permanente de l’efficacité,
de la pertinence et de la qualité du système de formation.
Nous parlons de qualité, car nous considérons avec
force que l’EPS relève également du domaine
de la santé publique, dans la mesure où nos étudiants
seront un jour responsables de la santé des personnes qui
leur seront confiées. Et toute lacune dans leur formation
peut mettre en danger la santé des personnes en question.
Notre
ambition – force est de le remarquer – est largement
récompensée aujourd’hui.
La
mobilisation importante, et la présence chaleureuse d’universités
sœurs : Université Libanaise, Université de Balamand,
Notre Dame de Louaizé ; témoignent de la solidarité
et du dialogue entre les responsables académiques. Nous apprécions
également la présence de nombreux établissements
scolaires, puisqu’une bonne orientation suppose une collaboration
étroite et suivie entre l’école et l’Université.
Mesdames et Messieurs,
Si
la formation est la mission traditionnelle de l’Université,
inséparable de la recherche et de l’orientation, l’un
des plus importants domaines d’analyse demeure la préparation
à l’insertion professionnelle.
Les
universités développent des formations professionnalisées.
Elles aident dorénavant les étudiants à définir
leur projet professionnel et à le réaliser en favorisant
les stages. En créant des ateliers de préparation
à la prospection d’emploi. Toutefois, comme nous avons
pu le lire dans plusieurs rapports des comités nationaux
d’évaluation des missions de l’enseignement supérieur,
en Europe ou en Amérique du Nord, il serait parfaitement
illusoire de rechercher une parfaite adaptation des formations à
ce que l’on nomme « les besoins de l’économie
».
L’adéquation
à l’emploi est un compromis entre les missions de l’Université
et l’intérêt des employeurs (entreprises privées,
entreprises publiques ou administrations). (« Les difficultés
d’emploi actuelles ne sont pas dues, sauf rares exceptions,
à une inadaptation qualitative entre offre et demande. Si
la qualité de la formation et l’élévation
au niveau des connaissances améliorent statistiquement les
probabilités individuelles d’embauche, l’appareil
de formation est impuissant à modifier le volume même
de l’offre d’emploi »).
Par
ailleurs, le marché de l’emploi, connaît une
restructuration organisationnelle et des bouleversements démographiques
dans un contexte de compétition globale et de grandes mutations
technologiques. Il appelle d’urgence toutes les universités
à adapter un système de formation continue diplômante
organisée sous forme de crédits et caractérisée
par des points d’entrée et de sortie de cours flexibles.
L’Université
Antonine, en fait l’expérience depuis bientôt
deux ans avec succès.
Et
aujourd’hui même, nous appelons de cette tribune tous
les enseignants d’EPS dans les établissements scolaires
non-diplômés, d’intégrer la voie de la
formation continue diplômante en EPS, et nous vous promettons
de prendre en considération votre acquis professionnel et
le facteur de temps qui vous est important.
Enfin,
pour clore, nous souhaitons vous annoncer la signature d’accords-cadres
entre notre Université et les universités : Claude
Bernard, Lyon 1 et l’Université Catholique de Louvain.
La coopération entre nos établissements portera sur
la reconnaissance des programmes et permettra à nos étudiants
d’y poursuivre dans les meilleures conditions leur troisième
cycle et leur doctorat.
Quant
à l’accord de coopération avec la Mission Culturelle
Française et l’Agence Universitaire de la Francophonie,
il vise à accréditer nos cours de mise à niveau
de langue française et à appuyer les efforts et l’engagement
de notre Université en francophonie. L’étudiant
antonin obtient un diplôme approfondi de langue française
quelque soit son domaine de spécialité.
Mesdames et Messieurs,
Nous
vous remercions chaleureusement de votre présence et de votre
précieuse écoute et nous vous souhaitons une journée
bien fructueuse.
Merci.
TOP
Allocution
d’ouverture de M. Marc FRANCAUX
Président de l’Institut d’Éducation Physique,
Université Catholique de Louvain - Belgique
Excellences,
Monsieur le Recteur,
Mesdames, Messieurs,
Le
mouvement est la signature de la vie ! Et l’immobilisme c’est
la mort, aimait à dire un de mes prédécesseurs,
le professeur André Storm.
Dès notre vie intra-utérine nous sommes capables de
mouvements. Aux cours de notre petite enfance, nous développons
notre motricité de façon extraordinaire en maîtrisant
successivement la marche, puis la course, puis des mouvements de
plus en plus fins indispensables au développement de notre
aptitude à communiquer et donc à notre socialisation,
et par là même à notre capacité d’expression
artistique.
Adolescent, adulte, la pratique régulière d’activités
physiques et sportives nous permet notamment d’acquérir
et de maintenir une bonne condition physique, gage d’une bonne
santé, d’un bon équilibre psychologique favorisant
notre épanouissement personnel.
Le vieillissement de la population et ses habitudes de plus en plus
sédentaires poseront à la société de
demain d’importants et de passionnants défis en matière
de santé publique et d’équilibre social. A l’Institut
d’éducation physique et de Réadaptation de l’Université
catholique de Louvain, un enseignement intégré en
sciences et en techniques de la motricité a la prétention
de préparer idéalement ses étudiants à
relever ces défis qui comme vous l’avez compris couvrent
toutes les périodes de la vie de la naissance à la
sénescence.
