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Table ronde et signature de l'ouvrage "L'Action du conseil de sécurité au Liban-sud"
   
du Réverend Père Fady FADEL à la Faculté de droit de l'Université Saint-Joseph.
 


 
 
 
Émié: La France oeuvre pour la sécurité,
la stabilité, l’indépendance et la souveraineté du Liban


Table ronde à l’USJ autour de l’ouvrage
« L’action du Conseil de sécurité au Liban-Sud » du père Fady Fadel
 
L’évolution de l’application des résolutions onusiennes concernant le Liban, l’efficacité de leur mise en œuvre – depuis l’adoption du texte d’armistice en 1949 jusqu’à la 1701 – et le rôle du Liban comme facteur de paix (ou plutôt de guerre) dans la région. Tels étaient quelques thèmes discutés hier lors d’une table ronde organisée autour de l’ouvrage du père Fady Fadel, intitulé « L’action du conseil de sécurité au Liban-Sud (1948-1986), le mouvement oscillatoire entre les chapitres VI et VII de la Charte de l’ONU ». Ont pris part à cette table ronde, tenue au campus des sciences sociales de l’Université Saint-Joseph, à la rue Huvelin, le père Fadel qui est secrétaire général et vice-recteur aux relations internationales à l’Université Antonine, l’ambassadeur de France Bernard Émié, le doyen de la faculté de droit et des sciences politiques de l’USJ Fayez Hajj Chahine, Jean-Yves de Cara, professeur à l’Université René Descartes (Paris V), Chafic el-Masri, professeur de droit international à l’UL, l’AUB et la LAU et Ibrahim Najjar, professeur à la faculté de droit et des sciences politiques à l’USJ. C’est notre confrère de la LBC, Bassam Abou Zeid, qui était modérateur de la table ronde.
Prenant la parole pour introduire les participants, M. Abou Zeid a passé en revue les résolutions onusiennes adoptées après la création de l’État d’Israël. Il a également évoqué les accords du Caire, la création du Fatehland, l’invasion de 1978 et les résolutions onusiennes jusqu’à l’adoption de la 1701. « Jusqu’à aujourd’hui, le Liban-Sud est utilisé comme une carte de négociation. Après les Palestiniens, cette carte est devenue celle de l’axe syro-iranien qui a pris le Sud en otage malgré le retrait israélien de mai 2000 », a-t-il dit.
Souhaitant la bienvenue à l’assistance, M. Hajj Chahine a mis l’accent sur l’importance de l’ouvrage du père Fadel, dont le thème est d’une brûlante actualité.
C’est un discours axé sur le rôle de la France au Liban que M. Émié a tenu. Passant en revue les circonstances de l’adoption de la 1701 et soulignant l’importance de l’implication de la communauté internationale en général et de Paris en particulier dans le cadre notamment de l’envoi de troupes au Liban sous l’égide de la Finul renforcée et composée de 65% de soldat européens, l’ambassadeur de France a indiqué que « nous, Français, n’avons qu’un seul objectif au Liban, c’est le Liban, son indépendance, sa souveraineté, sa stabilité, sa sécurité. Le Liban n’est pas, n’a pas été, ne sera pas une carte dans un jeu plus large ».
Il a aussi souligné que « la mobilisation du Conseil de sécurité (pour le Liban) a été exceptionnelle depuis l’été 2004, avec l’adoption de près de 15 résolutions (et déclarations présidentielles) en trois ans ». « Ces résolutions fonctionnent aujourd’hui mieux parce qu’il existe une volonté politique de les faire appliquer et qu’elles sont obtenues d’une manière systématique à l’unanimité » a-t-il souligné en conclusion.
M. de Cara a, de son côté, indiqué qu’une fois encore, en 2006 comme en 1978, est en cause la restauration de la souveraineté du Liban, pays pacifique de haute culture, terre mère des grandes traditions de la civilisation, transformé en théâtre privilégié d’intrigues et de manœuvres internationales aussi bien qu’internes. Or les emprises diverses sur le territoire libanais non seulement n’ont pas permis le règlement du conflit régional, mais elles ont entraîné la ruine d’un pays prospère et l’effondrement de l’État.
Quant à Masri, il a mis l’accent sur l’échec de la 425. Selon lui, la résolution n’a pas pu être appliquée en 1978 car la zone (de déploiement de la Finul) était géographiquement l’otage d’Israël au Sud et d’autres forces armées au Nord. C’est le même cas de figure qui se présente actuellement concernant la résolution 1701.
Évoquant les chapitres VI et VII de la Charte des Nations unies, il a noté que, s’agissant du Moyen-Orient, uniquement la résolution 62 (qui a donné ensuite naissance à l’accord d’armistice) a été adoptée sous ce chapitre, obligeant surtout le jeune État d’Israël (aussi bien que les États arabes limitrophes) au respect de la résolution.
Pour sa part, M. Najjar, qui a qualifié le Liban de « champ clos et ventre mou du Moyen-Orient », a notamment indiqué que « ce n’est pas par hasard que non moins de trente résolutions ou déclarations du Conseil de sécurité (concernant le Liban) ont été adoptées depuis l’an 2000. Le détail et la lecture de ces différents textes montrent une évidence : la légalité internationale a pris en charge la nécessaire reconstitution du Liban. On se tromperait beaucoup à croire que les décisions et les résolutions du Conseil de sécurité sont celles qui prévalaient avant la charte du mur de Berlin et l’avènement de la puissance économique chinoise. Le monde a changé. Certains doivent le comprendre. Le Liban est sorti de la ligne de démarcation est-ouest. Le monde, y compris les États arabes, a peur de ce qui risque de ravager le Liban. Dorénavant, un nouvel échiquier est posé ».
Enfin, le père Fadel a pris la parole. Il a estimé qu’il « est vain de chercher à rattacher de maintien de la paix, en l’occurrence la Finul I et la Finul II, à un article précis de la Charte ». Il a aussi souligné que « dans le cadre d’une opération de maintien de la paix, l’invocation immodérée et excessive du recours à la force séparément de la persuasion dénature les principes de la sécurité collective ».

La signature de l’ouvrage, publié en deux langues, devait suivre.
 







 
 






 

 

 
 
UPA - GAMM 2007