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Sportives
 
   
 
 
 
 
 
 

 
   
 
L’Éducation Physique et Sportive au Liban : actualité et perspectives





     

Sous le patronage et en présence de
S.E.M. Issam FARÈS
Vice-Président du Conseil des Ministres libanais

L’Université Antonine-UPA
L’Institut d’Éducation Physique et Sportive-IEPS
a le plaisir de vous inviter

au premier colloque national
« L’Éducation Physique et Sportive au Liban : actualité et perspectives »

et

à la signature de nouveaux accords de coopération inter universitaire

Date : Mardi 11 mai 2004, à partir de 10h00
Lieu : Site de Hadath-Baabda, Auditorium de la Faculté de Génie


Programme de la séance inaugurale, le 11 mai 2004 à 10h00 :
- Hymne National libanais
- Allocutions d’ouverture
- Allocution du P. Fady FADEL, Secrétaire Général de l’UPA et Directeur de l’IEPS
- Allocution de M. Marc FRANCAUX, Président de l’IEP, Université Catholique de Louvain-Belgique
- Allocution de M. Patrice THIRIET, Directeur de l’UFR-STAPS, Université Claude BERNARD, Lyon 1-France
- Allocution du P. Marwan TABET, Secrétaire Général de l’enseignement scolaire catholique au Liban
- Allocution de M. Frédéric CLAVIER, Conseiller de coopération et d’action culturelle,
  représentant  S.E.M Philippe LECOURTIER, Ambassadeur de France au Liban
Allocution de Mme Françoise GUSTIN Ambassadeur de Belgique
- Allocution du P. Louis ROHBAN, Recteur de l’Université Antonine
Allocution de M. Sebouh HOVNANIAN, le Ministre de la jeunesse et du sport,
  représentant  S.E.M. Issam FARÈS, Vice-Président du Conseil des Ministres libanais
- Signature de nouveaux accords de coopération interuniversitaire



Première séance
le 11 mai 2004 à 11h15 à 12h40

- Thème : La formation universitaire en Éducation Physique et Sportive (EPS)

-
Président de la séance : S.E.M. Robert GHANEM, Ancien Ministre de l’Education nationale
  et rapporteur de la commission parlementaire de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la culture

-
Conférenciers :
  1. P. Fady FADEL, Secrétaire Général de l’UPA et Directeur de l’IEPS
  Le programme universitaire en EPS : éléments constitutifs et fianlité(s)
  2. Dr. Gaby MOUKARZEL, Doyen de la Faculté des Sciences Infirmières-UPA
  L’intérêt des matières scientifiques (biologiques) dans la formation universitaire en EPS
  3. Mlle Rita KATTOUF, Enseignant à l’IEPS
  L’intérêt des matières psychosociales dans la formation universitaire en EPS
  4. Dr. Fawzi FERRI, Professeur associé en éducation physique à l’Université de Balamand
  Les Sciences et Techniques des activités physiques et sportives (STAPS) comme objet d’étude
  5. M. Fouad FARES, Enseignant à l’IEPS, Président de la Fédération libanaise du Judo
  Les nouvelles technologies au service de l’EPS

Deuxième séance
le 11 mai 2004 à 13h50 à 15h30

- Thème : L’évolution du métier d’Éducateur physique et sportif

-
Président de la séance : S.E.M. Sabouh HOVNANIAN, Ministre de la jeunesse et du sport

-
Conférenciers:
  1. M. Patrice THIRIET, Directeur de l’UFR-STAPS, Université Claude BERNARD, Lyon-France
  Le métier d’Éducateur physique en France : évolution et perspectives
  2. Dr. Nizar Zein, Chef du département de l’éducation physique et sportive au Ministère libanais de l’Éducation nationale
  Les textes officiels et l’organisation de l’enseignement de l’EPS dans les établissements scolaires libanais
  3. Dr. Nasser BATLOUNY, Professeur associé à l’Université Libanaise
  L’EPS et l’impact d’un curriculum caché
  4. M. Guy MILLE, Conseiller du Ministre de la jeunesse et du sport
  EPS et sport : différences et convergences
  5. M. Jihad SALAMÉ, Coordinateur scolaire d’EPS
  Les principales contraintes rencontrées et les principales compétences attendues d’un éducateur physique au Liban
  6. M. Georges KFOURY, Ancien coordinateur scolaire d’EPS
  L’évolution de l’EPS au Liban de 1950 à nos jours : Formation, recrutement, autoévaluation critique

Troisième séance
le 11 mai 2004 à 16h00 à 17h15

- Thème : Les perspectives académiques et professionnelles de l’Éducation Physique et Sportive

-
Président de la séance : S.E.M. Ahmad JAMMAL, Directeur Général de l’Enseignement Supérieur

-
Conférenciers :
  1. P. Elie ABDEL MASSIH, Directeur Général des établissements scolaires antonins
  Etablissement scolaire libanais et EPS : L’E.P.S est un enseignement
  2. M. Marc FRANCAUX, Président de l’Institut d’Éducation Physique,
  Université Catholique de Louvain-Belgique Comment justifier la formation à la recherche et à la pratique réflexive en éducation physique ?
  3. M. Nizar GHARIB, Chef du bureau de la formation continue, Centre de recherche et de développement pédagogique
  La formation continue des enseignants d’EPS
  4. Dr. Camille NAKOUZI, Coordinateur du département d’EPS, Faculté de Pédagogie, Université Libanaise
  Le marché de l’emploi pour le titulaire d’une licence d’enseignement en EPS
  5. Dr. Elie CHEDID, enseignant d’éducation physique, département des sciences de l’éducation, Notre Dame University
  L’impact de l’EPS dans le cursus scolaire anglophone

Séance de clôture
le 11 mai 2004 à 17h15 à 17h40

- Conclusions et recommandations
  Dr. Jacques RUSTOM, Coordinateur de l’IEPS à l’Université Antonine



 
La séance inaugurale

     



Allocution d’ouverture du P. Fady FADEL
Secrétaire Général de l’UPA et Directeur de l’IEPS


Excellence,

Au nom de l’Université Antonine, permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue au premier Congrès National sur l’Éducation Physique et Sportive.

C’est l’exigence de qualité et la nécessité de résultat qui nous ont poussés, responsables académiques et administrateurs, à entreprendre une restructuration massive et un réaménagement des programmes au sein de l’Institut d’Éducation Physique et Sportive, il y a maintenant un peu plus de deux ans.

Mais, ce colloque représente avant tout pour l’Université une prise de conscience visant à créer un dynamisme autour de l’enseignement de l’éducation physique et sportive. Il espère aussi contribuer à une connaissance scientifique et plus fine de cette discipline, afin de satisfaire les besoins nationaux et d’identifier les publics étudiants et leurs attentes. Enfin, nous serons fiers et honorés, de participer à la mise en œuvre d’une politique nationale pour harmoniser les programmes universitaires ; promouvoir les échanges coopératifs nationaux et internationaux, ceci en vue d’une amélioration permanente de l’efficacité, de la pertinence et de la qualité du système de formation. Nous parlons de qualité, car nous considérons avec force que l’EPS relève également du domaine de la santé publique, dans la mesure où nos étudiants seront un jour responsables de la santé des personnes qui leur seront confiées. Et toute lacune dans leur formation peut mettre en danger la santé des personnes en question.