L’Université catholique de Louvain a été
fondée en 1425 par une bulle papale signée de la main
de Martin V. Elle comptait alors trois facultés: droit, médecine
et arts. La Faculté de théologie s'adjoindra en 1432.
Le théologien et humaniste Érasme, le géographe
Mercator, l'anatomiste Vésale la fréquenteront Université
au XVIe siècle. Lemaître, initiateur de la théorie
du Big-Bang et De Duve prix Nobel de médecine y seront professeur
au XXe siècle.
L'université connaît les heurs et malheurs de l'Histoire:
fermée sous la domination française (1797), rouverte
par les évêques en 1834, elle est bombardée
au cours des deux guerres mondiales (toute sa bibliothèque
est perdue dans l'incendie de 1914).
Elle voit aussi les conséquences de la démocratisation
des études universitaires. Au cours des années soixante,
les effectifs de l'Université passeront de 4 610 à
13 772 étudiants !
Mais c'est tout près de nous, au vingtième siècle,
qu'il faut chercher un nouvel événement majeur de
son histoire. En 1971, suite aux pressions du monde politique flamand,
hostile au maintien d'une université francophone sur le sol
de la Flandre, l'Université catholique de Louvain est purement
et simplement dédoublée en deux universités
distinctes, l'une flamande qui reste à Louvain (en néerlandais
Leuven) et l'autre francophone qui émigre dans la région
du Brabant wallon, sur une terre qui prend le nom symbolique de
Louvain-la-Neuve où est implanté notre Institut d’Education
physique.
L’université compte maintenant dix facultés,
une cinquantaine de départements et environ 200 unités
de recherche. Elle accueille plus de 20,000 étudiants et
n’est pas peu fier de pouvoir compter parmi membres, quasi
un étudiant étranger pour quatre étudiants
belges, preuve s’il en est de son rayonnement international
dans le domaine de l’éducation, des sciences et de
la culture, mais aussi preuve de son ouverture au Monde et son soucis
à voir partager les compétences acquises à
travers les siècles de son Histoire. On estime qu’actuellement
plus de 150,000 personnes vivant à travers le monde ont reçu
leur formation à l’UCL. Trente-trois étudiants
libanais y sont pour l’instant inscrits dont quatre ont d’ores
et déjà été admis au sein de notre département.
L’Institut d’Education physique et de Réadaptation
est un département de la faculté de Médecine.
Il compte 629 étudiants. On y dispense des formations basées
sur les sciences de la motricité. Il nous plaît à
dire que les études que nous proposons sont des études
en mouvement ! Ce dénominateur commun se décline en
une formation en éducation physique et une autre en kinésithérapie
et réadaptation. Le programme est un subtil mélange
entre des sciences exactes, des sciences biomédicales et
des sciences humaines amenant les éducateurs physiques à
optimaliser les potentialités motrices humaines alors que
les kinésithérapeutes ont plutôt mission de
les restaurer.
L’activité de recherche est le fondement indispensable
à un enseignement de haut niveau. Elle permet d’aborder
les concepts et les connaissances les plus nouvelles. La très
grande majorité de nos professeurs sont également
des chercheurs reconnus dans les matières qu’ils enseignent.
Nous sommes soucieux de rapidement confronter les jeunes étudiants
à la démarche scientifique rigoureuse et à
l’esprit critique propre à la formation universitaire.
Concrètement, l'activité d’une de nos unités
de recherche est centrée sur l'optimalisation de l'intervention
en motricité humaine. Elle tente de répondre à
une série de questions qui se posent journellement aux acteurs
de terrains :
• Comment les professeurs enseignent-ils l’éducation
physique ?
• Quelles interactions établissent-ils avec leurs élèves
?
• Comment intègrent-ils leurs cours dans le curriculum
scolaire ?
• Comment prennent-ils en compte les représentations
sociales de l’éducation physique ?
• Comment les enfants apprennent-ils en situation libre ?
Une
autre unité de recherche, celle à laquelle j’appartiens,
s’intéresse à la physiologie et à la
biologie de l’exercice. Nous essayons de comprendre les mécanismes
fondamentaux qui président à l’adaptation du
muscle à l’entraînement, mais également
à ceux qui sous-tendent la fonte musculaire dans des états
pathologiques comme les myopathies ou durant la sénescence,
par exemple.
Un
troisième groupe s’intéresse à la marche
pathologique chez l’enfant et aux moyens d’y remédier.
Le même groupe étudie également les phénomènes
neurophysiologiques qui expliquent l’apparition de la douleur
et à ceux qui contrôlent les mouvements de préhension
avec des applications assez spectaculaires comme celles en microgravité.
Notre
équipe de biomécaniciens s’intéresse
à la locomotion terrestre à la fois chez l’homme
et les grands mammifères. Ils participent également
aux campagnes de vol paraboliques organisés par l’Agence
spatiale européenne (ESA) afin d’étudier la
forme que prendrait la marche sur la planète Mars si l’Homme
venait à y mettre le pied.
