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L’Éducation
Physique et Sportive au Liban : actualité
et perspectives |
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Sous
le patronage et en présence de
S.E.M. Issam FARÈS
Vice-Président du Conseil des Ministres libanais
L’Université
Antonine-UPA
L’Institut d’Éducation Physique et Sportive-IEPS
a le plaisir de vous inviter
au premier colloque national
« L’Éducation
Physique et Sportive au Liban : actualité
et perspectives »
et
à
la signature de nouveaux accords de coopération inter universitaire
Date
: Mardi 11 mai 2004, à partir de 10h00
Lieu : Site de Hadath-Baabda, Auditorium de la Faculté de
Génie
Programme
de la séance inaugurale, le 11 mai 2004 à 10h00 :
-
Hymne National libanais
- Allocutions d’ouverture
- Allocution du P. Fady FADEL,
Secrétaire Général de l’UPA et Directeur
de l’IEPS
- Allocution de M. Marc FRANCAUX,
Président de l’IEP, Université Catholique de
Louvain-Belgique
- Allocution de M. Patrice THIRIET,
Directeur de l’UFR-STAPS, Université Claude BERNARD,
Lyon 1-France
- Allocution du P. Marwan TABET, Secrétaire
Général de l’enseignement scolaire catholique
au Liban
- Allocution de M. Frédéric
CLAVIER, Conseiller de coopération et d’action
culturelle,
représentant S.E.M
Philippe LECOURTIER, Ambassadeur de France au Liban
- Allocution de Mme Françoise GUSTIN
Ambassadeur de Belgique
- Allocution du P. Louis ROHBAN, Recteur
de l’Université Antonine
- Allocution de M. Sebouh HOVNANIAN,
le Ministre de la jeunesse et du sport,
représentant S.E.M. Issam
FARÈS, Vice-Président du Conseil des
Ministres libanais
- Signature de nouveaux accords de coopération interuniversitaire

Première
séance
le 11 mai 2004 à 11h15 à 12h40
-
Thème : La formation
universitaire en Éducation Physique et Sportive (EPS)
- Président de la séance
: S.E.M. Robert GHANEM, Ancien Ministre de l’Education
nationale
et rapporteur de la commission parlementaire de
l’éducation, de l’enseignement supérieur
et de la culture
- Conférenciers
:
1. P. Fady FADEL, Secrétaire
Général de l’UPA et Directeur de l’IEPS
Le programme universitaire en EPS : éléments
constitutifs et fianlité(s)
2. Dr. Gaby MOUKARZEL,
Doyen de la Faculté des Sciences Infirmières-UPA
L’intérêt des matières
scientifiques (biologiques) dans la formation universitaire
en EPS
3. Mlle Rita KATTOUF, Enseignant à
l’IEPS
L’intérêt des matières
psychosociales dans la formation universitaire en EPS
4. Dr. Fawzi FERRI, Professeur associé
en éducation physique à l’Université
de Balamand
Les Sciences et Techniques des activités
physiques et sportives (STAPS) comme objet d’étude
5. M. Fouad FARES,
Enseignant à l’IEPS, Président de la Fédération
libanaise du Judo
Les nouvelles technologies au service
de l’EPS

Deuxième
séance
le 11 mai 2004 à 13h50 à 15h30
-
Thème : L’évolution du métier
d’Éducateur physique et sportif
- Président de la séance : S.E.M.
Sabouh HOVNANIAN, Ministre de la jeunesse et du sport
- Conférenciers:
1. M. Patrice THIRIET, Directeur de
l’UFR-STAPS, Université Claude BERNARD, Lyon-France
Le métier d’Éducateur
physique en France : évolution et perspectives
2. Dr. Nizar Zein, Chef du département
de l’éducation physique et sportive au Ministère
libanais de l’Éducation nationale
Les
textes officiels et l’organisation de l’enseignement
de l’EPS dans les établissements scolaires libanais
3. Dr. Nasser BATLOUNY, Professeur
associé à l’Université Libanaise
L’EPS
et l’impact d’un curriculum caché
4. M. Guy MILLE, Conseiller du Ministre
de la jeunesse et du sport
EPS et sport : différences
et convergences
5. M. Jihad SALAMÉ, Coordinateur
scolaire d’EPS
Les principales contraintes
rencontrées et les principales compétences attendues
d’un éducateur physique au Liban
6. M. Georges KFOURY, Ancien coordinateur
scolaire d’EPS
L’évolution
de l’EPS au Liban de 1950 à nos jours : Formation,
recrutement, autoévaluation critique

Troisième
séance
le 11 mai 2004 à 16h00 à 17h15
-
Thème : Les perspectives académiques et professionnelles
de l’Éducation Physique et Sportive
- Président de la séance : S.E.M.
Ahmad JAMMAL, Directeur Général de l’Enseignement
Supérieur
- Conférenciers :
1. P. Elie ABDEL MASSIH, Directeur
Général des établissements scolaires antonins
Etablissement scolaire
libanais et EPS : L’E.P.S est un enseignement
2. M. Marc FRANCAUX, Président
de l’Institut d’Éducation Physique,
Université Catholique
de Louvain-Belgique Comment justifier la formation à la recherche
et à la pratique réflexive en éducation physique
?
3. M. Nizar GHARIB, Chef du bureau
de la formation continue, Centre de recherche et de développement
pédagogique
La
formation continue des enseignants d’EPS
4. Dr. Camille NAKOUZI, Coordinateur
du département d’EPS, Faculté de Pédagogie,
Université Libanaise
Le marché de l’emploi
pour le titulaire d’une licence d’enseignement en EPS
5. Dr. Elie CHEDID, enseignant d’éducation
physique, département des sciences de l’éducation,
Notre Dame University
L’impact
de l’EPS dans le cursus scolaire anglophone

Séance
de clôture
le 11 mai 2004 à 17h15 à 17h40
-
Conclusions et recommandations
Dr. Jacques RUSTOM,
Coordinateur de l’IEPS à l’Université
Antonine
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| La
séance inaugurale |
Allocution d’ouverture du P. Fady FADEL
Secrétaire Général de l’UPA et Directeur
de l’IEPS
Excellence,
Au nom de l’Université Antonine, permettez-moi de vous
souhaiter la bienvenue au premier Congrès National sur l’Éducation
Physique et Sportive.
C’est
l’exigence de qualité et la nécessité
de résultat qui nous ont poussés, responsables académiques
et administrateurs, à entreprendre une restructuration massive
et un réaménagement des programmes au sein de l’Institut
d’Éducation Physique et Sportive, il y a maintenant
un peu plus de deux ans.
Mais,
ce colloque représente avant tout pour l’Université
une prise de conscience visant à créer un dynamisme
autour de l’enseignement de l’éducation physique
et sportive. Il espère aussi contribuer à une connaissance
scientifique et plus fine de cette discipline, afin de satisfaire
les besoins nationaux et d’identifier les publics étudiants
et leurs attentes. Enfin, nous serons fiers et honorés, de
participer à la mise en œuvre d’une politique
nationale pour harmoniser les programmes universitaires ; promouvoir
les échanges coopératifs nationaux et internationaux,
ceci en vue d’une amélioration permanente de l’efficacité,
de la pertinence et de la qualité du système de formation.
Nous parlons de qualité, car nous considérons avec
force que l’EPS relève également du domaine
de la santé publique, dans la mesure où nos étudiants
seront un jour responsables de la santé des personnes qui
leur seront confiées. Et toute lacune dans leur formation
peut mettre en danger la santé des personnes en question.
Notre
ambition – force est de le remarquer – est largement
récompensée aujourd’hui.
La
mobilisation importante, et la présence chaleureuse d’universités
sœurs : Université Libanaise, Université de Balamand,
Notre Dame de Louaizé ; témoignent de la solidarité
et du dialogue entre les responsables académiques. Nous apprécions
également la présence de nombreux établissements
scolaires, puisqu’une bonne orientation suppose une collaboration
étroite et suivie entre l’école et l’Université.
Mesdames et Messieurs,
Si
la formation est la mission traditionnelle de l’Université,
inséparable de la recherche et de l’orientation, l’un
des plus importants domaines d’analyse demeure la préparation
à l’insertion professionnelle.
Les
universités développent des formations professionnalisées.
Elles aident dorénavant les étudiants à définir
leur projet professionnel et à le réaliser en favorisant
les stages. En créant des ateliers de préparation
à la prospection d’emploi. Toutefois, comme nous avons
pu le lire dans plusieurs rapports des comités nationaux
d’évaluation des missions de l’enseignement supérieur,
en Europe ou en Amérique du Nord, il serait parfaitement
illusoire de rechercher une parfaite adaptation des formations à
ce que l’on nomme « les besoins de l’économie
».
L’adéquation
à l’emploi est un compromis entre les missions de l’Université
et l’intérêt des employeurs (entreprises privées,
entreprises publiques ou administrations). (« Les difficultés
d’emploi actuelles ne sont pas dues, sauf rares exceptions,
à une inadaptation qualitative entre offre et demande. Si
la qualité de la formation et l’élévation
au niveau des connaissances améliorent statistiquement les
probabilités individuelles d’embauche, l’appareil
de formation est impuissant à modifier le volume même
de l’offre d’emploi »).
Par
ailleurs, le marché de l’emploi, connaît une
restructuration organisationnelle et des bouleversements démographiques
dans un contexte de compétition globale et de grandes mutations
technologiques. Il appelle d’urgence toutes les universités
à adapter un système de formation continue diplômante
organisée sous forme de crédits et caractérisée
par des points d’entrée et de sortie de cours flexibles.
L’Université
Antonine, en fait l’expérience depuis bientôt
deux ans avec succès.
Et
aujourd’hui même, nous appelons de cette tribune tous
les enseignants d’EPS dans les établissements scolaires
non-diplômés, d’intégrer la voie de la
formation continue diplômante en EPS, et nous vous promettons
de prendre en considération votre acquis professionnel et
le facteur de temps qui vous est important.
Enfin,
pour clore, nous souhaitons vous annoncer la signature d’accords-cadres
entre notre Université et les universités : Claude
Bernard, Lyon 1 et l’Université Catholique de Louvain.
La coopération entre nos établissements portera sur
la reconnaissance des programmes et permettra à nos étudiants
d’y poursuivre dans les meilleures conditions leur troisième
cycle et leur doctorat.
Quant
à l’accord de coopération avec la Mission Culturelle
Française et l’Agence Universitaire de la Francophonie,
il vise à accréditer nos cours de mise à niveau
de langue française et à appuyer les efforts et l’engagement
de notre Université en francophonie. L’étudiant
antonin obtient un diplôme approfondi de langue française
quelque soit son domaine de spécialité.
Mesdames et Messieurs,
Nous
vous remercions chaleureusement de votre présence et de votre
précieuse écoute et nous vous souhaitons une journée
bien fructueuse.
Merci.
TOP
Allocution
d’ouverture de M. Marc FRANCAUX
Président de l’Institut d’Éducation Physique,
Université Catholique de Louvain - Belgique
Excellences,
Monsieur le Recteur,
Mesdames, Messieurs,
Le
mouvement est la signature de la vie ! Et l’immobilisme c’est
la mort, aimait à dire un de mes prédécesseurs,
le professeur André Storm.
Dès notre vie intra-utérine nous sommes capables de
mouvements. Aux cours de notre petite enfance, nous développons
notre motricité de façon extraordinaire en maîtrisant
successivement la marche, puis la course, puis des mouvements de
plus en plus fins indispensables au développement de notre
aptitude à communiquer et donc à notre socialisation,
et par là même à notre capacité d’expression
artistique.
Adolescent, adulte, la pratique régulière d’activités
physiques et sportives nous permet notamment d’acquérir
et de maintenir une bonne condition physique, gage d’une bonne
santé, d’un bon équilibre psychologique favorisant
notre épanouissement personnel.
Le vieillissement de la population et ses habitudes de plus en plus
sédentaires poseront à la société de
demain d’importants et de passionnants défis en matière
de santé publique et d’équilibre social. A l’Institut
d’éducation physique et de Réadaptation de l’Université
catholique de Louvain, un enseignement intégré en
sciences et en techniques de la motricité a la prétention
de préparer idéalement ses étudiants à
relever ces défis qui comme vous l’avez compris couvrent
toutes les périodes de la vie de la naissance à la
sénescence.
L’Université catholique de Louvain a été
fondée en 1425 par une bulle papale signée de la main
de Martin V. Elle comptait alors trois facultés: droit, médecine
et arts. La Faculté de théologie s'adjoindra en 1432.
Le théologien et humaniste Érasme, le géographe
Mercator, l'anatomiste Vésale la fréquenteront Université
au XVIe siècle. Lemaître, initiateur de la théorie
du Big-Bang et De Duve prix Nobel de médecine y seront professeur
au XXe siècle.
L'université connaît les heurs et malheurs de l'Histoire:
fermée sous la domination française (1797), rouverte
par les évêques en 1834, elle est bombardée
au cours des deux guerres mondiales (toute sa bibliothèque
est perdue dans l'incendie de 1914).
Elle voit aussi les conséquences de la démocratisation
des études universitaires. Au cours des années soixante,
les effectifs de l'Université passeront de 4 610 à
13 772 étudiants !
Mais c'est tout près de nous, au vingtième siècle,
qu'il faut chercher un nouvel événement majeur de
son histoire. En 1971, suite aux pressions du monde politique flamand,
hostile au maintien d'une université francophone sur le sol
de la Flandre, l'Université catholique de Louvain est purement
et simplement dédoublée en deux universités
distinctes, l'une flamande qui reste à Louvain (en néerlandais
Leuven) et l'autre francophone qui émigre dans la région
du Brabant wallon, sur une terre qui prend le nom symbolique de
Louvain-la-Neuve où est implanté notre Institut d’Education
physique.
L’université compte maintenant dix facultés,
une cinquantaine de départements et environ 200 unités
de recherche. Elle accueille plus de 20,000 étudiants et
n’est pas peu fier de pouvoir compter parmi membres, quasi
un étudiant étranger pour quatre étudiants
belges, preuve s’il en est de son rayonnement international
dans le domaine de l’éducation, des sciences et de
la culture, mais aussi preuve de son ouverture au Monde et son soucis
à voir partager les compétences acquises à
travers les siècles de son Histoire. On estime qu’actuellement
plus de 150,000 personnes vivant à travers le monde ont reçu
leur formation à l’UCL. Trente-trois étudiants
libanais y sont pour l’instant inscrits dont quatre ont d’ores
et déjà été admis au sein de notre département.
L’Institut d’Education physique et de Réadaptation
est un département de la faculté de Médecine.
Il compte 629 étudiants. On y dispense des formations basées
sur les sciences de la motricité. Il nous plaît à
dire que les études que nous proposons sont des études
en mouvement ! Ce dénominateur commun se décline en
une formation en éducation physique et une autre en kinésithérapie
et réadaptation. Le programme est un subtil mélange
entre des sciences exactes, des sciences biomédicales et
des sciences humaines amenant les éducateurs physiques à
optimaliser les potentialités motrices humaines alors que
les kinésithérapeutes ont plutôt mission de
les restaurer.
L’activité de recherche est le fondement indispensable
à un enseignement de haut niveau. Elle permet d’aborder
les concepts et les connaissances les plus nouvelles. La très
grande majorité de nos professeurs sont également
des chercheurs reconnus dans les matières qu’ils enseignent.
Nous sommes soucieux de rapidement confronter les jeunes étudiants
à la démarche scientifique rigoureuse et à
l’esprit critique propre à la formation universitaire.
Concrètement, l'activité d’une de nos unités
de recherche est centrée sur l'optimalisation de l'intervention
en motricité humaine. Elle tente de répondre à
une série de questions qui se posent journellement aux acteurs
de terrains :
• Comment les professeurs enseignent-ils l’éducation
physique ?
• Quelles interactions établissent-ils avec leurs élèves
?
• Comment intègrent-ils leurs cours dans le curriculum
scolaire ?
• Comment prennent-ils en compte les représentations
sociales de l’éducation physique ?
• Comment les enfants apprennent-ils en situation libre ?
Une
autre unité de recherche, celle à laquelle j’appartiens,
s’intéresse à la physiologie et à la
biologie de l’exercice. Nous essayons de comprendre les mécanismes
fondamentaux qui président à l’adaptation du
muscle à l’entraînement, mais également
à ceux qui sous-tendent la fonte musculaire dans des états
pathologiques comme les myopathies ou durant la sénescence,
par exemple.
Un
troisième groupe s’intéresse à la marche
pathologique chez l’enfant et aux moyens d’y remédier.
Le même groupe étudie également les phénomènes
neurophysiologiques qui expliquent l’apparition de la douleur
et à ceux qui contrôlent les mouvements de préhension
avec des applications assez spectaculaires comme celles en microgravité.
Notre
équipe de biomécaniciens s’intéresse
à la locomotion terrestre à la fois chez l’homme
et les grands mammifères. Ils participent également
aux campagnes de vol paraboliques organisés par l’Agence
spatiale européenne (ESA) afin d’étudier la
forme que prendrait la marche sur la planète Mars si l’Homme
venait à y mettre le pied.
Toutes
ces équipes de recherche accueillent bien sûr des étudiants
en DEA et en doctorat, belges et étrangers. Aussi, est-ce
avec plaisir que j’ai entendu la volonté de l’Institut
d’Education Physique et Sportive de l’Université
Antonine de voir ses meilleurs étudiants venir se former
à l’Université catholique de Louvain à
un niveau de DEA, voire de doctorat. Lors d’une de ses visites
en Belgique, le père Fadi Fadel m’avait informé
de ce souhait et nous avions rapidement conclu à la nécessité
de sceller un accord de collaboration dont je suis heureux aujourd’hui
d’être porteur. Sans la moindre hésitation notre
Recteur, le professeur Marcel Crochet, a donné caution à
ce projet. C’est pour moi un très grand honneur d’être
reçu parmi vous (et je vous en remercie sincèrement)
pour signez cet accord, mais aussi et surtout dirais-je pour partager
au cours du colloque qui nous attend nos conceptions de la pédagogie
universitaire moderne.
Soyez
assuré Monsieur le Secrétaire général
que les étudiants que vous nous enverrez seront les bienvenus
dans un pays et dans une université empreints de tolérance
et de multi-culturalité. Nous nous efforcerons de contribuer
à l’excellence de leur formation et je suis sûr
qu’ils pourront par la suite concourir au développement
des activités physiques et sportives au sein de leur pays
d’origine et contribuer ainsi au bien-être et à
la santé de la population libanaise.
Je formule le vœu que notre collaboration soit des plus fructueuses
au profit des étudiants dont nous avons la charge et au profit
de la population de nos pays respectifs.
Je
vous remercie pour votre attention.
TOP
Allocution
d’ouverture de M. Patrice THIRIET
Directeur de l’UFR-STAPS,
Université Claude Bernard, Lyon 1 - France
Excellence,
Mesdames,
Messieurs,
C’est
avec un immense plaisir que je m’apprête à signer
cette convention entre l’université Antonine et l’université
Lyon.
Cette
convention concerne à la fois l’enseignement et la
recherche. C’est une convention cadre qui définit notre
cap.
Mais une convention, c’est aussi un contrat qui engage l’avenir.
A compter de cette signature, il nous reviendra de la faire vivre.
Pour faire vivre cette convention, nous devrons vivre ensemble et
je vous propose de faire connaissance avec votre nouveau partenaire
lyonnais.
Quelques mots tout d’abord sur Lyon.
Un million d’habitants peuplent Lyon et l’agglomération
lyonnaise et 100 000 étudiants sont inscrits dans les instituts,
écoles et dans les 3 universités Lyonnaises.
L’université Lyon 1 est l’une des trois universités
lyonnaises : elle porte également le nom d’université
Claude Bernard Lyon 1.
28 000 étudiants y sont inscrits.
Elle regroupe 22 unités ou facultés rassemblées
en deux grands secteurs : le secteur santé et le secteur
sciences.
Le secteur santé rassemble les facultés de médecine,
pharmacie, odontologie, un Institut des Techniques de réadaptation.
Le secteur sciences rassemble dix unités de sciences dites
« dures » : mathématiques, physique, mécanique,
biologie, informatique, chimie-biochimie etc, et l’unité
STAPS.
L’UFRSTAPS est l’equivalent de l’Institut d’Education
Physique et Sportive de l’universite Antonine.
2504
étudiants y sont inscrits.
En
France, 55 000 étudiants sont inscrits en STAPS dans 45 UFRSTAPS
ou départements STAPS.
Au niveau des effectifs étudiants, nous sommes donc une des
plus importantes UFRSTAPS en France comme nous nous sommes une des
plus importantes unités de l’université Lyon
1.
Le mot « UFRSTAPS » signifie unité de formation
et de recherche en sciences et techniques des activités physiques
et sportives.
En effet, comme les autres UFR du campus, l’UFRSTAPS a une
double mission : la formation et la recherche. C’est pourquoi
ses enseignants sont appelés des enseignants chercheurs.
La formation a l’UFRSTAPS est assurée par 62 enseignants
titulaires : 32 enseignants-chercheurs et 30 enseignants du secondaire,
c'est-à-dire des enseignants de lycée plutôt
spécialisés dans l’enseignement des pratiques
physiques.
Ces 62 enseignants sont insuffisants pour assurer 33 000 heures
de cours et nous recrutons chaque année environ 300 vacataires.
Notre
mission de formation en STAPS s’exerce au niveau de cinq principaux
départements : le département « licence »
qui assure la formation licence en 3 ans (c’est le L dans
le nouveau système LMD), le département « éducation
physique et sportive » qui ne forme que les candidats au concours
au professorat d’EPS, le département « entraînement
sportif », le département « management du sport
», le département « activités physiques
adaptées » qui concerne différents handicaps.
Au
niveau de la recherche, notre deuxième mission, l’UFRSTAPS
dispose d’un laboratoire pluridisciplinaire : le CRIS.