Notre ambition – force est de le remarquer – est largement récompensée aujourd’hui.

La mobilisation importante, et la présence chaleureuse d’universités sœurs : Université Libanaise, Université de Balamand, Notre Dame de Louaizé ; témoignent de la solidarité et du dialogue entre les responsables académiques. Nous apprécions également la présence de nombreux établissements scolaires, puisqu’une bonne orientation suppose une collaboration étroite et suivie entre l’école et l’Université.

Mesdames et Messieurs,

Si la formation est la mission traditionnelle de l’Université, inséparable de la recherche et de l’orientation, l’un des plus importants domaines d’analyse demeure la préparation à l’insertion professionnelle.

Les universités développent des formations professionnalisées. Elles aident dorénavant les étudiants à définir leur projet professionnel et à le réaliser en favorisant les stages. En créant des ateliers de préparation à la prospection d’emploi. Toutefois, comme nous avons pu le lire dans plusieurs rapports des comités nationaux d’évaluation des missions de l’enseignement supérieur, en Europe ou en Amérique du Nord, il serait parfaitement illusoire de rechercher une parfaite adaptation des formations à ce que l’on nomme « les besoins de l’économie ».

L’adéquation à l’emploi est un compromis entre les missions de l’Université et l’intérêt des employeurs (entreprises privées, entreprises publiques ou administrations). (« Les difficultés d’emploi actuelles ne sont pas dues, sauf rares exceptions, à une inadaptation qualitative entre offre et demande. Si la qualité de la formation et l’élévation au niveau des connaissances améliorent statistiquement les probabilités individuelles d’embauche, l’appareil de formation est impuissant à modifier le volume même de l’offre d’emploi »).

Par ailleurs, le marché de l’emploi, connaît une restructuration organisationnelle et des bouleversements démographiques dans un contexte de compétition globale et de grandes mutations technologiques. Il appelle d’urgence toutes les universités à adapter un système de formation continue diplômante organisée sous forme de crédits et caractérisée par des points d’entrée et de sortie de cours flexibles.

L’Université Antonine, en fait l’expérience depuis bientôt deux ans avec succès.

Et aujourd’hui même, nous appelons de cette tribune tous les enseignants d’EPS dans les établissements scolaires non-diplômés, d’intégrer la voie de la formation continue diplômante en EPS, et nous vous promettons de prendre en considération votre acquis professionnel et le facteur de temps qui vous est important.

Enfin, pour clore, nous souhaitons vous annoncer la signature d’accords-cadres entre notre Université et les universités : Claude Bernard, Lyon 1 et l’Université Catholique de Louvain. La coopération entre nos établissements portera sur la reconnaissance des programmes et permettra à nos étudiants d’y poursuivre dans les meilleures conditions leur troisième cycle et leur doctorat.

Quant à l’accord de coopération avec la Mission Culturelle Française et l’Agence Universitaire de la Francophonie, il vise à accréditer nos cours de mise à niveau de langue française et à appuyer les efforts et l’engagement de notre Université en francophonie. L’étudiant antonin obtient un diplôme approfondi de langue française quelque soit son domaine de spécialité.

Mesdames et Messieurs,
Nous vous remercions chaleureusement de votre présence et de votre précieuse écoute et nous vous souhaitons une journée bien fructueuse.

Merci.

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Allocution d’ouverture de M. Marc FRANCAUX
Président de l’Institut d’Éducation Physique,
Université Catholique de Louvain - Belgique

Excellences,
Monsieur le Recteur,
Mesdames, Messieurs,

Le mouvement est la signature de la vie ! Et l’immobilisme c’est la mort, aimait à dire un de mes prédécesseurs, le professeur André Storm.
Dès notre vie intra-utérine nous sommes capables de mouvements. Aux cours de notre petite enfance, nous développons notre motricité de façon extraordinaire en maîtrisant successivement la marche, puis la course, puis des mouvements de plus en plus fins indispensables au développement de notre aptitude à communiquer et donc à notre socialisation, et par là même à notre capacité d’expression artistique.
Adolescent, adulte, la pratique régulière d’activités physiques et sportives nous permet notamment d’acquérir et de maintenir une bonne condition physique, gage d’une bonne santé, d’un bon équilibre psychologique favorisant notre épanouissement personnel.
Le vieillissement de la population et ses habitudes de plus en plus sédentaires poseront à la société de demain d’importants et de passionnants défis en matière de santé publique et d’équilibre social. A l’Institut d’éducation physique et de Réadaptation de l’Université catholique de Louvain, un enseignement intégré en sciences et en techniques de la motricité a la prétention de préparer idéalement ses étudiants à relever ces défis qui comme vous l’avez compris couvrent toutes les périodes de la vie de la naissance à la sénescence.
L’Université catholique de Louvain a été fondée en 1425 par une bulle papale signée de la main de Martin V. Elle comptait alors trois facultés: droit, médecine et arts. La Faculté de théologie s'adjoindra en 1432.
Le théologien et humaniste Érasme, le géographe Mercator, l'anatomiste Vésale la fréquenteront Université au XVIe siècle. Lemaître, initiateur de la théorie du Big-Bang et De Duve prix Nobel de médecine y seront professeur au XXe siècle.
L'université connaît les heurs et malheurs de l'Histoire: fermée sous la domination française (1797), rouverte par les évêques en 1834, elle est bombardée au cours des deux guerres mondiales (toute sa bibliothèque est perdue dans l'incendie de 1914).
Elle voit aussi les conséquences de la démocratisation des études universitaires. Au cours des années soixante, les effectifs de l'Université passeront de 4 610 à 13 772 étudiants !
Mais c'est tout près de nous, au vingtième siècle, qu'il faut chercher un nouvel événement majeur de son histoire. En 1971, suite aux pressions du monde politique flamand, hostile au maintien d'une université francophone sur le sol de la Flandre, l'Université catholique de Louvain est purement et simplement dédoublée en deux universités distinctes, l'une flamande qui reste à Louvain (en néerlandais Leuven) et l'autre francophone qui émigre dans la région du Brabant wallon, sur une terre qui prend le nom symbolique de Louvain-la-Neuve où est implanté notre Institut d’Education physique.
L’université compte maintenant dix facultés, une cinquantaine de départements et environ 200 unités de recherche. Elle accueille plus de 20,000 étudiants et n’est pas peu fier de pouvoir compter parmi membres, quasi un étudiant étranger pour quatre étudiants belges, preuve s’il en est de son rayonnement international dans le domaine de l’éducation, des sciences et de la culture, mais aussi preuve de son ouverture au Monde et son soucis à voir partager les compétences acquises à travers les siècles de son Histoire. On estime qu’actuellement plus de 150,000 personnes vivant à travers le monde ont reçu leur formation à l’UCL. Trente-trois étudiants libanais y sont pour l’instant inscrits dont quatre ont d’ores et déjà été admis au sein de notre département.
L’Institut d’Education physique et de Réadaptation est un département de la faculté de Médecine. Il compte 629 étudiants. On y dispense des formations basées sur les sciences de la motricité. Il nous plaît à dire que les études que nous proposons sont des études en mouvement ! Ce dénominateur commun se décline en une formation en éducation physique et une autre en kinésithérapie et réadaptation. Le programme est un subtil mélange entre des sciences exactes, des sciences biomédicales et des sciences humaines amenant les éducateurs physiques à optimaliser les potentialités motrices humaines alors que les kinésithérapeutes ont plutôt mission de les restaurer.
L’activité de recherche est le fondement indispensable à un enseignement de haut niveau. Elle permet d’aborder les concepts et les connaissances les plus nouvelles. La très grande majorité de nos professeurs sont également des chercheurs reconnus dans les matières qu’ils enseignent. Nous sommes soucieux de rapidement confronter les jeunes étudiants à la démarche scientifique rigoureuse et à l’esprit critique propre à la formation universitaire.
Concrètement, l'activité d’une de nos unités de recherche est centrée sur l'optimalisation de l'intervention en motricité humaine. Elle tente de répondre à une série de questions qui se posent journellement aux acteurs de terrains :
• Comment les professeurs enseignent-ils l’éducation physique ?
• Quelles interactions établissent-ils avec leurs élèves ?
• Comment intègrent-ils leurs cours dans le curriculum scolaire ?
• Comment prennent-ils en compte les représentations sociales de l’éducation physique ?
• Comment les enfants apprennent-ils en situation libre ?