Toutes
ces équipes de recherche accueillent bien sûr des étudiants
en DEA et en doctorat, belges et étrangers. Aussi, est-ce
avec plaisir que j’ai entendu la volonté de l’Institut
d’Education Physique et Sportive de l’Université
Antonine de voir ses meilleurs étudiants venir se former
à l’Université catholique de Louvain à
un niveau de DEA, voire de doctorat. Lors d’une de ses visites
en Belgique, le père Fadi Fadel m’avait informé
de ce souhait et nous avions rapidement conclu à la nécessité
de sceller un accord de collaboration dont je suis heureux aujourd’hui
d’être porteur. Sans la moindre hésitation notre
Recteur, le professeur Marcel Crochet, a donné caution à
ce projet. C’est pour moi un très grand honneur d’être
reçu parmi vous (et je vous en remercie sincèrement)
pour signez cet accord, mais aussi et surtout dirais-je pour partager
au cours du colloque qui nous attend nos conceptions de la pédagogie
universitaire moderne.
Soyez
assuré Monsieur le Secrétaire général
que les étudiants que vous nous enverrez seront les bienvenus
dans un pays et dans une université empreints de tolérance
et de multi-culturalité. Nous nous efforcerons de contribuer
à l’excellence de leur formation et je suis sûr
qu’ils pourront par la suite concourir au développement
des activités physiques et sportives au sein de leur pays
d’origine et contribuer ainsi au bien-être et à
la santé de la population libanaise.
Je formule le vœu que notre collaboration soit des plus fructueuses
au profit des étudiants dont nous avons la charge et au profit
de la population de nos pays respectifs.
Je
vous remercie pour votre attention.
TOP
Allocution
d’ouverture de M. Patrice THIRIET
Directeur de l’UFR-STAPS,
Université Claude Bernard, Lyon 1 - France
Excellence,
Mesdames,
Messieurs,
C’est
avec un immense plaisir que je m’apprête à signer
cette convention entre l’université Antonine et l’université
Lyon.
Cette
convention concerne à la fois l’enseignement et la
recherche. C’est une convention cadre qui définit notre
cap.
Mais une convention, c’est aussi un contrat qui engage l’avenir.
A compter de cette signature, il nous reviendra de la faire vivre.
Pour faire vivre cette convention, nous devrons vivre ensemble et
je vous propose de faire connaissance avec votre nouveau partenaire
lyonnais.
Quelques mots tout d’abord sur Lyon.
Un million d’habitants peuplent Lyon et l’agglomération
lyonnaise et 100 000 étudiants sont inscrits dans les instituts,
écoles et dans les 3 universités Lyonnaises.
L’université Lyon 1 est l’une des trois universités
lyonnaises : elle porte également le nom d’université
Claude Bernard Lyon 1.
28 000 étudiants y sont inscrits.
Elle regroupe 22 unités ou facultés rassemblées
en deux grands secteurs : le secteur santé et le secteur
sciences.
Le secteur santé rassemble les facultés de médecine,
pharmacie, odontologie, un Institut des Techniques de réadaptation.
Le secteur sciences rassemble dix unités de sciences dites
« dures » : mathématiques, physique, mécanique,
biologie, informatique, chimie-biochimie etc, et l’unité
STAPS.
L’UFRSTAPS est l’equivalent de l’Institut d’Education
Physique et Sportive de l’universite Antonine.
2504
étudiants y sont inscrits.
En
France, 55 000 étudiants sont inscrits en STAPS dans 45 UFRSTAPS
ou départements STAPS.
Au niveau des effectifs étudiants, nous sommes donc une des
plus importantes UFRSTAPS en France comme nous nous sommes une des
plus importantes unités de l’université Lyon
1.
Le mot « UFRSTAPS » signifie unité de formation
et de recherche en sciences et techniques des activités physiques
et sportives.
En effet, comme les autres UFR du campus, l’UFRSTAPS a une
double mission : la formation et la recherche. C’est pourquoi
ses enseignants sont appelés des enseignants chercheurs.
La formation a l’UFRSTAPS est assurée par 62 enseignants
titulaires : 32 enseignants-chercheurs et 30 enseignants du secondaire,
c'est-à-dire des enseignants de lycée plutôt
spécialisés dans l’enseignement des pratiques
physiques.
Ces 62 enseignants sont insuffisants pour assurer 33 000 heures
de cours et nous recrutons chaque année environ 300 vacataires.
Notre
mission de formation en STAPS s’exerce au niveau de cinq principaux
départements : le département « licence »
qui assure la formation licence en 3 ans (c’est le L dans
le nouveau système LMD), le département « éducation
physique et sportive » qui ne forme que les candidats au concours
au professorat d’EPS, le département « entraînement
sportif », le département « management du sport
», le département « activités physiques
adaptées » qui concerne différents handicaps.
Au
niveau de la recherche, notre deuxième mission, l’UFRSTAPS
dispose d’un laboratoire pluridisciplinaire : le CRIS.
CRIS signifie centre de recherche et d’innovation sur le sport.
