
En présence de S.E.Dr. Khaled KABBANI
Ministre de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Supérieur
Le Recteur de l’Université Antonine
a le plaisir de vous inviter à la conférence inaugurale donnée par
S.E.M. Patrick RENAULD
Ambassadeur de l’Union Européenne au Liban
S.E.Dr. Ahmad JAMMAL
Directeur Général de l’Enseignement Supérieur
sur
À la recherche d'alternatives à la politique stagnante
Approche comparée dans l’Enseignement Supérieur
La conférence est suivie d’un débat animé par Mlle Tania MHANNA
Lieu : Université Antonine, Auditorium de la Faculté d’Ingénieurs, Hadath-Baabda
Date : Mardi 25 octobre 2005 à 15h00
Prière de confirmer votre présence
Allocution du P. Fady FADEL
Secrétaire Général de l’Université Antonine
Excellences,
Honorables invités,
L’inauguration du cycle de conférences et de colloques est pour nous un jour béni. Il marque un renouvellement de l’engagement et la même quête de l’excellence universitaire.
Le sujet que les éminents conférenciers débattent aujourd’hui, nous tient particulièrement à cœur, et l’Université s’est exprimée à ce propos depuis le coup d’envoi du processus de Bologne sur l’enseignement supérieur. Aussi, je ne souhaite point m’étendre sur les enjeux des mécanismes de contrôle de qualité et d’évaluation nationale dans l’enseignement supérieur, laissant pour cela le soin à nos invités, dont la finesse d’analyse et le tact reflètent toutes les valeurs d’un enseignement supérieur de qualité.
Je souhaite néanmoins rappeler que l’Université est un partenaire précieux pour le Ministère de l’Education Nationale, et que le développement statutaire et la sociologie des Conseils nationaux d’évaluation ne sauraient être réellement efficaces sans dialogue permanent avec les rectorats.
Par ailleurs, les colloques, les manifestations culturelles, et la recherche universitaire sont trois piliers du processus éducationnel. Ils permettent un questionnement pertinent sur les valeurs et aident à définir le projet national commun.
Mesdames et Messieurs,
Le mot de bienvenue est prononcé par le Révérend père Recteur Antoine Rajeh.
Révérend père, à vous la tribune.
كلمة الأب أنطوان راجح
رئيس الجامعة الأنطونيّة
لقاؤنا اليوم يهدف لا الى ذمّ واقع التعليم العالي في لبنان، أو دحض الخطاب الرسمي
بشأنه، بل الى مدّ الجسور بين أزمة الاوّل ومثاليّات الثاني، اي الى "التفاكر"
بالاجراءات والاصلاحات الكفيلة بتحرير هذا التعليم من قيود أثبت المستحدث منها، أنّها ليست الطريقة الفضلى لحمايته.
لسنا نطالب بتجريد الدولة من حقّها في تنظيم هذا القطاع الحيوي والاساسي من ضمن
سياستها الوطنيّة، الاّ انّنا في قراءة تحليليّة للواقع، نعجب من استدراك سياسة
وسمتها فوضى التراخيص والمعاهد والبرامج والشهادات بسياسة معقودة الآفاق، لا تعرف
للتنظيم وسيلة الاّ التجميد، في عصر يتحرّك بسرعة الفكر.
خلال جلسة مجلس الوزراء الحاصلة يوم الخميس الفائت، لفت فخامة رئيس الجمهوريّة الى
ضرورة حسم ملفّ الجامعات الخاصة وبتّ الطلبات المقدّمة، وتجاوب دولة رئيس مجلس
الوزراء فأوعز بالاسراع في بتّ هذه المواضيع الحيويّة، ونحن نحيّيهما على هذا
الاهتمام الذي أبدوه في حمأة انهماماتهما بما يطغى من هواجس في هذه المرحلة
الدقيقة. ولم تهدف زيارتنا لهما الى تذكير معالي وزير التربية بهذا الملفّ، هو الذي
يصل نهاره بليله ليعدّ اللازم بشأن شائكاته، بل الى تسهيل ادراجه على جدول أعمال
مجلس الوزراء والدفع للاحتكام فيه بغير معايير المحاصصة والمحسوبيّات.