Une autre unité de recherche, celle à laquelle j’appartiens, s’intéresse à la physiologie et à la biologie de l’exercice. Nous essayons de comprendre les mécanismes fondamentaux qui président à l’adaptation du muscle à l’entraînement, mais également à ceux qui sous-tendent la fonte musculaire dans des états pathologiques comme les myopathies ou durant la sénescence, par exemple.

Un troisième groupe s’intéresse à la marche pathologique chez l’enfant et aux moyens d’y remédier. Le même groupe étudie également les phénomènes neurophysiologiques qui expliquent l’apparition de la douleur et à ceux qui contrôlent les mouvements de préhension avec des applications assez spectaculaires comme celles en microgravité.

Notre équipe de biomécaniciens s’intéresse à la locomotion terrestre à la fois chez l’homme et les grands mammifères. Ils participent également aux campagnes de vol paraboliques organisés par l’Agence spatiale européenne (ESA) afin d’étudier la forme que prendrait la marche sur la planète Mars si l’Homme venait à y mettre le pied.

Toutes ces équipes de recherche accueillent bien sûr des étudiants en DEA et en doctorat, belges et étrangers. Aussi, est-ce avec plaisir que j’ai entendu la volonté de l’Institut d’Education Physique et Sportive de l’Université Antonine de voir ses meilleurs étudiants venir se former à l’Université catholique de Louvain à un niveau de DEA, voire de doctorat. Lors d’une de ses visites en Belgique, le père Fadi Fadel m’avait informé de ce souhait et nous avions rapidement conclu à la nécessité de sceller un accord de collaboration dont je suis heureux aujourd’hui d’être porteur. Sans la moindre hésitation notre Recteur, le professeur Marcel Crochet, a donné caution à ce projet. C’est pour moi un très grand honneur d’être reçu parmi vous (et je vous en remercie sincèrement) pour signez cet accord, mais aussi et surtout dirais-je pour partager au cours du colloque qui nous attend nos conceptions de la pédagogie universitaire moderne.

Soyez assuré Monsieur le Secrétaire général que les étudiants que vous nous enverrez seront les bienvenus dans un pays et dans une université empreints de tolérance et de multi-culturalité. Nous nous efforcerons de contribuer à l’excellence de leur formation et je suis sûr qu’ils pourront par la suite concourir au développement des activités physiques et sportives au sein de leur pays d’origine et contribuer ainsi au bien-être et à la santé de la population libanaise.
Je formule le vœu que notre collaboration soit des plus fructueuses au profit des étudiants dont nous avons la charge et au profit de la population de nos pays respectifs.

Je vous remercie pour votre attention.

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Allocution d’ouverture de M. Patrice THIRIET
Directeur de l’UFR-STAPS,
Université Claude Bernard, Lyon 1 - France

Excellence,
Mesdames,
Messieurs,

C’est avec un immense plaisir que je m’apprête à signer cette convention entre l’université Antonine et l’université Lyon.

Cette convention concerne à la fois l’enseignement et la recherche. C’est une convention cadre qui définit notre cap.
Mais une convention, c’est aussi un contrat qui engage l’avenir. A compter de cette signature, il nous reviendra de la faire vivre. Pour faire vivre cette convention, nous devrons vivre ensemble et je vous propose de faire connaissance avec votre nouveau partenaire lyonnais.
Quelques mots tout d’abord sur Lyon.
Un million d’habitants peuplent Lyon et l’agglomération lyonnaise et 100 000 étudiants sont inscrits dans les instituts, écoles et dans les 3 universités Lyonnaises.
L’université Lyon 1 est l’une des trois universités lyonnaises : elle porte également le nom d’université Claude Bernard Lyon 1.
28 000 étudiants y sont inscrits.
Elle regroupe 22 unités ou facultés rassemblées en deux grands secteurs : le secteur santé et le secteur sciences.
Le secteur santé rassemble les facultés de médecine, pharmacie, odontologie, un Institut des Techniques de réadaptation.
Le secteur sciences rassemble dix unités de sciences dites « dures » : mathématiques, physique, mécanique, biologie, informatique, chimie-biochimie etc, et l’unité STAPS.
L’UFRSTAPS est l’equivalent de l’Institut d’Education Physique et Sportive de l’universite Antonine.

2504 étudiants y sont inscrits.

En France, 55 000 étudiants sont inscrits en STAPS dans 45 UFRSTAPS ou départements STAPS.
Au niveau des effectifs étudiants, nous sommes donc une des plus importantes UFRSTAPS en France comme nous nous sommes une des plus importantes unités de l’université Lyon 1.
Le mot « UFRSTAPS » signifie unité de formation et de recherche en sciences et techniques des activités physiques et sportives.
En effet, comme les autres UFR du campus, l’UFRSTAPS a une double mission : la formation et la recherche. C’est pourquoi ses enseignants sont appelés des enseignants chercheurs.
La formation a l’UFRSTAPS est assurée par 62 enseignants titulaires : 32 enseignants-chercheurs et 30 enseignants du secondaire, c'est-à-dire des enseignants de lycée plutôt spécialisés dans l’enseignement des pratiques physiques.
Ces 62 enseignants sont insuffisants pour assurer 33 000 heures de cours et nous recrutons chaque année environ 300 vacataires.

