La journée du Pape Jean-Paul II à l’UPA
Le Comité des étudiants de l’Université Antonine
a l’honneur de vous inviter à participer
aux festivités liées à la mémoire de sa Sainteté le Pape Jean-Paul II,
sur le campus universitaire de Hadath-Baabda
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Colloque sur le Pape Jean-Paul II l’homme du troisième millénaire à l’Université Antonine
Des intervenants qualifient l’homme « d’opposant à l’injustice qui a rendu l’impossible réalité »
Dans le cadre des activités de la journée Jean-Paul II, le comité des étudiants de l’Université Antonine a organisé un colloque intitulé : « le Pape Jean-Paul II, l’homme du troisième millénaire ». Y ont participé le Monseigneur Samir Mazloum, vicaire patriarcal du diocèse maronite de Zghorta et visiteur apostolique en Europe, l’Ambassadeur de Pologne, M. Valdmar Markevitch, et le Conseiller de feu le Premier Ministre Rafic Hariri, Dr. Daoud El Sayegh. Enfin, le Père Boutros Azar, modérateur.
Étaient également présents le Révérendissime Père Abbé Général Simon Atallah et le Recteur de l’Université le Révérend Père Louis Rohban ainsi que les Doyens des Facultés, le corps administratif, et un grand nombre d’étudiants.
Après l’Hymne National, l’auditoire observe une minute de silence pour le repos de l’âme de Jean-Paul II, du Premier Ministre assassiné Rafic Hariri et de son ami et député Bassel Fleihane. Le mot de bienvenu est prononcé ensuite par le Recteur. Il y souligne l’importance de ce colloque qui traite des différents aspects d’une personnalité exceptionnelle qui doit être notre inspiration et notre plus haut exemple.
Dans l’introduction au colloque, le modérateur, le R.P. Azar dit : « de sa demeure céleste le Pape Jean-Paul II reste le plus grand promoteur du renforcement de la dignité humaine, de la lutte pour la paix et la liberté, et de la protection de la vie. Le Liban est pour lui une patrie porteuse de message et confirmée dans l’espoir, qui offre aux jeunes les opportunités d’espoir, de vérité, de liberté et d’ouverture. Le Pape considère que l’Église doit être dans le monde et pour le monde, un témoignage de la vérité et du respect des religions et des cultures. L’Église bâtit un état : celui de l’homme ».
Le mot prononcé par Monseigneur Mazloum est un témoignage vivant de sa sainteté Jean-Paul II et de son empreinte dans l’histoire du monde et de l’Église. Monseigneur Mazloum considère que : « le regard du Pape était tourné vers le futur et non vers le passé, il était l’homme des grandes perspectives » ; à ce propos le Monseigneur dit : « le Pape s’est rarement attardé sur le passé, son souci était l’avenir prometteur et les différentes occasions qu’ils fallaient provoquer et maintenir ; par contre le présent incarnait pour lui toutes les choses négatives qu’ils fallaient combattre ».
Après avoir souligné l’importance du Pape dans l’entrée du monde dans le troisième millénaire, avec tout le cortège de réalisations mais aussi de risques qui menacent l’humanité, Monseigneur Mazloum évoque l’intérêt que représentait la jeunesse pour le Saint-Père. : « Il fut spontanément entouré de jeunes, dit-il, et pratiquement à toutes les occasions. Cet homme vieux et las était pour eux le symbole de l’espoir. Ils ont identifié un grand bâtisseur d’avenir ne connaissant ni le répit ni la peur ».
D’un autre côté, le Monseigneur Mazloum s’arrête sur l’aspect fédérateur de la mission du Pape, insistant sur le refus manifesté par certains, vis-à-vis de ses enseignements portant sur la vie et l’athéisme. Le conférencier considère que le Pape du troisième millénaire a confirmé les sentiments d’espoir, de foi, et d’amour pour toute l’humanité. « Toute action ou décision était précédée par une prière », rappelle-t-il. En conclusion, Monseigneur Mazloum énumère les grandes qualités du Pape qui « était un homme de pensée, de grande profondeur et d’enseignement dont le seul souci était la recherche de la vérité et l’harmonie entre la foi et la science. La doctrine sociale de l’Église a établi l’homme en principe et but unique de toutes les actions » conclut-t-il.