CRIS signifie centre de recherche et d’innovation sur le sport.
Le CRIS regroupe 32 enseignants-chercheurs titulaires. Avec les
doctorants et les professeurs associés, notre laboratoire
regroupe une centaine de personnes.
Cette
centaine de chercheurs s’intéressent, d’une manière
très générale, à l’amélioration
de la performance sous l’angle de toutes les disciplines.
Nos compétences se sont concentrées sur certains points
forts et en particulier :
- la sociologie des organisations sportives,
- l’histoire du sport,
- certains aspects du handicap,
- des thèmes précis en physiologie,
- la didactique en EPS.
Le
développement de la recherche ne peut se concevoir sans des
relations avec d’autres établissements étrangers
et le développement des relations internationales fait partie
de nos priorités.
« Peu mais bien » est notre politique en matière
de relations internationales.
Nos moyens humains et financiers sont limités. Nous avons
donc décidé de concentrer nos actions de coopération
sur un nombre limité de projets. Il faut aussi que nous puissions
apporter une réponse de qualité et que, par conséquent,
ce soit nos pôles d’excellence qui soient sollicités.
D’autre part, les chercheurs ont souvent tendance à
se tourner vers les Etats-Unis, ou vers certains pays européens
et l’anglais est devenu leur langue. Crédits et subventions
pour la recherche prennent également souvent cette direction.
L’inscription d’un projet au sein de la francophonie
constitue également un argument de poids dans le choix de
nos partenaires.
Lorsque
le Père Fady Fadel m’a présenté ainsi
qu’à mes collaborateurs l’Université Antonine
et son projet, nous avons été immédiatement
convaincus.
En effet, les programmes - contenus et horaires - de l’université
Antonine répondent aux besoins d’une formation sérieuse
et de qualité, sont parfaitement compatibles avec les nôtres.
De plus, l’université Antonine prépare ses étudiants
à la recherche de telle sorte que leur inscription à
Lyon en troisième cycle ne posera aucun problème.
Un point important est à signaler : notre convention prévoit
qu’aucun étudiant ne sera inscrit à Lyon sans
l’avis favorable de l’université Antonine.
Le conseil de l’UFRSTAPS et le conseil d’administration
de l’Université Lyon 1 ont voté cette convention
alors que, je dois le préciser, nous n’étions
jamais venus au Liban et que nous ne connaissions l’université
Antonine que par son site internet. C’est dire la confiance
qui s’est immédiatement établie entre nous.
Il est vrai également que, pour avoir vécu la moitié
de ma vie en Afrique, j’ai eu des amis libanais. J’ai
pu constater le dynamisme de cette communauté, son art de
vivre, son sens de l’hospitalité, son ouverture vers
le monde et le souci qu’elle apporte à l’éducation
de ses enfants.
Après la visite de l’université Antonine, la
découverte du nouveau visage de Beyrouth, les premiers contacts
avec nos collègues et étudiants libanais, je suis
convaincu que cette convention est promise à un bel avenir,
qu’il s’agira d’une véritable co-opération,
c’est-à-dire d’une action menée ensemble,
dans les deux sens, une action qui valorise les deux partenaires.
Je vous remercie.
TOP
Allocution
d’ouverture du P. Marwan TABET
Secrétaire Général de l’enseignement
scolaire catholique au Liban
Les activités physiques sont un élément fondamental
de l’éducation, de la culture et de la vie sociale.
Elles constituent un facteur important d’équilibre,
de santé et d’épanouissement.
En
effet, l’éducation physique et sportive s’adresse
à l’enfant en tant que personne complète, car
le jeune élève est à la fois, un individu physique,
un être doté de sentiments et d’intelligence,
et un sujet appartenant à un groupe, à une société,
à une culture. Et l’éducation physique et sportive
l’«EPS» agit sur ces trois composantes de la personnalité
de l’enfant.
I. Les objectifs généraux de L’ EPS dans l’Enseignement
Catholique
Trois composantes essentielles sont à prendre en considération
Le savoir (domaine des connaissances intellectuelles).
Le savoir-faire (domaine des qualités physiques et techniques).
Le savoir-être (domaine du comportement spirituel, affectif
et social).
1.
Savoir
Cet objectif s’adresse aux capacités intellectuelles
de l’enfant. A la fin de la scolarisation l’enfant sera
capable de :
• connaître succinctement son corps d’un point
de vue anatomique et physiologique ;
• avoir des notions sur les règlements des activités
pratiquées ;
• acquérir des connaissances sur la pratique des activités
physiques.
2. Savoir-faire
Cet objectif est le plus connu. Il doit permettre à l’enfant
de développer ses qualités physiques en lui faisant
pratiquer la plus grande variété possible d’activités
sportives.
Les activités de l’éducation physique et sportive
posent à l’enfant des problèmes pour lesquels
il doit donner la réponse motrice la mieux adaptée.
A la fin de sa scolarité l’enfant devra être
en bonne santé et avoir une croissance harmonieuse.
Il sera capable de :
• développer ses grandes fonctions (cardiaque et pulmonaire)
;
• appliquer des principes de vie hygiénique ;
• exprimer des qualités de force, de vitesse et d’endurance
;
• avoir des comportements d’habileté, d’adresse,
de coordination neuro-musculaire ;
• réagir rapidement et avec efficacité à
un problème technique ou tactique rencontré sur le
terrain ;
• s’exprimer avec son corps en le maîtrisant dans
l’espace et dans le temps (danse et gymnastique) ;
• acquérir des capacités d’action diversifiées
(surtout athlétisme, sports collectifs et sport de combat).
3.
Savoir-être
Cet objectif, aussi important que les précédents,
s’adresse à la personnalité morale de l’enfant.
L’éducation physique et sportive agit ici, sur une
autre dimension de l’enfant : c’est l’enfant dans
son équipe, dans sa classe, dans son école, dans son
groupe, dans sa société et dans sa culture.
L’enfant sera capable de :
• prendre des responsabilités ;
• coopérer avec ses partenaires ;
• respecter ses adversaires ;
• organiser les activités sportives de sa classe.
De plus, son comportement affectif lui permettra de :
• exprimer de la joie dans la pratique des activités
physiques et sportives comme dans la vie ;
• manifester le désir de se perfectionner ;
• avoir le goût de l’effort, le désir de
réussite ;
• être bien armé pour affronter la vie de citoyen
productif à laquelle il se prépare ;
• acquérir des habitudes permettant d’accéder
à l’autonomie et à l’intégration
sociale.
Pour chacun de ces niveaux, il faut insister au sein de nos établissements
sur l’importance de l’organisation rigoureuse de la
méthode utilisée qui s’articule autour de:
1. La démarche pédagogique
2. Le temps
3. L’espace
4. La classe
5. Les activités
6. Le matériel
II. Les initiatives du SGEC-L pour la valorisation de l’EPS
:
La SGEC-L convaincue de sa grande responsabilité dans ce
projet a pris l’initiative d’adopter une approche intégrale
de l’éducation physique dans ses écoles en exigeant
un projet d’établissement pour l’EPS basé
sur ces valeurs.
Pour cela la SGEC-L a invité M. J.P. CABASSOL pour diriger
un stage extensif pour 60 professeurs menant à une formation
de haut niveau à propos de l’EPS.
Des formations relatives à l’EPS feront aussi partie
du plan de formation 2004-2005. Nous insisterons particulièrement
sur la formation tant initiale que continue que nos professeurs
devraient avoir. C’est ainsi que nous encourageons les universités
à ouvrir des filiales de formation universitaire pour délivrer
des diplômes dans des formations portant sur la didactique
et la pédagogie de l’EPS.
Le SGEC-L pourrait aussi entreprendre des initiatives d’organisation
de rencontres sportives inter établissements.
TOP

Allocution
d’ouverture de M. Frédéric CLAVIER
Conseiller de coopération et d’action culturelle
Monsieur le Ministre,
M. le Vice-Président du Conseil des Ministres,
M. le Recteur, M. le Secrétaire Général de
l’Enseignement catholique,
M. le Secrétaire Général de l’Université
Antonine et Directeur de l’institut d’Education Physique
et Sportive,
M. le Président de l’Institut d’Éducation
Physique de l’Université Catholique de Louvain,
M. le Directeur de l’UFR-STAPS de l’Université
Claude Bernard à Lyon.
Mesdames, Messieurs
Je me réjouis d'assister à un tel séminaire
sur l'actualité et les perspectives de l'Education Physique
et Sportive au Liban. Je remercie l'Université Antonine,
dont je me plais à souligner les qualités académiques
et la haute appréciation de la coopération menée
avec la France. Le sport est devenu, de nos jours, un phénomène
social majeur. Il est facteur de cohésion et d'intégration
sociale, d'identification des groupes et même des nations.
L'organisation de ce séminaire montre votre préoccupation
et votre volonté de garantir à tous les jeunes, dès
leur plus jeune âge et tout au long de la scolarité,
une éducation complète, non seulement intellectuelle
mais aussi physique qui intègre pleinement les activités
sportives.
L'éducation
physique et sportive, en favorisant le développement des
aptitudes de l'enfant, constitue la base même de l'éducation,
une véritable école de la vie sociale. Tacite, au
1 °' siècle de notre ère, dans son livre «
Les Annales » rappelle qu'un peuple empreint de morale est
un peuple éduqué au sens spirituel, intellectuel et
physique. La virtu latine est une force de l'esprit charpentée
par les qualités du corps. La tradition humaniste européenne
de Calvin à Montaigne insistait sur ces qualités éminentes
pour former un homme d'abord, un citoyen ensuite.
Le
rôle et l'importance du sport à l'école sont
souvent évoques en les plaçant généralement
dans la perspective d'une éducation permanente. L'activité
physique et sportive n'est pourtant pas une fin en soi. Elle doit
être pratiquée et utilisée â la fois comme
moyen d'épanouissement de l'élève, un instrument
d'éducation, apprendre à vouloir gagner, à
savoir perdre, un moyen d'émancipation, une méthode
de socialisation et d'intégration.
Pour
valoriser la pratique du sport, l'EPS doit être une discipline
d'enseignement obligatoire avec des évaluations qui comptent
dans les examens terminaux, comme le brevet ou le baccalauréat.
Il faut également, et dans toute la mesure du possible, accorder
aux professeurs d'éducation physique et sportive un statut
comparable à celui reconnu aux enseignants des autres disciplines
souvent considérés comme investis d'une mission plus
noble. En ce sens, le sport ne peut être appréhendé
comme le supplément d'âme du système éducatif,
la matière négligée, à pratiquer après
toutes les autres.
Les disciplines sportives interviennent en effet efficacement dans
la lutte contre l'échec scolaire. Elles peuvent aider à
l'insertion sociale (je rappelle que l'année 2004 a été
déclarée « Année européenne de
l'éducation par le sport ») et professionnelle des
jeunes. Elles peuvent contribuer de façon déterminante
à leur épanouissement.
Le sport a une valeur éducative parce qu'il constitue un
champ dans lequel les jeunes peuvent s'exprimer physiquement, moralement,
et socialement.
L'enseignement de l'EPS ne pourrait exister réellement et
prendre son essor qu'avec la volonté de mettre en place dans
chaque école, officielle et privée, des infrastructures
qui puissent permettre l'enseignement de cette discipline.
Il nous faut donc encourager le désir de sport, l'envie,
faire que le temps de la scolarité devienne celui de la pratique
sportive multiforme, variée et diversifiée.
Au niveau de l'école, il ne pourra y avoir une réelle
motivation pour cette discipline que par la mise en place de compétitions
'scolaires qui permettront aux élèves de découvrir
et développer leurs capacités physiques, de leur donner
le goût de l'effort, de voir les effets bénéfiques
de l'entraînement, d'acquérir un esprit de compétition.
Il s'agit de favoriser la pratique de l'Éducation Physique
et Sportive tant à l'intérieur de l'école,
comme discipline de l'enseignement, mais aussi à l'extérieur,
dans le cadre du sport scolaire ou au sein des fédérations
sportives.
Le Liban, je le sais, a la volonté de développer la
pratique du sport. Votre pays projette d'ailleurs d'accueillir des
compétitions internationales de grande envergure comme la
coupe d'Asie de football en 2000, les jeux de la Francophonie en
2009, les jeux asiatiques d'hiver en 2009.
Accueillir ces compétitions n'est qu'un maillon de la chaîne,
le Liban doit se doter de réels moyens humains pour avoir
un sport de haut niveau.
Cela ne pourra se faire que par l'organisation du sport scolaire,
peut être par la création d'une fédération
du sport scolaire, en tous les cas par la qualité de la formation
des professeurs d'EPS non seulement pour enseigner le sport sur
le temps scolaire, mais également pour encadrer les activités
sportives extrascolaires au sein des associations sportives scolaires,
par un module de formation en EPS qui permettrait aux instituteurs,
dès le primaire, de dispenser cette discipline, pour les
fédérations sportives par la mise en place de Brevet
d'éducateurs sportifs pour garantir le niveau des entraîneurs,
permettre aux étudiants de pouvoir poursuivre la pratique
du sport à l'université.
La France a le souhait de soutenir le Liban dans cette entreprise,
tant pour la formation universitaire des enseignante d'EPS comme
le montre cet accord de coopération entre universités
françaises et libanaises, que pour la formation des entraîneurs
des fédérations sportives par l'intermédiaire
du protocole franco-libanais dans le domaine de la jeunesse et des
sports. Par ce protocole, nous étudions avec le Ministère
libanais de la jeunesse et des sports la possibilité de mettre
en place des Brevets d'éducateurs sportifs.
Nous sommes à vos côtés pour un épanouissement
plein et entier de vos enfants et de vos sportifs, convaincus qu'ils
sont les vecteurs de la paix et du dialogue entre les peuples et
les cultures. Je vous remercie.
TOP
Allocution
d’ouverture de Mme Françoise GUSTIN
Ambassadeur de Belgique
Monsieur le Ministre,
Monsieur le Député,
Révérends Pères,
Mesdames,
Messieurs,
L’Université
Antonine entretient depuis déjà un certain temps des
relations avec la Belgique en général et en particulier
avec l’Université Catholique de Louvain. Nous n’ignorons
pas que l’établissement de tels contacts se fit en
grande partie grâce au Père Luc qui a toujours œuvré
pour développer les échanges entre nos universités.
Je ne peux que me réjouir de la poursuite de tous ces efforts
et féliciter l’Université Antonine, en particulier
le Père Fadel, et l’Université Catholique de
Louvain, M. Marc Francaux à l’occasion de l’accord
signé aujourd’hui.
Il
y a deux ans, un autre accord était signé. Il portait
sur les sciences infirmières et fut conclu avec la Haute
Ecole Léonard de Vinci, liées à l’UCL.
Je suis convaincue que d’autres domaines de collaboration
pourront être trouvés, l’Université étant
l’opposé du repli sur soi et devant être par
définition un monde d’ouverture.
C’est
dans cet esprit d’ouverture aussi qu’un accord cadre
de coopération a été signé par le Liban
et les autorités communautaires et régionales francophones
belges. Cet accord prévoit notamment la coopération
universitaire et pourrait donner un soutien utile aux accords conclu
et à conclure avec l’Université Antonine. Ce
cadre n’est évidemment pas indispensable en tant que
tel, et j’en veux pour preuve la signature à laquelle
on assiste aujourd’hui, mais pourrait de même offrir
des possibilités additionnelles. Je ne peux donc qu’inviter
nos partenaires officiels libanais à procéder à
la réunion de la commission mixte, laquelle devra identifier
plus précisément les domaines de coopération.
Ce
qui pouvait être interprété comme un malheureux
repli sur soi a depuis été largement compensé
par les relations que l’université a développé
dans le monde. L’UCL fut ainsi particulièrement active
dans le cadre des programmes d’échanges européens
Erasme (devenu Socrate) et Tempus ainsi que dans nombre d’autres
réseaux plus spécialisés.
Mais
revenons en au sujet qui vous occupera aujourd’hui.La discipline
de l’éducation physique et sportive a, semble-t-il,
enfin récupéré la place qui lui revient dans
l’enseignement supérieur. Je dis « récupéré
» parce qu’en effet on se souviendra de l’importance
que les Grecs et les Romains accordaient déjà à
cette matière résumée par la nécessité
du « mens sane in corpore sano ».Ce n’est que
depuis quelques années que l’on semble réaliser
que l’éducation physique est indispensable dans le
parcours scolaire. L’éducation physique n’est
plus simplement considérée comme un divertissement
en milieu scolaire mais comme un élément à
part entière de la formation générale.Certes,
il y a encore un chemin à parcourir pour convaincre tout
le monde de l’importance d’une éducation sportive,
encore trop souvent vue comme le parent pauvre des matières
dites intellectuelles. On peut cependant supposer qu’à
une époque où nos sociétés sont devenues
plus attentives au bien-être sous toutes ses formes, l’on
réalise que ce type de discipline est une nécessité
de plus en plus évidente vu la sédentarité
qui caractérise nos modes de vie.
Je vous remercie pour votre attention et vous souhaite tout le succès
dans vos travaux de même qu’aux futurs bénéficiaires
des échanges inter universitaires.
TOP
Allocution
d’ouverture du P. Louis ROHBAN
Recteur de l’Université Antonine
C’est à bras ouverts et avec grande joie que l’Université
Antonine accueille le vieil ami des Antonins, M. le Vice-Président
Issam Farès. En Son Excellence nous saluons en particulier
le grand promoteur de la culture et de l’éducation
; Issam Farès a toujours contribué, généreusement
et spontanément, à la formation des jeunes. Souvent,
son aide bénévole arrivait sans être sollicitée.
Nous sommes ici réunis dans le pavillon universitaire qui,
avec gratitude, porte votre nom, Monsieur le Vice-Président
; il est le témoin de votre générosité
et de votre bienveillance.
Avec votre Excellence je salue nos illustres hôtes, les ministres,
les députés, les dignitaires, les responsables de
tout niveau. Je salue en particulier leurs excellences les Ambassadeurs
des Nations amies, M. Philippe Lecourtier, digne représentant
de la France, Mme Françoise Gustin Ambassadeur de Belgique.
L’un et l’autre sont des grands amis de cette Université.
Un
hommage chaleureux aux académiciens qui contribuent avec
nous au succès de ce Premier Colloque national, surtout ceux
qui nous arrivent de loin.
Je salue les représentants de nos partenaires, les Universités
européennes, M. Marc Francaux, Président de l’Institut
d’Éducation Physique à l’Université
Catholique de Louvain ; Monsieur le Directeur Patrice Thiriet¸
représentant de l’Université Claude Bernard
de Lyon. Un accueil cordial attend également un autre habitué
de notre Institution, M. Michel Bennasar Directeur Régional
de l’Agence Universitaire de la Francophonie, qui d‘une
manière admirable, s’acquitte d’une noble mission
culturelle au Liban.
Nous
célébrons avec vous, Messieurs, en ce moment la signature
d’accords de coopération interuniversitaire.
Il
me plaît de mettre cet événement dans le cadre
des manifestations que célèbre l’Europe, ces
jours-ci, à l’occasion de l’adhésion de
nouveaux membres à l’Union Européenne. Ces Pays
de l’Est qui, depuis l’expiration de la guerre froide,
ont pu découvrir que la paix n’est pas simplement l’absence
de conflit ; que la civilisation et la culture ne sont point un
butin de guerre. Les larmes de joie versées par l’Europe
en cette occasion sont chères et éloquentes ; elles
ne sont, au fond, que la réplique de tant d’autres
larmes, versées à cause des luttes intestines et cruelles,
qui avaient ensanglanté le vieux continent.
Notre Liban n’est pas impliqué en première personne
dans cet élargissement de l’Europe. Mais nous nous
associons pleinement aux festivités et nous sommes très
concernés. Notre histoire nous a fait découvrir en
effet, que la diversité n’est pas une menace ; elle
est une chance. L’autre, différent de moi, est un enrichissement
pour moi ; loin de m’annuler, il constitue pour moi un complément
; un défi mais non un danger.
Les
traditions de la Montagne Libanaise nous avaient toujours appris
à danser dans les noces des autres, à chanter leur
allégresse. C’est pour cela que, en cette occasion,
nous entonnons de tout cœur l’hymne à la joie
de Beethoven, qui est l’hymne officiel de l’Union Européenne.
Toutefois,
au-delà du lyrisme et de l’émotion, il y aurait
place, peut-être, pour une réflexion sereine, lucide
et franche :
Le
fanatisme continue à sévir partout dans le monde.
Les fanatismes de tout bord ne sont, en réalité, que
des confluents qui viennent grossir un même torrent, celui
de la grande haine.
D’autre
part, à l’Europe, soucieuse de développer ses
branches luxuriantes, ne serait-il pas utile de rappeler, avec le
Pape, qu’elle ne devrait pas le faire au détriment
du tronc et des racines? Ce tronc et ces racines de l’Europe
sont justement ici, dans le Proche-Orient. Depuis les Phéniciens,
depuis les temps bibliques, depuis Athènes et Rome, l’Europe
continue à puiser chez nous l’inspiration pour ses
créations intellectuelles et artistiques ; depuis l’École
de Droit de l’Ancienne Beryth, qui est la génitrice
du Jus Gentium, les Droits de l’homme. À partir de
là, à partir de nos Livres Sacrés, l’Europe
a forgé sa culture humaniste dans ce qu’elle a de meilleur,
ainsi qu’une civilisation qui a promu la dignité de
la personne humaine. L’inspiration de l’Orient, autant
que le savoir-faire des artistes occidentaux ont engendré
l’Europe des cathédrales.
Pour
le monde entier ce serait un désastre si l’Occident
venait à perdre sa mémoire ou altérer son identité.
C’est-à-dire à nous oublier, à oublier
l’Orient.