Le CRIS regroupe 32 enseignants-chercheurs titulaires. Avec les
doctorants et les professeurs associés, notre laboratoire
regroupe une centaine de personnes.
Cette
centaine de chercheurs s’intéressent, d’une manière
très générale, à l’amélioration
de la performance sous l’angle de toutes les disciplines.
Nos compétences se sont concentrées sur certains points
forts et en particulier :
- la sociologie des organisations sportives,
- l’histoire du sport,
- certains aspects du handicap,
- des thèmes précis en physiologie,
- la didactique en EPS.
Le
développement de la recherche ne peut se concevoir sans des
relations avec d’autres établissements étrangers
et le développement des relations internationales fait partie
de nos priorités.
« Peu mais bien » est notre politique en matière
de relations internationales.
Nos moyens humains et financiers sont limités. Nous avons
donc décidé de concentrer nos actions de coopération
sur un nombre limité de projets. Il faut aussi que nous puissions
apporter une réponse de qualité et que, par conséquent,
ce soit nos pôles d’excellence qui soient sollicités.
D’autre part, les chercheurs ont souvent tendance à
se tourner vers les Etats-Unis, ou vers certains pays européens
et l’anglais est devenu leur langue. Crédits et subventions
pour la recherche prennent également souvent cette direction.
L’inscription d’un projet au sein de la francophonie
constitue également un argument de poids dans le choix de
nos partenaires.
Lorsque
le Père Fady Fadel m’a présenté ainsi
qu’à mes collaborateurs l’Université Antonine
et son projet, nous avons été immédiatement
convaincus.
En effet, les programmes - contenus et horaires - de l’université
Antonine répondent aux besoins d’une formation sérieuse
et de qualité, sont parfaitement compatibles avec les nôtres.
De plus, l’université Antonine prépare ses étudiants
à la recherche de telle sorte que leur inscription à
Lyon en troisième cycle ne posera aucun problème.
Un point important est à signaler : notre convention prévoit
qu’aucun étudiant ne sera inscrit à Lyon sans
l’avis favorable de l’université Antonine.
Le conseil de l’UFRSTAPS et le conseil d’administration
de l’Université Lyon 1 ont voté cette convention
alors que, je dois le préciser, nous n’étions
jamais venus au Liban et que nous ne connaissions l’université
Antonine que par son site internet. C’est dire la confiance
qui s’est immédiatement établie entre nous.
Il est vrai également que, pour avoir vécu la moitié
de ma vie en Afrique, j’ai eu des amis libanais. J’ai
pu constater le dynamisme de cette communauté, son art de
vivre, son sens de l’hospitalité, son ouverture vers
le monde et le souci qu’elle apporte à l’éducation
de ses enfants.
Après la visite de l’université Antonine, la
découverte du nouveau visage de Beyrouth, les premiers contacts
avec nos collègues et étudiants libanais, je suis
convaincu que cette convention est promise à un bel avenir,
qu’il s’agira d’une véritable co-opération,
c’est-à-dire d’une action menée ensemble,
dans les deux sens, une action qui valorise les deux partenaires.
Je vous remercie.
TOP
Allocution
d’ouverture du P. Marwan TABET
Secrétaire Général de l’enseignement
scolaire catholique au Liban
Les activités physiques sont un élément fondamental
de l’éducation, de la culture et de la vie sociale.
Elles constituent un facteur important d’équilibre,
de santé et d’épanouissement.
En
effet, l’éducation physique et sportive s’adresse
à l’enfant en tant que personne complète, car
le jeune élève est à la fois, un individu physique,
un être doté de sentiments et d’intelligence,
et un sujet appartenant à un groupe, à une société,
à une culture. Et l’éducation physique et sportive
l’«EPS» agit sur ces trois composantes de la personnalité
de l’enfant.
I. Les objectifs généraux de L’ EPS dans l’Enseignement
Catholique
Trois composantes essentielles sont à prendre en considération
Le savoir (domaine des connaissances intellectuelles).
Le savoir-faire (domaine des qualités physiques et techniques).
Le savoir-être (domaine du comportement spirituel, affectif
et social).
1.
Savoir
Cet objectif s’adresse aux capacités intellectuelles
de l’enfant. A la fin de la scolarisation l’enfant sera
capable de :
• connaître succinctement son corps d’un point
de vue anatomique et physiologique ;
• avoir des notions sur les règlements des activités
pratiquées ;
• acquérir des connaissances sur la pratique des activités
physiques.
2. Savoir-faire
Cet objectif est le plus connu. Il doit permettre à l’enfant
de développer ses qualités physiques en lui faisant
pratiquer la plus grande variété possible d’activités
sportives.
Les activités de l’éducation physique et sportive
posent à l’enfant des problèmes pour lesquels
il doit donner la réponse motrice la mieux adaptée.
A la fin de sa scolarité l’enfant devra être
en bonne santé et avoir une croissance harmonieuse.