Notre mission de formation en STAPS s’exerce au niveau de cinq principaux départements : le département « licence » qui assure la formation licence en 3 ans (c’est le L dans le nouveau système LMD), le département « éducation physique et sportive » qui ne forme que les candidats au concours au professorat d’EPS, le département « entraînement sportif », le département « management du sport », le département « activités physiques adaptées » qui concerne différents handicaps.

Au niveau de la recherche, notre deuxième mission, l’UFRSTAPS dispose d’un laboratoire pluridisciplinaire : le CRIS.
CRIS signifie centre de recherche et d’innovation sur le sport.
Le CRIS regroupe 32 enseignants-chercheurs titulaires. Avec les doctorants et les professeurs associés, notre laboratoire regroupe une centaine de personnes.

Cette centaine de chercheurs s’intéressent, d’une manière très générale, à l’amélioration de la performance sous l’angle de toutes les disciplines.
Nos compétences se sont concentrées sur certains points forts et en particulier :
- la sociologie des organisations sportives,
- l’histoire du sport,
- certains aspects du handicap,
- des thèmes précis en physiologie,
- la didactique en EPS.

Le développement de la recherche ne peut se concevoir sans des relations avec d’autres établissements étrangers et le développement des relations internationales fait partie de nos priorités.
« Peu mais bien » est notre politique en matière de relations internationales.
Nos moyens humains et financiers sont limités. Nous avons donc décidé de concentrer nos actions de coopération sur un nombre limité de projets. Il faut aussi que nous puissions apporter une réponse de qualité et que, par conséquent, ce soit nos pôles d’excellence qui soient sollicités.
D’autre part, les chercheurs ont souvent tendance à se tourner vers les Etats-Unis, ou vers certains pays européens et l’anglais est devenu leur langue. Crédits et subventions pour la recherche prennent également souvent cette direction. L’inscription d’un projet au sein de la francophonie constitue également un argument de poids dans le choix de nos partenaires.

Lorsque le Père Fady Fadel m’a présenté ainsi qu’à mes collaborateurs l’Université Antonine et son projet, nous avons été immédiatement convaincus.
En effet, les programmes - contenus et horaires - de l’université Antonine répondent aux besoins d’une formation sérieuse et de qualité, sont parfaitement compatibles avec les nôtres. De plus, l’université Antonine prépare ses étudiants à la recherche de telle sorte que leur inscription à Lyon en troisième cycle ne posera aucun problème.
Un point important est à signaler : notre convention prévoit qu’aucun étudiant ne sera inscrit à Lyon sans l’avis favorable de l’université Antonine.
Le conseil de l’UFRSTAPS et le conseil d’administration de l’Université Lyon 1 ont voté cette convention alors que, je dois le préciser, nous n’étions jamais venus au Liban et que nous ne connaissions l’université Antonine que par son site internet. C’est dire la confiance qui s’est immédiatement établie entre nous.
Il est vrai également que, pour avoir vécu la moitié de ma vie en Afrique, j’ai eu des amis libanais. J’ai pu constater le dynamisme de cette communauté, son art de vivre, son sens de l’hospitalité, son ouverture vers le monde et le souci qu’elle apporte à l’éducation de ses enfants.
Après la visite de l’université Antonine, la découverte du nouveau visage de Beyrouth, les premiers contacts avec nos collègues et étudiants libanais, je suis convaincu que cette convention est promise à un bel avenir, qu’il s’agira d’une véritable co-opération, c’est-à-dire d’une action menée ensemble, dans les deux sens, une action qui valorise les deux partenaires.
Je vous remercie.


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Allocution d’ouverture du P. Marwan TABET
Secrétaire Général de l’enseignement scolaire catholique au Liban


Les activités physiques sont un élément fondamental de l’éducation, de la culture et de la vie sociale. Elles constituent un facteur important d’équilibre, de santé et d’épanouissement.

En effet, l’éducation physique et sportive s’adresse à l’enfant en tant que personne complète, car le jeune élève est à la fois, un individu physique, un être doté de sentiments et d’intelligence, et un sujet appartenant à un groupe, à une société, à une culture. Et l’éducation physique et sportive l’«EPS» agit sur ces trois composantes de la personnalité de l’enfant.

I. Les objectifs généraux de L’ EPS dans l’Enseignement Catholique
Trois composantes essentielles sont à prendre en considération
Le savoir (domaine des connaissances intellectuelles).
Le savoir-faire (domaine des qualités physiques et techniques).
Le savoir-être (domaine du comportement spirituel, affectif et social).

1. Savoir
Cet objectif s’adresse aux capacités intellectuelles de l’enfant. A la fin de la scolarisation l’enfant sera capable de :
• connaître succinctement son corps d’un point de vue anatomique et physiologique ;
• avoir des notions sur les règlements des activités pratiquées ;
• acquérir des connaissances sur la pratique des activités physiques.

2. Savoir-faire
Cet objectif est le plus connu. Il doit permettre à l’enfant de développer ses qualités physiques en lui faisant pratiquer la plus grande variété possible d’activités sportives.
Les activités de l’éducation physique et sportive posent à l’enfant des problèmes pour lesquels il doit donner la réponse motrice la mieux adaptée.
A la fin de sa scolarité l’enfant devra être en bonne santé et avoir une croissance harmonieuse.
Il sera capable de :
• développer ses grandes fonctions (cardiaque et pulmonaire) ;
• appliquer des principes de vie hygiénique ;
• exprimer des qualités de force, de vitesse et d’endurance ;
• avoir des comportements d’habileté, d’adresse, de coordination neuro-musculaire ;
• réagir rapidement et avec efficacité à un problème technique ou tactique rencontré sur le terrain ;
• s’exprimer avec son corps en le maîtrisant dans l’espace et dans le temps (danse et gymnastique) ;
• acquérir des capacités d’action diversifiées (surtout athlétisme, sports collectifs et sport de combat).

3. Savoir-être
Cet objectif, aussi important que les précédents, s’adresse à la personnalité morale de l’enfant.
L’éducation physique et sportive agit ici, sur une autre dimension de l’enfant : c’est l’enfant dans son équipe, dans sa classe, dans son école, dans son groupe, dans sa société et dans sa culture.
L’enfant sera capable de :
• prendre des responsabilités ;
• coopérer avec ses partenaires ;
• respecter ses adversaires ;
• organiser les activités sportives de sa classe.
De plus, son comportement affectif lui permettra de :
• exprimer de la joie dans la pratique des activités physiques et sportives comme dans la vie ;
• manifester le désir de se perfectionner ;
• avoir le goût de l’effort, le désir de réussite ;
• être bien armé pour affronter la vie de citoyen productif à laquelle il se prépare ;
• acquérir des habitudes permettant d’accéder à l’autonomie et à l’intégration sociale.