Madame
Gustin, M. Lecourtier, j’aurais un message à transmettre
humblement à vos nobles Nations :
Michelangelo avait trouvé un jour, dans une carrière
un bloc, brut et amorphe ; les constructeurs l’avaient écarté
car défectueux et inutilisable. Michel Ange le considère
d’un regard perspicace et déclare : «Moi, dans
cette pierre j’aperçois un Prophète enchaîné.
Je vais le libérer. » Il s’est mis à l’œuvre
et ce fut le Moïse de San Pietro in Vincoli.
Excellences,
le Liban attendrait, peut-être, un artiste génial et
prophétique qui en dévoilerait les valeurs latentes
? Aux Pays du Proche-Orient, donnons la chance de contribuer à
la régénération de la nouvelle Europe et partant
à l’éclosion d’un monde nouveau.
Vive
l’Union Européenne ! Vive le Liban !
TOP

Allocution
d’ouverture de M. le Ministre Sebouh HOVNANIAN
Ministère de la jeunesse et du sport
Monsieur l’Ambassadeur,
Mes
Révérends Pères,
Mesdames
et Messieurs,
Chacune de mes visites, à l’Université Antonine,
me fait découvrir de nouvelles richesses culturelles et scientifiques
offertes, par cette université, à notre jeunesse libanaise.
Depuis plus de trois ans, date de la création du nouveau
ministère de la Jeunesse et des Sports et de ma prise en
charge de ce ministère, dépourvu de fonctionnaires
j’ai présenté un projet de loi pour un organigramme
qui répondait aux besoins et aux responsabilités de
ce ministère. Malheureusement ce projet de loi continue de
traîner de commission en commission et actuellement, il est
à la commission parlementaire de la justice et de l’administration.
Parallèlement à ce projet et grâce à
la coopération de volontaires d’associations de jeunesse
et de scoutisme nous avons réussi à instaurer au Liban
une nouvelle politique de jeunesse.
Actuellement, et toujours avec l’aide de volontaires d’associations
sportives nous nous attelons à doter le Liban d’une
politique sportive qui répondrait aux aspirations de nos
sportifs et qui leur permettrait d’accéder au sport
de haut niveau.
Dès maintenant, après avoir considéré
les thèmes qui seront débattus lors de ce premier
colloque sur l’éducation physique et sportive au Liban,
et vu la qualité et la compétence des conférenciers,
je puis vous assurer que ses conclusions et recommandations seront
retenues parmi les fondements principaux sur lesquelles nous nous
baserons pour instaurer la nouvelle politique sportive du Liban.
Le second point de notre rencontre d’aujourd’hui est
la signature de nouveaux accords de coopération universitaire.
Ceci est d’une très grande importance non seulement
pour l’Université Antonine mais pour tout le Liban
et pour son entité culturelle.
Ces accords signés avec des universités européennes
sont la preuve irréfutable que le Liban malgré toutes
les années difficiles qui l’ont marqué est resté
et restera un phare de la culture et de la science dans la région
du Moyen-Orient.
Avant de terminer, je tiens à féliciter chaleureusement
une fois de plus, les responsables et les professeurs de l’Université
Antonine qui ne ménagent aucun effort et aucun sacrifice
afin de permettre à notre jeunesse libanaise d’accéder
aux plus hauts échelons du savoir et de la culture.
TOP
|
| Première
séance |
Allocution du Député Robert
GHANEM
Mesdames
et Messieurs,
L'Université Antonine, Joyau de ce complexe national des
Pères Antonins, nous a habitué depuis fort longtemps
aux différentes activités culturelles, éducatives,
sociales, religieuses et sportives qu'elle entreprend avec beaucoup
d'énergie, de doigté et d'efficacité.
C'est
avec une joie profonde que je participe aujourd'hui à ce
colloque, en présidant la première séance consacrée
à la formation universitaire en Education Physique et Sportive.
Avant de donner la parole aux professionnels de l'éducation
sportive qui participent à cette séance, permettez-moi
en quelques lignes d'insister sur les bienfaits du sport reconnu
comme un projet de société.
En
effet, la Commission Européenne énonce cinq fonctions
principales au sport:
1- Une fonction éducative, instrument par excellence pour
équilibrer la formation et le développement humain.
2- Une fonction de santé publique qui améliore la
vie des citoyens et lutte contre certaines maladies.
3-
Une fonction sociale pour promouvoir une société mieux
intégrée pour lutter contre l'intolérance et
le racisme, la violence et l'abus d'alcool ou l'usage des stupéfiants.
4-
Une fonction culturelle qui permet au citoyen de mieux s'enraciner
et s'intégrer dans son milieu et protéger son environnement.
5-
Une fonction ludique qui représente une composante importante
du temps libre et du divertissement utiles.
Bref, l'enjeu est de taille puisqu'il s'agit de mettre les moyens
spécifiques des différentes institutions et associations
au service d'un objectif commun: Le Développement intellectuel,
physique, culturel et social des enfants. L'école, l'université,
les parents, les associations et les professionnels du sport sont
les partenaires essentiels à réussir cet enjeu.
L'éducation
physique et le sport aident donc les enfants à unir leur
corps à leur esprit, leur apprennent à chercher la
victoire, à accepter la défaite et à respecter
leur adversaire. Ils facilitent par conséquent l'apprentissage
des valeurs sociales et démocratiques: Pas de victoires à
n'importe quel prix, des chances égales avec des régies
égales pour tous, le travail d'équipe et la volonté
de s'améliorer.
Donc,
un projet de sport est un projet de société et son
utilité sociale apparaît comme un élément
substantiel. Car la fonction éducative et sociale du sport
s'oriente désormais non plus vers un "mieux être"
mais bien au-delà vers un "mieux partager". Ainsi,
le sport est porteur de sens et doit être défini par
rapport à des valeurs comme la solidarité, la tolérance,
l'humanisme et même la démocratie. Il tend à
promouvoir les rapprochements entre les peuples comme entre les
individus dans le respect de la dignité humaine.
Bref,
le sport favorise l'éducation à la citoyenneté
et garantit un mieux être pour chacun et un mieux vivre ensemble
pour tous.
L'évolution
du sport va de pair avec la société et concerne des
publics de tous âges de toutes confessions et de toutes origines.
A
une époque de perpétuelle évolution qui accentue
le clivage, entre les états, les peuples et même à
l'intérieur de chaque société, il est tentant
de faire jouer au sport une fonction alternative à l'exclusion
sociale.
Le
sport comme droit fondamental doit être accessible à
tous. Et je termine en posant certaines questions:
Le
sport au Liban et surtout dans nos universités répond-il
à ces
fonctions?
Quel
est le sort actuel de l'éducation physique et sportive dans
les régions et villages au Liban?
Avons-nous
élaboré une charte universitaire du sport?
Pouvons-nous
prétendre que le sport au Liban favorise, comme il se doit,
le vivre en commun et l'harmonie de notre société?
Quelles
sont les perspectives et les objectifs recherchés dans une
société multi-confessionnelle devenue un laboratoire
et un specimen de vie en commun pour presque toutes les sociétés
du monde?
Et
enfin, Pouvons-nous espérer, que l'esprit sportif avec tout
ce qu'il comporte comme valeur ethique et morale peut-il régner
un jour non seulement sur notre environnement sportif mais aussi
sur notre environnement politique?
Voilà,
ce à quoi, ce colloque national en dehors des problèmes
techniques et des enjeux actuels, doit répondre.
Et
je ne doute pas, compte tenu des éminents organisateurs et
participants à ce colloque qu'il adoptera les solutions qui
s'imposent.
TOP

Allocution du P.
Fady FADEL
Secrétaire Général de l’UPA et Directeur
de l’IEPS
En tant que Directeur de l’IEPS, il me semblait urgent et
indispensable, de redonner à notre cursus universitaire,
un élan de renouveau académique. Car je suis intimement
convaincu que le métier d’enseignant d’éducation
physique et sportive (EPS) est un métier noble, qui mérite,
à sa juste valeur, une formation pédagogique, didactique
et technique rigoureusement axée sur les sciences, qu’elles
soient biologiques sociales ou humaines, et dont la maîtrise
d’une pratique pluridisciplinaire doit constituer la clé
de voûte de cette profession qu’il est grand temps de
reconsidérer.
En
effet, de nos jours, il n’est pas rare encore de constater
au Liban un amalgame de l’opinion publique entre le professeur
d’EPS et l’entraîneur ou animateur sportif.
L’enseignement
de l’EPS est un métier à part entière,
qui nécessite l’acquisition de compétences professionnelles
diverses au niveau de l’inter-relation professeur-élève
ou professeur-contenu-élève, mais aussi des compétences
relatives à la maîtrise des différents fondamentaux
techniques d’un nombre considérable d’Activités
Physiques et Sportives (APS), qui constituent le support principal
de l’enseignement de l’EPS.
Ainsi,
dans le souci de former des professeurs et non pas seulement des
entraîneurs, l’UPA s’est donnée le devoir
de proposer à ses étudiants, une formation basée
sur un système privilégiant la connaissance scientifique,
la réflexion didactique, la maîtrise de méthodes
pédagogiques, mais aussi la dialectique entre la théorie
et la pratique, sans pour autant négliger l’entraînement
personnel, et le perfectionnement de la pratique.
Pour
cela, nous avons opté pour le système francophone,
et ce pour deux raisons :
•
La 1ère raison est que nous sommes convaincus de l’avantage
à privilégier la formation générale
de base, à celle dispensée par options.
• La 2ème raison d’un tel choix réside
au niveau de la compétence des universités francophones
à dispenser des matières directement liées
à la professionnalisation telles que celles qui sont centrées
sur la pédagogie ou la didactique.
Ainsi,
notre cursus actuellement en vigueur, (qui a fait l’objet
d’une convention avec les responsables de l’Université
Claude Bernard et de l’Université Catholique de Louvainque
je salue au passage), est réparti sur 4 années suivant
un fil conducteur bien précis, qui se définirait de
la façon suivante :
Tout
d’abord les deux premières années du cursus
visant à proposer à l’étudiant une formation
théorique de base axée en particulier sur des généralités
scientifiques garantissant l’acquisition de connaissances
stables. Côté pratique, il est question de faire découvrir
à notre population estudiantine, une variété
conséquente d’APS, les plus couramment pratiquées
dans les écoles libanaises. Découverte basée,
sur le plan pratique, sur la maîtrise des principes fondamentaux
et les principaux règlements des APS, et sur le plan théorique,
sur l’historique, de l’analyse de leur logique interne
et de leurs principes d’action dans leur propre contexte socio-culturel.
La
3ème année consiste en une étude approfondie
de chaque matière théorique – où les
généralités des deux premières années
laissent place à la spécificité, laquelle spécificité
joue un rôle prépondérant au niveau de l’éclairage
professionnel et du perfectionnement de l’étudiant
dans son parcours initiatique.
Approfondissement
également des APS aussi bien sur le plan pratique que théorique
– ce qui se traduit concrètement :
-
sur le plan de la pratique par une maîtrise de l’activité
proche de celle du confirmé, et
- sur le plan théorique, par un traitement didactique adapté
au milieu scolaire.
Enfin,
dans le but de ne pas perdre le fil de leur formation, les étudiants
bénéficient d’une journée de stage hebdomadaire
qui constitue un moment privilégié pour observer un
professeur titulaire en train de dispenser des cours d’EPS
dans son établissement scolaire. Ce moment doit permettre
aussi de mettre à profit les connaissances de l’étudiant
au niveau de l’analyse de l’enseignement.
Pour
conclure ce cursus, la 4ème année qui jouit d’une
double fonction :
-
La 1ère étant diplomante, car elle permet d’aboutir,
en cas de réussite, à l’obtention d’une
licence d’enseignement. Pour cela, deux conditions prévalent
: d’une part, valider les quelques matières théoriques
et pratiques restantes, et d’autre part, soutenir un dossier
de stage au cours duquel l’étudiant aura été
acteur de son enseignement à raison de deux journées
hébdomadaires.
- La 2ème étant sommative au sens général
car elle assure également la validation de la première
partie d’un master.
Dans
le but d’agrémenter mes précédents propos,
je vous propose une présentation sommaire du programme de
l’IEPS.
Conclusion
Ce
nouveau programme fait apparaître, de façon explicite,
la ferme volonté de l’UPA à revaloriser la profession
selon ses propres convictions, et tout en respectant les normes
de l’enseignement supérieur français et belge
qui garantit, à notre institution, l’acquisition d’un
label d’exception, et qui plus est, ouvre de nouveaux horizons
à nos étudiants libanais, en leur offrant la possibilité
de poursuivre un 3ème cycle à l’UFR STAPS Claude
Bernard à Lyon-France, ou à l’Institut d’Éducation
Physique et Réadaptation de l’Université Catholique
de Louvain.
Ainsi,
les diverses interventions qui vont suivre, auront pour but une
tentative d’éclairage sur le rôle des «
fondamentaux » dans la formation du métier d’enseignant
d’EPS au Liban, ainsi que leurs différentes finalités.
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Allocution
du Dr. Gaby MOUKARZEL
Doyen de la Faculté des Sciences Infirmières - UPA
Pour
télécharger la Présentation
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Allocution
de Mlle Rita KATTOUF
Enseignante à l’I.E.P.S - UPA
Pour
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Allocution du Dr.
Fawzi FERRI
Professeur associé en Éducation Physique à
l’Université de Balamand
Je voudrais
remercier les organisateurs de cette rencontre ; de m'avoir invité
à aborder ce thème innovateur au Liban. Je voudrais
les remercier pour le perceptif de coopération qui nous offre,
et qui pourra aider au développement et à l'expansion
du mouvement sportif libanais, dans tous ses compartiments.
Je
ne suis peut-être pas la personne la plus compétente,
capable de définir l'anthropologie et l'histoire de l'EPS
et du sport au Liban ; mais peut-être par l'occasion qui m'est
offerte, d'être le fondateur du 1er département des
STAPS au Liban, je pourrai essayer de transmettre l'expertise que
j'ai pu acquérir dans la compréhension de la relation
qui existe entre le mouvement sportif et les principes fondateurs
des STAPS.
Le
sport est devenu un phénomène social accessible à
l'ensemble de la population de toutes catégories. C'est donc
un phénomène qui s'adresse à tous. Il est devenu
un choix, motivé par les goûts et les aptitudes liés
à des spécialités Sportives. L'ensemble de
principes et de règles du sport issus de valeurs sociales
en font un véritable phénomène culturel. Le
sport à l'origine est un jeu qui est devenu depuis longtemps
un élément de la vie, une économie à
part entière, une science qui a ses préoccupations
et ses états d'âme.
La machine humaine est tellement complexe pour être étudiée
sous un seul et unique angle. C'est une machine qui traite l'information,
qui produit de l'énergie et qui la transfert, qui s'adapte
à toutes
modifications socioculturelle, psychique et environnementale.
La
discipline STAPS a pour finalités de mettre en ouvres des
corrélations qui lient l'expertise du terrain et les connaissances
théoriques qui enveloppent la pratique des activités
physiques et sportives. Ceci, dans un but d'éclaircissement,
d'explication, de compréhension et d'exploitation en terme
de transfert d'idées et d'expériences observables
dans un cas particulier pour être normalisées. La normalisation
des idées exigent la coopération des tous : chercheurs,
éducateurs, enseignants, entraîneurs, dirigeants, médias
qui se croisent et qui sont pour certain le savoir et pour d'autres
de le rendement, le spectacle, l'argent et le pouvoir.
Or,
la compréhension du fonctionnement du corps humain, dans
un cas spécifique « la pratique sportive » exige
l'exploration de l'ensemble d'éléments qui influencent
son rendement et sa performance. Les STAPS s'intéressent
à l'ensemble des phénomènes qui constituent
le fondement du corps humain dans son perfectionnement et dans ses
défaillances. Il est évident de voir que la pratique
des activités physiques et sportives offre un champ prodige
d'exploration à l'ensemble des sciences humaines et de la
vie, car les STAPS impliquent l'ensemble des sciences liées
à la compréhension du fonctionnement et de la performance
de l'être humain dans tous ses états, il est donc clair
qu'on peut considère que les STAPS sont tout simplement les
sciences de la vie et de l'homme.
Les
domaines qui constituent les sciences et techniques des activités
physiques et sportives s'étendent à toutes les sciences,
par la pluridisciplinarité que le sport offre. Il est tout
a fait normale de voir se côtoyer ; un historien, un sociologue,
un psychologue, un physiologiste ou bien un biomécanicien
et un médecin. Autour d'une table ronde pour discuter d'un
même sujet sous différente forme et selon des points
de vue différents. Or, la coopération entre l'ensemble
des éléments qui constituent le mouvement sportif
libanais est nécessaire et obligatoire. Car nous tous
un intérêt commun quelconque qui nous réuni.
L'intérêt de l'état est d'aider à concevoir
un citoyen capable de répondre aux besoins du siècle
: un citoyen cultivé responsable, capable de coopérer
et de se prendre en charge et d'assumer ses
responsabilités envers soi et son pays. Un citoyen formé
et informé. Donc la responsabilité primordiale de
l'état est de s'occuper de l'être humain, de sa formation
et de ses formateurs. Les fédérations nationales pluridisciplinaires
ont un intérêt direct lié au développement
des STAPS pour ce qu'elles sont capables d'apporter comme retombées
sur la performance et le rendement. Nous chercheurs, entraîneurs
et éducateurs, nous avons un intérêt unique
c'est l'extension de notre savoir et notre savoir faire. Il est
donc nécessaire de comprendre que les STAPS présentent
un intérêt national majeur et qu'elle devrait reprendre
une place importance en terme de reconnaissance ; perdue pour l'instant.
Les STAPS ne représentent plus le facteur loisir mais plutôt
une discipline à part entière qui prouve le besoin
d'orientation, d'encadrement et des financements pour que son rendement
soi utile, répondant au besoin du développement et
de l'évolution de notre société.
Il
est donc impossible pour moi de parler des STAPS en 10 min. Je veux
essayer de parler plutôt de ce que je sais et non pas ce que
je souhaite savoir. Je veux donc parler de notre expérience
et nos
difficultés en matière des STAPS dans notre département
à l'université de Balamand.
merci.
TOP

Allocution
de M. Fouad FARÉS
Enseignant à l’I.E.P.S – UPA
Président de la Fédération Libanaise du Judo
لم
يكن خزن المعلومات
عملية سهلة
قبل استحداث
الثورة الصناعية
الثالثة التي
أفرزت المعلوماتية
وقواعدها الراسخة:
الكومبيوتر
وشبكة الدوت
كوم. كما لم يكن
البحث عما تزخر
به خزّانات
المعلومات
تلك أمراً يسيراً
يستوجب البحث
في مبطفات الأرشيف
وصولاً الى
العناوين الكبيرة،
ومن ثم غربلة
مضامين تلك
العناوين بين
ما هو مفيد أو
غير مفيد لعملية
البحث وللباحث
معاً.
وسهّلت
أسس المعلوماتية
التوسع في إنشاء
خزّانات المعلومات
من جهة وسبل
البحث عنها
من جهة ثانية
وأتاحت للباحث
أو المستكشف
الاضطلاع،
ليس فقط على
المعلومات
المحلية، بل
وعلى ما يحيط
بالحث وهوامشه
عالمياً وبأية
لغة من اللغات
العالمية الأساسية.
واتساع
خزّانات المعلومات
صار فضاءً لاحتواء
جملة المعلومات
المتوافرة
عن المواضيع
كافة، بدءاً
من مفردات اللغات
وبلوغاً الى
ما يكشف ستر
الفضاء الخارجي
أو عمق المحيطات
أو يسير بواطن
الأرض وفي ميادين
الأدب والفن
والعلوم الطبيعية
والكيماوية
والبيولوجية
وفي ميادين
النشاطات الإنسانية
المختلفة ومنها
الرياضة.
وربط
موضوع الرياضة
بخزّانات المعلومات
وباتباع سبل
المعلوماتية
الحديثة، تبرز
أهمية وقبل
كل شيء، في أنه
دخل إطار العولمة
وبات واحداً
من الموضوعات
التي تشغل اهتمام
العالم. وفي
ربط الرياضة
المحلية بشبكة
الدوت كوم أي
الإنترنت،
إنما يجعلها
في مستوى ما
تطمح إليه الدول
المتقدمة في
توفير المعلومات
عن رياضاتها
المتنوعة ضمن
خزان يتيح للباحث
المستكشف أن
يضطلع عليها.
وهنا يستوعب
خزّانات المعلومات،
بدءاً تاريخ
أنواع الرياضة
وانبثاقها
عالمياً، ومن
ثم المباشرة
بها محلياً
وتطورها أفقياً
على صعيد عدد
المنخرطين
بها وماسحة
مساهمات في
تطويرها، وعمودياً
لناحية اتقانها
والسمو بها،
ولا يغفل خزان
المعلومات
مواقع المسؤولين
منها، والمسؤولين
عنها، والهيكل
الإداري لها
وتعدّد نواديها.
إضافة الى البطولات،
والأبطال وتاريخ
الدورات الرياضية
المتعلّقة
بها، ومستوى
التمارين والتهيئة
والتدريب،
وأخيراً صلات
الربط خارجياً،
ويتم الاطلاع
على هذه المعلومات
في زمن يسير
كما أن الموقع
يشكّل دعاية
ترويجية للرياضة
المختارة وإعلاء
شأنها إعلامياً.
TOP
|
| Deuxième
séance |
Allocution
de M. Patrice THIRIET
Directeur de de l’UFR-STAPS
Université Claude BERNARD, Lyon-France
Je commencerai
mon intervention sur l’emploi sportif en France par un état
des lieux assez décevant : il n’existe aucune analyse
complète sur l’emploi sportif en France.
En effet, l’emploi sportif constitue un ensemble très
fragmenté, comportant un grand nombre de composantes très
spécifiques, disposant chacune d’une forte identité.
Ce serait donc la difficulté de décrire et d’analyser
le fonctionnement de cette nébuleuse qui serait à
l’origine de la pauvreté des informations dont on dispose.