في
قراءة للسنوات الاربع المنصرمة، وجدنا قطاع التعليم العالي، وهو أمسّ قطاعات
التربية حاجة الى مرافقة تغيّرات الواقع الديمغرافي، وتطوّر ميادين المعرفة، وتبدّل
حاجات سوق العمل بدرجة عالية من الديناميّة وروح المبادرة، (وجدناه) مكبّلا
بمعاملات "سلحفيّة" الايقاع خاضعة لسياسة عشوائيّة نست الجوهريّ في أدراج التأجيل
من عهد الى عهد، لتتفرّغ لطوارىء يوميّاتها ويوميّات الطارئين عليها.
النتيجة تعايش محيّر بين الواقع والشعار: في الواقع جمود على صعيد تفريع الجامعات
الموجودة فيما وتيرة التغنّي بشعارات اللامركزة والانماء المتوازن آخذة في الصعود.
في الواقع جمود على صعيد الترخيص لكليات واختصاصات جديدة، فيما شعارات التحديث
والعصرنة تملأ الصحف والأثير. في الواقع جمود في ما يتعلّق باستحداث أقسام الدراسات
العليا والمعمّقة والدكتوراه فيما ترهق آذاننا وأذهاننا بضرورة استعادة لبنان لدوره
الريادي كجامعة العالم العربي ورئته الثقافيّة.
فاذا كانت سياسة التجميد في المرحلة السابقة محاولة التفاف على تأثيرات الوصاية
التي كانت تتحكّم بمفاصل الدولة، اي حماية للتعليم العالي من استنسابات مدمّرة كانت
لتجعل اصلاحه مستحيلا...فقد آن الوقت، والدولة في طور استعادة زمام سيادتها،
لاخراجه من حجر صحّي يمنعه من النموّ بحجّة وقايته من المرض.
واذا كانت سياسة التجميد تقاعسا عن صوغ سياسة فعليّة تحترم شراكة القطاعين الخاص
والعام وتحتكم الى معايير الجودة، فلن نوفّر، كجامعات وكمجتمع مدني، جهدا لاطلاق
ورشة التفكير باصلاح القطاع أو للاسهام في صوغ الاطار المناسب لها.
شركاؤنا في ذلك أفراد يسعون من داخل مؤسسات الدولة لفكّ الطوق واستحداث الاليات
واللجان والمجالس الضروريّة لاحلال سياسة التقييم والتنظيم محلّ سياسة التجميد.
ونحن نريد أن نصدّق المسؤولين الحالييّن لا بل أننا نصدّقهم لانّهم عرفوا بصدقهم
واشتهروا به. وهنا تتوجّه انظارنا طبعا الى معالي وزير التربية الدكتور خالد قبّاني
وقد تلطّف بحضوره واصغائه، هو القاضي الرزين الذي لم يخف من شائكات الملفّ وحجمه،
لكنّه يحرص على الاطّلاع الدقيق على واقع الحال دون ان يتوانى عن الانهمام بصوغ
الاحكام المنصفة بشأنه. لن نضيف جديدا على معاني حرّية التعليم الدستوريّة، فهو
الأفقه فيها، ولذا فانّ انتظاراتنا ستؤول معه الى حلّ أكيد وعاجل، فكلّ الشكر
لمشاركته، وكلّ التقدير لمساعيه وجدّيته. معه نحيّي المدير العام للتعليم العالي
الدكتور أحمد الجمّال، وقد بات عرّاب التثقيف ومصانعه، يحاول بهدوئه ورزانته اتمام
ما يلزم على الرغم من صراخ الهيكليّة المنتظرة دعما واطلاقا.
شركاؤنا أيضا أصدقاء من العالم نستلهم خبراتهم..