EL-SAYEGH
Le Conseiller de feu le Président Hariri, Dr. Daoud El Sayegh, pense que les
qualités requises du nouveau Pape doivent lui permettre d’assimiler la problématique du monde moderne : le conflit des civilisations, la mondialisation, le terrorisme et le dialogue à tous les niveaux idéologiques et régionaux. Il doit embrasser les grandes causes de l’humanité, les soucis des peuples et les problèmes d’éthique. Mr. El Sayegh est persuadé que la politique du Vatican vis-à-vis du Liban restera constante dans ses grandes lignes, et à l’ordre du jour des préoccupations du Saint-Siège.
Mr. El Sayegh s’est étendu sur la symbolique de la fumée blanche après l’élection d’un nouveau Pape. Il considère aussi que sa sainteté Jean-Paul II était la conscience de l’humanité et le témoin du soulèvement pour la liberté au Liban. Mr. El Sayegh définit trois axes dans la première partie de son intervention : le poste, la personnalité, et les réalisations du Saint Père. Après avoir expliqué l’importance du siège apostolique, le conférencier attire l’attention sur l’ouverture au monde préconisée par le Pape dès sa nomination et le refus du sentiment de peur. Il décrit Jean-Paul II comme étant un grand résistant qui a combattu la violence. « Il était aussi un grand défenseur des droits de l’homme, qui avait à cœur de libérer l’homme et de sauvegarder les valeurs morales » ajoute-t-il.
Mr. El Sayegh a ensuite souligné l’acharnement de la lutte menée par le Pape pour le respect de la vie humaine. Ses positions sur le capitalisme et les régimes totalitaires ont redessiné le paysage politique en Europe de l’Est surtout.
Mais la perspicacité de Jean-Paul II en ce qui concerne le dialogue islamo-chrétien réside dans le fait d’avoir voulu éviter les aspects purement théologiques dans les discussions.
En guise de conclusion, le conférencier compare la position politique du Vatican vis-à-vis du Liban par rapport à la diplomatie Américaine. D’après Mr. El Sayegh le Pape voulait éteindre les feux de la guerre au Liban alors que les Américains se contentaient de la circonscrire. De ce fait, l’attitude des États-Unis et de Damas tranchait radicalement avec les positions du Saint-Siège, qui fut rejoint plus tard par la France.
MARKEVITCH
L’Ambassadeur de Pologne clôture le colloque et rend un vibrant hommage à Jean-Paul II. La nomination du Pape fut pour lui une heureuse surprise du temps ou il occupait encore un poste de troisième Secrétaire à l’Ambassade en Belgique. « La joie des polonais était indicible », se plait il à rappeler, « qu’ils fussent catholiques ou communistes ».
Mr. Markevitch considère le rôle du Pape comme fondamental dans le changement de régime en Pologne. Il témoigne non sans émotion de l’attention particulière qu’il a accordée à la jeunesse de son pays. Rien, d’après l’Ambassadeur, ne peut exprimer l’affection du Pape Jean-Paul II pour le Liban autant que le Synode pour le Liban et les exhortations apostoliques.
Après le colloque, une exposition sur les messages de Jean-Paul II est ouverte au public. Les étudiants ont eu à cœur de relier ces messages et la vie quotidienne du Pape à leur spécialité. Ainsi, les paroles et les images du Souverain Pontife ont dévoilé au fil de l’exposition la Doctrine Sociale de l’Église et la relation du Saint-Père avec la maladie, le sport, la musique, et l’informatique.
le Pape à nouveau au Liban
Le mercredi 20 Avril à 19h00 pm, une représentation théâtrale intitulée : « le Pape à nouveau au Liban », réalisée par le révérend Père Youssef Chédid et Marie Hélou et jouée par la chorale universitaire est vivement applaudie.
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