C’est pourquoi les travaux sur l’emploi sportif ont
longtemps souffert d’un manque de consensus sur sa définition
et de cohérence sur le plan méthodologique.
Une bonne partie des métiers du sport sont en cours de «
professionnalisation » et l’identification de véritables
« corps de métiers » reste incomplète
: parler de professions du sport consiste à mettre en évidence
la partie organisée des forces de travail utilisée
pour mettre en œuvre l’activité sportive. En effet,
le travail humain nécessaire aux activités sportives
est inégalement reconnu en termes de compétences spécifiques,
de fonctions particulières, aboutissant à l’identification
de véritables « corps de métiers ». C’est
une des raisons pour lesquelles, en France, aucune catégorie
spécifique aux professions en relation avec le sport n’est
prévue dans les nomenclatures officielles. C’est, enfin,
pourquoi on doit distinguer dans les différentes filières
les professions du sport, les professions en relation avec le sport
et les autres professions.
Pour caractériser les professions, le critère principal
utilisé dans les nomenclatures (et qui sera utilisé
par l’Union Européenne) est le niveau de formation.
En France on distingue 6 niveaux : absence de qualification professionnelle,
un niveau inférieur au bac (CAP par ex), niveau bac, bac
+ 2, bac + 3, bac + 4 ou 5. Les partenaires sociaux s’appuient
sur cette grille pour déterminer les salaires.
Depuis
quelques années, des investigations de qualité sont
menées, y compris au niveau de l’Europe.
Les informations que je vais vous transmettre ne concernent que
les personnes qui exercent une activité sportive contre rémunération.
Ces
informations sont extraites des travaux de Mlle Nathalie Leroux
et de Jean Camy qui, en France, font autorité dans leur domaine.
Permettez
moi de vous présenter ces deux collègues qui ont contribué
à la professionnalisation des études Staps.
L’emploi sportif est une question que les instituts de formation
libanais devront aborder s’ils envisagent de diversifier leur
offre de formation et s’adapter aux demandes des professionnels.
Une collaboration avec ces collègues pourrait être
engagée en cette occasion.
Le
professeur Jean Camy est professeur de sociologie des organisations
sportives. Il est affecté à l’UFRSTAPS de Lyon.
Il fut nommé conseiller technique en 2002 du ministre de
l’éducation nationale, Jack Lang, en raison de ses
compétences dans ce domaine.
Durant une dizaine d’années, il attira régulièrement
l’attention des directeurs d’UFRSTAPS sur la nécessité
de professionnaliser nos formations universitaires et sur les conditions
nécessaires pour réussir dans cette entreprise. Il
rédigea, à la demande du ministre, un rapport intitulé
« la professionnalisation des études en Staps ».
Cette étude est disponible sur Internet et j’en tiens
un exemplaire à la disposition des autorités de l’Université
Antonine.
En tant que directeur de l’UFRSTAPS de Lyon, j’ai donc
suivi les recommandations de Jean Camy dans les limites des contraintes
d’un environnement universitaire et un environnement Staps
parfois très réticents devant l’ouverture.
Une de ses étudiantes, Nathalie Leroux, devenue maître
de conférence à l’UFRSTAPS de Dijon, prolonge
ses travaux. Sous sa direction, elle coordonne en 2002 une étude
pour le ministère de l’éducation nationale.
Cette étude est intitulée « l’emploi sportif
en France : situation et tendances d’évolution ».
Elle approfondit cette étude par un ouvrage publié
en février 2004. Cet ouvrage s’intitule « l’emploi
sportif : état de la connaissance, attente des partenaires
sociaux et méthode d’analyse ».
Les travaux de Jean Camy et de Nathalie Leroux s’appuient,
bien entendu sur d’autres enquêtes, notamment celles
du ministère de la Jeunesse et des Sports.
Je
vais donc vous présenter les principales conclusions des
travaux cités.
Je ne rentrerai pas dans les détails. De même, j’éviterai
de noyer l’assistance sous des chiffres qui restent encore
souvent imprécis. Je citerai des chiffres arrondis.
En
fin d’intervention, je pourrai vous ferai part de mon expérience
de directeur, non pas sous forme de discours mais, si cela est possible,
sous la forme d’un débat, même bref, qui pourrait
s’engager entre vous et moi.
En effet, l’UFRSTAPS de Lyon, en raison notamment de la présence
de ces collègues et de l’équipe qu’ils
ont su constituer autour d’eux, est à la pointe de
la professionnalisation en Staps. Notre expérience, même
si elle reste modeste et même si de grandes incertitudes pèsent
sur l’évolution de la situation en France, pourrait
– je crois – être utile aux autorités libanaises
qui sont sans doute confrontées à la question du développement
des activités physiques et sportives au sein de la population
et à la question de la professionnalisation des études,
la préparation au professorat d’éducation physique
ne pouvant rester indéfiniment dans ce contexte le seul objectif
d’une institution.
Je tiens à la disposition des autorités quelques exemplaires
des ouvrages cités qui fourniront les détails et les
arguments des conclusions que je vais vous livrer à présent.
LE
SPORT EN TANT QU’ACTIVITE SOCIO-ECONOMIQUE : LA FILIERE SPORT
ET LA BRANCHE SPORT
Lors
de sa naissance, le sport moderne était porteur de deux orientations
principales : l’une éducative, en particulier au niveau
des élites, l’autre récréative.
Il a depuis intégré d’autres dimensions : loisir,
moyen de se maintenir en forme, sa vocation éducative s’est
institutionnalisée en devenant obligatoire à l’école,
en jouant un rôle auprès des personnes en difficulté
: handicapés, personnes en difficulté sociale), personnes
âgées.
Aujourd’hui son poids économique est considérable
: plus de 20 milliards d’euros et 300000 personnes environ
employées à temps plein.
On
distingue deux domaines principaux : la branche sport et la filière
sport.
La
branche sport :
Les activités sportives appelées aussi secteur ou
« branche sport » par les statisticiens.
Une « branche » pour les statisticiens renvoie à
une codification par produits pour lesquels les unités de
production peuvent relever de différents secteurs d’activité.
Les activités sportives ou la branche sport ou le secteur
sport regroupent les sous-secteurs suivants :
- le sport professionnel : en plein développement,
- le sport de compétition : 170 000 clubs réunis en
associations,
- les loisirs sportifs : pratiqués dans des associations
ou bien de manière libre, spontanée, non encadrée
: il constitue le principal bassin d’emplois.
- le sport adapté : il concerne des populations présentant
des difficultés spécifiques (personnes âgées,
handicapés, exclus).
Remarque : le terme de « branche » n’a pas la
même signification pour les partenaires sociaux, càd
les syndicats d’employeurs et d’employés.
La
« filière sport »
Elle regroupe les activités économiques en relation
avec le sport : industries, commerce, éducation, transports,
etc
Les entreprises concernées sont :
- les entreprises spécialisées dans la construction
d’installations sportives
- les fabricants d’articles de sports et les entreprises de
distribution associées
- les médias spécialisés
- l’encadrement et gestion de la pratique sportive : c’est
le « noyau dur » : tous les secteurs de l’éducation
et de la formation : établissements où se pratique
l’EPS, lieux de formation des professionnels (universités
mais aussi instituts privés),
- le secteur de la santé au sens large : kinésithérapeutes,
cliniques spécialisées, centres de rééducation,
secteur social,
- les autres : activités de transport, d’hébergement,
alimentation pour sportifs, etc
D’autres
branches se recoupent avec la filière sport : tourisme, activités
récréatives, animation socio-culturelle, loisir sportif
par exemple. Exemple : les parcs d’attraction sportifs et/ou
culturels.
ETAT
DE L EMPLOI EN FRANCE DANS LA BRANCHE ET LA FILIERE SPORT
On
estime que 10 millions de personnes pratiquent en club compétition
et loisirs et que 26 millions pratiquent spontanément (cf
le site stat info du ministère des sports).
Le sport et les emploi en relation avec le sport représentent
300 000 emplois
1/
La branche sport en France : Commentaire du transparent N. Leroux,
2002, p. 415.
Ses
principales caractéristiques sont :
- 100 000 emplois en tant qu’activité principale, ce
qui correspond à un flux de 10 000 emplois/an ;
- sur ces 100 000 personnes, 66000 exercent une des professions
sport (éducateurs et moniteurs sportifs),
- on note une croissance importante de l’emploi au cours de
vingt dernières années (30 000 emplois en 1982). Cette
croissance correspond à celle des autres pays d’Europe,
- les TPE (très petites entreprises) constituent l’immense
majorité des employeurs. 95 % des établissements comptent
moins de 20 salariés (donnée constante depuis 1980).
De plus la part des indépendants diminue :
. 80% des emplois sont exercés dans des associations
. 11% dans des sociétés commerciales
. 8% sont artisans ou professions libérales
. 4% dans des communes ou collectivités territoriales
- le travail à temps partiel n’est plus majoritaire
: il passe de 75% à 25% environ de 1990 à 99,
- une féminisation des emplois qui se développe mais
des inégalités hommes / femmes restent importantes,
- les employés sont jeunes mais cette tendance s’affaiblit,
- les conditions d’emploi se stabilisent : on peut parler
d’une manière très générale d’une
amélioration globale des conditions de travail mais la moitié
seulement des contrats sont à durée indeterminée
(donc la moitié des employés sont en situation de
précarité),
- le niveau de formation augmente :
En 20 ans :
- pour les employés sans qualification, on passe de 50% à
28% ;
- 51% des personnels ont un diplôme supérieur ou égal
au bac
- le taux de diplômés bac +3 passe de 7 à 12%.
Le niveau d’entrée :
Pour la majorité des emplois, il correspond au niveau bac.
Il pourrait évoluer vers le niveau bac + 2 pour une partie
d’entre eux.
Pour ceux qui entrent sur le marché du travail à bac
+ 2 : le nombre d’emplois est non négligeable, le pourcentage
est variable suivant les secteurs, mais il est établi que
les candidats doivent avoir subi une formation en alternance et/ou
effectué des stages longs. En effet, les TPE recrutent des
jeunes immédiatement « opérationnels »
et déjà connus d’elles.
A bac + 4 ou 5 : le nombre est faible : très inférieur
à 1000
- la structure professionnelle du secteur stagne : meilleures conditions
de travail, statuts plus favorables, niveau de formation en hausse
constituent des progrès mais la répartition managers/techniciens/employés-ouvriers
reste identique.
- les salaires restent faibles et inégaux.
Le salariat augmente et est devenu récemment majoritaire
20% des salaires dépassent 1500 euros. La majorité
des employés ont un salaire de 900 à 1200 euros, ce
qui est peu.
Les salaires des femmes restent inférieurs à ceux
des hommes à qualification égale.
- « surqualification » trop fréquente à
l’entrée, notamment pour les étudiants issus
des Staps ; de plus grandes difficultés à évoluer
professionnellement en raison du nombre peu élevé
de cadres supérieurs,
- Les conditions d’emploi restent donc précaires même
si le temps partiel diminue (1990 : 75,5% ; 1999: 27,4% - dont 43,7%
à moins d ’un mi-temps -),
2/
La filière sport en France : Commentaire du transparent N.
Leroux, 2002, p. 416.
Elle regroupe les industries et distribution des articles de sport,
métiers de l’éducation dans le secteur de l’EPS,
administration, santé et action sociale, information et communication.
Ses principales caractéristiques sont :
- environ 200 000 emplois permanents, chiffre variable selon les
secteurs associés pris en compte : exemple : le tourisme
ou l’animation socio-culturelle ou les parcs de loisirs et
d’attraction où l’activité sportive peut
être présente.
A noter :
- les industries ont tendance à délocaliser tout ce
qui est production,
- dans l’industrie, les emplois sont des emplois qualifiés
(chef de produit, responsables marketing)
- dans la distribution, les emplois sont majoritairement moins qualifiés
(vendeur) avec peu de poste de responsable,
- niveau d’entrée : la majorité à niveau
bac, susceptible d’évoluer vers bac + 2 ans,
- « surqualification » trop fréquente à
l’entrée, notamment pour les étudiants issus
des Staps,
- au niveau de l’administration (ministère des sports)
: une majorité de cadres (3500 professeurs de sport dont
2000 mis à disposition des fédérations + 500
inspecteurs des sports),
- l’administration publique territoriale : elle constitue
un bassin d’emploi croissant et important depuis 1993, date
de la création de la filière sportive territoriale
avec des concours. Mais cette administration offre peu d’emplois
de cadres et de cadres supérieurs ( 50 000 emplois actuellement
dont 15000 éducateurs et 1000 cadres, le reste étant
par exemple des agents d’entretien),
- éducation nationale : 40 000 enseignants publics et privés
(8000 dans le privé ; 2000 dans les filières Staps
des universités)
- une multitude de « niches » dans les branches voisines
qui représentent chacune quelques dizaines d’emplois
(ex : journaliste sportif, spécialiste de l’assurance
des risques sportifs) mais impossibles à chiffrer.
PRESENTATION
DES EMPLOIS TYPES ET QUALIFICATIONS ENVISAGEABLES DANS LE SECTEUR
ET LA FILIERE SPORT
Commentaire
du transparent N. Leroux, 2002, p. 417 (secteur sport) et 418 (filière
sport)
Ces niveaux de qualifications seront repris dans la prochaine convention
collective signée par les partenaires sociaux (syndicats
employeurs et employés) et correspondront à un niveau
de rémunération.
L’ADEQUATION
EMPLOI-FORMATION NOTAMMENT EN STAPS
Les faits intéressants sont les suivants :
- une mise en place progressive de formations professionnelles s’est
engagée au cours de ces cinq dernières années
pour répondre aux besoins des employeurs,
- ces formations sont plus ou moins coordonnées au niveau
national (ex : pôles universitaires de la forme),
- ces formations sont majoritairement à bac + 2 et bac +
3 : Deust ou licences professionnelles,
- l’alternance se développe,
- le système Licence-Master-Doctorat - et d’une manière
générale les formations universitaires - pourraient
perturber ce dispositif et le rendre moins lisible aux yeux des
professionnels,
- la « concurrence » entre deux systèmes publics
de formation (Ministère de l’Education Nationale et
Ministère des Sports) perturbe également la lisibilité
des diplômes et des certifications ; le MJS s’oriente
vers une offre plus globale de formation ; il était jusqu’à
présent spécialisé par ses brevets d’état
sur les niveaux bac (Brevet d’Etat 1er degré) et bac
+ 3 (Brevet d’Etat 2ème degré) ; il pourrait
créer des diplômes d’expertise, de conseil et
de gestion à niveau bac + 4 ou 5,
- la nécessité pour les candidats à un emploi
d’être pluri-compétents en raison de la petite
taille de la majeure partie des structures dans le secteur sport,
- en Staps : une relative inadéquation en terme de flux de
diplômés et de compétences par rapport aux attentes
du secteur professionnel et à l’ évolution du
marché de l’emploi,
Les
principales caractéristiques des diplômés STAPS
:
- une insertion dominante dans des fonctions d’enseignant
ou d’animateur-éducateur sportif (55 à 70%)
dans la branche sport,
- une insertion dominante dans les fonctions d’enseignant
d’EPS et de vendeur-chef de projet dans la distribution dans
la filière sport,
- une insertion professionnelle très fréquente dans
des « niches »,
- une professionnalisation qui exige un passage par l ’animation
et l’entraînement (qui « légitimise »)
en début de carrière,
- une évolution de carrière qui exige l’acquisition
de compétences en gestion-développement de structure.
Voici
les grandes lignes de l’état des connaissances sur
l’emploi sportif en France.
Je vous remercie de votre attention et vous propose de continuer,
si nous avons le temps, par un débat qui ferait suite aux
questions que vous pourriez me poser.
TOP
Allocution du Dr. Nizar ZEIN
Chef du département de l’éducation physique
et sportive
au Ministère libanais de l’Éducation nationale
واقع
التربية الرياضية
في المدارس
الرسيمة
تحتل التربية
الرياضية في
المجتمعات
الحديثة مكاناً
بارزاً في المناهج
المدرسية. لأنها
الجزء المتكامل
في التربية
العامة والتي
تنفذ بواسطة
الأنشطة الرياضيّة
ويستخدم في
أدائها الجسد.
ولكن
التربية الرياضيّة
ليست نشاطاً
بدنياً أو ترفيهياً،
إنّما هي مجموعة
من التقنيات
والمهارات
والمعلومات
التي يجب تعليمها
للطلاب وفق
أساليب علمية
متطورة وقابلة
للمراجعة حسب
التقدم العلمي
والتقني نظراً
لأنها تؤثر
على النواحي
العقلية والإجتماعية
والنفسية والوجدانية
وتساعد على
بناء الشخصية
القوية للمشاركة
في معارك الحياة.
فإذا
كان هذا القول
يساعد فعلاً
على إستكمال
شخصية الفرد
وتقويتها فماذا
فعلنا هنا في
لبنان بهذا
الشأن؟
منذ
بداية الإستقلال
وحتى تستطيع
الدولة اللبنانية
الناشئة حديثاً
مجاراة العصر
الحديث في تربية
شبابها أدرجت
من ضمن تطلعاتها
للمستقبل فقرة
أساسية في بيانها
الوزاري الأول
هذا نصه:
"
تتجه أنظار
الحكومة نحو
التبعات الجسام
التي يفرضها
عهد الإستقلال
في شتى ميادين
التربية الوطنية،
وسنعنى عناية
خاصة بالتربية
الرياضية بالمدارس
وفي أوساط الشباب،
وسنخص الشباب
على إختلاف
فئاتهم بالعناية
فنعمل على تقويته
روحاً وجسداً
حتى نكفل للوطن
أجيالاً قوية
معنوياً ومادياً
".
هل
نفذنا وفعلنا
هذا الكلام؟
نعم... فقد وضعت
المراسيم والقرارات
المنظمة التي
تكفل تطبيق
هذا القول حيث
صدرت القرارات
التالية:
العام
1946 صدر القرار
رقم 30 حيث تم تعيين
أول دفعة من
معلمي التربية
الرياضية وعددهم
أربعة، وصدر
أيضاً المرسموم
رقم 7003 والذي بموجبه
أدخلت مادة
التربية الرياضية
في المناهج
التعليمية
وكذلك المرسوم
رقم 4788 الذي نص
على إقامة دورات
رياضية مدرسية
بين معاهد التعليم
في مراحله الثلاث
وعلى أنواع
المسابقات
الرياضية الخاصة
بكل مرحلة.
وفي
العام 1948 صدر القرار
الوزاري رقم
975 والذي نص على
إنشاء جمعيات
وأندية رياضية
في المدارس
الرسمية وكيفية
تمويلها.
وكذلك
فقد أدخلت مادة
التربية الرياضية
ضمن المواد
التعليمية
الأساسية في
إمتحانات الشهادة
التعليمية
إبتداءً من
العام 1953، وفي
العام 1955 أحدث
الصندوق المستقل
للأبنية المدرسية
والملاعب الرياضية.
وفي
العام 1966 صدر المرسوم
رقم 3539 الذي حدد
مواصفات البناء
المدرسي بحيث
تقيم كل مدرسة
ملعباً شتوياً
مسقوفاً، وملعباً
للرياضة البدنية.
وفي
العام 1964 صدر المرسوم
رقم 17472 والقاضي
بإنشاء مديرية
عامة للشباب
والرياضة ضمن
مديريات وزارة
التربية والفنون
الجميلة مهمتها
الإهتمام بالرياضة
المدرسية والأهلية
وتجهيز المدارس
بالملاعب والتجهيزات
الرياضية.
وفي
العام 1970 صدر المرسوم
رقم 14057 الذي أعاد
مادة التربية
الرياضية كمادة
تعليمية في
مناهج التعليم
الثانوي بسنواته
الثلاث.
وفي
العام 1997 صدر المرسوم
رقم 10227 المتعلق
بمناهج التعليم
العام ما قبل
الجامعي وفيه
تفاصيل محتوى
مادة التربية
الرياضية.
وفي
العام 2000 صدر القرار
رقم 213 والذي بموجبه
يتم إنشاء أندية
رياضية في المدرسة
وحدد مواصفاتها
وطرق إداراتها.
وفي
العام 2000 صدر القانون
رقم 247 الذي أعاد
إلى وزارة التربية
والتعليم العالي
صلاحية الإهتمام
بشؤون التربية
الرياضية في
المدارس والثانويات
الرسمية.
إذاً
المراسيم والقوانين
متوفرة وحديثة،
ولكن ماذا نجد
على الأرض؟
o
عدم
وجود فلسفة
واضحة لمفهوم
التربية الرياضية
وأهدافها في
الإدارة الرسمية
والخاصة.
o
عدم
وجود الملعب
المناسب في
بعض المدارس.
o
عدم
وجود مدرّس
للتربية الرياضية
في بعض المدارس.
o
عدم
توفر التجهيزات
الرياضية.
o
عدم
إدراج مادة
التربية الرياضية
في المنهاج
الدراسي.
o
عدم
وجود التوازن
ما بين عدد المدارس
الموجودة وعدد
أساتذة ومدرسي
التربية الرياضية
الملحقين بها.
o
لا
تنال مادة التربية
الرياضية الإهتمام
من قبل التلاميذ
لكونها مادة
غير أساسية.
o
لا
تنال التربية
الرياضية الاهتمام
الكافي من مسؤولي
المدرسة.
o
شيوع
المفاهيم الخاطئة
عن التربية
الرياضية المدرسية
بين أولياء
أمور الطلاب
نتيجة لقلة
الثقافة الرياضية.
o
عدم
إرتفاع مستوى
أداء مدرسي
التربية الرياضية.
o
عدم
وجود نظام موضوعي
لتقويم مستوى
أداء الطلاب.
o
عدم
وجود الحوافز
المعنوية لتشجيع
الطلاب على
ممارسة الأنشطة
الرياضية.
o
عدم
وجود وقت لإقامة
المباريات
الداخلية والخارجية.
o
عدم
توفر الإرشاد
والتوجيه والمتابعة
لمدرسي التربية
الرياضية في
المدرسة ولأوجه
النشاط الرياضي.
o
وأخيراً
نظام الفترتين
الدراسيتين
الصباحية والمسائية
يحول دون تنظيم
نشاط للطلاب.