Je remercie également Son Excellence M. Patrick Renauld, Ambassadeur de
l’Union européenne au Liban.
Décrivant les mutations
subies par l’université à l’époque des grands bouleversements qu’est la nôtre,
Joël Roman écrit :
« L’Université est beaucoup moins un
espace de débat qu’elle ne l’était, c’est la rançon d’un certain sérieux, et
peut-être aussi d’un certain clanisme. D’un côté, à l’université, on a des
règles sans débat, de l’autre, dans les médias, un débat sans règles… »
L’on ne peut que se demander : Est-ce
par allergie aux règles ou à cause d’une phobie du débat que l’État Libanais a
maintenu, pour quelques 4 ans, une politique de tutelle et de stérilisation à
l’égard de l’Enseignement Supérieur ? Est-ce pour contrecarrer l’esprit de
réforme et de changement qu’il est le seul à pouvoir promouvoir plus
profondément que la propagande médiatique qu’on l’enlise dans le statu quo?
sinon qu’est-ce qui justifierait cette politique fixiste qui contredit à la fois
l’esprit de décentralisation censé régir nos politiques développementales et le
souci de modernisation sans lequel nos établissements risquent de se transformer
en des musées du savoir?
Il pourrait s’agir, non
d’une politique délibérée, mais d’un facteur d’inertie qui alourdit le secteur
public et l’inhibe faute de moyens, de volonté politique ou simplement faute de
temps dans le pays des « grandes échéances », des moments historiques et des
urgences ne laissant à la planification qu’une place assez précaire sur les
agendas du pouvoir.
C’est pour confronter et
dialectiser deux visions de la gestion de l’enseignement supérieur que nous nous
rencontrons cet après midi. L’une desdites visions provient de l’intérieur du
Ministère, charriant une longue expérience en la matière et une connaissance
profonde de la spécificité du cas libanais, l’autre nous communique l’essentiel
de l’expérience européenne dans la substitution de l’esprit - et des
institutions - de l’évaluation et de l’accréditation à ceux de la tutelle.
Monsieur l’Ambassadeur,
L’histoire culturelle du
Liban Moderne est l’histoire de son osmose particulière et audacieuse avec
l’Europe. Nous ne manquerons pas à cette vocation, nous ne manquerons pas non
plus à celle, non moins importante, d’éviter de transformer cette osmose en
une simple imitation épigonale.
أحيّي عرّيفة اللقاء الاعلاميّة العزيزة السيدة تانيا مهنّا وعبرها تلفزيون ال
ل.بي.سي، ووسائل الاعلام كافة، كما أشكر، باسم أسرة الجامعة الانطونيّة، حضوركم
وانتظاراتكم لبلاغات الحقيقة. فاهلا وسهلا بكم.
Discours de l’Ambassadeur Patrick Renauld,
Chef de la Délégation de la Commission Européenne au Liban
Mesdames,
Messieurs,
Je reste frappé par le dynamisme pratique de votre université qui cherche toujours à renouveler ses méthodes afin de fournir un enseignement réellement adapté aux besoins du marché. Je ne suis pas un expert de l’éducation supérieure et je vais me contenter de vous dire quelques banalités. Je demande aux spécialistes de bien vouloir m’en excuser.
Nous constatons depuis quelques mois une véritable prise de conscience des Libanais de l’importance de l’éducation. Vous êtes bien élevé, vous ne réagissez pas à cette provocation.
C’est vrai que l’éducation supérieure libanaise est une des plus performante du monde. C’est vrai que grâce à la qualité de son éducation le Liban exporte son intelligence dans l’ensemble du monde. Et c’est un paradoxe. Le Liban fabrique des génies du management dont l’adaptabilité est reconnue par tous et le Liban les exporte. J’ai entendu même que les Libanais constituaient un produit d’exportation dont vous étiez fiers et que ces produits exportés vous rapportaient beaucoup d’argent.
Est-ce vraiment là le but d’une éducation et l’objectif d’un Etat. Sans doute pas et votre questionnement aujourd’hui en est la preuve.