Il sera capable de :
• développer ses grandes fonctions (cardiaque et pulmonaire)
;
• appliquer des principes de vie hygiénique ;
• exprimer des qualités de force, de vitesse et d’endurance
;
• avoir des comportements d’habileté, d’adresse,
de coordination neuro-musculaire ;
• réagir rapidement et avec efficacité à
un problème technique ou tactique rencontré sur le
terrain ;
• s’exprimer avec son corps en le maîtrisant dans
l’espace et dans le temps (danse et gymnastique) ;
• acquérir des capacités d’action diversifiées
(surtout athlétisme, sports collectifs et sport de combat).
3.
Savoir-être
Cet objectif, aussi important que les précédents,
s’adresse à la personnalité morale de l’enfant.
L’éducation physique et sportive agit ici, sur une
autre dimension de l’enfant : c’est l’enfant dans
son équipe, dans sa classe, dans son école, dans son
groupe, dans sa société et dans sa culture.
L’enfant sera capable de :
• prendre des responsabilités ;
• coopérer avec ses partenaires ;
• respecter ses adversaires ;
• organiser les activités sportives de sa classe.
De plus, son comportement affectif lui permettra de :
• exprimer de la joie dans la pratique des activités
physiques et sportives comme dans la vie ;
• manifester le désir de se perfectionner ;
• avoir le goût de l’effort, le désir de
réussite ;
• être bien armé pour affronter la vie de citoyen
productif à laquelle il se prépare ;
• acquérir des habitudes permettant d’accéder
à l’autonomie et à l’intégration
sociale.
Pour chacun de ces niveaux, il faut insister au sein de nos établissements
sur l’importance de l’organisation rigoureuse de la
méthode utilisée qui s’articule autour de:
1. La démarche pédagogique
2. Le temps
3. L’espace
4. La classe
5. Les activités
6. Le matériel
II. Les initiatives du SGEC-L pour la valorisation de l’EPS
:
La SGEC-L convaincue de sa grande responsabilité dans ce
projet a pris l’initiative d’adopter une approche intégrale
de l’éducation physique dans ses écoles en exigeant
un projet d’établissement pour l’EPS basé
sur ces valeurs.
Pour cela la SGEC-L a invité M. J.P. CABASSOL pour diriger
un stage extensif pour 60 professeurs menant à une formation
de haut niveau à propos de l’EPS.
Des formations relatives à l’EPS feront aussi partie
du plan de formation 2004-2005. Nous insisterons particulièrement
sur la formation tant initiale que continue que nos professeurs
devraient avoir. C’est ainsi que nous encourageons les universités
à ouvrir des filiales de formation universitaire pour délivrer
des diplômes dans des formations portant sur la didactique
et la pédagogie de l’EPS.
Le SGEC-L pourrait aussi entreprendre des initiatives d’organisation
de rencontres sportives inter établissements.
TOP

Allocution
d’ouverture de M. Frédéric CLAVIER
Conseiller de coopération et d’action culturelle
Monsieur le Ministre,
M. le Vice-Président du Conseil des Ministres,
M. le Recteur, M. le Secrétaire Général de
l’Enseignement catholique,
M. le Secrétaire Général de l’Université
Antonine et Directeur de l’institut d’Education Physique
et Sportive,
M. le Président de l’Institut d’Éducation
Physique de l’Université Catholique de Louvain,
M. le Directeur de l’UFR-STAPS de l’Université
Claude Bernard à Lyon.
Mesdames, Messieurs
Je me réjouis d'assister à un tel séminaire
sur l'actualité et les perspectives de l'Education Physique
et Sportive au Liban. Je remercie l'Université Antonine,
dont je me plais à souligner les qualités académiques
et la haute appréciation de la coopération menée
avec la France. Le sport est devenu, de nos jours, un phénomène
social majeur. Il est facteur de cohésion et d'intégration
sociale, d'identification des groupes et même des nations.
L'organisation de ce séminaire montre votre préoccupation
et votre volonté de garantir à tous les jeunes, dès
leur plus jeune âge et tout au long de la scolarité,
une éducation complète, non seulement intellectuelle
mais aussi physique qui intègre pleinement les activités
sportives.
L'éducation
physique et sportive, en favorisant le développement des
aptitudes de l'enfant, constitue la base même de l'éducation,
une véritable école de la vie sociale. Tacite, au
1 °' siècle de notre ère, dans son livre «
Les Annales » rappelle qu'un peuple empreint de morale est
un peuple éduqué au sens spirituel, intellectuel et
physique. La virtu latine est une force de l'esprit charpentée
par les qualités du corps. La tradition humaniste européenne
de Calvin à Montaigne insistait sur ces qualités éminentes
pour former un homme d'abord, un citoyen ensuite.
Le
rôle et l'importance du sport à l'école sont
souvent évoques en les plaçant généralement
dans la perspective d'une éducation permanente. L'activité
physique et sportive n'est pourtant pas une fin en soi. Elle doit
être pratiquée et utilisée â la fois comme
moyen d'épanouissement de l'élève, un instrument
d'éducation, apprendre à vouloir gagner, à
savoir perdre, un moyen d'émancipation, une méthode
de socialisation et d'intégration.
Pour
valoriser la pratique du sport, l'EPS doit être une discipline
d'enseignement obligatoire avec des évaluations qui comptent
dans les examens terminaux, comme le brevet ou le baccalauréat.