من
هذا نستنتج
أن دروس التربية
الرياضية في
المدرسة لا
تنفذ كما يجب
ولا تحقق أهدافها
للأسباب التي
ذكرتها، ولذلك
بناءً على الواقع
الموجود حالياً
ولتصحيح مسار
العمل في التربية
الرياضية وأنشطتها
أقترح ما يلي:
o
تنظيم
شؤون مادة التربية
الرياضية من
خلال إعتبارها
مادة أساسية
في المنهاج
الدراسي.
o
إدخال
مادة التربية
الرياضية ضمن
مواد الإمتحانات
الرسمية.
o
توزيع
مدرسي ومعلمي
التربية الرياضية
على المدارس
حسب الحاجة
الفعلية للمدرسة.
o
توفير
الملاعب والتجهيزات
الرياضية اللازمة
لدرس التربية
الرياضية.
o
توفير
الوقت اللازم
لإقامة الأنشطة
الرياضية الداخلية
والخارجية.
o
استحداث
مراكز تدريب
في المدارس
التي تتوفر
فيها الإمكانيات
والملاعب والتجهيزات
الرياضية لمختلف
الألعاب الرياضية.
o
إقامة
دورات صقل وإعادة
تأهيل للأجهزة
البشرية المنوط
بها شؤون مادة
التربية الرياضية
وأنشطتها. زيادة
عدد حصص التربية
الرياضية للمرحلة
الإبتدائية.
وضع
نظام داخلي
لمعلمي التربية
الرياضية.
o
o
استحداث
جهاز إداري
في وزارة التربية
والتعليم العالي
يتولى شؤون
تنظيم مادة
التربية الرياضية
في المدارس
والثانويات
الرسمية.
o
تعميم
الأندية المدرسية.
o
استحداث
جهاز تربوي
متخصص لمتابعة
إرشاد وتوجيه
مدرسي التربية
الرياضية في
المدارس.
o
إعادة
فتح دور المعلمين
والمعلمات
للتربية الرياضية
لسد النقص الحاصل
في بعض المدارس
والثانويات
لبث دم جديد
في الجهاز التعليمي
والتدريسي.
o
توفير
الأموال اللازمة
لتنفيذ البطولات
والدورات الرياضية
المدرسية داخلياً
وخارجياً.
وأخيراً اقترح
تخصيص مدارس
متنوعة واحدة
على الأقل في
كل محافظة تعنى
بالتعليم العام
والرياضة فيأخذ
الموهوب رياضياً
في رياضة ما
كفايته من العلم
وقسطاً وافراً
من التدريب
الرياضي.
وأختم بالقول
أن إمكانات
شبابنا كبيرة
وأجيالنا الناشئة
مليئة بالعطاء
والتضحية وهي
تستحق منا التخطيط
العلمي لمستقبلهم
لتزودهم بالعلم
والمعرفة فتصبح
بمساعدتنا
أجيال تستطيع
مصارعة الحياة.
TOP

Allocution
du Dr. Nasser BATLOUNY
Professeur associé à l’Université Libanaise
تعليم
التربية البدنية
والرياضية
وسطوة المنهج
الخفي
تطرح
هذه الورقة
إشكالية المنهج
الخفي في تعليم
مادة التربية
البدنيّة والرياضة،
وهي تنطلق من
ملاحظة واقع
قائم يتجلى
غالباً بالموقف
السلبي من الرياضة،
ومن نظرة سائدة
على المستويين
الإجتماعي
والثقافي التي
تقل من أهميّة
التربية البدنيّة
في البناء الإنساني.
وترّكز
الورقة على
قراءة تداعيات
هذا الموقف
في إطار تعليم
مادة التربية
البدنيّة والرياضية،
كما تتطرق إلى
موقف التلامذة
والإدارة المدرسية
والهيئة التعليميّة
والأهل في أهميّة
هذه المادة
وفي تكوين ثقافة
التلميذ، وإنعكاس
هذا التكوين
على مسار حياته
المهنيّة وموقعه
الإجتماعي،
محاولةً الإجابة
على بعض الأسئلة
المرتبطة بالمنهج
الخفي وأثره
في التطبيق،
عبر قراءة الواقع
وتقليل مقاربة
موضوعيّة وعقلانية
شفافة لهذه
القضية. وهي
بالتالي تحاول
أن تساهم في
تخفيف وتعديل
هذا الموقف
الأيديولوجي
اللاواعي من
هذا النشاط
الإنساني المميّز
والتي تشكل
تصوراتنا المجتمعية
عاملاً أساسياً
في تكوينه.
المنهج
التربوي هو
مجموع المعارف
والخبرات والمهارات
التي تقدمها
المؤسسة التربوية
للطلاب بقصد
تحقيق أهداف
محددة تخدم
الفلسفة التربوية
للدولة.
يعتقد
كثير من الباحثين
أن التربية
البدنية جزء
أساسي من التربية
العامة ولو
أنها أدخلت
في تاريخ حديث
نسبياً إلى
المناهج التربوية
وبخاصة في لبنان.
لن
نختلف على وضوح
الأهداف المرجوة
من التربية
البدنية والرياضية
وتأثيرها على
نمو إنسان متوازن
على المستوى
المعرفي (الادرآي)
Cognitif
والمستوى الوجداني
(الإنفعالي)
Pshycoaffectif
والمستوى الحس
حركي (المهاراتي)
Sensorimoteur
وذلك إستناداً
إلى بلوم للأهداف
التربوية Taxonomie
de BLOOM
إلا أن شرط ذلك
هو توفر المواصفات
الضرورية كالواقعية
والوضوح والإستمرارية،
وأن تراعى حاجات
وميول المتعلم
بالإنسجام
مع الفلسفة
التربوية العامة
وسياسة الدولة
الإجتماعية
والإقتصادية.
نقرأ
كل هذا في المرجعية
النظرية للمناهج
المدرسية والجامعية
الرسمية والخاصة.
ومن
المسلم به أن
لكل مادة دراسية
جانباً نظرياً
وجانباً عملياً
أو تطبيقياً
حتى تتم عملية
التعلم بطريقة
فعالة.
بالإضافة
إلى أن التغيرات
التي نشهدها
على المستوى
المعرفي تنعكس
على العلوم
التربوية وأهدافها
ونظريات التعلم
وطرائق ووسائل
التدريس. فالتربية
البدنية تقع
حتمياً تحت
تأثير حركة
التغيير إذا
ما اعتبرناها
جزءاً هاماً
من التربية
العامة. إذن
من غير المعقول
أن تبقى جامدة
وتفقد بالتالي
مساهمتها في
بناء الإنسان
والمجتمع ،
وبهذا المعنى
يقول جون ديوي
John Dewey
إن التربية
هي الأساس الذي
يقوم عليه أي
إصلاح إجتماعي.
كل
أنواع النشاط
البشري تحتاج
إلى التعلم،
فهو بذلك جوهر
العملية التربوية.
إن أي نشاط تربوي
هو موقف تعليمي،
وإن كل سلوك
مكيف لا يخلو
من التعليم.
فالتعلم إذاّ
جانب أساسي
في حياة كل كائن
إجتماعي وكل
فرد تنمو من
خلاله أنماط
السلوك والإتجاهات
المختلفة.
ولما
كان التعليم
يعكس إتجاهات
المجتمع التي
تؤثر في حياة
الأفراد وعملهم،
جاءت المدرسة
بنية فكرية
إجتماعية تلبي
حاجة المجتمع
ومتطلباته
في إعداد الناشئة
وتكوين الشخصية
الفردية عبر
التأثير على
المواقف والسلوك
والأفكار والميول.
فلنقارب المكونات
الأساسية للمدرسة
وللعملية التعليمية
فيها وعنيت
المعلم، التلميذ
والمنهج أي
بتعبير آخر
الزوايا الثلاث
التي تشكل المثلث
الديداكتيكي
(Le Triangle didactique).
إن
المناهج (Programmes
Curricula)
تطمح إلى تحقيق
الأهداف العليا،
أي غايات (Finalité)
الفلسفة التربوية
للنظام مواكبة
تطور الفلسفة
التربوية الحديثة
التي جعلت المتعلم
محور التعليم
الرئيسي وأخضعت
الطرائق لإهتمامه
وحاجاته.
فمناهج
التربية البدنية
مثلاً التي
كانت تركز على
النحو البدني
فقط، إتّجهت
حديثاً إلى
التركيز على
النمو المتوازن
والمتكامل
على النواحي
(العقلية، الوجدانية،
الحركية).
وإذا
أضفنا بعد المدرسة
في الماضي عن
المجتمع وعن
أولياء الأمور
وكيف تحولت
هذه العلاقة
اليوم إلى تواصل
مع المجتمع
وعلاقة تعاون
مع الأهل، و.....
أن العملية
التربوية قد
تغيّرت بنيوياً
(Structural).
هذه الورقة
لا تتناول قضية
المنهج الخفي
من زاوية تخطيطه
وإعداده وتصحيحه،
بمعنى آخر لن
نناقش اليوم
قضية المنهج
الخفي في عملية
صياغة المناهج
والخلفيات
التي تتحكم
بهذه الصياغة.
ننطلق
من توجه يركز
مرحلياً على
الطلب من المعلم
أن يلتزم بالمنهج
على قاعدة أن
الخفي في المنهج
أقل ضرراً وشراسة
من الخفي في
الأفكار المجتمعية
السائدة التي
يحملها المعلم
بالضرورة والتلميذ
وإن بنسبة أقل.
هذان
العنصران (الهيئة
التعليمية،
الطلاب) يقعان
حتماً، أكثر
من المنهج وبصورة
مستمرة تحت
تأثير الايديولوجيات
السائدة في
الأسرة والمجتمع
والتي تؤثر
على الإتجاهات
والسلوك نحو
التربية البدنية
والرياضة.
في
قراءة أولية
لنتيجة بحث
درس إتجاهات
الإدارة المدرسية
والمعلمين
(من غير إختصاص
التربية البدنية)
نحو مادة التربية
البدنية ومدرس
التربية البدنية
والرياضية،
أظهرت النتائج
الأولية أن
أكثرية الذين
إستطلعت أراؤهم
أبدوا موقفاً
سلبياً تجلى
بما يلي:
إعتبر
المدرسون أن
اللعب في اوقات
الفراغ كاف
لتحقيق
الأهداف
المرجوة من
التربية البدينة
والرياضة. وقد
إرتبط هذا المفهوم
بإعتقادهم
أن المستوى
الحس حركي هو
الهدف الوحيد
الممكن تحقيقه
من النشاط البدني
الرياضي.
أما
بالنسبة لموقف
الإدارة والهيئة
التعليمية
من مدرس التربية
البدنية، فقد
كان شبه إجماع
على أن المطلوب
من مدرّس الرياضة،
مساعدة الناظر
في مراقبة التلاميذ
أثناء أوقات
الفراغ والإستراحة
ومعاقبة المشاغبين،
وكذلك تنظيم
دخول التلامذة
إلى الصفوف.
كذلك
إعتبروا أن
مواد المناهج
غايتها تحضير
التلميذ معرفياً
لتلقي العلوم
العالية التي
تخوله في دخول
سوق العمل المنتج
مادياً، وتحقيق
مركز إجتماعي
مرموق.
وقد
إحتلت مهنة
تدريس مادة
التربية البدنية
المركز الأخير
بين مهن المستقبل.
وقد
رأت غالبية
المدرسين أن
ممارسة الرياضة
ضرورية لأهداف
صحية وجمالية.
أما
بالنسبة إلى
إتجاهات طلاب
قسم التربية
البدنية في
كليّة التربية
– الجامعة اللبنانية،
فقد أظهرت الإحصاءات
أن 57% فقط راضون
عن مهنة المستقبل.
وقد إرتبط هذا
الواقع بوجود
تراث رياضي
في العائلة
أوالأصدقاء
المقربين. أما
الباقون فيعتبرون
أن عليهم إيجاد
عمل آخر.
وقد
إنتسبوا إلى
قسم التربية
البدنية لعدم
توفر فرص أخرى،
أو لنيل إجازة
جامعية، أو
لأسباب أخرى
لا علاقة لها
بالخيار المهني
الحر. أما بالنسبة
لتلامذة المدارس
فلا يتوقعون
من حصص التربية
البدنية أن
تكون مسؤولة
عن أي تأثير
إيجابي على
مستواهم التعليمي.
والأخطر من
ذلك إعتبارهم
تلك الحصص أوقاتاً
للمرح والراحة
وللتخلص من
التعليم الجاف.
وقد
إرتبط مفهوم
ممارسة الرياضة
عندهم بالنجومية
وتحقيق المال
السريع والرفاهية.
أما
بالنسبة للطالبات
فيلاحظ عندهن
إرتباط مفهوم
ممارسة الرياضة
بالجمال والرشاقة.
وقد
يعتبر البعض
أن الجميع يدركون
أن الرياضة
مفيدة. لكن هذا
الإدراك التلقائي
لفوائد النشاط
البدني الرياضي
غير كاف إن لم
يرتبط بإتجاهات
إيجابية تنعكس
بوضوح في المواقف
وفي السلوك
اليومي، أي
ممارسة القناعات
وعدم الإكتفاء
بالجهر بها.
ونحن
نشكو جميعاّ
من المواقف
الكلامية ومن
مواجهة الصعوبات
بالنسج اللغوي
لا أكثر.
أيّها
المنتدون الكرام،
-
هل
تجلّت سطوة
المنهج الخفي
في ممارستنا
للمواقف من
التربية البدنية
ومن الرياضة؟
-
هل
عاد كل منا إلى
ذاته محاسباً
أو معاتباً
على قناعة لم
يعلنها أو على
تصريح لا يستند
إلى قناعة داخلية
عميقة؟
-
وهل
قرأ كلّ منّا
المسافة الفاصلة
القاتلة بين
القول والفعل؟
أقول
بتواضع أن هذه
الأسئلة هي
مفتاح السيطرة
على ما ينتجه
واقعنا من إعادة
بناء لمواقف
قديمة مسيطرة
ولمنظومة قيم
لم تعط الرياضة
والتربية البدنية
حقها ولم تفسح
المجال في الإنخراط
في العملية
التربوية المتكاملة.
وإذا
أدركنا ما نمارسه
فعلاً، وهو
ما يسمى بالمنهج
الفصلي (Curriculum
Réel)
وهو حصيلة الصراع
بين منهج شكلي
قائم
(Curriculum
Formel)
أي المنهج الرسمي
ومنهج خفي بسطوته
السائدة وقوته
في الإستمرار،
أدركنا أهمية
وعي هذه القضية
وأهمية العمل
على تجاوزها،
عبر إعادة النظر
في المسلمات
وعبر محاكمة
الإتجاهات
السائدة، وعبر
ربط العملية
التربوية يالقرار
الذي يتخلص
بالوعي والثقافة
من الإرث السائد
والذي تخطاه
الزمن. ألا يشعر
كلّ فرد منّا
بضرورة أن يكون
هذا الوعي فاعلاً
وتغييرياً؟
ألا
يشعر مدرّس
التربية البدنية
ومعلم المدرسة
الاستاذ الجامعي
والرياضي والقيمين
على الإتحادات
الرياضية والمسؤولين
في المؤسسات
الرسمية والخاصة
ومؤسسات المجتمع
المدني بضرورة
هذا التغيير
في النظرة والموقف
والممارسة
والتربية؟
وكم
نحن بحاجة أيها
السادة في عصر
الملوثات إلى
أوكسيجين للرئتين
والفكر!
TOP
Allocution
de M. Guy MILLE
Conseiller du Ministre de la jeunesse et du sport
Thématique
Les
divergences et les convergences de l'éducation physique et
sportive et le sport : conflit ou solidarité ?
Un
peu d'histoire moderne
Je
ne remonte pas aux premiers jeux olympiques de 776 avant notre ère
jusqu'en 393 après JC.
Schématiquement, les pratiques physiques modernes ont pris
naissance dans le dernier tiers du XIXe siècle sous l'influence
:
-Du sport anglo-saxons et de pédagogues comme Thomas Arnold.
-Des pratiques gymniques à finalité d'éducation
physique et de préparation militaire initiées par
Jahn en Allemagne et Amoros en France.
-Des pratiques hygiéniques de santé développées
par Ling en Suède.
Le sport moderne dans le sens actuel qu'on lui donne couramment
aujourd'hui a véritablement pris son essor avec la rénovation
des jeux olympiques par Pierre de Coubertin.
Définition du mot sport
Mot
anglais issu de l'ancien français «desport»,
amusement.
Ensemble des exercices physiques se présentant sous forme
de jeu individuel ou collectif, pouvant donner lieu à des
compétitions et pratiqués en observant certaines règles.
On
peut aujourd'hui assimiler à ce mot les "activités
physiques et sportives" (APS) qui connaissent de nos jours
un essor considérable.
Elles font l'objet d'une attention particulière des médias
en raison des impacts politiques, sociologiques et économiques
qu’elles représentent.
Parallèlement, la littérature ainsi que les ouvrages
consacrés à l'environnement institutionnel et juridique
des A P S, rares ou marginaux il y a une dizaine d'années,
connaissent ce même accroissement.
Le concept d'éducation physique et sportive
L'
E.P.S. trouve son origine dans la gymnastique à caractère
militaire et nationaliste instaurée par l'allemand Jahn et
ses continuateurs.
C'est le français Georges Demeny qui a contribué à
la diffusion du terme éducation physique dans son livre l’éducation
physique en Suède paru an 1892 et à son officialisation
dans un texte du 22 décembre 1904.
Ce concept peut recouvrir deux acceptions:
1- La culture du corps, c'est-à-dire visant à développer
la condition physique, la personnalité ainsi qu'a préserver
ou améliorer la santé. Cette Education Physique se
pratique de façon individuelle et volontaire.
2- Une matière d'enseignement obligatoire.
Les
premières divergences
En
France plus particulièrement, se développent à
la fois un courant d'éducation physique à base de
gymnastique et un courant sportif lié à l'apparition
du mouvement associatif prenant en compte les traditions françaises
et les activités nouvelles, issues de l'Angleterre d'abord,
puis de l'Amérique du nord après la première
guerre mondiale.
Les
premières convergences que l’on retrouve partout
Le
sport tend à la fois à intégrer l'éducation
physique et à s'en démarquer.
Même si c'est dans le milieu scolaire, associations ou clubs,
et universitaire, en relation avec certaines fédérations,
F.S.U.L. ou le regroupement des instituts, qu'il s'est développé.
L'Éducation
Physique et Sportive est apparue comme un espace disciplinaire de
l'école lorsqu'elle s'est autonomisé en France en
1981 seulement, du Ministère de la Jeunesse et des Sports.
Elle dépend donc de l’Education Nationale.
Alors
qu’au Liban, le décret 7003 du 1/10/1946 émanant
de l’Education Nationale impose deux heures d’ E.P.S.
à l’école.
Faisant
partie du système de l'Education Générale,
et dépendant de ce fait du Ministère de l'Education
Nationale, cette situation a pour conséquence la recherche
d'une définition d'une Identité disciplinaire de l'E.P.S.
Toutefois,
le 7 août 2000, le décret No 247 annonce la création
du Ministère de La Jeunesse et Des Sports.
Des projets sont à l’étude. (L’Orient-le
Jour du 14 Avril 2004).
Convergences,
divergences, ou complémentarité?
Le
premier développement majeur:
C'est
grâce au mouvement olympique que le mouvement sportif sous
la forme associative ou fédérale a pris une telle
importance sociale.
C'est
grâce aussi à la démocratisation des pratiques
sportives développées par certaines fédérations
affinitaires, (qui visent prioritairement une pratique omnisports,
multi activité, selon des affinités diverses centrées
sur l'être humain dans sa globalité) notamment dans
le milieu du travail, que le sport a acquis une telle audience.
Tous
ces mouvements sportifs et associatifs sont dirigés par le
Ministère de la Jeunesse et des Sports.
Le discernement
Pour
Pierre Parlebas, activités physiques et sportives correspondent
"à des pratiques originales qui permettent de définir
un champ spécifique" alors que l'éducation physique
est "une application pédagogique des activités
physiques et sportives."
Voici
donc un discours justifiant et visant à développer
des conceptions différentes de l'intervention dans le monde
du sport.
Les Enseignants
Dans
le but de donner leur juste place aux enseignants en E.P.S. à
travers le paradigme (modèle théorique de pensée
qui oriente la recherche et la réflexion scientifique) de
la normalisation didactique (méthode qui a pour but d'instruire)
dans l’enseignement des activités ou disciplines sportives,
un champ d'investigation a du être délimité.
Pour
l'éducation physique, autour de quelles épistémologies
(histoire des méthodes et principes des sciences) les chercheurs
se sont-ils rassemblés et ont pu donner naissance au "savoir"ou
au "contenu d'enseignement" sinon en prenant compte la
ternarité :
- élève
- professeur
- et savoir.
En
tant que discipline scolaire il faut noter que l'éducation
physique se trouve dans une perspective d'affirmation d'identité
et de confrontation.
-
Premièrement en interactions avec l'existence d'une pluralité
de systèmes didactiques potentiellement disponibles par les
didacticiens d’autres disciplines scolaires.
-
Deuxièmement par le recours aux savoirs scientifiques comme
élément de légitimation à posteriori
des pratiques d'interventions.
Ce
type de propos mêle des considérations épistémiques
(spécificité des finalités des modes d’enseignement)
des discours sur les savoirs de l’enseignant d’éducation
physique et sportive par rapport à ceux de l'entraîneur
sportif et des intérêts sociaux associés.