Adaptation aux besoins du pays, aux besoins du marché. C’est la question que se pose aussi aujourd’hui une école française d’un certain prestige, l’ENA.
Le rapport demandé par le Premier Ministre n’était pas tendre :
« Le conformisme tend à s’imposer, le développement des aptitudes n’est pas encouragé, la connaissance des administrés et des entreprises n’est guère stimulée et l’ouverture au monde reste frileuse ».
A combien d’Ecoles et d’Universités ces critiques pourraient être faites ?
- Le conformisme.
Il existe d’abord dans la famille qui continue d’orienter ses enfants vers les diplômes de prestige. Combien de médecins de valeur sont obligés de s’expatrier faute de travail au Liban. Alors que l’on manque de techniciens et d’artisans.
- Le développement des aptitudes, la créativité, le sens critique. Quelles sont les universités qui en font leurs priorités alors que dans ce nouveau monde où la Chine produit aussi bien que tous, il va falloir inventer, imaginer.
- La connaissance des administrés et des entreprises. Il existe un potentiel fantastique dans la relation entreprise/université. L’université Antonine l’a compris. L’entreprise doit pouvoir obtenir de l’Université les agents dont elle a besoin. Et comment faire cela sans une concertation étroite. Mais l’entreprise est elle capable de définir ces besoins à terme 3 à 7 ans par exemple ?
Quels sont les chefs d’entreprises qui ont une telle vision ?
Eh bien c’est à l’Université, aux associations d’étudiants de les aider à avoir cette « vision ». Dans le cadre de Think Tanks, de réunions universités/entreprise.
Proposez si vous ne l’avez pas déjà fait aux chambres de commerce et autres Fédérations une réflexion sur les besoins des entreprises dans 3 à 7 ans.
- L’ouverture au monde. Si j’en juge par le manque de compétition véritable dans l’économie, par le protectionnisme libéral, spécificité toute libanaise , par son absence pendant ces dernières années sur la scène politique internationale je ne peux m’empêcher de constater que le Liban n’est pas ouvert au monde d’aujourd’hui.
Bien sûr il existe des raisons régionales.
Mais qui n’en souffrent pas ? Il existait une tutelle, elle s’estompe. Le Liban s’ouvre au monde par défaut et les Libanais en pâtissent et s’expatrient.
Il faut donc éduquer le Liban à devenir un Etat. Cette éducation ce sont ses enfants qui vont lui donner et parce qu’ils l’auront reçu de l’école, de l’université.
Une éducation non sectaire, non confessionnelle, non communautaire, une éducation ouverte, une éducation de citoyen.
Un Etat c’est aussi une administration respectée. Dans 10 ans presque la moitié des fonctionnaires partiront à la retraite. Avec les nouvelles générations, c’est le moment de reconstruire une administration efficace, transparente, au service de l’Etat. Restaurer l’image des fonctionnaires c’est une question de volonté politique mais c’est aussi une question d’éducation, de formation. C’est vous les experts.
Avant de conclure je voudrais souligner que si l’Université Antonine est une université de qualité, l’enseignement supérieur dans son ensemble a besoin de régulation et d’accréditation.
A ce propos, je vous rappelle quelques éléments du processus de Bologne. Les universités de 40 pays travaillent actuellement sur un système de contrôle de qualité de l'enseignement supérieur. Suite à la réunion à Bergen (mai) il a entre autre été décidé de mettre sur pied une Agence commune de contrôle de la qualité.
Qualité veut aussi dire reconnaissance:
L'objectif est que les diplômes licence / master / doctorat (LMD) soient reconnus dans les autres pays du processus de Bologne. Non seulement en termes d'heures d'enseignement (reconnaissance quantitative), mais surtout en qualité. Le European Credit Transfer System (ECTS) est le système qui devrait un jour s'appliquer dans tous les pays européens. Les 3 crédits obtenus dans un des programmes LMD dans une université dans le pays "X" sera reconnu dans le pays "Y" où l'étudiant pourra poursuivre le niveau suivant de ses études.