Il faut également, et dans toute la mesure du possible, accorder
aux professeurs d'éducation physique et sportive un statut
comparable à celui reconnu aux enseignants des autres disciplines
souvent considérés comme investis d'une mission plus
noble. En ce sens, le sport ne peut être appréhendé
comme le supplément d'âme du système éducatif,
la matière négligée, à pratiquer après
toutes les autres.
Les disciplines sportives interviennent en effet efficacement dans
la lutte contre l'échec scolaire. Elles peuvent aider à
l'insertion sociale (je rappelle que l'année 2004 a été
déclarée « Année européenne de
l'éducation par le sport ») et professionnelle des
jeunes. Elles peuvent contribuer de façon déterminante
à leur épanouissement.
Le sport a une valeur éducative parce qu'il constitue un
champ dans lequel les jeunes peuvent s'exprimer physiquement, moralement,
et socialement.
L'enseignement de l'EPS ne pourrait exister réellement et
prendre son essor qu'avec la volonté de mettre en place dans
chaque école, officielle et privée, des infrastructures
qui puissent permettre l'enseignement de cette discipline.
Il nous faut donc encourager le désir de sport, l'envie,
faire que le temps de la scolarité devienne celui de la pratique
sportive multiforme, variée et diversifiée.
Au niveau de l'école, il ne pourra y avoir une réelle
motivation pour cette discipline que par la mise en place de compétitions
'scolaires qui permettront aux élèves de découvrir
et développer leurs capacités physiques, de leur donner
le goût de l'effort, de voir les effets bénéfiques
de l'entraînement, d'acquérir un esprit de compétition.
Il s'agit de favoriser la pratique de l'Éducation Physique
et Sportive tant à l'intérieur de l'école,
comme discipline de l'enseignement, mais aussi à l'extérieur,
dans le cadre du sport scolaire ou au sein des fédérations
sportives.
Le Liban, je le sais, a la volonté de développer la
pratique du sport. Votre pays projette d'ailleurs d'accueillir des
compétitions internationales de grande envergure comme la
coupe d'Asie de football en 2000, les jeux de la Francophonie en
2009, les jeux asiatiques d'hiver en 2009.
Accueillir ces compétitions n'est qu'un maillon de la chaîne,
le Liban doit se doter de réels moyens humains pour avoir
un sport de haut niveau.
Cela ne pourra se faire que par l'organisation du sport scolaire,
peut être par la création d'une fédération
du sport scolaire, en tous les cas par la qualité de la formation
des professeurs d'EPS non seulement pour enseigner le sport sur
le temps scolaire, mais également pour encadrer les activités
sportives extrascolaires au sein des associations sportives scolaires,
par un module de formation en EPS qui permettrait aux instituteurs,
dès le primaire, de dispenser cette discipline, pour les
fédérations sportives par la mise en place de Brevet
d'éducateurs sportifs pour garantir le niveau des entraîneurs,
permettre aux étudiants de pouvoir poursuivre la pratique
du sport à l'université.
La France a le souhait de soutenir le Liban dans cette entreprise,
tant pour la formation universitaire des enseignante d'EPS comme
le montre cet accord de coopération entre universités
françaises et libanaises, que pour la formation des entraîneurs
des fédérations sportives par l'intermédiaire
du protocole franco-libanais dans le domaine de la jeunesse et des
sports. Par ce protocole, nous étudions avec le Ministère
libanais de la jeunesse et des sports la possibilité de mettre
en place des Brevets d'éducateurs sportifs.
Nous sommes à vos côtés pour un épanouissement
plein et entier de vos enfants et de vos sportifs, convaincus qu'ils
sont les vecteurs de la paix et du dialogue entre les peuples et
les cultures. Je vous remercie.
TOP
Allocution
d’ouverture de Mme Françoise GUSTIN
Ambassadeur de Belgique
Monsieur le Ministre,
Monsieur le Député,
Révérends Pères,
Mesdames,
Messieurs,
L’Université
Antonine entretient depuis déjà un certain temps des
relations avec la Belgique en général et en particulier
avec l’Université Catholique de Louvain. Nous n’ignorons
pas que l’établissement de tels contacts se fit en
grande partie grâce au Père Luc qui a toujours œuvré
pour développer les échanges entre nos universités.
Je ne peux que me réjouir de la poursuite de tous ces efforts
et féliciter l’Université Antonine, en particulier
le Père Fadel, et l’Université Catholique de
Louvain, M. Marc Francaux à l’occasion de l’accord
signé aujourd’hui.
Il
y a deux ans, un autre accord était signé. Il portait
sur les sciences infirmières et fut conclu avec la Haute
Ecole Léonard de Vinci, liées à l’UCL.
Je suis convaincue que d’autres domaines de collaboration
pourront être trouvés, l’Université étant
l’opposé du repli sur soi et devant être par
définition un monde d’ouverture.