Entraîneur sportif
Dans
le merveilleux livre de Nina Jidejian " Beyrouth à travers
les âges", l'auteur cite une inscription d'Athènes
datée du IIe siècle avant J.C. qui offre quelques
informations sur un Berytien vivant en Grèce.
Ce natif de Beyrouth appeler Nikon, fils d'Alexius, était
le directeur de la palaestra, qui faisait partie du gymnasion et
servait au concours de lutte. Il enseignait la lutte aux éphèbes,
jeunes gens de quatorze ans ou plus, qui s'employaient à
divers exercices physiques et recevaient vraisemblablement une partie
de leur éducation dans le gymnasion d'Athènes. Cette
inscription démontre l'importance de sa fonction éminemment
respectée en Grèce, et l'estime en laquelle il était
tenu.
Cette petite parenthèse prouve que les entraîneurs
libanais étaient déjà connus à cette
époque.
L'entraîneur
sportif est chargé d'amener une équipe ou un athlète
à leur meilleur niveau et de les préparer à
des compétitions.
Il existe également des entraîneurs exerçant
au sein d'organisations non compétitives, c'est-à-dire
ne participant pas aux championnats professionnels. Ils ont alors
davantage un rôle d'animation et d'éducation sportive.
Brevet d’Etat d’éducateur sportif
Celui-ci
se déroule en trois degrés.
Il est spécifique à un sport donné.
Il concerne l’enseignement, l’encadrement et l’animation
des A.P.S.
Il est aussi un complément au Bafa, que le Ministère
de la Jeunesse et Sport, selon le protocole avec la France, est
en train de mettre en place.
Entraîneur de fédération.
D'abord
il y a les grands, ceux qui font rêver et puis il y a les
autres les anonymes qui participent à la vie du sport au
sein des clubs.
Compétences :
La
pédagogie semble être le maître mot de l'entraîneur.
Sa relation avec les sportifs de haut niveau est particulièrement
forte. Dynamique et persuasif, il est capable d'exalter l'énergie
des sportifs. Il est donc très psychologue. Techniquement,
il maîtrise parfaitement les ficelles de son sport. Bien souvent,
il a pratiqué les mêmes, et il en connaît les
subtilités. Enfin, l'entraîneur est un excellent observateur.
Difficultés :
L’entraîneur
vit littéralement pour son sport. La semaine il assure les
entraînements et prépare la rencontre. Dans les petites
structures, il est souvent chargé soit de l'administratif,
soit de la gestion du matériel. Le week end est consacré
aux matchs, tournois, compétitions, ce qui laisse peu de
temps pour sa vie personnelle. Dans les grands clubs, les fédérations,
les entraîneurs nationaux sont très exposés
médiatiquement, et le vent tourne suivants les résultats.
Discours
sur les savoirs de l'enseignant d' E.P.S. par rapport à ceux
de l'entraîneur sportif.
Divergences
et convergences
Il
faut différencier ceux qui sont communs à tous les
acteurs de l'espace social d’E.P.S comme la quête de
reconnaissance disciplinaire, et ceux qui les divisent comme la
défense d'une conception de l'E.P.S. bien spécifique.
Il existe donc des intérêts disciplinaires et groupaux
qui se superposent plus ou moins aux intérêts individuels.
Les
discours véhiculés sont donc des produits de la socialisation.
Le
savoir de l'enseignant d’ E.P.S. est-il aussi différent
de celui de l'entraîneur sportif ?
Habermas
(1997) définit le savoir comme un ensemble d’énoncés
véhiculant des prétentions à la vérité.
Il
s'agira donc d'étudier tous les discours infirmatifs et toutes
les assertions sur les questions d'enseignement et d'entraînement.
Il
apparaît ainsi que les discours de justification des enseignants
d'E.P.S. incluent souvent des modalités critiques envers
les entraîneurs sportifs du type "l’E.P.S. se différencie
du sport".
De
même, le recours au savoir scientifique comme élément
de légitimation à posteriori des pratiques d'intervention
est largement plus répandue chez les enseignants d'E.P.S.
Il
apparaît donc clairement que les débats aux frontières
disciplinaires qui ont favorisé l'autonomisation de l'E.P.S.
par rapport au Sport se retrouvent dans les discours de justification
alors qu'ils sont quasiment absents des discours d'explicitation
spécifique des pratiques.
Ces
derniers semblent par ailleurs très proches des entraîneurs
sportifs lorsque l'on considère des enseignants d’E.P.S.
spécialistes de l'activité.
Il
existe donc des profils d'enseignants et d’entraîneur
en fonction des objectifs assignés à leur intervention.
Plus
ces catégories d'acteurs se centrent sur l'amélioration
motrice et moins ils se focalisent sur la poursuite d'autres finalités,
plus les discours d’explicitation des pratiques sont proches
entre entraîneurs et enseignants.
Le
discours de justification paraît se charger d'intérêts
sociaux en regard du discours d'explicitation.
On
pourrait paraphraser Lahire et parler de discours "en champ"
est "hors champ"; sachant que ces deux formes discursives
peuvent être assimilées comme un méta-savoir
par tous récepteurs de tels propos.
Il
est également intéressant de noter que les justifications
des entraîneurs sont plus pragmatiques. Elles convoquent l'efficacité
technique des procédures mises en place au regard des objectifs
fixés alors que les enseignants d' E.P.S. tendent davantage
à revendiquer une "scientificité"de leur
mode de fonctionnement.
Les
enjeux sociaux autour de la recherche en E.P.S. et des élèves
:
Le
contexte national, voir international de l'E.P.S. pose aujourd'hui
des questions cruciales, qui, si elles sont principalement du ressort
politique, elles sont aussi intéressantes sur le plan scientifique.
Les
grands enjeux de l'école en général, de l'E.P.S.
en particulier, sont pilotés par la question de la réussite
de tous et de la démocratisation.
Les
enjeux sociaux autour de l'entraîneur sportif et de l'athlète
:
À
partir d'expériences vécues comme entraîneur
et athlète il faut :
-permettre d'identifier les rôles, les tâches et les
responsabilités de celui-ci ainsi que les exigences de la
planification de l'entraînement sportif.
-connaître
les conditions essentielles au développement de talents sportifs,
de concepts contemporains de l’entraînement et les divers
éléments constitutifs de la périodisation de
l'entraînement.
-et
enfin, reconnaître et identifier les attitudes et les comportements
d’un entraîneur éthique.
CONCLUSION
La
Ternarité
Dans
l'enseignement.
Les
élèves
C’est selon qu’ils sont obligés ou consentants.
Les
enseignants
C’est selon la qualité de l’approche didactique
de tous les enseignants pendant toute la scolarité de l’élève
dans différents sports.
Les
moyens
C’est selon les possibilités de réalisation,
le lieu de travail et le matériel.
Au club
L'entraîné
Le sportif est toujours consentant, sa motivation, ses moyens physiques
et psychologiques sont très sollicités
L'entraîneur
C’est selon son savoir spécifique et ses connaissances
générales.
Les
moyens
Techniques, suivi médical financier et médiatique
mis à disposition.
Dans les deux cas: celui de l'enseignement ou de l'entraînement,
et à compétences égales, la finalité
est de faire parvenir l'être humain à son plus total
accomplissement.
L’objectif
de ces deux ternarités présente des différences
et des difficultés évidentes que ni l’enseignant
ni l’entraîneur ne doivent négliger.
Leur
solidarité ne peut que solliciter le savoir pour l’évolution
du citoyen.
Bibliographie
Chantal
Amade-Escot : Toulouse III
« L’enseignant d'éducation physique et sportive
dans les interactions didactiques. Contribution des recherches didactiques
à l'intelligibilité des pratiques d'enseignement.
»
Philippe
Terral: U.F.R.S.T.A.P.S. Toulouse
Symposium VI : « la construction sociale des savoirs des intervenants
sportifs. »
Christian
Couturier : Responsable national du SNEP
« E.P.S. culture technique et démocratisation. »
Site
web de « l’entraîneur sportif et l'athlète
» : Quebec
Revue
EPS
Lexique
du cadre institutionnel et réglementaire des activités
physiques et sportives
L'Education
Physique : Raymond Thomas
Nina
Jidejian: « Beyrouth à travers les ages »
Remerciements
à :
Monsieur
Nizar el Zein : Ministère de l’ Education Nationale
Madame
Cléopâtre Ferzli : Ministère de la Jeunesse
et des sports
Monsieur
Mohamad Khomassi : Professeur d’E.P.S. au collège N.D.de
Nazareth
TOP

Allocution
de M. Jihad SALAMÉ
Coordinateur scolaire d’EPS
Pour
télécharger la Présentation
cliquer ici
TOP
Allocution
de M. Georges KFOURY
Ancien coordinateur scolaire d’EPS
- Précisons, au départ, qu'il s'agit, dans ce propos,
de l'E.P.S. scolaire.
1 – Formation :
École
normale créée en 1946 et rattachée à
l'Education Nationale. Elle formait les enseignants d'E.P.S. pour
les écoles publiques. Quand ils avaient les possibilités
(terrains, matériel et horaires scolaires, ces "profs"
faisaient du bon travail.
Les écoles privées recrutaient surtout d'anciens sportifs
(joueurs de foot ou de volley) qui favorisaient, forcément,
leur sport au détriment de tout le reste.
A ma connaissance, les deux premiers profs qualifiés et formés
à la fameuse école des sokhols en Tchekoslovaquie
qui ont travaillé pendant longtemps au Liban sont les regrettés
M. et Mme Kovalenko. M. Kovalenko a enseigné au Collège
secondaire de l'U.S.J., avant qu'il ne devienne le Collège
Notre-Dame de Jamhour ; et Mme Kovalenko au Collège Protestant
Français.
A partir des années 50, nous assistons à l'arrivée
sur le marché local de personnes formées à
l'étranger à différents niveaux : moniteurs,
maîtres et profs d'E.P.S. Ces personnes trouvaient facilement
des postes dans les écoles privées.
Actuellement, avec l'existence – je dirai même avec
la prolifération – des écoles et des facultés
de formation, un assez bon pourcentage du personnel enseignant d'E.P.S.
est plus ou moins qualifié.
L'idéal serait d'avoir une loi qui définit le statut
du prof. d'E.P.S. et interdit aux écoles surtout privées
d'engager des personnes n'ayant ni la formation ni les diplômes
requis.
2
– Contenu de l'enseignement :
En l'absence d'une formation adéquate, les enseignants se
contentaient souvent d'une gymnastique suédoise dont le but,
dans la plupart des cas, était la fête de fin d'année.
Cette pratique était souvent la solution facile qui compensait
le manque d'installations sportives.
A côté de cette gymnastique suédoise, il y avait
l'entraînement – je dis bien entraînement et non
apprentissage – d'un sport collectif selon le goût du
moniteur.
Avec le temps, les écoles donnaient de plus en plus de l'importance
à l'E.P.S.. Qu'il ne me soit ici permis et sans aucun chauvinisme
de ma part de rendre hommage à la mémoire du Père
Henri Charles, jésuite, qui, le premier au Liban, jeta les
bases d'une E.P.S. scolaire obligatoire et méthodique. Les
deux heures d'éducation physique hebdomadaire, la visite
médicale, les mensurations, le carnet de cotation des épreuves
d'athlétisme, la prise régulière de performances,
les graphiques de la valeur physique de l'élève, les
notions de progressivité, d'adaptation et de dosage de la
leçon d'éducation physique… toute cette "infrastructure"
mise en place par le Père Charles nous éloignait de
la vague leçon de "sport" ou de "gymnastique"
où l'on se contentait de faire gesticuler les élèves.
Je
terminerai ce chapitre en parlant des textes officiels :
Ils sont indispensables pour tracer le cadre général
de l'enseignement de l'E.P.S.
Toutefois ils devraient être réalistes : les nouveaux
textes établis par le Centre de Recherche Pédagogique
(CRDP), fruit d'un travail colossal, sont à mon avis inapplicables
dans 90% des écoles libanaises toujours faute d'enseignants
qualifiés et d'installations adéquates. Ils devraient
aussi être souples et révisés de temps en temps
sans changer tous les deux ans.
Tant qu'on n'a pas introduit aux examens officiels de fin de scolarité
une épreuve physique et sportive, les écoles ne feront
pas l'effort nécessaire pour améliorer cet enseignement.
On l'a bien vu ; les écoles qui préparent le bac.
Français ont ceci de commun : l'effort porté par les
enseignants pour être en règle avec les textes français.
3
– Le Sport :
De 1950 à 1970.
Je peux dire en toute conscience que ce fut l'âge d'or du
sport scolaire et cela grâce à l'OSSU (office du sport
scolaire et universitaire) et l'UGSEL (union générale
sportive des écoles libres).
Là aussi qu'il me soit permis de rendre hommage à
la mémoire de Victor Bercin qui, avec l'appui de l'Ambassade
de France, a fait beaucoup pour le sport au Liban.
Le fait de citer les activités sportives organisées
au niveau d'à peu près 80 établissements scolaires,
dans toutes les catégories d'âge, pour garçons
et filles nous donne une idée de l'ambiance d'émulation
dans laquelle les élèves étaient tenu en haleine
durant l'année scolaire :
- Natation. (organisée, certaines années, sous forme
de challenge du nombre).
- Cross-Country : challenge du nombre et championnat.
- Football.
- Basket-ball.
- Volley-ball.
- Tennis de table.
- Athlétisme.
- Ski.
Il serait intéressant de faire une étude comparative
des performances scolaires actuelles avec celles datant de cette
époque là.
Création de la Direction Générale de la Jeunesse
et des sports au début des années 70.
1975 – 1990 : Guerre du Liban – arrêt de toute
activité sportive.
1991 : Reprise lente et difficile.
Création du Ministère de la Jeunesse et des sports
et réintégration des enseignants d'E.P.S. à
l'Education Nationale.
Sans vouloir entrer dans la guerre des ministères je dirai
en toute âme et conscience que l'éducation physique
et sportive devrait relever du ministère de l'Education Nationale
; cela n'exclut pas la collaboration et la coordination avec le
ministère de la jeunesse et des sports.
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| Troisième
séance |
Allocution
de P. Elie ABDEL MASSIH,
Directeur Général des établissements scolaires
antonins
Introduction
L'école,
par sa nature et sa vocation est le lieu par excellence de l'éducation.
Or l'éducation est inséparable de la société
dans laquelle elle se développe. Reflet de la société
qui l'inspire, elle est, en même temps, un des éléments
moteurs au sein des autres forces qui la déterminent. En
effet, les jeunes qui sont aujourd'hui sur les bancs de l'école,
seront les citoyens actifs de demain. Or, le monde de demain constitue
une grande inconnue et l'éducation doit tout mettre en oeuvre
pour développer les mécanismes qui permettent à
l'enfant de s'adapter aux changements qui leur seront inévitablement
imposés par l'évolution de la science, de la technique
et de la société.
Tout
en accompagnant dans leur travail de formation, nos élèves
doués de toutes les possibilités et qui cherchent
à grandir et à s'accomplir jour après jour
dans tous les domaines de leur personnalité, la question
que nous nous posons toujours est celle de savoir ce que nous proposons
à ces jeunes pour qu'ils se retrouvent, question qui nous
permet constamment d'adapter notre politique éducative et
de pouvoir ainsi l'améliorer de plus en plus.
Problématique
Notre
enseignement doit être global et futuriste :
• Enseigner pour demain.
• Des enfants exigeants.
• Dans une école futuriste.
Où
enseigner ? (école de demain)
Qui enseigne ? (un personnel enseignant en synergie)
À qui enseigner ? (élèves exigeants)
Quoi enseigner ? (programmes adaptés dans tous les cycles)
Avec quoi enseigner ? (matériel adéquat)
Sommes-nous
convaincus que l’EPS est un enseignement : comme les maths.,
les sciences, l’arabe etc.?
Quand
je dis : le sport, matière à enseigner, j’entends
par là le recours aux livres, fichiers et autres ressources
favorisant l'enseignement; des terrains de jeu où j’applique
les leçons et des gymnases équipés pour les
jeux spécialisés.
Cette
conviction implique 3 actions :
•
Planification et programmation en perpétuelle rénovation,
entreprises par les responsables et les personnes en charge du sport
et de la pédagogie sportive.
• La culture sportive pour tous, et qui commence par la période
prénatale lorsque les parents s’apprêtent à
bâtir une famille saine.
• La pédagogie sportive qui donne naissance à
des champions, à partir de la période postnatale jusqu’à
atteindre le niveau professionnel.
« Le sport est une lutte avec soi-même contre la nature
des choses »
Le
sport, phénomène humain, est l’une des expériences
du corps, caractérisée par 5 aspects :
1-
Prendre soin de son corps en lui-même, car c’est lui
qui apprend et que l’on mate en toute conscience, que l’on
bâtit intelligemment et que l’on transforme volontairement.
2- L’action volontaire, complètement étudiée
et au but organisé, auquel on donne un sens et un résultat
positif.
3- Le sport est toujours appliqué devant un obstacle : lequel
est la mesure de l’endurance du corps.
4- Les questions du sportif qui exécute cette expérience
physique, devant les difficultés et les obstacles précis,
quant à ses capacités physiques, à son courage,
à sa persévérance, à la force de son
intelligence et à son comportement face aux difficultés.
5- L’apparition des caractéristiques de la concurrence,
à travers le sport, d’une façon évidente,
de sorte qu’elles se développent et se complètent,
afin que le travail collectif et le partage apparaissent dans le
progrès et le développement.
Où enseigner ? (École de demain)
A
nos yeux, le sport est une expérience personnelle, un art,
une valeur et une philosophie.
Devant
cette culture et son apprentissage, les gens se classent en 4 catégories
: les curieux, ceux qui tentent l’expérience, les fans
et les professionnels.
Quant
aux exigences du sport, collectif ou individuel soit-il, elles dépendent
de :un terrain légal, un entraîneur spécialisé,
des équipements d’entraînement, un sportif adapté
à chaque jeu, une équipe homogène pour les
sports collectifs.
Quand le sportif devient champion olympique à 14 ans, cela
veut dire qu’il a commencé à apprendre le sport
tout enfant, càd à la Maternelle (à 4 ou 5
ans).
Quand
à 17 ans, un élève sort diplômé
de son école avec une ceinture noire dans les sports de combat
ou un diplôme de champion d’athlétisme, cela
veut dire qu’il a pratiqué son sport préféré
depuis son enfance tout en étudiant l’histoire, les
sciences, les maths et les langues.
Dans
notre pays, peu nombreuses sont les écoles qui forment de
tels élèves. Ce petit nombre se limite à quelques
écoles catholiques qui forment de tels jeunes, qui ont appris
les sciences de l’esprit aussi bien que celles du corps.
J’entends
par quelques écoles catholiques celles qui ont mis à
la disposition de leurs élèves des professeurs spécialisés,
qui ont doté leurs terrains et gymnases de tous les moyens
et équipements nécessaires pour qu’ils obtiennent
un diplôme de fin d’étude ainsi qu’un autre
en sport. Ces rares écoles comprennent le noyau des sportifs
du Liban qu’ils représentent dans les rencontres internationales.
L'école
de demain doit privilégier et réclamer un apprentissage
descriptif-analytique et relationnel et s’éloigner
de plus en plus du système rigide, linéaire et systématique.
Pour
bien apprendre dans le cadre de l'école actuelle, l'élève
doit avoir un style rationnel d'apprentissage. Autrement dit, son
style d'apprentissage dominant doit correspondre à la logique
du contenu enseigné. Il s'agit donc pour l'élève
d'apprendre d'une manière linéaire. Il est ainsi question
pour l'élève de se mouler dans la logique du contenu
prédéterminé par le programme, le manuel ou
l'enseignant. De plus, quand l'enseignant fait de l'enseignement
collectif sa principale stratégie pédagogique, l'élève
doit s'ajuster au rythme exigé par la démarche prescrite.
Qui
enseigne ? (un personnel enseignant en synergie)
•
Des enseignantes et des enseignants qui sont des communicateurs
variant leurs moyens pédagogiques.
• Des enseignantes et des enseignants qui se préoccupent
au moins autant des élèves que du programme.
Ces
attentes sont une invitation à une remise en question radicale
des principales pratiques pédagogiques, notamment en salle
de classe et sur le stade. Il faut accepter que la pédagogie
actuellement pratiquée dans la majorité des écoles
ne soit pas une source de motivation suffisante pour l'élève.
La motivation se crée par un environnement stimulant fondé
sur l'activité. La passivité n'a jamais engendré
la motivation, mais plutôt la dépendance.
Pour
résumer ces qualités du professeur de demain , ce
professeur doit appliquer une «TRIADE » dans son enseignement
:
- Élève/Élève.
- Élève/Enseignant.
- Enseignant/ Élève.
À qui enseigner ?
Les
jeunes perçoivent l'instruction comme un moyen pour arriver
à se tailler une meilleure place dans le monde du travail
et de l'emploi. C'est donc une valeur trouble dans la situation
actuelle. Les jeunes ne valorisent pas le contenu de l'instruction,
mais bien la valeur du diplôme en soi. Généralement,
ils ne trouvent pas d'attrait dans les contenus d'apprentissage
imposés par les programmes scolaires. Ils doutent de l'utilité
de la majorité des apprentissages exigés par l'école.
Du
moins, ils n'en voient pas la portée. Et l'école ne
prend guère de temps pour la leur expliquer. Dans tout ce
contexte, les jeunes veulent un diplôme et ils sont prêts
à «endurer» l'école assez longtemps pour
l'acquérir.
Quelles
sont les demandes des jeunes à l'égard du quotidien
de l'école ? Elles sont peu nombreuses, mais elles manifestent
le souhait d'un changement en profondeur fondé sur des attentes
et des préoccupations importantes.