Pour chacun de ces niveaux, il faut insister au sein de nos établissements sur l’importance de l’organisation rigoureuse de la méthode utilisée qui s’articule autour de:
1. La démarche pédagogique
2. Le temps
3. L’espace
4. La classe
5. Les activités
6. Le matériel

II. Les initiatives du SGEC-L pour la valorisation de l’EPS :
La SGEC-L convaincue de sa grande responsabilité dans ce projet a pris l’initiative d’adopter une approche intégrale de l’éducation physique dans ses écoles en exigeant un projet d’établissement pour l’EPS basé sur ces valeurs.
Pour cela la SGEC-L a invité M. J.P. CABASSOL pour diriger un stage extensif pour 60 professeurs menant à une formation de haut niveau à propos de l’EPS.
Des formations relatives à l’EPS feront aussi partie du plan de formation 2004-2005. Nous insisterons particulièrement sur la formation tant initiale que continue que nos professeurs devraient avoir. C’est ainsi que nous encourageons les universités à ouvrir des filiales de formation universitaire pour délivrer des diplômes dans des formations portant sur la didactique et la pédagogie de l’EPS.
Le SGEC-L pourrait aussi entreprendre des initiatives d’organisation de rencontres sportives inter établissements.


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Allocution d’ouverture de M. Frédéric CLAVIER
Conseiller de coopération et d’action culturelle


Monsieur le Ministre,
M. le Vice-Président du Conseil des Ministres,
M. le Recteur, M. le Secrétaire Général de l’Enseignement catholique,
M. le Secrétaire Général de l’Université Antonine et Directeur de l’institut d’Education Physique et Sportive,
M. le Président de l’Institut d’Éducation Physique de l’Université Catholique de Louvain,
M. le Directeur de l’UFR-STAPS de l’Université Claude Bernard à Lyon.
Mesdames, Messieurs

Je me réjouis d'assister à un tel séminaire sur l'actualité et les perspectives de l'Education Physique et Sportive au Liban. Je remercie l'Université Antonine, dont je me plais à souligner les qualités académiques et la haute appréciation de la coopération menée avec la France. Le sport est devenu, de nos jours, un phénomène social majeur. Il est facteur de cohésion et d'intégration sociale, d'identification des groupes et même des nations. L'organisation de ce séminaire montre votre préoccupation et votre volonté de garantir à tous les jeunes, dès leur plus jeune âge et tout au long de la scolarité, une éducation complète, non seulement intellectuelle mais aussi physique qui intègre pleinement les activités sportives.

L'éducation physique et sportive, en favorisant le développement des aptitudes de l'enfant, constitue la base même de l'éducation, une véritable école de la vie sociale. Tacite, au 1 °' siècle de notre ère, dans son livre « Les Annales » rappelle qu'un peuple empreint de morale est un peuple éduqué au sens spirituel, intellectuel et physique. La virtu latine est une force de l'esprit charpentée par les qualités du corps. La tradition humaniste européenne de Calvin à Montaigne insistait sur ces qualités éminentes pour former un homme d'abord, un citoyen ensuite.

Le rôle et l'importance du sport à l'école sont souvent évoques en les plaçant généralement dans la perspective d'une éducation permanente. L'activité physique et sportive n'est pourtant pas une fin en soi. Elle doit être pratiquée et utilisée â la fois comme moyen d'épanouissement de l'élève, un instrument d'éducation, apprendre à vouloir gagner, à savoir perdre, un moyen d'émancipation, une méthode de socialisation et d'intégration.

Pour valoriser la pratique du sport, l'EPS doit être une discipline d'enseignement obligatoire avec des évaluations qui comptent dans les examens terminaux, comme le brevet ou le baccalauréat.

Il faut également, et dans toute la mesure du possible, accorder aux professeurs d'éducation physique et sportive un statut comparable à celui reconnu aux enseignants des autres disciplines souvent considérés comme investis d'une mission plus noble. En ce sens, le sport ne peut être appréhendé comme le supplément d'âme du système éducatif, la matière négligée, à pratiquer après toutes les autres.

Les disciplines sportives interviennent en effet efficacement dans la lutte contre l'échec scolaire. Elles peuvent aider à l'insertion sociale (je rappelle que l'année 2004 a été déclarée « Année européenne de l'éducation par le sport ») et professionnelle des jeunes. Elles peuvent contribuer de façon déterminante à leur épanouissement.

Le sport a une valeur éducative parce qu'il constitue un champ dans lequel les jeunes peuvent s'exprimer physiquement, moralement, et socialement.

L'enseignement de l'EPS ne pourrait exister réellement et prendre son essor qu'avec la volonté de mettre en place dans chaque école, officielle et privée, des infrastructures qui puissent permettre l'enseignement de cette discipline.

Il nous faut donc encourager le désir de sport, l'envie, faire que le temps de la scolarité devienne celui de la pratique sportive multiforme, variée et diversifiée.

Au niveau de l'école, il ne pourra y avoir une réelle motivation pour cette discipline que par la mise en place de compétitions 'scolaires qui permettront aux élèves de découvrir et développer leurs capacités physiques, de leur donner le goût de l'effort, de voir les effets bénéfiques de l'entraînement, d'acquérir un esprit de compétition.

Il s'agit de favoriser la pratique de l'Éducation Physique et Sportive tant à l'intérieur de l'école, comme discipline de l'enseignement, mais aussi à l'extérieur, dans le cadre du sport scolaire ou au sein des fédérations sportives.

Le Liban, je le sais, a la volonté de développer la pratique du sport. Votre pays projette d'ailleurs d'accueillir des compétitions internationales de grande envergure comme la coupe d'Asie de football en 2000, les jeux de la Francophonie en 2009, les jeux asiatiques d'hiver en 2009.

Accueillir ces compétitions n'est qu'un maillon de la chaîne, le Liban doit se doter de réels moyens humains pour avoir un sport de haut niveau.

Cela ne pourra se faire que par l'organisation du sport scolaire, peut être par la création d'une fédération du sport scolaire, en tous les cas par la qualité de la formation des professeurs d'EPS non seulement pour enseigner le sport sur le temps scolaire, mais également pour encadrer les activités sportives extrascolaires au sein des associations sportives scolaires, par un module de formation en EPS qui permettrait aux instituteurs, dès le primaire, de dispenser cette discipline, pour les fédérations sportives par la mise en place de Brevet d'éducateurs sportifs pour garantir le niveau des entraîneurs, permettre aux étudiants de pouvoir poursuivre la pratique du sport à l'université.

La France a le souhait de soutenir le Liban dans cette entreprise, tant pour la formation universitaire des enseignante d'EPS comme le montre cet accord de coopération entre universités françaises et libanaises, que pour la formation des entraîneurs des fédérations sportives par l'intermédiaire du protocole franco-libanais dans le domaine de la jeunesse et des sports. Par ce protocole, nous étudions avec le Ministère libanais de la jeunesse et des sports la possibilité de mettre en place des Brevets d'éducateurs sportifs.