C’est
dans cet esprit d’ouverture aussi qu’un accord cadre
de coopération a été signé par le Liban
et les autorités communautaires et régionales francophones
belges. Cet accord prévoit notamment la coopération
universitaire et pourrait donner un soutien utile aux accords conclu
et à conclure avec l’Université Antonine. Ce
cadre n’est évidemment pas indispensable en tant que
tel, et j’en veux pour preuve la signature à laquelle
on assiste aujourd’hui, mais pourrait de même offrir
des possibilités additionnelles. Je ne peux donc qu’inviter
nos partenaires officiels libanais à procéder à
la réunion de la commission mixte, laquelle devra identifier
plus précisément les domaines de coopération.
Ce
qui pouvait être interprété comme un malheureux
repli sur soi a depuis été largement compensé
par les relations que l’université a développé
dans le monde. L’UCL fut ainsi particulièrement active
dans le cadre des programmes d’échanges européens
Erasme (devenu Socrate) et Tempus ainsi que dans nombre d’autres
réseaux plus spécialisés.
Mais
revenons en au sujet qui vous occupera aujourd’hui.La discipline
de l’éducation physique et sportive a, semble-t-il,
enfin récupéré la place qui lui revient dans
l’enseignement supérieur. Je dis « récupéré
» parce qu’en effet on se souviendra de l’importance
que les Grecs et les Romains accordaient déjà à
cette matière résumée par la nécessité
du « mens sane in corpore sano ».Ce n’est que
depuis quelques années que l’on semble réaliser
que l’éducation physique est indispensable dans le
parcours scolaire. L’éducation physique n’est
plus simplement considérée comme un divertissement
en milieu scolaire mais comme un élément à
part entière de la formation générale.Certes,
il y a encore un chemin à parcourir pour convaincre tout
le monde de l’importance d’une éducation sportive,
encore trop souvent vue comme le parent pauvre des matières
dites intellectuelles. On peut cependant supposer qu’à
une époque où nos sociétés sont devenues
plus attentives au bien-être sous toutes ses formes, l’on
réalise que ce type de discipline est une nécessité
de plus en plus évidente vu la sédentarité
qui caractérise nos modes de vie.
Je vous remercie pour votre attention et vous souhaite tout le succès
dans vos travaux de même qu’aux futurs bénéficiaires
des échanges inter universitaires.
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Allocution
d’ouverture du P. Louis ROHBAN
Recteur de l’Université Antonine
C’est à bras ouverts et avec grande joie que l’Université
Antonine accueille le vieil ami des Antonins, M. le Vice-Président
Issam Farès. En Son Excellence nous saluons en particulier
le grand promoteur de la culture et de l’éducation
; Issam Farès a toujours contribué, généreusement
et spontanément, à la formation des jeunes. Souvent,
son aide bénévole arrivait sans être sollicitée.
Nous sommes ici réunis dans le pavillon universitaire qui,
avec gratitude, porte votre nom, Monsieur le Vice-Président
; il est le témoin de votre générosité
et de votre bienveillance.
Avec votre Excellence je salue nos illustres hôtes, les ministres,
les députés, les dignitaires, les responsables de
tout niveau. Je salue en particulier leurs excellences les Ambassadeurs
des Nations amies, M. Philippe Lecourtier, digne représentant
de la France, Mme Françoise Gustin Ambassadeur de Belgique.
L’un et l’autre sont des grands amis de cette Université.
Un
hommage chaleureux aux académiciens qui contribuent avec
nous au succès de ce Premier Colloque national, surtout ceux
qui nous arrivent de loin.
Je salue les représentants de nos partenaires, les Universités
européennes, M. Marc Francaux, Président de l’Institut
d’Éducation Physique à l’Université
Catholique de Louvain ; Monsieur le Directeur Patrice Thiriet¸
représentant de l’Université Claude Bernard
de Lyon. Un accueil cordial attend également un autre habitué
de notre Institution, M. Michel Bennasar Directeur Régional
de l’Agence Universitaire de la Francophonie, qui d‘une
manière admirable, s’acquitte d’une noble mission
culturelle au Liban.
Nous
célébrons avec vous, Messieurs, en ce moment la signature
d’accords de coopération interuniversitaire.
Il
me plaît de mettre cet événement dans le cadre
des manifestations que célèbre l’Europe, ces
jours-ci, à l’occasion de l’adhésion de
nouveaux membres à l’Union Européenne. Ces Pays
de l’Est qui, depuis l’expiration de la guerre froide,
ont pu découvrir que la paix n’est pas simplement l’absence
de conflit ; que la civilisation et la culture ne sont point un
butin de guerre. Les larmes de joie versées par l’Europe
en cette occasion sont chères et éloquentes ; elles
ne sont, au fond, que la réplique de tant d’autres
larmes, versées à cause des luttes intestines et cruelles,
qui avaient ensanglanté le vieux continent.
Notre Liban n’est pas impliqué en première personne
dans cet élargissement de l’Europe. Mais nous nous
associons pleinement aux festivités et nous sommes très
concernés. Notre histoire nous a fait découvrir en
effet, que la diversité n’est pas une menace ; elle
est une chance. L’autre, différent de moi, est un enrichissement
pour moi ; loin de m’annuler, il constitue pour moi un complément
; un défi mais non un danger.