Les
jeunes exigent de nous une pédagogie différente :
•
Une pédagogie qui mise sur l'activité plutôt
que sur la passivité.
• Une pédagogie qui utilise des moyens modernes d'apprentissage.
• Une pédagogie qui prend en compte le fait que l'on
n'apprend pas tous de la même manière et à la
même vitesse.
• Une pédagogie juste pour tous les élèves.
• Une pédagogie qui permet de comprendre pourquoi on
doit apprendre certaines choses.
Quoi
enseigner ? (programmes)
L’enseignement général est un sport mental.
S’il n’est pas accompagné par un enseignement
d’un genre différent, il devient non équilibré.
Pour cela, nous devons faire du sport une matière à
enseigner pour qu’il devienne une pédagogie et un enseignement
du corps et de l’esprit. Matés, ces deux derniers apprennent
à se plier à la volonté, et ceci grâce
à l’entraînement, au travail continu et aux exercices
quotidiens et répétés. A ce moment-là,
on peut dire : un esprit équilibré dans un corps équilibré.
Nous
prenons à tire d'exemple les acquisitions fondamentales dans
chaque matière enseignée, à la fin du cycle
3 du primaire, (cycle des apprentissages fondamentaux). Celes-ci
doivent être, comme à la fin de chaque cycle de deux
sortes : spécifiques et transversales.
Compétences
spécifiques :
•
Réaliser une performance mesurée (sauter loin, lancer
fort, courir vite)
• Adapter ses déplacement à différents
types d’environnements (grimper, rouler, glisser…)
• S’opposer individuellement ou collectivement (duels,
jeux de raquettes, jeux collectifs…)
• Concevoir et réaliser des actions à visée
artistique, esthétique,ou expressive (danse, mime, activités
gymniques…)
Compétences
transversales :
Parler
:
• Utiliser le lexique spécifique de l’EPS dans
les différentes situations didactiques mises en jeu.
• Participer à l’élaboration d’un
projet d’activité.
• Expliciter les difficultés que l’on rencontre
dans une activité.
Lire
: lire une règle de jeu, une fiche technique, et les mettre
en œuvre.
Ecrire
:
• Rédiger une fiche technique permettant de réaliser
un jeu.
• Noter les performances réalisées.
• Rendre compte d’un événement sportif
auquel la classe a participé.
Exemple
: Danse
•
Compétences spécifiques en EPS : participer à
des activités collectives en y tenant des rôles différents
et en respectant les règles.
• Compétences transversales : sensibiliser à
la danse, au théâtre, à la musique, à
l'expression dramatique
Quoi enseigner ? horaire Liban (écoles officielles 30 semaines)
Cycle1/3classes Cy.2/3clas. Cy.3/3clas. Cy.4/3clas. Cy.5/2+1clas.
Total
H/semaine/classe 0 2 2 2 2?1 23
H/année/cycle 0 180 180 180 150 690
Quoi enseigner ? horaire Liban (écoles privées 32
semaines)
Cycle1./3classes Cy.2/3clas. Cy.3/3clas. Cy.4/3clas. Cy.5/2+1clas.
Total
H/semaine/classe 20 2 2 2 2?2 30
H/année/cycle 192 192 192 192 192 960
Quoi enseigner ? horaire France (35 semaines)
Cycle1/3classes Cy.2/3clas. Cy.3/3clas. Cy.4/3clas. Cy.5/2+1clas.
Total
H/semaine/classe 3 3 3 3 2?1 42
H/année/cycle 315 315 315 315 210 1470
Tableau comparatif des horaires
Écoles
officielles Écoles privées Progr. français
H/semaine 23 30 42
H/année 690 960 1470
Avec quoi enseigner ? (infrastructure et matériel)
Les
équipements sportifs mis à la disposition des enseignants
induisent le choix des pratiques. L’idéal est de pouvoir
bénéficier d’espaces couverts et d’autres
extérieurs déjà prééquipés
(terrain avec traces pour jeux collectifs, zone de prise d’élan
plus bac à sable, piste d’athlétisme…
salle équipée pour la gymnastique, pour le sport de
combat, terrain couvert pour la période hivernale ou les
trop grandes chaleurs…)
Selon
les lieux existants, les enseignants peuvent proposer certains aménagements
en fonction de leur expérience et niveau de pratique sportive.
(Par exemple, un mur d’escalade, une salle de danse ou de
tennis de table…)
Si
l’on veut favoriser réellement le développement
du bien-être physique et d’une culture sportive au sein
de l’établissement il est indispensable de prévoir
un volume horaire minimum (3h00/ semaine) avec des possibilités
de prolonger ou d’élargir les activités sportives
en dehors du temps scolaire.
Il
existe un matériel de plus en plus sophistiqué et
spécialisé en fonction des âges de l’enfant.
Sécuritaire, robuste il est hélas très onéreux.
On peut parfois le remplacer par du matériel de récupération
(cartons de différentes tailles, bouteilles plastiques…),
on peut aussi le faire fabriquer à moindre coût (petits
matelas, lattes…) mais il est souvent nécessaire de
recourir aux professionnels si l’on veut garantir la sécurité
des enfants (gros matelas pour le saut en hauteur, tatamis de judo…)
Avec
la programmation de l’E.P.S. il est possible d’une part
d’étaler le budget sur plusieurs années en fonction
des priorités et de compléter et enrichir petit à
petit ce dont on dispose. (exemple / gym : 2003- achat d’un
tremplin ; 2002 – fabrication de plans inclinés et
poutre ; 2001- fabrication de petits matelas et achat d’un
gros tapis de réception…)
La réalité du sport au Liban :
Dans
les années 70, la Direction Générale de la
Jeunesse et du Sport a réuni sous son égide des élèves
du Liban de tous les départements. Ainsi, elle comprenait
un grand nombre de sportifs pour lesquels elle organisait des concours
différents.
Actuellement, seuls les clubs réunissent les sportifs et
s’occupent d’eux et cela sous la supervision d’associations
majoritairement inefficaces et fictives.
Aujourd’hui,
nos sportifs sortent des clubs et des institutions privées.
Ils ont fourni des efforts et ont atteint un certain niveau : des
champions au Liban seulement, et cela grâce à leurs
efforts, à leur amour du sport qu’ils pratiquent et
à leur propre argent.
Nos
sportifs universitaires sont les sportifs des clubs locaux, leurs
entraîneurs sont
aussi ceux des clubs. Nous n’avons aucun entraîneur
contractuel avec l’Association Libanaise Sportive Universitaire.
En outre, aucune université, mise à part l’AUB,
ne donne au sport sa place dans l’enseignement, la pratique
et le suivi des sportifs.
Il
était prévu dans « Le nouveau plan pédagogique
au Liban-1994 », dans le 8ème volet « chapitre
des activités de la jeunesse et du sport », la formation
durant 2 mois du nombre nécessaire de professeurs, de sportifs,
de conseillers sociaux et d’inspecteurs dont le nombre est
de 120. Si nous prenons la moitié de ces éléments
comme sportifs, cette formation coûtera (30 éléments
uniquement), 18,000 dollars U.S. Comment donc former des professeurs
non spécialisés en 2 mois et avec cette somme ?
De
même, le plan a prévu de fonder 120 clubs pluridisciplinaires
sur 3 ans pour la somme de 600,000 dollars U.S., càd 5,000
dollars pour chaque club. Comment mettre ceci à exécution
?
LIBAN:
écoles; élèves et professeurs. Statistiques
2002/2003
•
Écoles : 2,698
• Élèves : 905,000.
• Profs. : 85,000.
LIBAN:
universités et professeurs en EPS. Statistiques 2003/2004
•
UL 1997, 131 licenciés en enseignement.
• BALAMAND 1994, 26 licenciés en enseignement &
23 lic. universtaires.
• NDU 1997, 6 licenciés en enseignement.
• UPA 1997 26 licenciés en enseignement.
LIBAN
: équipements et stades
Stade
Piste/m. Pr/Pu. Coul. T.Couv. Maté.
C.Chamoun 400/Tar. Pu. 8 Oui Com.
Tripoli 400/Tar. Pu. 8 Non Inex.
Saida 400/Tar. Pu. 8 Non Inex.
Beyrouth 400/Tar. Pu. 6 Non Com.
Jamhour 400/Tar. Pr. 6 Oui Com.
Jounieh 400/T.b. Pu. 6 Oui Inex.
Baalbeck 400/T.b. Pu. 6 Non Inex.
Baabda 333/T.b. Pr. 4 Oui Com.
Champville 300/T.b. Pr. 4 Oui Com.
Bourj Hammoud 400/T.b. Pu. 6 Non Inex.
Abréviations:Tar/Tartan;
Pr./Privé; Pu./Public; T.b./Terre battue; T.Couv./Terrain
Couvert; Com./Complet; Inex./Inexistant; Coul./Couloir
En 1949, a été fondé au Liban l’Organisme
Sportif Scolaire et Universitaire (OSSU) et qui comprenait dans
les années 60, 70 institutions scolaires et universitaires
et 1600 sportifs.
Je
me demande ici ce que font les responsables du sport au Liban et
les responsables de nos écoles :
-
Ont-ils préparé nos athlètes pour les prochains
Jeux Olympiques en 2004? Ont-ils les terrains, les équipements
et les personnes pour former les fans de sport et les surdoués
pour la compétition ?
- La Direction Générale de la Jeunesse et du Sport
a-t-elle l’intention de reprendre son rôle en organisant
le sport scolaire au niveau des départements et de tout le
Liban ?
- La loi de l’organisation des associations sportives qu’attendent
les sportifs depuis des années demeure prisonnière
en attendant d’être libérée. Jusqu’à
quand ?
- Les clubs fictifs sont un moyen de pression sur les associations
sportives, manipulés par les politiciens, les hommes influents
et cela pour leurs propres intérêts. Quand le glas
sonnera-t-il pour ces clubs-là ?
- Les responsables travailleront-ils pour mettre au point des programmes
d’enseignement sportif tout au long des 16 années d’enseignement
scolaire, ou les heures d’enseignement resteront-elles telles
quelles dans la plupart des écoles, des heures où
l’on perd du temps ?
Pourquoi
donc les écoles privées ne commencent-elles pas à
donner au sport une importance suffisante pour en faire une matière
à enseigner, dotée de livres et de programmes qui
lui soient propre ?
Pourquoi
ne prévoyons-nous pas diverses écoles : Des écoles
d’enseignement et d’art, des écoles d’enseignement
et de musique ou des écoles d’enseignement et de sport.
Le surdoué dans un certain sport ou art obtiendra un bon
bagage d’enseignement dans sa spécialisation, en parallèle
avec ses études générales. A ce moment-là,
nous aurons des surdoués dans tous les domaines : artistique,
sportif ou scientifique….
Conclusion
:
Les
capacités de nos jeunes sont grandes, nos jeunes générations
ont le don de la générosité, du sacrifice et
de la patience. Nos jeunes ont soif d’apprendre, de progresser
et de briller dans les domaines de la science, de l’esprit
et du sport et ceci à une échelle mondiale.
Offrons-leur
le bien-être et l’honnêteté dans nos rapports
mutuels.
Offrons-leur
le positivisme à travers notre expertise car ils ont eu leur
lot de peine, de corruption et de politique.
Planifions-leur
un avenir souriant, riche en science et savoir.
Préparons-leur des endroits adéquats pour qu’ils
y fassent exploser leur potentiel et laissons libre cours à
leur lutte « avec eux-mêmes contre la nature des choses
», pour qu’ils deviennent grâce à l’aide
des professeurs, des entraîneurs et des programmes spécialisés,
la fierté d’un peuple qui voit grand.
TOP

Allocution de M. Marc FRANCAUX
Président de l’Institut d’Éducation Physique
Université Catholique de Louvain - Belgique
Excellences,
Monsieur le Recteur,
Mesdames, Messieurs,
Le
mouvement est la signature de la vie ! Et l’immobilisme c’est
la mort, aimait à dire un de mes prédécesseurs,
le professeur André Storm.
Dès notre vie intra-utérine nous sommes capables de
mouvements. Aux cours de notre petite enfance, nous développons
notre motricité de façon extraordinaire en maîtrisant
successivement la marche, puis la course, puis des mouvements de
plus en plus fins indispensables au développement de notre
aptitude à communiquer et donc à notre socialisation,
et par là même à notre capacité d’expression
artistique.
Adolescent, adulte, la pratique régulière d’activités
physiques et sportives nous permet notamment d’acquérir
et de maintenir une bonne condition physique, gage d’une bonne
santé, d’un bon équilibre psychologique favorisant
notre épanouissement personnel.
Le vieillissement de la population et ses habitudes de plus en plus
sédentaires poseront à la société de
demain d’importants et de passionnants défis en matière
de santé publique et d’équilibre social. A l’Institut
d’éducation physique et de Réadaptation de l’Université
catholique de Louvain, un enseignement intégré en
sciences et en techniques de la motricité a la prétention
de préparer idéalement ses étudiants à
relever ces défis qui comme vous l’avez compris couvrent
toutes les périodes de la vie de la naissance à la
sénescence.
L’Université catholique de Louvain a été
fondée en 1425 par une bulle papale signée de la main
de Martin V. Elle comptait alors trois facultés: droit, médecine
et arts. La Faculté de théologie s'adjoindra en 1432.
Le théologien et humaniste Érasme, le géographe
Mercator, l'anatomiste Vésale la fréquenteront Université
au XVIe siècle. Lemaître, initiateur de la théorie
du Big-Bang et De Duve prix Nobel de médecine y seront professeur
au XXe siècle.
L'université connaît les heurs et malheurs de l'Histoire:
fermée sous la domination française (1797), rouverte
par les évêques en 1834, elle est bombardée
au cours des deux guerres mondiales (toute sa bibliothèque
est perdue dans l'incendie de 1914).
Elle voit aussi les conséquences de la démocratisation
des études universitaires. Au cours des années soixante,
les effectifs de l'Université passeront de 4 610 à
13 772 étudiants !
Mais c'est tout près de nous, au vingtième siècle,
qu'il faut chercher un nouvel événement majeur de
son histoire. En 1971, suite aux pressions du monde politique flamand,
hostile au maintien d'une université francophone sur le sol
de la Flandre, l'Université catholique de Louvain est purement
et simplement dédoublée en deux universités
distinctes, l'une flamande qui reste à Louvain (en néerlandais
Leuven) et l'autre francophone qui émigre dans la région
du Brabant wallon, sur une terre qui prend le nom symbolique de
Louvain-la-Neuve où est implanté notre Institut d’Education
physique.
L’université compte maintenant dix facultés,
une cinquantaine de départements et environ 200 unités
de recherche. Elle accueille plus de 20,000 étudiants et
n’est pas peu fier de pouvoir compter parmi membres, quasi
un étudiant étranger pour quatre étudiants
belges, preuve s’il en est de son rayonnement international
dans le domaine de l’éducation, des sciences et de
la culture, mais aussi preuve de son ouverture au Monde et son soucis
à voir partager les compétences acquises à
travers les siècles de son Histoire. On estime qu’actuellement
plus de 150,000 personnes vivant à travers le monde ont reçu
leur formation à l’UCL. Trente-trois étudiants
libanais y sont pour l’instant inscrits dont quatre ont d’ores
et déjà été admis au sein de notre département.
L’Institut d’Education physique et de Réadaptation
est un département de la faculté de Médecine.
Il compte 629 étudiants. On y dispense des formations basées
sur les sciences de la motricité. Il nous plaît à
dire que les études que nous proposons sont des études
en mouvement ! Ce dénominateur commun se décline en
une formation en éducation physique et une autre en kinésithérapie
et réadaptation. Le programme est un subtil mélange
entre des sciences exactes, des sciences biomédicales et
des sciences humaines amenant les éducateurs physiques à
optimaliser les potentialités motrices humaines alors que
les kinésithérapeutes ont plutôt mission de
les restaurer.
L’activité de recherche est le fondement indispensable
à un enseignement de haut niveau. Elle permet d’aborder
les concepts et les connaissances les plus nouvelles. La très
grande majorité de nos professeurs sont également
des chercheurs reconnus dans les matières qu’ils enseignent.
Nous sommes soucieux de rapidement confronter les jeunes étudiants
à la démarche scientifique rigoureuse et à
l’esprit critique propre à la formation universitaire.
Concrètement, l'activité d’une de nos unités
de recherche est centrée sur l'optimalisation de l'intervention
en motricité humaine. Elle tente de répondre à
une série de questions qui se posent journellement aux acteurs
de terrains :
• Comment les professeurs enseignent-ils l’éducation
physique ?
• Quelles interactions établissent-ils avec leurs élèves
?
• Comment intègrent-ils leurs cours dans le curriculum
scolaire ?
• Comment prennent-ils en compte les représentations
sociales de l’éducation physique ?
• Comment les enfants apprennent-ils en situation libre ?
Une
autre unité de recherche, celle à laquelle j’appartiens,
s’intéresse à la physiologie et à la
biologie de l’exercice. Nous essayons de comprendre les mécanismes
fondamentaux qui président à l’adaptation du
muscle à l’entraînement, mais également
à ceux qui sous-tendent la fonte musculaire dans des états
pathologiques comme les myopathies ou durant la sénescence,
par exemple.
Un
troisième groupe s’intéresse à la marche
pathologique chez l’enfant et aux moyens d’y remédier.
Le même groupe étudie également les phénomènes
neurophysiologiques qui expliquent l’apparition de la douleur
et à ceux qui contrôlent les mouvements de préhension
avec des applications assez spectaculaires comme celles en microgravité.
Notre
équipe de biomécaniciens s’intéresse
à la locomotion terrestre à la fois chez l’homme
et les grands mammifères. Ils participent également
aux campagnes de vol paraboliques organisés par l’Agence
spatiale européenne (ESA) afin d’étudier la
forme que prendrait la marche sur la planète Mars si l’Homme
venait à y mettre le pied.
Toutes
ces équipes de recherche accueillent bien sûr des étudiants
en DEA et en doctorat, belges et étrangers. Aussi, est-ce
avec plaisir que j’ai entendu la volonté de l’Institut
d’Education Physique et Sportive de l’Université
Antonine de voir ses meilleurs étudiants venir se former
à l’Université catholique de Louvain à
un niveau de DEA, voire de doctorat. Lors d’une de ses visites
en Belgique, le père Fadi Fadel m’avait informé
de ce souhait et nous avions rapidement conclu à la nécessité
de sceller un accord de collaboration dont je suis heureux aujourd’hui
d’être porteur. Sans la moindre hésitation notre
Recteur, le professeur Marcel Crochet, a donné caution à
ce projet. C’est pour moi un très grand honneur d’être
reçu parmi vous (et je vous en remercie sincèrement)
pour signez cet accord, mais aussi et surtout dirais-je pour partager
au cours du colloque qui nous attend nos conceptions de la pédagogie
universitaire moderne.
Soyez
assuré Monsieur le Secrétaire général
que les étudiants que vous nous enverrez seront les bienvenus
dans un pays et dans une université empreints de tolérance
et de multi-culturalité. Nous nous efforcerons de contribuer
à l’excellence de leur formation et je suis sûr
qu’ils pourront par la suite concourir au développement
des activités physiques et sportives au sein de leur pays
d’origine et contribuer ainsi au bien-être et à
la santé de la population libanaise.
Je formule le vœu que notre collaboration soit des plus fructueuses
au profit des étudiants dont nous avons la charge et au profit
de la population de nos pays respectifs.
Je
vous remercie pour votre attention.
TOP

Allocution
de M. Nizar GHARIB
Chef du bureau de la formation continue,
Centre de recherche et de développement pédagogique
التدريب
المستمر لأساتذة
التربية الرياضية
مقدمـة
أكّد
الميثاق الدولي
للتربية والرياضة
في باريس عن
المنظمة الدولية
للتربية والعلوم
والثقافة على
" ان ممارسة
التربية البدنية
والرياضة حق
أساسي للجميع
ينبغي ان يكون
مكفولاً في
إطار النظام
التعليمي وفي
المجالات الأخرى
للحياة الاجتماعية
" ، كما أكّد
الميثاق ان
التربية البدنية
والرياضة يشكلان
عنصراً أساسياً
من عناصر التربية
المستدامة
في إطار النظام
التعليمي الشامل
الذي ينبغي
عليه ان يفسح
لهما المكان
والأهمية اللازمة
لتحقيق التوازن
ودعم الروابط
بين الأنشطة
البدنية والعناصر
الأخرى للتربية.
وفي هذا
الإطار حققت
وزارة التربية
والتعليم العالي
ممثلة بالمركز
التربوي للبحوث
والإنماء خطوة
كبيرة نحو إبراز
دور التربية
البدنية والرياضة
في تنشئة الطفل
من النواحي
البدنية والصحية
والحركية الى
جانب النواحي
النفسية والخلقية
والاجتماعية
وذلك بإصدار
منهج مادة التربية
الرياضية في
العام 1997 وكذلك
بالعمل على
تحقيق الأهداف
العامة لنظام
الأندية المدرسية.
وحتى
نكون منصفين
ولتحقيق الأهداف
الموضوعة لمهنة
التربية الرياضية
لا بد لوزارة
التربية والتعليم
العالي البدء
بالتعرف على
المشكلات التي
تحول دون تطبيق
منهج التربية
الرياضية والمعوقات
التي تقف دون
تفعيل الأندية
المدرسية ولاسيما
الأنشطة الرياضية
والشبابية
وتحديد مستلزمات
تطبيق منهج
مادة التربية
الرياضية وأدلة
المعلم التي
أعدها المركز
التربوي، وأسباب
عزوف عدد كبير
من المدارس
والتلاميذ
عن المشاركة
في البطولات
المدرسية وعدم
مشاركة تلاميذ
مراحل التعليم
الأساسي أسوة
بأقرانهم في
المدارس الثانوية،
ووضع الحلول
الملائمة للمشكلات
المطروحة مع
الاستنارة
بآراء المديرين
والمعلمين
في المدارس.