Nous sommes à vos côtés pour un épanouissement plein et entier de vos enfants et de vos sportifs, convaincus qu'ils sont les vecteurs de la paix et du dialogue entre les peuples et les cultures. Je vous remercie.

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Allocution d’ouverture de Mme Françoise GUSTIN
Ambassadeur de Belgique


Monsieur le Ministre,
Monsieur le Député,
Révérends Pères,
Mesdames,
Messieurs,

L’Université Antonine entretient depuis déjà un certain temps des relations avec la Belgique en général et en particulier avec l’Université Catholique de Louvain. Nous n’ignorons pas que l’établissement de tels contacts se fit en grande partie grâce au Père Luc qui a toujours œuvré pour développer les échanges entre nos universités. Je ne peux que me réjouir de la poursuite de tous ces efforts et féliciter l’Université Antonine, en particulier le Père Fadel, et l’Université Catholique de Louvain, M. Marc Francaux à l’occasion de l’accord signé aujourd’hui.

Il y a deux ans, un autre accord était signé. Il portait sur les sciences infirmières et fut conclu avec la Haute Ecole Léonard de Vinci, liées à l’UCL.
Je suis convaincue que d’autres domaines de collaboration pourront être trouvés, l’Université étant l’opposé du repli sur soi et devant être par définition un monde d’ouverture.

C’est dans cet esprit d’ouverture aussi qu’un accord cadre de coopération a été signé par le Liban et les autorités communautaires et régionales francophones belges. Cet accord prévoit notamment la coopération universitaire et pourrait donner un soutien utile aux accords conclu et à conclure avec l’Université Antonine. Ce cadre n’est évidemment pas indispensable en tant que tel, et j’en veux pour preuve la signature à laquelle on assiste aujourd’hui, mais pourrait de même offrir des possibilités additionnelles. Je ne peux donc qu’inviter nos partenaires officiels libanais à procéder à la réunion de la commission mixte, laquelle devra identifier plus précisément les domaines de coopération.

Ce qui pouvait être interprété comme un malheureux repli sur soi a depuis été largement compensé par les relations que l’université a développé dans le monde. L’UCL fut ainsi particulièrement active dans le cadre des programmes d’échanges européens Erasme (devenu Socrate) et Tempus ainsi que dans nombre d’autres réseaux plus spécialisés.

Mais revenons en au sujet qui vous occupera aujourd’hui.La discipline de l’éducation physique et sportive a, semble-t-il, enfin récupéré la place qui lui revient dans l’enseignement supérieur. Je dis « récupéré » parce qu’en effet on se souviendra de l’importance que les Grecs et les Romains accordaient déjà à cette matière résumée par la nécessité du « mens sane in corpore sano ».Ce n’est que depuis quelques années que l’on semble réaliser que l’éducation physique est indispensable dans le parcours scolaire. L’éducation physique n’est plus simplement considérée comme un divertissement en milieu scolaire mais comme un élément à part entière de la formation générale.Certes, il y a encore un chemin à parcourir pour convaincre tout le monde de l’importance d’une éducation sportive, encore trop souvent vue comme le parent pauvre des matières dites intellectuelles. On peut cependant supposer qu’à une époque où nos sociétés sont devenues plus attentives au bien-être sous toutes ses formes, l’on réalise que ce type de discipline est une nécessité de plus en plus évidente vu la sédentarité qui caractérise nos modes de vie.

Je vous remercie pour votre attention et vous souhaite tout le succès dans vos travaux de même qu’aux futurs bénéficiaires des échanges inter universitaires.

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Allocution d’ouverture du P. Louis ROHBAN
Recteur de l’Université Antonine


C’est à bras ouverts et avec grande joie que l’Université Antonine accueille le vieil ami des Antonins, M. le Vice-Président Issam Farès. En Son Excellence nous saluons en particulier le grand promoteur de la culture et de l’éducation ; Issam Farès a toujours contribué, généreusement et spontanément, à la formation des jeunes. Souvent, son aide bénévole arrivait sans être sollicitée. Nous sommes ici réunis dans le pavillon universitaire qui, avec gratitude, porte votre nom, Monsieur le Vice-Président ; il est le témoin de votre générosité et de votre bienveillance.

Avec votre Excellence je salue nos illustres hôtes, les ministres, les députés, les dignitaires, les responsables de tout niveau. Je salue en particulier leurs excellences les Ambassadeurs des Nations amies, M. Philippe Lecourtier, digne représentant de la France, Mme Françoise Gustin Ambassadeur de Belgique. L’un et l’autre sont des grands amis de cette Université.

Un hommage chaleureux aux académiciens qui contribuent avec nous au succès de ce Premier Colloque national, surtout ceux qui nous arrivent de loin.
Je salue les représentants de nos partenaires, les Universités européennes, M. Marc Francaux, Président de l’Institut d’Éducation Physique à l’Université Catholique de Louvain ; Monsieur le Directeur Patrice Thiriet¸ représentant de l’Université Claude Bernard de Lyon. Un accueil cordial attend également un autre habitué de notre Institution, M. Michel Bennasar Directeur Régional de l’Agence Universitaire de la Francophonie, qui d‘une manière admirable, s’acquitte d’une noble mission culturelle au Liban.

Nous célébrons avec vous, Messieurs, en ce moment la signature d’accords de coopération interuniversitaire.

Il me plaît de mettre cet événement dans le cadre des manifestations que célèbre l’Europe, ces jours-ci, à l’occasion de l’adhésion de nouveaux membres à l’Union Européenne. Ces Pays de l’Est qui, depuis l’expiration de la guerre froide, ont pu découvrir que la paix n’est pas simplement l’absence de conflit ; que la civilisation et la culture ne sont point un butin de guerre. Les larmes de joie versées par l’Europe en cette occasion sont chères et éloquentes ; elles ne sont, au fond, que la réplique de tant d’autres larmes, versées à cause des luttes intestines et cruelles, qui avaient ensanglanté le vieux continent.
Notre Liban n’est pas impliqué en première personne dans cet élargissement de l’Europe. Mais nous nous associons pleinement aux festivités et nous sommes très concernés. Notre histoire nous a fait découvrir en effet, que la diversité n’est pas une menace ; elle est une chance. L’autre, différent de moi, est un enrichissement pour moi ; loin de m’annuler, il constitue pour moi un complément ; un défi mais non un danger.

Les traditions de la Montagne Libanaise nous avaient toujours appris à danser dans les noces des autres, à chanter leur allégresse. C’est pour cela que, en cette occasion, nous entonnons de tout cœur l’hymne à la joie de Beethoven, qui est l’hymne officiel de l’Union Européenne.