Les
traditions de la Montagne Libanaise nous avaient toujours appris
à danser dans les noces des autres, à chanter leur
allégresse. C’est pour cela que, en cette occasion,
nous entonnons de tout cœur l’hymne à la joie
de Beethoven, qui est l’hymne officiel de l’Union Européenne.
Toutefois,
au-delà du lyrisme et de l’émotion, il y aurait
place, peut-être, pour une réflexion sereine, lucide
et franche :
Le
fanatisme continue à sévir partout dans le monde.
Les fanatismes de tout bord ne sont, en réalité, que
des confluents qui viennent grossir un même torrent, celui
de la grande haine.
D’autre
part, à l’Europe, soucieuse de développer ses
branches luxuriantes, ne serait-il pas utile de rappeler, avec le
Pape, qu’elle ne devrait pas le faire au détriment
du tronc et des racines? Ce tronc et ces racines de l’Europe
sont justement ici, dans le Proche-Orient. Depuis les Phéniciens,
depuis les temps bibliques, depuis Athènes et Rome, l’Europe
continue à puiser chez nous l’inspiration pour ses
créations intellectuelles et artistiques ; depuis l’École
de Droit de l’Ancienne Beryth, qui est la génitrice
du Jus Gentium, les Droits de l’homme. À partir de
là, à partir de nos Livres Sacrés, l’Europe
a forgé sa culture humaniste dans ce qu’elle a de meilleur,
ainsi qu’une civilisation qui a promu la dignité de
la personne humaine. L’inspiration de l’Orient, autant
que le savoir-faire des artistes occidentaux ont engendré
l’Europe des cathédrales.
Pour
le monde entier ce serait un désastre si l’Occident
venait à perdre sa mémoire ou altérer son identité.
C’est-à-dire à nous oublier, à oublier
l’Orient.
Madame
Gustin, M. Lecourtier, j’aurais un message à transmettre
humblement à vos nobles Nations :
Michelangelo avait trouvé un jour, dans une carrière
un bloc, brut et amorphe ; les constructeurs l’avaient écarté
car défectueux et inutilisable. Michel Ange le considère
d’un regard perspicace et déclare : «Moi, dans
cette pierre j’aperçois un Prophète enchaîné.
Je vais le libérer. » Il s’est mis à l’œuvre
et ce fut le Moïse de San Pietro in Vincoli.
Excellences,
le Liban attendrait, peut-être, un artiste génial et
prophétique qui en dévoilerait les valeurs latentes
? Aux Pays du Proche-Orient, donnons la chance de contribuer à
la régénération de la nouvelle Europe et partant
à l’éclosion d’un monde nouveau.
Vive
l’Union Européenne ! Vive le Liban !
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Allocution
d’ouverture de M. le Ministre Sebouh HOVNANIAN
Ministère de la jeunesse et du sport
Monsieur l’Ambassadeur,
Mes
Révérends Pères,
Mesdames
et Messieurs,
Chacune de mes visites, à l’Université Antonine,
me fait découvrir de nouvelles richesses culturelles et scientifiques
offertes, par cette université, à notre jeunesse libanaise.
Depuis plus de trois ans, date de la création du nouveau
ministère de la Jeunesse et des Sports et de ma prise en
charge de ce ministère, dépourvu de fonctionnaires
j’ai présenté un projet de loi pour un organigramme
qui répondait aux besoins et aux responsabilités de
ce ministère. Malheureusement ce projet de loi continue de
traîner de commission en commission et actuellement, il est
à la commission parlementaire de la justice et de l’administration.
Parallèlement à ce projet et grâce à
la coopération de volontaires d’associations de jeunesse
et de scoutisme nous avons réussi à instaurer au Liban
une nouvelle politique de jeunesse.
Actuellement, et toujours avec l’aide de volontaires d’associations
sportives nous nous attelons à doter le Liban d’une
politique sportive qui répondrait aux aspirations de nos
sportifs et qui leur permettrait d’accéder au sport
de haut niveau.
Dès maintenant, après avoir considéré
les thèmes qui seront débattus lors de ce premier
colloque sur l’éducation physique et sportive au Liban,
et vu la qualité et la compétence des conférenciers,
je puis vous assurer que ses conclusions et recommandations seront
retenues parmi les fondements principaux sur lesquelles nous nous
baserons pour instaurer la nouvelle politique sportive du Liban.
Le second point de notre rencontre d’aujourd’hui est
la signature de nouveaux accords de coopération universitaire.
Ceci est d’une très grande importance non seulement
pour l’Université Antonine mais pour tout le Liban
et pour son entité culturelle.
Ces accords signés avec des universités européennes
sont la preuve irréfutable que le Liban malgré toutes
les années difficiles qui l’ont marqué est resté
et restera un phare de la culture et de la science dans la région
du Moyen-Orient.
Avant de terminer, je tiens à féliciter chaleureusement
une fois de plus, les responsables et les professeurs de l’Université
Antonine qui ne ménagent aucun effort et aucun sacrifice
afin de permettre à notre jeunesse libanaise d’accéder
aux plus hauts échelons du savoir et de la culture.
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