Aujourd’hui le processus n’est pas ouvert aux pays MEDA mais nous travaillons dans le cadre de TEMPUS-LIBAN à l'évolution vers le système ECTS et l'élaboration d'un système de contrôle de la qualité. Et pourquoi dans le cadre de la politique de voisinage ne pas travailler à l’intégration du Liban au Processus de Bologne. Je conclue sur cette réflexion.
Je vous remercie
Allocution de S.E.Dr. Ahmad JAMMAL
Directeur Général de l'Enseignement Supérieur
L'enseignement supérieur au Liban :
Actuellement, nous avons 41 établissements d'enseignement supérieur, reconnus par l’État libanais classes comme suit :
- Un établissement public (UL)
- 17 Universités privées
- 18 Instituts et collèges universitaires
- 5 Instituts universitaires de technologie
Ceci s'est associe a une vaste étendue de spécialité universitaire (115 spécialités) et a une augmentation de nombre des étudiants.
L'année 2004-2005, le nombre des étudiants dans les établissements d'enseignement supérieur était d'environ 141000.
Plus que la moitie est à l'université libanaise (70000 étudiants) ce qui représente 49.5%. Les autres sont partages comme suit :
- 17 établissements privés regroupent 45.5% des étudiants
- les 23 autres regroupent 5% des étudiants
Lois et Réglementations de 1'enseignement supérieur au Liban :
La première loi de l'organisation de l'enseignement supérieur a paru en 1961. Plusieurs décrets ont parus par la suite pour la mise en application de cette loi concernant l'equivalence et la reconnaissance des diplômes, la création du haut conseil de l'enseignement supérieur, la commission d'équivalence des diplômes, et la commission technique.
Deux points essentiels ont été traités par les commissions existantes :
- Etude des dossiers par la commission technique pour l'autorisation de la création d'un établissement ou d'une nouvelle spécialité dans un établissement existant. L'étude du dossier consiste à vérifier l'organisation administrative, l'infrastructure et les programmes de formation proposés.
- Etude des dossiers pour la reconnaissance des diplômes par la commission d'équivalence.
L'étude de dossier consiste à vérifier l'application, par l'établissement des programmes autorisés, la vérification des grades et diplômes des enseignants, la vérification de l'application par l’établissement des réglementations.
A signaler que les commissions ne font pas de visite sur site, elles n'évaluent pas les personnels (enseignants, étudiants, personnels administratifs et techniques). Elles n'évaluent pas les programmes de recherche individuels, les laboratoires ou les chercheurs. Et elles ne procèdent pas à un contrôle des dépenses.
Au plan administratif, l'état a créé « Le Ministère de la Culture et de l'enseignement supérieur » par la loi 215 date de 1993, qui est restée sans décrets d'application et d'organisation.
Depuis plusieurs actions sont menées par le MEES :
- Organiser plusieurs conférences nationales.
- Coordonner avec la commission d'éducation au parlement libanais, pour la mise en place d'un nouveau texte de loi sur l'enseignement supérieur public et privé.
- Mise en place d'une procédure d'audit des établissements par des comités indépendants et faire l’audit (visite sur site).
- Sensibiliser à l'importance de l'assurance qualité.
- Renforcer les liens entre les établissements et le MEES.
- Appliquer une politique d'information pour les citoyens (Guide, Site WEB).
- Encourager les établissements à tisser des liens avec des instituts européens et à faire des projets communs.
État actuel :
Un processus est en cours pour la restructuration et à la révision des textes des lois qui font référence à l'organisation de l'enseignement supérieur public et privé, je cite :
- La Stratégie de l'enseignement supérieur.
- La Loi de l'enseignement supérieur (publique et privé).
- La Loi d'organisation de l'UL.
- La Structure de la Direction Générale de l'enseignement supérieur.