وفي هذا
الإطار أصدر
مجلس الوزراء
قراراً بفتح
دور المعلمين
والمعلمات
للتربية الرياضية
(مراكز المحافظات)،
حيث قامت هذه
الدور، وعبر
خطة خمسية،
بإعداد وتخريج
650 مدرساً للتربية
الرياضية تمّ
توزيعهم على
جميع مدارس
لبنان عبر المديرية
العامة للتربية
في وزارة التربية
والتعليم العالي.
وما يهمنا
في هذا اللقاء
هو تسليط الضوء
على الجزء الثاني
من مشروع التعليم
العام (PEG)هو
تحسين نوعية
التربية والعليم
لا سيما الفقرة
(ب) حول وضع جهاز
دائم للتدريب
المستمر للمعلمين.
أما المبادئ
العامة التي
تمّ التركيز
عليها هو انه
لا يمكن القيام
بأي إصلاح تربوي
دون المعلمين
كما ان الحوافز
تشكل عنصراً
أساسياً في
كل عملية إصلاح
ولا يقوم النظام
التربوي بوظيفته
إلاّ من خلال
المعلمين وبالتالي
لا يمكن ان يتطور
إلاّ بفضلهم
وبهم وبتعبير
آخر ان أي تجديد
أو إصلاح تربويين
لا يمكن ان يتحققا
إلاّ بتوفر
شرطين أولهم
أن يدرك كل
معلم أهداف
التجديد والإصلاح
التربويين
إدراكاً عميقاً
وأن يتبناها
ويلتزم بها
في عمله اليومي.
أما السبب
الثاني الذي
دفع الى التركيز
على أهمية التدريب
المستمر فيعود
الى واقع المعلمين
في لبنان وبنوع
خاص معلمي القطاع
الرسمي حيث
أنهم غير مهيئين
كفاية لمواجهة
التحدي الذي
تمثله المناهج
الجديدة وهي
جديدة بمحتواها
وبطرائق تدريسها.
لذا يهدف
هذا المكوّن
الفرعي من مشروع
التعليم العام
(Sous composante du PEG)
في الدرجة الأولى
الى توفير وسائل
التأهيل الذاتي
للمعلمين أثناء
الخدمة والإفادة
من التدريب
المستمر عند
الضرورة ويستند
مبدأ التركيز
على اهمية التدريب
الى فكرة رئيسة
مفادها ان المعلم
بعد فترة الإعداد
يطور تدريبه
بالممارسة
وان الكفايات
المهنية لا
تنتج عبر مجرى
تطبيق القواعد
والمبادئ النظرية
ولكن عن نشاط
واعٍ ومستمر
يؤدي أيضاً
الى تحويل الممارسة
الى نظرية أحياناً.
ان إنشاء
جهاز دائم للتدريب
المستمر في
لبنان بإدارة
المركز التربوي
للبحوث والإنماء
(مكتب الإعداد
والتدريب) يعني
ذلك ان المقصود
هو توفير مناخ
يعتمد على جهاز
يؤمن لكل معلم
الوسائل الآيلة
الى تغيير سلوكه
وذهنيته لكي
يتقبل ثقافة
تدريب حقيقية
وراسخة وفي
الواقع ان المعلم
كي يتمكن من
متابعة طفل
أو مراهق في
طور التعلم
وإدراك استراتيجيات
هذه الحالة
لا بد له ان يضع
نفسه في حالة
تعلم مستمر
يضمن هذا المبدأ
قيام هذا المعلم
بالتفكير في
ممارساته ووسائله
التعلمية من
جهة وبإجراء
تحليل صحيح
للوضع التطوري
لدى المتعلم
من جهة أخرى.
يشكل
هذان النشاطان
المبدأين الأساسيين
للتجربة التربوية
الناجحة ومن
خلال إنشاء
جهاز دائم للتدريب
أراد معدّو
المشروع ان
يضعوا بتصرف
المعلمين الإمكانيات
البشرية والتقنية
والتوثيقية
التي تؤدي الى
مساعدة المعلم
على تكييف نشاطاته
المهنية وفق
تطور حاجات
التلاميذ.
الجهاز
الإداري والفني
لجهاز التدريب
المستمر : ان
جهاز التدريب
المستمر للمعلمين
المقترح يرتكز
بمجمله الى
بنية التدريب
المستمر الإدارية
والفنية الحالية
وهي : مكتب الإعداد
والتدريب،
اللجان الفنية
للتدريب التي
ترئسها رئيسة
المركز التربوي
للبحوث والإنماء
أما على مستوى
المناطق يتم
إنشاء مراكز
للموارد داخل
دور المعلمين
والمعلمات
ولجان توجيه
في المناطق
تضم ممثلين
عن مختلف المؤسسات
التربوية.
ان غاية
اتفاقية التمويل
رقم 165/2000 بين حكومة
الجمهورية
اللبنانية
وحكومة الجمهورية
الفرنسية لتنفيذ
المشروع " المساعدة
في إنشاء جهاز
دائم للتدريب
المستمر للمعلمين"
هي تقديم الجمهورية
الفرنسية مؤازرة
مالية بشكل
هبة الى الجمهورية
اللبنانية
بغية تنفيذ
المشروع. تقوم
دائرة التعاون
والنشاط الثقافي
التابعة للسفارة
الفرنسية في
بيروت والدوائر
المختصة في
وزارة التربية
والتعليم العالي
بوضع هذا المشروع
موضع التنفيذ،
كما تتولى لجنة
لبنانية فرنسية
متابعة المشروع
الذي يتألف
من مكونين :
الأول : تأهيل
المدربين المسؤولين
عن التدريب
المتسمر للمعلمين
الثاني : وضع
المراجع (documentation)
في تصرف المعنيين.
وهنا لا بد من
تحديد المبادئ
الخمسة التي
بني على أساسها
جهاز التدريب
المستمر :
المبدأ الأول
:
الاستمرارية
La continuité
وذلك يعني امتداد
التدريب على
كامل السنة.
أ - خارج اوقات
الدوام التعليمي
– انعدام الحوافز
ب - إلزامية
التدريب – عدم
ترك الخيار
للمعلم – انعدام
الحوافز
لجعل التدريب
مستمراً يجب
إيجاد الحوافز
له، ومنها :
1.التدريب
في أثناء الدوام
2.إيجاد
آلية لإلحاق
المعلمين بالتدريب
في أثناء الدوام
مع إيجاد بدائل
لهم في صفوفهم.
3.خطة
للتدريب متماسكة
وشفافة دون
إثقال روزنامة
المعلمين من
جهة والإدارة
من جهة أخرى.
المبدأ الثاني
:
الانتظام في
عمل جهاز التدريب
La permanence
وهذا يعني دوام
التدريب واستمراريته
مما يستدعي
العمل على أمرين
اثنين :
1.
العمل على وضع
آليات تشغيل
لمركز الموارد
مشرعنة ومعترف
بها وطويلة
الأمد.
2.
تعزيز انتظام
العمل في جهاز
التدريب عن
طريق تأمين
دورات تأهيل
مستدامة للموارد
البشرية وتجديدهم
بشكل مستمر.
فلذلك نبدأ
مشوارنا بتدريب
الـ 100 مدرب الذين
اخترناهم قريباً،
في فرنسا مع
ارتقاب برنامج
تدريبي مستمر
يتناول الى
جانب النواحي
الأكاديمية
الكفايات المهنية
والتربوية.
المبدأ الثالث
:
وهو مبدأ يعزز
مبدأ الانتظام.
وهو مبدأ التواصل
La communication
أي مبدأ تعميم
الخبرات ونشرها
لتطال شرائح
المعلمين في
مختلف المناطق
وعلى كافة المستويات
مما يستدعي
تجهيز مراكز
الموارد بالتقنيات
الحديثة أي
بشبكة تواصل
تربط مراكز
التدريب بعضها
ببعض
(RIDS)
شبكة المعلومات
والوثائق،
ونأمل في المدى
البعيد أن ترتبط
مراكز التدريب
بشبكة مدارس
المنطقة مما
يعمم إفادة
التواصل وتبادل
المعرفة والخبرات
ويبرر المبدأ
الرابع الذي
استندنا اليه
وهو :
المبدأ الرابع
:
جعل التدريب
مناطقياً
Régionalisation du Dispositif
وهذا يعني بناء
خطة التدريب
المناطقية،
على الحاجات
المحلية وعلى
تكييف التدريب
بما يتلاءم
مع متطلبات
الواقع (واقع
المعلمين والمناهج
...) ولهذا كان اختيارنا
للمدربين بحسب
منطقة السكن.
المبدأ الخامس
:
انطلاقاً من
مبدأ جعل التدريب
مناطقياً فإننا
نسعى الى توحيد
وانسجام Harmonisation
في آليات التشغيل
وتوحيد في أدوات
المتابعة والتقييم
وفي تأطير أعمال
التدريب في
كل مركز من مراكز
الموارد يتفق
مع :
- روحية المناهج
وأهدافها
- دفتر الشروط
المناطقي (الذي
يلتزم بدفتر
الشروط الوطني)
- نتائج الدورات
السابقة التي
تساعد المد\رب
على تصحيح ممارساته
وتعديلها.
ومن هنا
فإن تشكيل وتجهيز
6 مراكز دور المعلمين
والمعلمات
في لبنان في
المرحلة الأولى
تطلّب 60 مدرباً
في إطار مشروع
التدريب المستمر
للمعلمين موزعين
على جميع الاختصاصات
في البرنامج
المدرسي ونصيب
مادة التربية
الرياضية هو
اثنان
حالياً حتى
يتسنى للمشروع
التقدم بخطىً
ثابتة ومعززة
ومنظمة.
TOP
Allocution
du Dr. Camille NAKOUZI
Coordinateur du département d’EPS,
Faculté de Pédagogie, Université Libanaise
EDUCATION
PHYSIQUE ET SPORTIVE
ETUDES ET METIERS
Article
1: Les programmes d’enseignement facultatif d’EPS sont
fixés conformément à: L’annexe du présent
arrêté.
Article
2:Le directeur de l’enseignement scolaire est chargé
de son exécution et qui sera publié au Journal officiel
de la République française.
C’est
en juillet 2002 que le ministre français de la Jeunesse et
de l’éducation nationale a remis l’EPS en avant,
reléguant au second plan toute étude traditionnelle
comme la musique, la littérature, le dessin et autre.
Cette
discipline, jadis réservée aux silhouettes géantes
et musclées, a beaucoup évolué durant les deux
dernières décennies pour devenir indispensable, je
dirai même vitale grâce aux progrès de la didactique
et de la théorie.
Le
monde de sport est devenu complexe. La médecine, la psychologie,
la gestion, la technologie, appelées à la rescousse,
se sont mises à son service. Les méthodes nouvelles
d’enseignement, d’entraînement ou de management
nécessitent des spécialistes de mieux en mieux formés.
Et c’est ce qui constitue une nouvelle occasion pour les étudiants
d’affirmer le concours de cette discipline et de clarifier
ses particularités.
L’EPS
valorise avant tout une formation corporelle générale
fondée sur l’acquisition d’une culture physique
et sportive, elle permet d’obtenir des citoyens cultivés,
lucides et autonomes.
La
multitude de ses matières donne accès à plusieurs
débouchés, en voici quelques - uns:
1.
Le journalisme: où une rubrique rapportant les dernières
actualités sportives serait rédigée au jour
le jour. Des éléments sur l’activité
physique, ses règlements, son évolution, et la diversité
de ses formes sociales pourraient aussi être mentionnés.
2. La critique sportive: elle ne se limite pas seulement à
relater les péripéties d’un match ou d’une
course, mais comprend en plus la maîtrise des techniques et
les tactiques spécifiques de l’activité en question,
elle éclaircit les règlements propres à chaque
jeu et fait connaître les noms des grands sportifs et l’histoire
de chacun d’entre eux.
3. L’arbitrage: les connaissances de ce métier correspondront
aux enseignements qu’on doit tirer de la pratique pour faire
parvenir tout un répertoire d’émotions.
4. Etre un guide sportif, est un choix à ne pas délaisser.
Il impose un grand équilibre affectif et du savoir –
faire. Dans les clubs spécialisés, pendant les marches
et le ski, dans différentes sortes de randonnées,
en mer pour la natation ou bien durant les plongées sous
marines, un moniteur trouvera sa place, sans oublier d’avoir
une attitude qui valorise l’honnêteté et le respect
de l’autre.
5. Travailler dans des groupes de renforcement de capacités:
ces centres tendent a renforcer physiquement des récupérés
de guerre, des jeunes gens à faible constitution et des retardés
mentaux. Ils s’occupent aussi de patients souffrant de différentes
pathologies médicales telles que les scoliotiques, neurologiques,
et traumatiques
6. Fonder et gérer un centre de rééducation:
La réadaptation à base communautaire est le fait des
spécialistes.
A - Ils mènent des activités de conseil d’information
auprès des personnes handicapées et résolvent
les situations conflictuelles entre eux et leurs familles.
B - Ils poussent ces dernières à coopérer effectivement
dans les prises de conscience des personnes incapables.
C - Ils encouragent les patients à prendre leur destin économique
en charge et par suite acquérir une certaine autonomie que
facilitera leur insertion dans la société.
D - Enfin, dans le cadre d’une méditation sociale et
d’une action de formation, ils peuvent faire des démarches
pour sensibiliser les patrons à l’emploi de ces personnes
là.
7. Au Liban, comme dans plusieurs autres pays, un diplômé
en EPS peut accéder au poste de Ministre de la Jeunesse et
des Sports. Sa place est confortée dans le dispositif national
en tant que ministre valideur. Pour cela, il se doit d’être
en cohérence avec les évolutions de la formation professionnelle
et de veiller à une mise en œuvre progressive et sans
rupture, en portant une attention particulière à ceux
qui auront à développer ce nouveau dispositif.
«
Quand faut- il commencer à éduquer un enfant de deux
mois ? » demanda – t’on à Napoléon.
Il répondit: « Vingt ans et deux mois avant sa naissance».
Ainsi, nous nous trouvons face a un grand point d’interrogation
quant à la façon de mettre à exécution
cette réponse: Un moyen unique s’impose:
L’enseignement:
A lui seul, ce mot peut englober tous les domaines déjà
cités. Ajoutons à cela:
- Une surveillance médicale comprenant les exercices sportifs
adéquats;
- une supervision de l’attitude corporelle;
- une éducation culturelle et pédagogique à
fournir;
- l’organisation des activités extrascolaires;
- la formation des groupes pour encourager le travail collectif
et la solidarité.
Tout
ceci va développer les capacités de chacun pour en
faire un être humain épanoui et responsable.
Tous variés soient - ils, les champs de travail gardent une
place remarquable pour un diplômé en EPS et c’est
à lui et à lui seul à faire de son métier
un domaine respectueux et brillant, copiant l’exemple de ses
professeurs qui poursuivent avec persévérance leur
noble but qu’est l’éducation.
Ces
futurs enseignants seront les tuteurs de cette éducation
par excellence, où s’y mêlent toutes autres ramifications.
TOP
Allocution du Dr.
Elie CHEDID
Enseignant d’éducation physique,
Département des sciences de l’éducation, Notre
Dame University
Throughout the 20th century, Anglophone education struggled with
the amount and type of physical education and sport that should
be available in schools. A main factor in this struggle was the
notion of which type of education curriculum should be emphasized
in student learning. The two main types of student education, that
are debated even to this day are, the whole child/student education
curriculum vs. the academic child/student curriculum. Briefly stated,
the whole child education curriculum, as you know, looked at the
student as a whole. In other words, under whole child education,
the student was educated academically, artistically, physically,
socially and emotionally. The curriculum was general and inclusive
promoting student learning through math, english and science while
employing substantial amounts of instruction in the arts, physical
education and sports and included counseling and social events such
as school dances, class trips and excursions. On the other hand,
the academic child curriculum places great emphasis on science,
math, technology and english language. Little to no emphasis is
given to the arts, physical education and sport.
So
throughout the twentieth century, Anglophone education vacillated
between whole child vs. academic child education. Each time the
pendulum swung and anglophone education employed academic child
education; physical education programs were greatly reduced and
sometimes eliminated. Each time physical education and sport programs
were reduced or eliminated; health concerns of student began to
rise. For example, in the mid-1950's the Soviet Union was first
to launch a space ship into orbit. Concern about the Soviet Union's
advance in technology sent the U.S. education system scrabbling.
At that time the academic child form of education took precedence
with physical education and sport programs being reduced or cut
altogether.
Since
the mid-twentieth century to date, several childhood health problems
have been steadily increasing and are directly related to the amount
of physical activity a child engages in. Childhood obesity and childhood
diabetes have been steadily increasing in the U.S., for example,
since the mid-twentieth century.
Just
last month , in april of 2004 the U.S government health department
has determined what many physical education professionals have suspected
for along time .The determination was that the U.S with all its
medical and scientific expertise and advancements , is the country
with the highest rate of obesity in the world . Now the U.S government
is again looking to the physical education and sport program in
schools to help address and alleviate America's problems with obesity,
which, include a high rate of childhood/ student obesity. The U.S,
with all its cutting edge health research still has one of the highest
incidents of heart disease in the world. Again , one of the measures
the U.S government is implementing is an increase in the amount
of physical activity students received at all levels of their formal
education .The idea here is prevent the problems of heart disease
obesity and diabetes.
So
convinced are the health professionals world wide that physical
education and activity are imperative that they have come to a dramatic
finding. The finding is that even if a person gets adequate sleep,
rest and follows a healthy diet combined with the right dietary
supplements, even with all these beneficial factors combined, that
a person will not obtain and maintain optimum health without an
adequate engagement in some sort of appropriate physical activity
.Just think of how important that is; you can do all the right things
for your health but without appropriate exercise you will not achieve
optimum health and wellness. We all know or should know the difference
that physical education and sport can make in all our lives at all
ages.
Proper
exercise can prevent and rehabilitate heart problems and cardiovascular
disease. Proper exercise increases human bone density which can
prevent injury. Human circulation and elimination processes are
greatly improved by regular exercise. Exercise has an overall anti-aging
effect in humans. Life expectancy is higher among individuals who
engage in regular physical activity compare to those who don't.
Sleep patterns are improved and stress is reduced with proper exercise.
I could go on and on.
Remember,
everytime major education systems, such as in the U.S, start to
reduce and cut physical education and sport in schools, the health
of the students begins to suffer. Each time such programs are reduced
or eliminated in schools, student suffer and each time these programs
have been reinstated in the schools in full force. This itself demonstrates
the importance and need for physical education and sport programs
in our schools. This program must not be reduced because history
has shown that when they are, there is a direct relationship between
the reduction of these programs and the reduction in the well being
of the students.
I
would like to mention another important aspect of physical education
and sport. Remember, we can no longer say to the health conscious
population to "play sports to get in shape". What we learned
is that the opposite is true especially at the start of a physical
activity program. People must "get in shape to play sports"
rather than play sports to get in shape. This way many orthopedic
injuries and other problems can occur if we simply begin playing
a sport without first preparing oneself physically for the sport.
This
is a critical point that physical education professionals and qualified
coaches are well aware of. Lastly , it is important to realize that
physical education is no longer simply a free period at school for
students to simply play and recreate .Physical education is also
oriented on public health issues and proper physical education and
sport goes hand in hand with the students academic, social and emotional
well being. Finally, physical education and sport in schools is
the main avenue where future athletes are identified and oriented
toward success. Without physical education and sport programs in
schools, the standout professional athletes of today could have
simply gone unnoticed.
TOP
|
| Séance
de clôture |
Allocution
de clôture du Dr. Jacques RUSTOM
Coordinateur de l’IEPS à l’Université
Antonine
Le projet d’EPS : Trois nécessités :
1- Pour l’enseignant
:
Comment peut-on fonctionner au sein d’une équipe
pédagogique si un tel projet n’existe pas ?
2- Pour l’élève
:
Si l’on souhaite que celui-ci puisse élaborer son
projet personnel, il faut qu’il ait en :
- référence, le projet d’EPS, et,
- connaissance, les modalités d’évaluation
qui s’y rattachent.
3- Pour les
autorités publiques :
L’existence de tels projets dans chaque établissement
permet :
- un contrôle plus rigoureux, et,
- une meilleure gestion de l’enseignement dans notre pays.
L’élève et l’EPS :
* L’EPS est :
- un droit pour TOUS, et,
- une matière à part entière qui accompagne
l’élève durant toute sa vie scolaire.
* L’EPS permet de transmettre certaines valeurs de notre
société.
L’élève et l’EPS : Éducation
à la Citoyenneté
- La socialisation
- La prise d’initiative
- Le fait d’assumer des responsabilités dans un groupe
L’école et l’EPS :
- Le projet d’EPS comme partie intégrante du projet
d’établissement.
- Les équipements
- La sécurité
L’école et l’EPS : Budget prévisionnel
- Achat du matériel
- Financement des événements sportifs
- Entretien régulier des infrastructures sportives
- Implication dans les tournois et le Championnat inter-scolaire
- Encadrement des activités extra-scolaires
Le sport scolaire : La politique de performance
- Apprendre et respecter les règles
- Connaître ses droits et ses devoirs
- Fortifier le sentiment d’appartenance
- Entretenir sa santé physique, mentale et sociale
- S’affirmer au niveau de la compétition
Formations académiques :
- La formation des :
- instituteurs : école normale
- enseignants : universités
- Et la formation
continue des professeurs d’EPS :
- diplômante, et,
- non-diplômante
Le sport scolaire : Conditions d’harmonisation
* Coordination interministérielle : MEN et MJS
* Choix stratégiques de recrutement du personnel diplômé
et qualifié :
- Instituteurs : école normale
- Professeurs : universités
Au lieu de la substituer par des :
- Entraîneurs ayant obtenu un Brevet d’État
ou diplômés par les fédérations
- Sportifs de haut niveau
TOP
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