Toutefois, au-delà du lyrisme et de l’émotion, il y aurait place, peut-être, pour une réflexion sereine, lucide et franche :

Le fanatisme continue à sévir partout dans le monde. Les fanatismes de tout bord ne sont, en réalité, que des confluents qui viennent grossir un même torrent, celui de la grande haine.

D’autre part, à l’Europe, soucieuse de développer ses branches luxuriantes, ne serait-il pas utile de rappeler, avec le Pape, qu’elle ne devrait pas le faire au détriment du tronc et des racines? Ce tronc et ces racines de l’Europe sont justement ici, dans le Proche-Orient. Depuis les Phéniciens, depuis les temps bibliques, depuis Athènes et Rome, l’Europe continue à puiser chez nous l’inspiration pour ses créations intellectuelles et artistiques ; depuis l’École de Droit de l’Ancienne Beryth, qui est la génitrice du Jus Gentium, les Droits de l’homme. À partir de là, à partir de nos Livres Sacrés, l’Europe a forgé sa culture humaniste dans ce qu’elle a de meilleur, ainsi qu’une civilisation qui a promu la dignité de la personne humaine. L’inspiration de l’Orient, autant que le savoir-faire des artistes occidentaux ont engendré l’Europe des cathédrales.

Pour le monde entier ce serait un désastre si l’Occident venait à perdre sa mémoire ou altérer son identité. C’est-à-dire à nous oublier, à oublier l’Orient.

Madame Gustin, M. Lecourtier, j’aurais un message à transmettre humblement à vos nobles Nations :
Michelangelo avait trouvé un jour, dans une carrière un bloc, brut et amorphe ; les constructeurs l’avaient écarté car défectueux et inutilisable. Michel Ange le considère d’un regard perspicace et déclare : «Moi, dans cette pierre j’aperçois un Prophète enchaîné. Je vais le libérer. » Il s’est mis à l’œuvre et ce fut le Moïse de San Pietro in Vincoli.

Excellences, le Liban attendrait, peut-être, un artiste génial et prophétique qui en dévoilerait les valeurs latentes ? Aux Pays du Proche-Orient, donnons la chance de contribuer à la régénération de la nouvelle Europe et partant à l’éclosion d’un monde nouveau.

Vive l’Union Européenne ! Vive le Liban !

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Allocution d’ouverture de M. le Ministre Sebouh HOVNANIAN
Ministère de la jeunesse et du sport


Monsieur l’Ambassadeur,
Mes Révérends Pères,
Mesdames et Messieurs,

Chacune de mes visites, à l’Université Antonine, me fait découvrir de nouvelles richesses culturelles et scientifiques offertes, par cette université, à notre jeunesse libanaise.

Depuis plus de trois ans, date de la création du nouveau ministère de la Jeunesse et des Sports et de ma prise en charge de ce ministère, dépourvu de fonctionnaires j’ai présenté un projet de loi pour un organigramme qui répondait aux besoins et aux responsabilités de ce ministère. Malheureusement ce projet de loi continue de traîner de commission en commission et actuellement, il est à la commission parlementaire de la justice et de l’administration.

Parallèlement à ce projet et grâce à la coopération de volontaires d’associations de jeunesse et de scoutisme nous avons réussi à instaurer au Liban une nouvelle politique de jeunesse.

Actuellement, et toujours avec l’aide de volontaires d’associations sportives nous nous attelons à doter le Liban d’une politique sportive qui répondrait aux aspirations de nos sportifs et qui leur permettrait d’accéder au sport de haut niveau.
Dès maintenant, après avoir considéré les thèmes qui seront débattus lors de ce premier colloque sur l’éducation physique et sportive au Liban, et vu la qualité et la compétence des conférenciers, je puis vous assurer que ses conclusions et recommandations seront retenues parmi les fondements principaux sur lesquelles nous nous baserons pour instaurer la nouvelle politique sportive du Liban.

Le second point de notre rencontre d’aujourd’hui est la signature de nouveaux accords de coopération universitaire. Ceci est d’une très grande importance non seulement pour l’Université Antonine mais pour tout le Liban et pour son entité culturelle.

Ces accords signés avec des universités européennes sont la preuve irréfutable que le Liban malgré toutes les années difficiles qui l’ont marqué est resté et restera un phare de la culture et de la science dans la région du Moyen-Orient.

Avant de terminer, je tiens à féliciter chaleureusement une fois de plus, les responsables et les professeurs de l’Université Antonine qui ne ménagent aucun effort et aucun sacrifice afin de permettre à notre jeunesse libanaise d’accéder aux plus hauts échelons du savoir et de la culture.

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Première séance


Allocution du Député Robert GHANEM

Mesdames et Messieurs,

L'Université Antonine, Joyau de ce complexe national des Pères Antonins, nous a habitué depuis fort longtemps aux différentes activités culturelles, éducatives, sociales, religieuses et sportives qu'elle entreprend avec beaucoup d'énergie, de doigté et d'efficacité.

C'est avec une joie profonde que je participe aujourd'hui à ce colloque, en présidant la première séance consacrée à la formation universitaire en Education Physique et Sportive.
Avant de donner la parole aux professionnels de l'éducation sportive qui participent à cette séance, permettez-moi en quelques lignes d'insister sur les bienfaits du sport reconnu comme un projet de société.

En effet, la Commission Européenne énonce cinq fonctions principales au sport:
1- Une fonction éducative, instrument par excellence pour équilibrer la formation et le développement humain.
2- Une fonction de santé publique qui améliore la vie des citoyens et lutte contre certaines maladies.

3- Une fonction sociale pour promouvoir une société mieux intégrée pour lutter contre l'intolérance et le racisme, la violence et l'abus d'alcool ou l'usage des stupéfiants.

4- Une fonction culturelle qui permet au citoyen de mieux s'enraciner et s'intégrer dans son milieu et protéger son environnement.

5- Une fonction ludique qui représente une composante importante du temps libre et du divertissement utiles.


Bref, l'enjeu est de taille puisqu'il s'agit de mettre les moyens spécifiques des différentes institutions et associations au service d'un objectif commun: Le Développement intellectuel, physique, culturel et social des enfants. L'école, l'université, les parents, les associations et les professionnels du sport sont les partenaires essentiels à réussir cet enjeu.

L'éducation physique et le sport aident donc les enfants à unir leur corps à leur esprit, leur apprennent à chercher la victoire, à accepter la défaite et à respecter leur adversaire. Ils facilitent par conséquent l'apprentissage des valeurs sociales et démocratiques: Pas de victoires à n'importe quel prix, des chances égales avec des régies égales pour tous, le travail d'équipe et la volonté de s'améliorer.

Donc, un projet de sport est un projet de société et son utilité sociale apparaît comme un élément substantiel. Car la fonction éducative et sociale du sport s'oriente désormais non plus vers un "mieux être" mais bien au-delà vers un "mieux partager". Ainsi, le sport est porteur de sens et doit être défini par rapport à des valeurs comme la solidarité, la tolérance, l'humanisme et même la démocratie. Il tend à promouvoir les rapprochements entre les peuples comme entre les individus dans le respect de la dignité humaine.