Les objectifs visés sont les suivants :
- Restructurer l'enseignement supérieur au niveau des formations et des diplômes (assurer une structure qui prenne en compte l'enseignement technique supérieur et l'enseignement supérieur universitaire).
- Reconstituer le Haut conseil d'enseignement supérieur.
- Renforcer la Direction Générale de l'enseignement supérieur : Mise en place d'une structure moderne.
- Mise en place des commissions spécialisées pour l’évaluation et l'accréditation des établissements d'enseignement supérieur (la tendance est de créer des commissions indépendantes et neutres).
- Valoriser la culture de qualité dans les établissements. Mise en place des procédures d'évaluation interne et externe.
- Mise en place des procédures pour l’évaluation des établissements avec prise en compte de l’évaluation spécifique des programmes et l’évaluation globale de l'établissement.
A signaler que les procédures et les démarches poursuivis par les commissions européennes sont d'intérêt majeur pour le Liban.
Les relations su Liban avec l'Europe d'un côté et la promotion internationale du système éducatif européen comme objectif des commissions européennes de l'autre côté, sera un appui pour réussir la nouvelle stratégie du Ministère de l'Éducation et de l’Enseignement Supérieur au liban.
Nous souhaitons que les projets de coopération euro-libanais (comme le projet TEMPUS) soit étendus pour introduire les notions d'évaluation interne et externe des établissements et la notion de contrôle qualité et d'habilitation.
كلمة معالي وزير التربية والتعليم العالي
القاضي الدكتور خالد قباني
سعادة سفير الاتحاد الاوروبي في لبنان الأستاذ باتريك رينو
حضرة رئيس الجامعة الأنطونية
أيّها الحضور الكريم
للبنان تاريخ في التربية والتعليم وبشكل خاص في التعليم العالي الذي كانت بداياته
في القرن التاسع عشر والذي ساهم بتأمين الكوادر والكفاءات العالية وللكثير من الدول
العربية.
وقد شهد التعليم العالي الجامعي في لبنان، في النصف الثاني من عقد
التسعينات، زيادة كبيرة في عدد مؤسساته وكليّاته ومعاهده واختصاصاته وطلابه
وخريجيه. ففي حقبة زمنية محدودة (1996-2000) رخصّت الدولة لثلاثة وعشرين جامعة
ومعهد جامعي وحوّلت كليّات إلى جامعات وأجازت إنشاء كلّيات ومعاهد جديدة وأقسام
داخل جامعات قائمة أصلاً.
وتنوّعت الاختصاصات الجامعيّة وتبدّلت خريطة التعليم العالي الجامعي بحيث
بلغ عدد الطلاب الجامعيين في العام 2005 حوالي 142.000 طالب يتوزعون على 41 مؤسسة
للتعليم العالي، نصفهم أو أكثر في الجامعة اللبنانيّة.
وتتوزّع مؤسسات التعليم العالي الجامعي في لبنان على الشكل التالي:
· جامعة رسمية واحدة
· 17 جامعة خاصة
· 23 معهد وكليّة جامعية
غير
أن هذا النمو في اعداد المؤسسات والكليّات والاختصاصات وهذا الإزدياد في عدد
الطلاب، جري علمياً في غياب آليات للترخيص ولمراقبة مؤسسات التعليم العالي ومعايير
الجودة والمواصفات بما يتلاءم والموصفات العالميّة.
وأدّى ذلك الى ظهور مخالفات بشكل واضح طرحت اشكاليات مؤسسات التعليم العالي على
المستوى الوطني منها:
1. الترخيص لبعض المؤسسات دون آليات ومعايير واضحة للترخيص
2. صدور مراسيم لمؤسسات تقتصر الى اسم المؤسسة دون تحديد الاختصاصات والمستويات
والمواقع.
3. عدم تطبيق بعض المؤسسات للتعهدات المقدمة في الملف الأساسي للترخيص.4.
4. إنشاء فروع جغرافية بشكل عشوائي ودون طلب ترخيص مما يخالف القوانين المرعية
الإجراء.
وأدّى ذلك الى جمود في تطوّر مؤسسات التعليم العالي، وفي استجابة الوزارة لطلبات
هذه المؤسسات.
ولذلك كان لا بدّ من إنتهاج سياسة وطنية متكاملة يشارك في صياغتها جميع الفاعلين،
وبناء عليه عدّة مؤتمرات في مجلس النواب ووزراة التربية والتعليم العالي ونقابة
المهندسين في لبنان خلال الأعوام 2001 و2003 وانبثق عن هذه المؤتمرات توجهات
إستراتيجية وإقتراحات.
ومن أولى الإقتراحات وضع قانون جديد للتعليم العالي الخاص، ووضع آليات
لضمان الجودة والنوعية ولمراقبة مؤسسات التعليم العالي وتقييم آدائها وصولاً إلى
إعتماد الشهادات. بالإضافة إلى وضع قانون جديد للجامعة اللبناينة يحافظ على
إستقلاليتها ويعيد النظر بهيكليتها ووحداتها بما يتلائم والنمو المطرد لهذه
الجامعة.
ومنذ ذلك الحين تعمل وزارة التربية والتعليم العالي ضمن هذه التوجهات الوطنية، وتمّ
خلال الأعوام 2002 وحتى 2004 العديد من الأنشطة، نذكر منها:
1- تفعيل المديرية العامة للتعليم العالي لجهة الرقابة ومتابعة مؤسسات التعليم
العالي.
2- إعتماد الشفافية في إعلام المواطنين والمؤسسات عن واقع التعليم العالي عبر استصدار
دليل سنوي عن التعليم الجامعي بالإضافة إلى إنشاء موقع للمديرية العامة للتعليم
العالي.
3- تفعيل الهيئات الناظمة لجهة الإشراف على المؤسسات لجهة تنظيم عمل مجلس التعليم
العالي واللجنة الفنية ولجنة المعادلات ولجنة مزاولة مهنة الهندسة ولجان
الكولوكيوم.
4- تنظيم ورش عمل لنشر ثقافة الجودة في التعليم العالي بمشاركة خبراء ووضع أطر قانونية
والتدقيق ولتقييم مؤسسات التعليم العالي.
5- التدقيق في جميع مؤسسات التعليم العالي من قبل هيئات عالمية مختصة.
6- حث مؤسسات التعليم العالي على العمل للمشاركة في الأنشطة والبرامج العالمية
المتعلّقة بالتعليم العالي. وفي هذا الصدد لا بدّ أن نذكر مدى الوقع الإيجابي
لمشروع تمبوس الأوروبي الذي يساعد مؤسسات التعليم العالي بالنهوض وبإعتماد الأنظمة
الحديثة وخاصةً النظام الأوروبي الجديد من جهة وفي إعداد برامج متطورة تتلاءم
والديناميكية الأكاديمية في أوروبا.
7- إقفال المؤسسات التي تسدي التعليم الجامعي بدون ترخيص.
أيّها السيدات والسادة،
إنّنا بمرحلة دقيقة، وقد مرّ وطننا لبنان بأزمات كبيرة، وكما تعلمون حصلت تغييرات
كثيرة خلال الثلاث أعوام السابقة، وعانى الوطن من خسارات فادحة، وأكبر هذه الخسارات
كانت بفقدان شهيد الوطن الرئيس رفيق الحريري.
كل
ذلك أدّى الى التباطؤ في تطوير قطاع التعليم العالي ولكن أؤكّد لكم أنّه لا يوجد أي
جمود ونحن حالياً نعمل بشكل دؤوب لإتمام قانون عصري وحديث للتعليم العالي في لبنان
ولإنجاز قانون جديد للجامعة اللبنانيّة.
وبما يتعلّق بالملفات العالقة لمؤسسات التعليم العالي، فإنّها ستأخذ
مجراها وفق الأصول وفي أسرع وقت.
عشتم وعاش لبنان
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