Bref, le sport favorise l'éducation à la citoyenneté et garantit un mieux être pour chacun et un mieux vivre ensemble pour tous.

L'évolution du sport va de pair avec la société et concerne des publics de tous âges de toutes confessions et de toutes origines.

A une époque de perpétuelle évolution qui accentue le clivage, entre les états, les peuples et même à l'intérieur de chaque société, il est tentant de faire jouer au sport une fonction alternative à l'exclusion sociale.

Le sport comme droit fondamental doit être accessible à tous. Et je termine en posant certaines questions:

Le sport au Liban et surtout dans nos universités répond-il à ces
fonctions?

Quel est le sort actuel de l'éducation physique et sportive dans les régions et villages au Liban?

Avons-nous élaboré une charte universitaire du sport?

Pouvons-nous prétendre que le sport au Liban favorise, comme il se doit, le vivre en commun et l'harmonie de notre société?

Quelles sont les perspectives et les objectifs recherchés dans une société multi-confessionnelle devenue un laboratoire et un specimen de vie en commun pour presque toutes les sociétés du monde?

Et enfin, Pouvons-nous espérer, que l'esprit sportif avec tout ce qu'il comporte comme valeur ethique et morale peut-il régner un jour non seulement sur notre environnement sportif mais aussi sur notre environnement politique?

Voilà, ce à quoi, ce colloque national en dehors des problèmes techniques et des enjeux actuels, doit répondre.

Et je ne doute pas, compte tenu des éminents organisateurs et participants à ce colloque qu'il adoptera les solutions qui s'imposent.

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Allocution du P. Fady FADEL
Secrétaire Général de l’UPA et Directeur de l’IEPS


En tant que Directeur de l’IEPS, il me semblait urgent et indispensable, de redonner à notre cursus universitaire, un élan de renouveau académique. Car je suis intimement convaincu que le métier d’enseignant d’éducation physique et sportive (EPS) est un métier noble, qui mérite, à sa juste valeur, une formation pédagogique, didactique et technique rigoureusement axée sur les sciences, qu’elles soient biologiques sociales ou humaines, et dont la maîtrise d’une pratique pluridisciplinaire doit constituer la clé de voûte de cette profession qu’il est grand temps de reconsidérer.

En effet, de nos jours, il n’est pas rare encore de constater au Liban un amalgame de l’opinion publique entre le professeur d’EPS et l’entraîneur ou animateur sportif.

L’enseignement de l’EPS est un métier à part entière, qui nécessite l’acquisition de compétences professionnelles diverses au niveau de l’inter-relation professeur-élève ou professeur-contenu-élève, mais aussi des compétences relatives à la maîtrise des différents fondamentaux techniques d’un nombre considérable d’Activités Physiques et Sportives (APS), qui constituent le support principal de l’enseignement de l’EPS.

Ainsi, dans le souci de former des professeurs et non pas seulement des entraîneurs, l’UPA s’est donnée le devoir de proposer à ses étudiants, une formation basée sur un système privilégiant la connaissance scientifique, la réflexion didactique, la maîtrise de méthodes pédagogiques, mais aussi la dialectique entre la théorie et la pratique, sans pour autant négliger l’entraînement personnel, et le perfectionnement de la pratique.

Pour cela, nous avons opté pour le système francophone, et ce pour deux raisons :

• La 1ère raison est que nous sommes convaincus de l’avantage à privilégier la formation générale de base, à celle dispensée par options.
• La 2ème raison d’un tel choix réside au niveau de la compétence des universités francophones à dispenser des matières directement liées à la professionnalisation telles que celles qui sont centrées sur la pédagogie ou la didactique.

Ainsi, notre cursus actuellement en vigueur, (qui a fait l’objet d’une convention avec les responsables de l’Université Claude Bernard et de l’Université Catholique de Louvainque je salue au passage), est réparti sur 4 années suivant un fil conducteur bien précis, qui se définirait de la façon suivante :

Tout d’abord les deux premières années du cursus visant à proposer à l’étudiant une formation théorique de base axée en particulier sur des généralités scientifiques garantissant l’acquisition de connaissances stables. Côté pratique, il est question de faire découvrir à notre population estudiantine, une variété conséquente d’APS, les plus couramment pratiquées dans les écoles libanaises. Découverte basée, sur le plan pratique, sur la maîtrise des principes fondamentaux et les principaux règlements des APS, et sur le plan théorique, sur l’historique, de l’analyse de leur logique interne et de leurs principes d’action dans leur propre contexte socio-culturel.

La 3ème année consiste en une étude approfondie de chaque matière théorique – où les généralités des deux premières années laissent place à la spécificité, laquelle spécificité joue un rôle prépondérant au niveau de l’éclairage professionnel et du perfectionnement de l’étudiant dans son parcours initiatique.

Approfondissement également des APS aussi bien sur le plan pratique que théorique – ce qui se traduit concrètement :

- sur le plan de la pratique par une maîtrise de l’activité proche de celle du confirmé, et
- sur le plan théorique, par un traitement didactique adapté au milieu scolaire.

Enfin, dans le but de ne pas perdre le fil de leur formation, les étudiants bénéficient d’une journée de stage hebdomadaire qui constitue un moment privilégié pour observer un professeur titulaire en train de dispenser des cours d’EPS dans son établissement scolaire. Ce moment doit permettre aussi de mettre à profit les connaissances de l’étudiant au niveau de l’analyse de l’enseignement.

Pour conclure ce cursus, la 4ème année qui jouit d’une double fonction :

- La 1ère étant diplomante, car elle permet d’aboutir, en cas de réussite, à l’obtention d’une licence d’enseignement. Pour cela, deux conditions prévalent : d’une part, valider les quelques matières théoriques et pratiques restantes, et d’autre part, soutenir un dossier de stage au cours duquel l’étudiant aura été acteur de son enseignement à raison de deux journées hébdomadaires.
- La 2ème étant sommative au sens général car elle assure également la validation de la première partie d’un master.

Dans le but d’agrémenter mes précédents propos, je vous propose une présentation sommaire du programme de l’IEPS.

Conclusion

Ce nouveau programme fait apparaître, de façon explicite, la ferme volonté de l’UPA à revaloriser la profession selon ses propres convictions, et tout en respectant les normes de l’enseignement supérieur français et belge qui garantit, à notre institution, l’acquisition d’un label d’exception, et qui plus est, ouvre de nouveaux horizons à nos étudiants libanais, en leur offrant la possibilité de poursuivre un 3ème cycle à l’UFR STAPS Claude Bernard à Lyon-France, ou à l’Institut d’Éducation Physique et Réadaptation de l’Université Catholique de Louvain.

Ainsi, les diverses interventions qui vont suivre, auront pour but une tentative d’éclairage sur le rôle des « fondamentaux » dans la formation du métier d’enseignant d’EPS au Liban, ainsi que leurs diff